Transcription de la table ronde des rmll 2010, en direct 3e partie

De April MediaWiki

Présentation[modifier]

Cette vidéo (quand on l'aura) a été filmée le jeudi 8 juillet dans le grand amphi de l'ENSEIRB à Bordeaux.

Vous pouvez la trouver ici : http://media.april.org/video/2010-rmll/ en plusieurs parties. Nous attendons la publication officielle du groupe de travail Vidéo/audio des RMLL pour avoir une vidéo en entier, nettoyée et avec du bon son.

Vidéo : http://media.april.org/video/2010-rmll/Table_ronde_politique-Benjamin_Bayart-2010-07-08-17h00-04.ogv

Transcription[modifier]

Présents : Jérémie Zimmermann, Frédéric Couchet, Jérôme Relinger, Hervé le Crosnier, Benjamin Bayart

00:00 @cpm[modifier]

Benjamin Sonntag : Ils sont partis en nous disant merci alors qu'on était venu leur demander un gros coups de main de 9h à 12h ce matin. Ils sont partis en nous disant merci pour une raison toute simple. Je leur ai demandé pourquoi ils nous disaient merci, parce que ça n'a pas de sens pour nous. C'est nous qui les remercions d'être venus nous aider à ce combat.

Et en fait, ils nous ont remercié parce qu'ils n'avaient pas compris à quel point c'était possible et facile d'appeler tel député européen, même pas forcément le sien, même pas forcément de son pays, tant qu'on parle un peu anglais. Et lui dire voilà, j'ai tel sujet, ça me concerne, je suis inquiet, y a tel truc, je vois que ça va être machin, voté, le temps, machin... Qu'est-ce que vous en pensez, qu'est-ce que votre groupe en pense, j'ai vu qu'une autre personne de votre groupe avait voté, est-ce que vous les suivez ou pas ?

Et ces gens-là sont super contents d'avoir fait ça aujourd'hui. Donc franchement, essayez ! C'est une expérience super intéressante et ça donne envie de le refaire pour d'autres sujets, pour d'autres topics qui vous concernent, donc faites le, c'est le jeu démocratique qui s'exprime à plein, là ! Voilà, merci.

Applaudissements


Personne du public : J'avais une question pour Benjamin Bayart. Qu'est-ce que c'est qu'un opérateur qui faute ? C'est quoi la faute ?

Benjamin Bayart : Comme pour le moment je ne pourrais te répondre que sur des rumeurs, je vais te donner des exemples de fautes. Ce que peuvent être les fautes. Par exemple, si tu avais accès, en tant qu'abonné FDN, plus vite au serveur IMAP de FDN qu'au serveur IMAP de quelqu'un d'autre, ce serait une faute. Si tu avais accès en tant qu'abonné d'un fournisseur fournissant de la vidéo plus vite à ses vidéos à lui qu'aux vidéos des concurrents, ce serait une faute. Si, en payant une option supplémentaire, tu peux accéder à tel service Internet plus vite que les autres abonnés, c'est une faute, parce que ça veut dire que l'abonnée lambda est pénalisé artificiellement.

Voilà, çà se sont des exemples de fautes. Il semble que ce soit dans ce périmètre-là que la faute ait été commise.

Personne du public : Modulo des aspects techniques, un fournisseur de vidéo selon où il est sur le réseau, forcément... ce sera pas forcément...

Benjamin Bayart : Ça dépend. Tout est question de savoir si c'est une limitation liée à l'infrastructure du réseau ou si c'est une limitation choisie. À partir du moment où c'est lié à une option commerciale, c'est choisi.

Jérémie Zimmermann : Si je peux ajouter deux mots là-dessus. La restriction choisie, c'est une discrimination. Toute discrimination en fonction de l'émetteur, du destinataire ou du type d'information véhiculée, en soit, est une atteinte à la neutralité du réseau et n'a pas lieu d'exister. Sauf dans des cas très précis comme pour la sécurité ou un routeur qui crame ou des choses comme ça.


Frédéric Mandé (Quesh) : Si justement le fournisseur éventuel qui faute, si on est abonné à ce fournisseur, est-ce qu'il y a un moyen de lui dire rapidement qu'on n'est pas d'accord ?

Benjamin Bayart : Mauvais fournisseur, changer fournisseur.

Rires et applaudissments

Hervé le Crosnier : Je crois quand même que globalement cette question de la neutralité du réseau, parce que c'est en fait ça qui est vraiment en jeu, c'est est-ce qu'il y a accès équitable du point de vue d'un usager à l'ensemble des services qui sont offerts sur l'Internet. Après ça peut aller différemment, on peut mettre un CDN (http://fr.wikipedia.org/wiki/Content_Delivery_Network) pour diffuser la vidéo, etc. Mais ce n'est pas celui à qui on a pris l'abonnement, l'accès à Internet qui décide de lui même. Ce qui est en jeux dernière c'est la balkanisation de l'Internet. C'est-à-dire qu'on a voulu construire un Internet, une interconnexion de tous les réseaux et si on a privilégié cette interconnexion par delà chacun des réseaux particuliers quitte à y mettre des produits coopératifs. C'est-à-dire que l'idée générale c'est que l'Internet est un bien commun. C'est un bien commun donc il est en danger en permanence d'avoir des passagers clandestins, des gens qui viennent et qui bénéficient de l'interconnexion sans mettre autant que ce qu'ils reçoivent, c'est le risque de tout bien commun. Si vous allez dans une pêcherie quelconque, on a ce problème là, c'est qu'il y a ceux qui veulent pêcher tous les poissons, ne jamais entretenir les bassins, et ainsi de suite.

Là on est dans ce danger-là, qui est un danger traditionnel pour les bien communs. Mais jusqu'à présent grâce aux développeurs de l'Internet, grâce notamment aux développeurs de logiciels libres et à la transparence que cela permet sur les activités. On a réussi à empêcher systématiquement d'avoir plusieurs Internet côte à côte. Le grand danger aujourd'hui, il est la balkanisation d'Internet. Vous aurez quelque part un jour à choisir entre Google, Disney, Orange et ainsi de suite... Et ça je pense que c'est quelque chose qui va s'inscrire dans le code. Tous les débats qu'il y a aujourd'hui sur le root serveur ICANN (http://fr.wikipedia.org/wiki/Serveur_racine_du_DNS) traduisent, quelque part, ces questions-là. Toute la manière dont Google essaie aujourd'hui de doubler le réseau DNS par un réseau de DNS Google, ça se traduit dans le code même de l'Internet. Pour l'instant, ça reste possible mais rien n'est fait. Mais, en même temps c'est un grand danger.

Ajoutant à cela un deuxième danger : quand vous avez plugué un système dans l'Internet, celui qui va mettre des cookies sur votre ordinateur, comme je disais tout à l'heure, il est penché sur votre épaule. C'est très bien au moment où vous lisez les choses. Mais vous avez des moyens d'éliminer ces cookies. Vous avez toute la navigation privée, vous avez toute une série de choses. Et en plus, on ne peut pas techniquement lire un cookie qu'on a pas déposé soit même.

Mais celui qui est derrière la prise, aujourd'hui, lui, il peut tout savoir de ce que vous faites, très exactement. Combien de temps vous y passez, ce que vous regardez, avec qui vous échangez, qui vous êtes ! Dis-moi qui tu lis, je te dirai qui tu es et si je sais qui tu es, je peux te vendre ce que je veux. En tout cas je peux dire à un vendeur lui il est prêt à t'acheter, il est là, il est mûr. Vas-y dis-le.

Et derrière ce système, ça a été installé par British Telecoms, ça s'appelle Phorm (http://en.wikipedia.org/wiki/Phorm), Orange est en train de faire la même chose. Donc, derrière ces questions de neutralité, il y a aussi la question du filtre, de ce que l'on appelle la publicité comportementale, du traçage et de la fin, non pas de la vie privée qu'on accepte d'exposer, celle qu'on va mettre sur Facebook ou Twitter, mais bien de la vie privée de chacune de nos activités.

06:35[modifier]

Benjamin Sonntag : D'autres questions ?

Skhaen : À propos de ce que vous venez de dire, j'ai lu y a pas très longtemps sur un blog, à propos d'Orange, pour le "profile nav"???, c'était une technologie plus ou moins DPI (Deep Packet Inspection, http://fr.wikipedia.org/wiki/Deep_packet_inspection) à la base payant mais en fait qui pouvait devenir gratuit si malencontreusement on permettait en fait à Orange de regarder ce qu'on faisait. Et ça permettait de faire de la publicité encore plus ciblée. Et il me semble que c'est ce qui est en train de se mettre en place en ce moment. Enfin c'est...

Benjamin Bayart : C'est dans l'ère du temps, je ne crois pas que ce soit déjà fait. Et c'est une des raisons pour laquelle Orange est en train de lutter assez fort contre la neutralité du Net pour pouvoir faire ce genre de choses là. C'est une des raisons pour laquelle ils sont en train de se battre contre nos arguments auprès de l'ARCEP parce qu'ils ont envie de faire ce genre de choses là.

Benjamin Sonntag : L'autre argument qu'ils ont contre la neutralité, c'est qu'il y a une saturation des tuyaux. Vous en dites quoi de cet argument ?

Hervé le Crosnier : Celui-là, il est aussi vieux que l'Internet. Dès les premiers jours où je suis venu sur Internet, on m'a dit « mais attends ne mets pas d'images sur ton Web parce que sinon tu vas saturer le réseau, le réseau il est mort, tout va s'écrouler, c'est la congestion, de toute façon c'est la tragédie des biens communs, c'est bien connu, etc ». Jusqu'à présent on a toujours réussi à compenser ça en multipliant le nombre de routeurs, en multipliant la capacité des routeurs, etc. A priori, il n'y a aucune raison, aucune raison, que ça change.

Jérémie Zimmermann : Il y a une toute petite différence tout de même avec ce qu'on nous vend sous l'appellation « Internet mobile ». Là quand on passe par les ondes, il y a une rareté des fréquences et on revient dans le modèle de la rareté. C'est quelque chose de super dangereux quand on vous fait des offres quadruples, quintuple, je ne sais combien dupel-play, où on va mélanger l'Internet filaire avec l'Internet mobile, enfin le faux Internet mobile. Là il y a quelque chose d'extrêmement dangereux et l'argument devient pertinent sur la rareté de la ressource. On en parlera parce que j'ai vu les lobbyistes d'AT&T à Strasbourg et ils ont un argumentaire là dessus qui est acéré.

Hervé le Crosnier : Justement le gouvernement des États-Unis... [NdT. orateur sans micro]

Benjamin Sonntag : Le point central sur la saturation. Il faut comprendre qu'il y a deux grands morceaux lorsqu'on construit un réseau. Il y a le dernier kilomètre qui dessert l'abonné et il y a le réseau de transport qui peut être national ou international. Basiquement, dans les structures de coût d'un abonnement, le réseaux de transport coûte en centimes par mois par abonné. Multiplier par 10 la capacité du réseau de transport, on parle donc d'un coût colossale en dizaines de centimes par mois et par abonné. Si la question de la saturation sur le réseau de transport national se pose, ça veut dire qu'on aura le choix entre de l'Internet sale à 30€ et de l'Internet propre à 30,50€. On parle de ça !

L'autre morceau du réseau, c'est ce dernier kilomètre, qui lui représente une part très très très importante de l'abonnement. On parle pour le coup de l'ordre de la dizaine d'euros par mois et par abonné pour amortir le réseau sur 10, 15, 20 ans. On est sur des coûts très élevés.

Basiquement, saturer ma ligne ADSL, en continu, entre chez moi et l'opérateur, on en est pour le moment très très très très très très loin. Le seul cas dans lequel c'est vrai, c'est dans les deux types de réseaux qui sont basés sur la diffusion radio à savoir le GSM et le câble. Dans ces deux cas là, il y a effectivement saturation d'une ressource partagée.

Mais la saturation, ce n'est pas une raison pour faire de la discrimination. C'est juste une raison pour faire payer. C'est-à-dire qu'effectivement, il est économiquement relativement logique que le mégaoctet de données transportés par un téléphone mobile soit payant parce qu'il coûte. Il n'est par contre pas explicable qu'un mégaoctet de publicité soit facturé plus cher ou moins cher à l'usager qu'un mégaoctet de n'importe quoi d'autre. Ça, il n'y a pas d'argument économique. Sur les fondamentaux économiques des opérateurs, sur les quelques rares cas où il y a effectivement un risque de saturation du réseau, ça ne peut pas être lié à un mécano de discrimination. Et c'est un problème à traiter entre le fournisseur de services et le client.

Si il se trouve que je paye le mégaoctet transporté très cher et que j'ai le choix de consulter mon service entre la version gratuite où il y a de la pub en vidéo en Flash qui tourne qui est super lourde à télécharger et qui donc va me coûter, un bras et une jambe comme disent les anglais, pour payer simplement l'affichage de la publicité sur mon téléphone. Je vais prendre la version payante du service dans laquelle il n'y a pas d'image, pas de saleté, juste du texte où je pourrai faire ce que je veux. Donc ça c'est un problème qui se règle effectivement par des outils économiques, mais par des outils économiques simple et normaux en cherchant l'optimalité entre le client et le fournisseur, le fournisseur étant le fournisseur de services.

Ça ne passe pas par un réseau qui dénature.

Je prends un exemple simple, beaucoup d'entre vous le savent, chez moi il y a beaucoup de plomb. Quand je me fais livrer du plomb, je ne me fais pas livrer par La Poste pour une raison simple : c'est trop cher. Et je règle ça, moi, avec mon fournisseur. Et la rareté du transport postal est réglée simplement par le prix du kilo transporté. Je me fais volontiers livrer des CD et des DVD, mais pas du plomb, c'est trop cher. Si, si, des CDs avec des distribs pré-gravées de Tex.

13:05[modifier]

Nicolas Pettiaux : Vous avez parlé de la menace contre l'anonymat. Sur ce lien, Phil Zimmermann, l'auteur de PGP, dit qu'il faut qu'on se mette tous à utiliser de la cryptographie forte pour se protéger, tous, et pour protéger les quelques-uns qui un jour se mettraient à l'utiliser. Est-ce qu'il ne faudrait pas se mettre à surfer beaucoup plus nombreux anonymement ?


Jérémie Zimmermann : Déjà il n'y a aucun lien. Je pense que l'Hadopi, par exemple, est un formidable outil pédagogique, comme disait Christine Albanel, pour peut-être, d'un côté la sécurité informatique au sens large, en tout cas les outils de chiffrement. Le nombre d'utilisateurs de connexions sécurisées à base de VPN, de proxy ou de choses comme ça ont certainement augmenté depuis le début des débats de l'Hadopi.

On peut penser que plus les législations répressives apparaîtront, plus les gens vont commencer à s'éveiller, à s'éduquer à ce genre de techniques. Maintenant, pour le moment, on en est vraiment très loin. PGP, par exemple, ça reste un délire de geek-libristes. Je n'ai pas de solutions à ça.


Jérôme Relinger : Juste sur ce point, je suis un peu interrogatif là-dessus, parce qu'en fait, et c'est d'ailleurs un des effets néfastes de l'Hadopi, c'est que ça va partitionner le consommateur, l'usager du web, en deux. Entre ceux qui vont vouloir savoir (sans être des geeks, mais simplement une infime minorité de la population) installer des logiciels qui vont leur permettre de contourner très facilement toutes ces conneries. Et puis quand même la grande masse des accédants aux offres ADSL qui ne le feront pas, parce qu'on ne leur proposera pas, on ne leur installera pas, on ne leur fera pas, même si cela ne nécessite pas de programmer ou d'y passer du temps, donc ils ne le feront pas. Et je pense que l'un des effets vraiment pervers de Hadopi, c'est finalement que c'est une loi dont on sait qui ne sera pas appliquée, sauf peut-être un exemple qu'on va jeter en pâture au 20 heures, mais qui va jeter l'ombre du doute sur les pratiques quotidiennes qui fait que Monsieur-tout-le-monde va se poser la question de savoir la zone d'insécurité juridique qui va être systématisée, si ce qu'il fait est vraiment légal ou non. Et qui porte une suspicion sur tous les contenus qui ne seraient pas estampillés légaux. Vous voyez en fait qu'on a une double partition au sein des internautes, entre ceux qui sauront et ceux qui ne sauront pas. Et au sein des contenus, il y aura les contenus dont on se dira que ceux là c'est bon (c'est la Fnac, c'est Vivendi, c'est le gouvernement), ceux-là je ne suis pas sûr. Là on recréé le doute sur la parole publique.

Sur le filtrage, ce que je trouve intéressant sur la neutralité du net, c'est que la seule façon de sortir de cette affaire, c'est d'imposer l'intérêt public. Alors à un moment où on pensait que c'était possible seulement avec les services publics, on a vu que des services publics qui ne sont pas contrôlés démocratiquement font aussi des conneries. Parce que France Télécom n'a pas commencé à faire des conneries après sa privatisation elle en a fait bien avant. Donc toute la question c'est comment on impose aux opérateurs des critères d'intérêt général : l'équation tarifaire, de s'installer partout, les prix, la vie chère, etc.

Donc comment on revient sur le calamiteux « l'État ne peut pas tout faire » de Lionel Jospin ? Comment on réintroduit la primauté du politique et de l'intérêt général par rapport aux intérêts particuliers, les lobbies national du loisir et tout ce capitalisme qui se prévaut de la diversité et qui ne fait que normaliser tout, raréfier l'offre et finalement banaliser les contenus comme les tuyaux. Autre chose qui est intéressante, c'est que le combat s'est considérablement déplacé entre le rapport ???Borama???, qui était une feuille de route dans les années 80 (ou 78 ?) sur les réseaux, et le <a href="http://www.minefi.gouv.fr/directions_services/sircom/technologies_info/immateriel/immateriel.pdf">rapport Lévy-Jouyet</a>, qui est une nouvelle feuille de route sur les richesses immatérielles, qui préconise de tout transformer en actifs immatériels. C'est le rapport qui a donnée lieu à la création de la marque ??? et qui d'une certaine façon dit « le modèle c'est du brevet », on va breveter la France, on va en faire une marque, on va la valoriser. Donc c'est ça que j'appelais tout à l'heure l'extension du champ de la privatisation intellectuelle.

Moi qui aime la Politique, j'en ai marre d'entendre "les politiques" comme si on était tous les mêmes etc. La perméabilité aux lobbys. Les lobbys, les méchants hein, le grand capital. Elle est quand même pas complètement déconnectée de la base idéologique dans laquelle on est. Ce n'est jamais rien d'autre que la capacité de résister à tout ce qui s'attaque à l'intérêt général. Il y a une certaine logique. Tout d'abord, dans la dérive des partis sociaux libéraux européens et sociaux démocrates. ??? Qu'est-ce que je vote ??? contradictoire ??? c'est passé grâce à la division du PS et et à l'abstention de l'UDF, la DADVSI. Et puis évidement, on ne découvre pas avec Betancourt qu'il y a un lien entre la droite et le monde des affaires, on est en 2010 quand même. Donc le terrain se déplace, mais se déplace du côté d'une bataille planétaire sur la propriété intellectuelle de la même façon qu'il y avait une bataille planétaire sur les outils de production au 20eme siècle. Donc on retrouve quand même le côté ???.

Juste un dernier mot parce que je ne veux pas qu'on se tire une balle. Il existe des trucs, ne serait-ce, ce qu'on fait aujourd'hui. Il y a énormément d'exemples de mouvements dont le logiciel libre est peut-être la partie très visible. Mais il y en a beaucoup d'autre, qui agglomérés pèsent 10 % ou 20 % du PIB mondial. Je pense à tout ce qui est monde ???marchand???, associatif, collaboratif... C'est-à-dire à peu près ce que pesait le capitalisme au 14e siècle.

19:17[modifier]

(Hervé le Crosnier, Benjamin Bayart)

Hervé Le Crosnier: Moi je voudrais répondre à cette question parce qu'elle me semble absolument fondamentale. Sur qu'est ce que c'est que la politique en fait. Linux, on est combien, moins de 5% ?

Intervention du public : ..., ça dépend si on met Ubuntu dedans, ...

Hervé Le Crosnier: ...oui Gnu/Linux, oui bien sûr, ...(rires) ... L'ensemble des systèmes d'exploitation libres, donc on n'est pas nombreux, mais fondamentalement c'est quand même grâce à l'existence des logiciels libres qu'on n'a pas aujourd'hui un monde dominé par Microsoft et Apple ou par un duo Microsoft/Apple et donc ça c'est une victoire absolument fondamentale qu'on a imposé par en bas, donc la question de la cryptographie qui est suggérée là, de la même manière c'est quelque chose qui peut être imposé par en bas sur au moins sur ce qu'on communique, sur ce qu'on met dans le tuyau.

Attention cependant la publicité comportementale, regarde les  ???  ???  ??? donc il faudrait rajouter des anonymiseurs des choses comme ça. Et donc là on risque, et c'est là que c'est intéressant qu'il faut le faire, à mon avis, il faut développer ces possibilités là, il faut les offrir ne serait-ce qu'en modèle pédagogique pour montrer que à partir de la base des ??? dévouements ???, on peut avancer sur la construction d'un autre réseau si jamais ils veulent mettre la main sur le réseau commun.

Mais en même temps, il faut faire de la politique, la politique c'est être capable de transformer en fait ces acquis des gens les plus avancés, ceux qui ont le plus de conscience et les partager avec tout le monde comme vient de le dire Jérome. Et je crois que derrière les batailles qu'on a pu mener, c'est quand même le fait que Microsoft n'a plus le droit de mettre son navigateur à l'intérieur directement de son système d'exploitation, donc ce qui ré-ouvre un peu les opportunités pour tous les autres.

Donc je crois que faire de la politique c'est à la fois construire dès maintenant ce que l'on peut faire à la base mais aussi être capable de le transformer en loi et en droit. Et de ce point de vue là, vous le verrez après, c'est juste dire qu'il y a eu des tas de choses positives, je ne suis pas tout à fait d'accord avec Jérémie en disant qu'il n'y a que du négatif, mais je crois qu'il faut que l'on regarde à l'échelle du monde. La position de l'Inde sur la question des brevets et notamment des brevets de médicaments est une manière d'avoir été obligé de mettre des lois sur les brevets de médicaments alors qu'ils n'en avaient pas, mais ils ont écrit une loi de telle manière que tous les grands groupes pharma (pharmaceutiques) du monde, ils sont le bec dans l'eau. le Brésil quand il est confronté aux Etats-Unis, sur l'aide au coton, il dit bon, on a obtenu le droit d'avoir des mesures de rétorsions, on va les faire sur quoi ? Sur les brevets, et il supprime des brevets de médicaments d'entreprises appartenant aux Etats-Unis.

ACTA, ACTA c'est très dangereux, parce que c'est effectivement les 19 pays dont les 4 pays les plus riches du monde sauf la Chine et le fait que la Chine ne soit pas dans ACTA, ça va quand même avoir du poids à long terme. Il y a la question des ressources éducatives ouvertes, la déclaration du Cap en Afrique qui renvoie à la nécessité d'ouvrir les ressources pédagogiques : elles doivent pouvoir circuler et être réutilisées au même titre que les logiciels libres. Tout ça, c'est, il y a pleins d'éléments positifs, il y aura toujours des conflits, il n'y aura jamais un moment de fin de l'histoire où un modèle dominant s'imposera sans qu'il n'y ait de résistance. Et notre force, notre capacité à faire vivre de l'avenir à le préparer maintenant c'est à construire des réseaux et à valoriser aussi ce qui est positif c'est à dire construire des alliances et les voir où elles sont, parce qu'on est dans un monde mondialisé c'est-à-dire pas voir strictement les petites affaires de ce qui se passe aujourd'hui dans notre pays voire même en Europe, qui n'est pas la zone la plus montante  à l'échelle du monde mais de voir avec les pays émergents, avec les nouveaux conflits, avec les nouvelles réorganisations, quelles sont les opportunités pour la liberté. Et comme toujours, quand il y a des opportunités pour la liberté, il y a des nouveaux dominants qui viennent essayer de s'y installer... et notre rôle à nous, c'est de faire de la politique, c'est justement essayer  d'y ???? entre les deux, pas avoir des visions toutes droites toutes tracées mais partir des expériences concrètes, et je pense que le mouvement des logiciels libres est typiquement un mouvement pragmatique qui a fait la révolution, s'il n'avait pas été là nous n'aurions pas d'Internet, nous n'aurions aucun des moyens d'expression et nous aurions un monde dominé par Microsoft. Donc je pense que c'est un mouvement qui a déjà pratiqué  une révolution mondiale et ça il faut s'en féliciter et dire comment continuer.

Benjamin Bayart: On va essayer de traiter, j'aimerais qu'on traite beaucoup de questions.

Une personne dans la salle : Juste à propos de la publicité comportementale ciblée, j'ai comme l'impression que tout le monde n'est pas contre et que c'est considéré comme de la publicité plus pertinente voire sollicitée, de même qu'on peut apprécier la découverte automatisée de musique via certains logiciels, la vie assistée par ordinateur, je ne dis pas que moi je suis pour, mais je pense qu'il va falloir aiguiser un peu l'argumentaire parce que c'est pas évident qu'on est contre le monitoring biologique. Sinon j'apprenais avec plaisir qu'il y a un projet alternatif à Facebook, Diapora et alors aussi, (show us the code) et aussi le plus important pour moi c'est l'enjeu de l'information au delà de la culture.

Benjamin Bayart:Eh bien, il n'y a pas de question, il n'y a pas besoin de réponses.

Jérémie Nestel: J'ai une question qui en plus est affective, je m'interroge en fait par rapport au combat qu'on a mené ensemble sur Hadopi par rapport aux gens qui s'engagent dans les licences Art Libre, pourquoi, vu qu'on a parlé qu'il fallait étendre le mouvement, pourquoi il ne semble pas naturel qu'il y ait sur des sites comme l'April, la Quadrature du Net, FDN, en disant pour préserver votre liberté vous pouvez aller voir les sites qui vous permettent d'écouter des auteurs qui autorisent librement la diffusion de leurs oeuvres ? Bon et dans la même question d'ordre affectif, pourquoi sur les gens qui travaillent sur des développements de projets GNU/Linux, comme Ubuntu, Debian, pourquoi il n'y a pas installé par défaut, des catalogues, pourquoi il n'y a pas une volonté d'aller voir des artistes pour que à un moment donné, une personne qui télécharge ou installe la version de son choix puisse à un moment donné découvrir déjà dans un juke box un certain nombre d'artistes ou de photos, des vidéos libres ? Et je pense qu'à l'heure d'aujourd'hui quand on parle de ces enjeux là, je pense que le loupé pour moi d'Hadopi et qu'on a eu, c'est qu'on a été, qu'on a pu, on a été dans la dialectique des auteurs qui voulaient défendre leur rémunération et qu'on a été dans l'incapacité de mettre en avant des « auteurs » qui voulaient offrir la liberté d'échanger.

Benjamin Bayart: Alors il y a pas mal d'éléments intéressants. Un au moins: pourquoi il n'y a pas tel ou tel type, telle ou telle variété de lien, je vais faire une réponse de gascon, il y a les liens qui ont été trouvé pertinent à un instant donné; je m'explique. Sur le site de FDN tu trouveras à certains endroits, relativement cachés, pas spécialement mis en avant, des liens vers Gitoyen parce qu'il y a énormément de demandes, des liens vers la Quadrature, le front de défense de la neutralité du net, parce que le front de défense de la neutralité du net est une structure pilotée par FDN et en lien direct avec la Quadrature puisque c'est la même caisse, tu trouveras des liens en fait vers très peu de gens. Tu ne trouveras même pas un lien du site web de FDN vers l'April. Ça ne veut pas dire qu'on les aime pas, on travaille très souvent ensemble sur des dossiers, ça veut juste dire que sur le site Web de FDN on a pas trouvé de raison de mettre un lien. Je veux dire le côté copinage, lien croisé, référencement Google, pouet pouet, etc...

Jérémie Nestel:: Benjamin, la question c'était sur la culture libre rien d'autre.

Benjamin Bayart: Ah bien oui, pourquoi on ne parle pas de la culture libre ? Parce que il s'est trouvé que l'occasion ne s'est pas faite. Je te donne un exemple très simple de lien qu'il aurait pu y avoir mais qu'il n'y a pas. Si le logo FDN avait été dessiné par un artiste qui avait décidé de le placer sous licence libre, on aurait mis un lien vers chez lui mais ce n'est pas le cas. Il se trouve juste que ça ne s'est pas fait et je pense que ce n'est pas très grave. Plus intéressant, pourquoi il n'y a pas tels et tels éléments dans le monde du logiciel libre et dans telle ou telle distribution, c'est très simple. C'est parce que ça n'a pas été fait, parce que personne dans le monde des artistes ne l'a fait : le bout de catalogue « machin » sous licence « truc » packagée par un développeur de la distribution en question; sinon ce serait diffusé. Enfin plus intéressant sur la partie on s'est axé sur des bêtises, alors qu'il fallait travailler sur le fond. Je suis bien d'accord, ça fait des années que je vais à reculons, en freinant autant que je peux, à chaque fois qu'on me demande de parler de droit d'auteur, parce que ce n'est pas mon problème. Moi mon problème, c'est d'avoir un réseau propre si les auteurs voulaient parler de droit d'auteur, ça m'arrangerait bien.

Jérémie Zimmermann: Est ce que je peux répondre en deux mots ?

Benjamin Bayart : Oui.

Jérémie Zimmermann: Et je dis ça en ayant hier soir encore auprès de ??? j'ai fait la promo de Dogmazic. Il me parlait du catalogue Jamendo, je lui dis non non tu devrais aller voir Dogmazic.Je te dis ça en ami, mais je pense que c'est dangereux et en tout cas, ce n'est absolument pas mon approche de je pense que c'est dangereux, de borner les choix culturels à des choix de licence. Moi les musiques que j'aime, je les aime avec mon coeur, avec mes émotions et c'est pas en lisant un document juridique que je vais savoir si je les aime ou pas. Et dire écoutez ces oeuvres là, elle sont mieux parce qu'elles sont distribuées sous la licence X ou Y je pense que c'est une mauvaise approche et ça risque de faire dire aux gens : non il n'y a rien qui me branche la dedans, leur machin libre c'est un peu nul, non, je pense qu'il faut avant tout, qu'il y ait des artistes qui trouvent un public et qui adoptent ces démarches là de manière que naturellement, les gens y aillent. et les exemples de ????? de Nine Inch Nails ????? mais si des artistes connus avec un public important adoptaient la Licence Art Libre, ben c'est comme ça qu'elle serait propagée de la meilleure façon. Ensuite le fait de dire, écoutez de la musique sous licence libre, ben ça protège tes libertés, je suis désolé, je ne partage pas donc je ne ferais pas un lien pour cela. Mais avec toute la tendresse que j'ai, j'étais un des 50 premiers utilisateurs de la Licence Art Libre je pense, et voilà, ...mais c'est mes potes, donc voilà, je ne suis pas en train de t'envoyer chier mais je te dis juste que...(rires)...

25:25[modifier]

Jérémie Nestel : J'ai une question, qui en plus est affective, je m'interroge par rapport au combat qu'on a mené ensemble sur l'HADOPI, par rapport aux gens qui s'engagent dans les licences art libre. Pourquoi, vu qu'on a parlé qu'il fallait étendre le mouvement, pourquoi il ne semble pas naturel qu'il y ait des sites comme l'April, la Quadrature du Net, FDN, disant que pour préserver votre liberté, vous pouvez aller voir des sites qui vous permettent d'écouter vos auteurs qui autorisent librement la diffusion de leurs œuvres.

Et dans la même question d'ordre affectif, pourquoi ce sont les gens qui travaillent sur des dévelopements de projets GNU/Linux, comme Ubuntu ou Debian, pourquoi il n'y a pas installé, par défaut, des catalogues avec une volonté d'aller voir des artites, pour que la personnne qui installe la version de son choix puisse à un moment donné découvrir déjà dans son juke-box un certain nombre d'artistes libres, de photos ou de vidéos ? Et je pense qu'à l'heure d'aujourd'hui quand on parle de ces enjeux-là, je pense que le loupé, pour moi, de l'HADOPI qu'on a eu, c'est qu'on a bien été dans la directive ??? des auteurs qui voulaient défendre leur rémunération et on a été dans l'incapacité de mettre en avant des « auteurs » qui voulaient offrir la liberté d'échanger.

Benjamin Bayart : Alors il y a pas mal d'éléments intéressants. Pourquoi il n'y a pas tel ou tel types ou telle ou telle variété de liens, je vais faire une réponse de gascon. Il y a les liens qui ont été trouvés pertinents à un instant donné. Je m'explique : sur le site de FDN ,tu trouveras à certains endroits, relativement cachés quand même, pas spécialement mis en avant, des liens vers citoyen ?? parce que ???, des liens vers la quadrature et le fonds de défense de la neutralité du net, parce que ce sont des ?? de la neutralité du net et que c'est une structure qui est pilotée par la FDN et qui est en lien direct avec la quadrature puisque c'est la même caisse. Tu trouveras des leins, en fait tu as très peu de chance de trouver des liens du site web de DN vers l'April.

Ca veut pas dire qu'on les aime pas, on travaille très souvent ensemble sur des dossiers ???. Ca veut juste dire que sur le site Web de la FDN on a pas trouvé de raison de mettre un lien, le côté copinage, ??? croisé référencement google pour trouver des liens.

Jérémie Nestel : Benjamin, la question c'était sur la culture libre rien d'autre.

Benjamin Bayart : Pourquoi est-ce qu'on parle de la culture libre, ben parce que il s'est trouvé que le ??? ne s'est pas faite. Si je te donne un exemple très simple de lien qui aurait pu y avoir mais qu'il n'y a pas : si le logo FDN avait été déssiné par un artiste qui aurait décidé de le placer sous licnece art libre, on aurait mis un lien vers chez lui. Mais ce n'est pas le cas, il se trouve juste que ça ne s'est pas fait et je pense que c'est pas grave. Plus interessant : pourquoi il n'y a pas dans tel ou tel éléments du Logiciel Libre dans une distribution, c'est très simple. Parce que ça n'a pas été fait, parce que personne, dans le groupe des artistes, ne l'a fait, le coup du catalogue machin, sous licence truc, packagé par un développeur de la distrib en question. Sinon ... Enfin, plus intéressant, sur la partie on s'est axé sur des bêtises, alors qu'il fallait travailler le fond. Je suis bien d'accord, ça fait des années que je vais à reculons, en freinant autant que je peux, à chaque fois qu'on me demande de venir parler de droit d'auteur. Parce que ce n'est pas mon problème. Moi mon problème, c'est d'avoir un réseau propre si les auteurs devaient parler de droit d'auteur, ça marcherait bien.

Jérémie Zimmermann : Je peux dire deux mots ? ... Et je dis ça en ayant, hier soir encore, ??? fait la promo de Dogmazic. Il me parlait du catalogue ?? je lui disais nan, nan, ??? je te dis ça en ami, mais je pense que c'est dangereux et en tout cas ce n'est pas absolument pas dans mon approche de borner les choix culturels par des choix de licence. Moi les musiques que j’aime, je les aime avec mon coeur, avec mes émotions, et c’est pas en lisant un document juridique que je vais savoir si je les aime ou pas. Et dire écoutez ces œuvres là, elle sont mieux parce qu'elles sont distribuées sous la licence X ou Y, je pense que c'est une mauvaise approche et ça risque de ???? moche là dedans, ouais en fait ??? je ?? panique bosser, c’est un peu nul. Je pense qu’il faut, avant tout, qu’il y ait des artistes qui trouvent un public et qui adoptent cette démarche-là, pour que naturellement des gens y aillent. Et l’exemple de radio head et compagnie, ça va de paire, nan c’était Nine Inch Nails en creative commons, c’est pas de l’art libre. Mais si des artistes connus, avec un public important, adoptaient la licence art libre, ben c'est comme ça qu'elle serait propagée de la meilleure façon. Ensuite le fait de dire, écoutez de la musique sous licence art libre, ça protège tes libertés, je suis désolé, mais moi je partage pas donc je ne ferai pas un lien pour cela. Mais, avec toute la tendresse que j'ai, j'étais un des 50 premiers utilisateurs de la licence art libre, je pense et voilà... C'est mes potes, donc voilà, je ne suis pas en train de t'envoyer chier mais...

30:54[modifier]

Frédéric Couchet : Je vais répondre pour April ...

Diane [NdT: carambolage] : Moi je voudrais sur, attends, après ...

Frédéric Couchet : Bah, je voudrais répondre pour April quand même ...

Diane : Je voudrais revenir sur ... vas-y parce-qu'il ...

Frédéric Couchet : La quadrature a répondu, si je ne réponds pas, il ne va pas être content en plus, car il va croire que je ne veux pas répondre.

Je te rappelle, juste un truc, je suis à peu près sûr qu'il y a des liens justement vers les licences Art Libre sur le site de l'April, ne serait-ce qu'il y en a déjà qu'un seul et important, c'est que la liste principale de l'Art Libre CopyLeft_Attitude est hébergée par l'April, depuis le début. Tout nos contenus sont publiés sous plusieurs licences dont la licence Art Libre. Nous avons même au niveau des administrateurs de l'April des gens qui viennent de la licence Art libre. Donc, je suis à peu près sûr qu'il y a des liens, ils ne sont peut-être pas super visibles. Quand on fait des soirées April, à chaque fois nous demandons à Dogmazic de nous faire une play-list et d'ailleurs on en discutait hier avec Rico (NdT: Da Halvarez ???) je crois qu'il va y avoir une annonce d'adhésion qui devrait avoir lieue ce soir ou demain, je ne sais pas, donc je suis à peu près sûr qu'il y a des liens vers Art Libre sur le site de l'April. Et en toute amitié, j'ai pas à le dire.


Diane : Bon, moi je voulais revenir sur ce que vous avez dit: "trouver des alliances" et notamment avec les pays du sud, enfin les pays non occidentaux. Parce-que ça me parait évident pour le logiciel libre. D'abord parce que ce sont des pays qui manquent d'argent, ensuite parce-que ce sont des pays qui veulent de plus en plus s'extraire d'une tutelle souvent américaine parfois européenne, donc ça me parait évident au niveau des alliances on peut faire progresser et faire des effets de masse dans le logiciel libre. Et je me pose la question sur les réseaux puisque le réseau est mondial, est intrinsèquement mondial, et qu'en est-il des infrastructures réseaux dans ces pays émergents ? Par qui elles sont contrôlées ? Est-ce qu'on peut y faire quelque chose ? Est-ce que justement on peut amener des opérateurs à la FDN par exemple mapcoulé[NdT:???] qui développerait les réseaux dans ces pays pauvres et cetera, et amener carrément[Ndt: ???] par là une partie de la planète dans un réseau relativement propre.


Benjamin Bayart : Je crois que si on a quelque chose à faire, c'est aider les gens de ses pays à développer leurs réseaux. C'est à dire, c'est à eux de faire cesromances???, ça doit être leur réseau. Ensuite, à les soutenir quand ils mènent des batailles, des vraies batailles politiques mondiales et je citerai le cas de quelqu'un que vous connaissez certainement, qui est Sergio Amadeu, qui était le conseiller de Lula au Brésil sur les nouvelles technologies et qui a promut, c'est lui qui a mis en place tous les plans autour de la promotion du logiciel libre et qui a été très violemment attaqué par Microsoft, au point que, au bout du compte, Microsoft a réussi au bout de quelques années, à obtenir la démission de Sergio Amadeu. Donc je crois qu'il y a une espèce, ça s'appelle la fraternité en fait entre gens qui mènent des batailles communes, [NdT: ???] l'internationalisme comme dit mon collègue, tout en respectant le fait que l'intérêt du logiciel libre, je discutais ce midi avec des collègues africains, des pays africains, des logiciels libres, c'est vraiment que ça les aide à avoir un développement autonome. Après, ils vont en faire ce qu'ils vont en faire, ce n'est pas à nous de juger ce qu'il va en sortir au bout du voyage et je crois que cette question des alliances, elle est plutôt dans cette compréhension que nous ne sommes qu'une partie du monde. Voilà. Et que aujourd'hui, derrière le réseau, derrière toute une série de stratégies autour du numérique, il y a la volonté de répercuter les mondes de domination qui viennent des États-Unis ou d'Europe, du Japon sur l'ensemble du monde et donc de les répercuter dans la nouvelle situation de l'économie de la connaissance dont a parlé Jérôme. Et donc, c'est nos relations internationalistes comme tu dis, doivent aller en sens inverse.

Si ça, je fais un peu de pub, si ça intéresse des gens demain après-midi, dans le cadre de l'université d'été du CRID, le CRID c'est le réseau des associations sur le développement, j'animerai un débat sur les biens communs avec l'association VECA [NdT. orthographe ???]. C'est à l'université Montaigne, c'est donc à deux stations de tram d'ici vers Pessac. Et donc, on fera un débat où un brésilien qui viendra parler des logiciels libres, où il y aura également l'ALAI [NdT: http://alainet.org/], l'association latino-américaine d'information, où on va évoquer cette question des biens communs, cette théorie de ce qui est commun à l'humanité, comment on essait de le préserver des prédateurs, ... ouai, je fais court, voilà, donc c'est demain, c'est à côté, voilà.


Winael : Alors, moi j'avais une petite question, Jérémie tout à l'heure tu as un petit peu écarté en rigolant la loi sur l'anonymat, enfin, la proposition de loi sur l'anonymat en disant que celui qui avait fait la proposition était un dingue. Mais en suivant un petit peu l'actualité politique et notamment la crise qui secoue le gouvernement avec l'histoire de Mediapart, la plupart des gens qui ont défendu Éric Woerth et le président, à chaque fois on parlait des problèmes d'anonymat. Et notamment Nadine Morano qui a critiqué le fait que l'ex-compatble de madame Betencourt a témoigné sous anonymat. Et j'ai peur que on risque d'avoir une loi qui revienne sur l'interdiction de l'anonymat dans une loi de la presse, notamment, enfin, dans sur plutôt les sites d'information en ligne, puisqu'ils ont tendance à dire que les sites d'informations en ligne, type Mediapart, ne sont pas de véritables sites d'information puisque n'ayant pas de de véritables journalistes ou des trucs comme ça, et qui s'attaqueraient via des lois sur la protection des sources, des choses comme ça, à la question de l'anonymat sur Internet.

36:36[modifier]

Jérémie Zimmermann : Déjà il me semble avoir dit qu'il me semblait qu'il était dingue ??? enregistrement que j'ai raté ???

Pourparlers dans le public Doux dingue !

Jérémie Zimmermann : Doux dingue, bon c'est sympa.

Frédérick Couchet : Transcription en direct !!!

Pourparlers dans le public incompréhensibles ???

Jérémie Zimmermann : Plus le droit à l'erreur ... Donc, outre les défenses populistes, les affaires plus ou moins crapuleuses, la question, là, je ne l'ai pas ecartée, parce que le temps était court. Je ne l'ai pas écartée pour dire que ce n'était pas une question sérieuse, mais que d'ici à la fin, jusqu'en 2012 ??? , c'est pas forcément évident que ce truc là se trouve toujours à l'ordre du jour parlementaire. Encore qu'on est jamais à l'abri d'une mauvaise surprise.

Maintenant, ce n'était pas véritablement une question, alors je ne vais pas vraiment faire une réponse, mais le projet IMMI ??? en Islande me semble être un contrepoid assez violent à ce genre d'initiatives. Et tant qu'on a un reseau neutre et que les échanges sont fluides,comment aurait-on pu mettre en oeuvre une legislation aussi absurde que  ??? parce qu'il suffira de déplacer assez serveurs, qu'on aura pas ??? voir qui aura mieux, une loi qui préservera ou améliorera. Donc l'exemple risque d'être assez flagrant si l'Islande met en place un tel projet et que des projets européens vont dans des directions opposées et qu'on s'apperçoit qu'après 6 mois, un an, quelques années, l'Islande est devenue richissime et que tout marche très bien, et qu'on a juste ces serveurs ??? baissé, peut etre que ca aidera, et d'une, à éduquer les gens sur le chiffrement dont on parlait tout à l'heure, et de 2, peut être que ça poussera vers une EUMMI (Europeen Union Modern Media Initiative) qui, un jour, pourra eventuellement pousser via les instances européennes. Rêvons un peu.

Benjamion Bayart : Un petit element en complément, ça revient bien, je sais que je me répête beaucoup, que la Net neutralité est au centre. Si tu n'éteins pas, si tu ne suprimes pas toute la neutralité del'Inter alors la petite loi ridicule qui dirait qu'on a pas le droit de publier un témoignage anonyme sur Internet, ça éviterait forcément la presse, ça c'est évident. Le premier juriste qui va regarder ça va arriver à cette conclusion. Donc ça voudrait dire qu'il n'y aura plus une source anonyme dans la presse, au contraire d'énormément de choses. Bien evidemment qu'uniquement en France, ça veut dire qu'il suffira de publier le papier en Belgique pour qu'il sorte. C'est un peu comme les sondages qui ne sont pas autorisés. Je te raconte même pas si ça se complique quand on va commencer à jouer avec l'Islande et Wikileaks.

Basiquement, cette question est entièrement ridicule à partir du moment où Internet reste neutre. Et si on veut que la question ne soit pas ridicule, il faut qu'on fasse un Internet en France tellement fermé que celui de Chine paraitra ouvert. Puisqu'il faut que nous ne soyons plus connectés avec aucun autre pays, ça va pas être simple. Un truc tellement délirant qui n'a pas de sens, ça veut juste dire que s'ils jouent à ce genre d'âneries, que Mediapart sera hébergé sur des serveurs au Luxembourg, avec des adminsys en Belgique, des journalistes qui publient via l'Islande. Ca ne pose pas de problèmes techniques majeurs.

Benjamin Sonntag : J'veux pas.

40:20[modifier]

Hervé le Crosnier : Juste ce qui est important dans cette histoire d'Islande, c'estque c’est les gens de wikileaks qui ont aidé le gouvernement islandais, à écrire leur législation et donc ça revient à ce que je disait tout à l'heure, c'est parce qu'ils l’ont fait, c’est parce qu’ils ont fait Wikileaks et d'ou l'importance de ce qu’on fait nous même. La ??? disait ?? quand on produit du code, on produit aussi des règles de liberté qui vont avec, ou au contraire des règles de domination et d’opression. À nous de jouer !

Personne du public : Ok, j’ai une petite question au niveau de la neutralité du net, justement

Benjamin Bayart : Mets toi debout pour parler, qu'on te voit

Personne du public : En fait je m'interroge sur le lien entre la neutralité du Net et la topologie informationnelle de réseau. Très rapidement c’est qu’en gros, aujourd’hui il y a un nombre incensé de machines qui font un appel à Google avant d'aller sur un autre site, qui va ensuite etre réindexé sur Google Analytics. Donc, en gros, est-ce que vous pensez que le combat pour la neutralité du Net, c'est le même que celui qui va permettre d'avoir une topologie informationnelle plus ouverte, moins unidire"ctionnelle. Ou pas. Ou est-ce que c'un autre combat ?

Benjamin Bayart : C'est assez précisement le même, oui. c'est-à-dire que basiquement lsi e réseau reste parfaitement neutre mais devient toalement centré sur Google, il n’y a rien qui le maintient neutre. Il n’y a rien qui le force neutre. Et donc il cessera d’être neutre. Automatiquement et sans que personne ne le repère. C’est bien le même phénomène. Si le réseau est centré par définition dans les jours, ou les semaines qui viennent, il n’est plus neutre. Et si le reseau est neutre, il y aura toujours une armée de francs-tireurs, de pénibles et de casse couilles pour aller publier n’importe quoi, n’importe où et vouloir foutre le bordel. Donc tant que le réseau est neutre, il a du mal à se centralisé entièrment et tant qu'il n'est pas totalement centralisé, il a une chance d'être neutre. C’est vraiment... c’est deux faces du même problème.

Personne du public : Je suis d’accord mais est-ce que la Net neutralité ce n'est pas une condition nécessaire, mais pas suffisante ?

Benjamin Bayart : Et bien non, ce n'est forcément pas suffisant. Non, un réseau neutre dans un état totalitaire, dictatorial... Je pense que si Big Brother est un réseau neutre, ça ne m'intéresse pas.

Personne du public : Pour revenir sur les téléphones portables, premièrement que pensez vous sur les tarifs des SMS qui sont loin de peser un Mégaoctet.

Benjamin Bayart : Rien, je ne pense rien sur les tarifs, en général.

Personne du public : Et deuxièment, comment la neutralité du réseau GSM peut être certifiée par quiconque vu que l'impémentation est dans des puces firmware, on ne sait pas vraiment ce qu'elles font ?

Benjamin Bayart : Basiquement moi l'implémentation de quoique ce soit, je ne sais pas comment c’est fait. Mais même le plus ouvert de cpu, il est fait avec des atomes dont je n'ai pas le code source. Il y a un moment où la décapilotraction congétudinale, c'est juste pénible. Ca sert à rien. Détecter qu'un réseau est neutre ou pas ça va très très très vite. Ca te prendra pas une heure, si tu vas à Tunis, de te rendre compte que le reseau auquel tu as accès n'est pas neutre ni ouvert. ??? Benjamin Bayart : Voilà par exemple. Ca te prendra pas une heure de détecter que ton réseau que tu as sur ton «pouet pouet phone» n’est pas neutre et ouvert. Tu vas le voir tout de suite. Surtout en tant que geek. Voilà c'est très simple de voir qu'un réseau n'est pas neutre et ouvert.

Il suffit en général de regarder le contrat. Quand on te dit «plus 2 euros pour pouvoir lire youtube à la bonne vitesse», c'est pas neutre et ouvert, ce n'est pas compliqué ça. T'as même pas besoin de technique c’est le contrat qui n'est pas neutre.

biiip bibibip

??? : Ah justement, on en parlait.

Personne du public : Moi en fait, j’avais plus une question sur la pédagogie, la pédagogie de notre chère Albanel. C'était surtout que l'HADOPI avait donné une certaine vue aux problèmes et partage de fichiers et on a vu une guerre lexiqale entre entre Albanele, tout le gouvernement et TF1 de traiter toutes les personnes qui étaient contre HADOPI de pirate, et de l'autre coté de dire : «Que non, on etait juste des partageurs de fichiers".

Actuellement je me demanse si... comme on arrive plus au problème de la net neutralité de net, par exemple, en australie, là-bas ils ont mis en place un filtrage basé sur la pédo-pornaographgie, là est-ce qu’on aurait pas besoin de prévoir avec l’avance avance qu'on a, comme c'est déjà le cas dans la moitié des réunions, on se fait traiter de nazis, est ce qu'il ne faudrait pas prévoir à l’avance un argumentaire pour que leur propagande ne soit pas efficace ?

Jérémy Zimmermann : La répétition est la base de la pédagogie au même titre que la répétition est la base de la pédagogie.

rires et applaudissements

En gros il faudrait leur expliquer que les mots ont un sens. Et je suis tout à fait d’accord avec toi. Très souvent, on est dans des batailles avec les mots.

(17h45)


On a tous, à un moment ou un autre, penser : «Oh Richard il exagère quand meme, en faisant des accronymes et à te faire Digital Rights Management" te faire Digital Restriction ???, ça c’est drôle. Mais de temps en temps, il en fait qui sont un peu lourde. Mais en fait, il a totalement raison. donner leurs vrais sens aux mots, démasquer les mots qui sont en soi de la propagande, c’est d’une importance considérable et quand je disais que la répétition était à la base de la pédaogie, c’est évidemment en répétant, en répétant ces mots que l’on corrige, que l’on peut les imposer. Et d'un autre côté, sur l'importance des mots, c’est amusant parceque c’est ce que l’on voit tous les jours quand on a le nez dans le textes législatifset qu’on voit les bastions d’amendements qui sont à la microvirgule près, où un may va devenir un shall, qui va devenir un must, qui va devenir un should et qui vont complètement altérer le sens de la législation. Donc oui prenons-en soin.

La dialectique camarade !

47:12[modifier]

Benjamin Bayart : Je propose qu'on lève le camp dans pas très longtemps, c'est à dire trois questions.

Personne du public : C'était juste pour revenir sur le débat de l'anonymat. Pour dire qu'au niveau législatif, je ne pense pas que ce soit crédible de faire une levée de l'anonymat, étant donné que dans la réalité, par exemple, on est anonyme dans la rue jusqu'au moment où il y a une autorité légale qui demande notre identité pour des raisons bien précises de sécurité. Et je pense que ça devra avoir la même valeur sur Internet...

Benjamin Bayart : Je vais me permettre de raccoucrir un tout petit peu ta pensée. Ce que tu dis là relève du bon sens et je vais me permettre de citer audiard : "Les cons ça ose tout, c'est meme comme ça qu'on les reconnait".

Personne du public : Donc c'était en effet pour poser des évidences, pour vous rappeler, pour clarifier pourquoi on tenait cette position-là. Donc sur Internet, on est anon, si on veut être anon on l'est, jusqu'au moment où on crée, on effectue une action illégale auqueul cas une autorité judiciaire peut avoir ??? pour lever cette anonymat et donc ça, ça s'appelle un cadre légal, et je pense que ça ne doit pas bouger, tout simplement

Benjamin Bayart : Oui mais nos politiques, aujourd'hui, ne l'ont pas compris et ça ne les empèchera pas de voter une loi idiote.

Hervé le Crosnier : Derrière la question de l'anonymat, quelqu'un qui publie un papier ne veut pas forcément que sa voisine de palier sache que c'est lui. C'est aussi simple que ça. Après s'il y a des choses illégales, il y a des choses illégales. Mais l'anonymat ne protège pas forcément les choses illégales, il protège la capacité, la liberté d'expression des gens et c'est ça qu'il est essentiel de défendre. La liberté... la pression sur les gens c'est pas uniquemet la loi, le juge et la prison. C'est toute une série de pressions depuis la pression commerciale de la publicité comportementale, jusqu'à celle des voisins, jusqu'à ...

Jérôme Relinger : Peut-être mais moi je trouve qu'on a tords de prendre le problèmme de rapport de force entre les multinationales et les loisirs qui impose la tracabilité jusqu'au problème d'anonymat en disant que le problème de l'anonymat c'est classiquement le téléchargement, pour cacher la fièvre ?? l'autre, l'accès à la culture. L'anonimat est menacé, parce que ceux qui font bouger les lignes de la culture, c'est toujours les mêmes, ils le font dans une certaine alliance entre le contrôle et les multinationales de loisirs et on peut s'arrêter parce que etc etc...

Nicolas Pettiaux : Juste pour revenir à la question de l'anonymat, je n'ai peut-être pas été assez précis tout à l'heure mais par rapport à ce que Jérome Relinger disait, surfer anonymement c'est facile. C'est facile, c'est à la portée de tout le monde. Puis si tout le monde ne peut pas le faire, il y a l'éducation. Je suis prof tout de même, autant former des gens. Donc c'est installé un module dans firefox qui a tout de même ?? qui est importante, et ce module est aussi utilisable sur des téléphones portables de bonne capacité.

Personne du public qui conteste de manière inintelligible

Nicolas Pettiaux : Ben si Thor?? ça marche sous firefox, pourtant Firefox a un bon taux de pénétration et iol l'a choisi.

Hervé le Crosnier : La question...

Frédérick Couchet : L'écoutez pas il troll...

Benjamin Bayart : Bon on va essayer de faire calme. Le fait de communiquer de manière systématiquement chiffrée vient en ??? des ?? sur Internet, il est indispensable que ce soit possible et il est vital que ce soit pas faux. Il est indispensable que ce soit possible parce que tu ne peux pas vivre dans une société démocratique si tu ne peux pas décider à tout moment de rentrer en résistance. ce qui fait que tu vis en société et dans une société démocratique c'est que 1/ tu peux entrer en résistance et 2/ tu n'as pas besoin de le faire. Le jour où la population aura besoin, massivement, d'entrer en résistance, il ne faudra pas que chiffrer ses communications, il faudra reprendre la saine habitude de séparer nos dirigeants en deux, entre la tête et les épaules.

Rires et applaudissements

51:51[modifier]

Personne du public : J'ai lu plein de conneries dans la presse spécialisée, dans la presse grand public, sur le téléchargement qui était illégal, je voudrais que vous me confirmiez qu'aujourd'hui, en France, télécharger c'est légal.

Frédéric Couchet : Télécharger du Logiciel Libre c'est légal.

Personne du public : Télécharger c'est légal, c'est une notion importante pour vous. Quand tu vas ??? pour télécharger, en France, c'est légal.

Jérémie Zimmermann : Excetpion de la copie privée...

Personne du public : Ca s'applique sur tout.

Jérémie Zimmermann : Une fois que l'oeuvre a été divulguée au public, l'auteur ne peut interdire la copie à l'usage privé du copiste. Mais dans la jurisprudence, ???? la ?? de la source ??? La SACEM et compagnie,

Personne du public : D'accord. ?? c'est légal mais s'en servir c'est illégal ???

Jérémie Zimmermann : Quand tu lis les textes tu lis que c'est légal puis dans les tribunaux , c'est pas si évident que cela. C'est arrivé pour ??? et c'est parce que les tribunaux hésitaient entre oui et non, ce qui fait qu'on ne peut pas te répondre en trois lettres. Ils se sont dit qu'on va faire une ??? qui dira que le téléchargement c'est illégal.

Hervé le Crosnier : La loi DADVSI précise que vous avez le droit à la copie privée mais que le nombre peut etre ramené à zéro par ...

Pourparlers dans le public, incompréhensibles

Hervé le Crosnier : A part ça, je voudrais vous dire que moi, je suis pour l'HADOPI. Parce qu'en fait, ça fait tellement d'années que je n'ai pas vu des milliers de lycéens dans la rue que je me dis que ça va pas tarder.

rires et applaudissements

Benjamin Bayart : La dernière question.

Benoït Sibaud : On a parlé de beaucoup de sujets, de neutralité du Net, de la brevetabilité des logiciels, des DRM, d'ACTA etc. On a paseé beaucoup de temps sur lesujet, à mon avis, le moins intéressant, qui,vous le savez tous, l'anonymat etc. Du coup pour qu'on revienne dans le concret, je voudrais que chacun d'entre vous, s'il n'y avait qu'une seule action à faire, la prochaine action à faire pour nous, ceux qui sont dans la salle, j'entends, c'est quoi ?

Benjamin Bayart : Une seule action, si vous avez de l'argent lancer ??? la quadrature, si vous avez du temps soutenir la quadrature.

Jérémie Zimmermann : Du coup je vais être obligé de le dire à sa place : s'abonner à FDN.

Taziden : Monter son FAI.

Benjamin Bayart : Beaucoup moins heureux comme ça ???

Jérôme Relinger : Dans toutes les élection, on voit que les comportements, dans l'ensemble ??? dans les 15 dernières années.

Hervé le Crosnier : Continuer à construire un ??? Par exemple quand vous êtes développeur vous commitez ??? du logiciel quand vous écrivez des biens communs ???? à la culture et ainsi de suite.

Frédéric Couchet : Adopter son député. Prendre contact dans les années à venir, quelque soit sa position ou autre, mais vraiment adopter son député. Aller le voir, physiquement. Tout à l'heure on parler d'envoyer des mails. Ok on peut envoyer des mails, mais ce qui est plus efficace, c'est le téléphone et de se déplacer dans la circonscription.

applaudissements