Revue de presse 20080706

De April MediaWiki

Sommaire

Revue de presse du 30 juin au 06 juillet 2008[modifier]


Articles[modifier]



Le droit à la copie privée de DVD n'existe définitivement pas[modifier]

Pc Inpact Rédigée par Marc Rees le lundi 30 juin 2008 à 09h30 http://www.pcinpact.com/actu/news/44484-Mulholland-drive-DVD-Copie-privee.htm

La Cour de cassation a clos, le 19 juin dernier, l’affaire dite Mulholland Drive. Elle posait la question du sort de la copie privée en matière de film, et spécialement du droit éventuel de réaliser une telle copie. Ce dossier avait connu tous les stades de la procédure : tribunal, Cour d’appel, Cour de cassation une première fois, retour devant la Cour d’appel et re-décision de la Cour de cassation.

Un particulier se plaignait de l’existence d’un verrou sur le DVD du film. Ne pouvant réaliser une copie privée sur son combiné DVD-VHS, il avait saisi l’association UFC-Que Choisir. L’association attaquait Les Films Alain Sarde, Studio Canal et Universal Vidéo, trois sociétés derrière le film, pour violation de l'exception pour copie privée. Accessoirement, on soulevait un défaut d’information, le consommateur n’étant pas alerté de son périmètre de droit d’usage sur la copie privée.

Pas de droit, pas d'action

Dans la dernière ligne droite, la Cour d’Appel avait jugé, le 4 avril 2007, que la copie privée était une simple exception, et sûrement pas un droit. Cette nature réduit considérablement le degré d’action des consommateurs : l’exception permet à l’utilisateur de se défendre contre une action en contrefaçon s’il est inquiété. L’exception ne permet pas de l’autoriser à exiger la levée des verrous au prétexte d’un soi-disant « droit à la copie privée ». Faute de droit, il n’y a donc pas d’action en justice possible sur cette base.

Cette qualité ressurgissait sur le défaut potentiel d’information : les éditeurs doivent-ils mentionner sur la jaquette des verrous anticopies sur le DVD ? Non, répond la Cour de cassation. « L'impossibilité de réaliser une copie privée d'un disque DVD sur lequel est reproduite l'œuvre ne constituait pas une caractéristique essentielle » (dont l’indication serait obligatoire).

Une exception très accessoire

On sait que depuis, la loi DADVSI (postérieur aux faits de cette affaire) devait autoriser un particulier à saisir l’Autorité de régulation des mesures techniques de protection pour tenter d’obtenir la possibilité de copier un titre. Mais il faudra attendre début 2009 pour que cette voie soit ouverte à tous, à condition que la future loi Hadopi (ou Création et Internet) ne modifie la donne (elle dépoussière la loi DADVSI). Cette possibilité de saisir une autorité pour assurer la levée des verrous conférera-t-elle le statut de « droit » à la copie privée ? Pas sûr, alors que le texte de la loi DADVSI parle lui aussi d’exception pour copie privée et qu’il conditionne l’effectivité de cette mesure à l‘absence d’atteinte à « l’exploitation normale » de l’œuvre ou de « préjudice injustifié aux intérêts légitimes » des ayants droit.


AMD/ATI améliore ses relations avec GNU/Linux[modifier]

Generation Nt 30/06/2008 09:15 par Fabien B. http://www.generation-nt.com/ati-radeon-pilote-linux-firegl-catalyst-libre-actualite-114011.html

Bientôt deux ans après le rachat d'ATI par AMD, les promesses d'ouverture des spécifications du matériel graphique de la nouvelle entité semblent tenues. En quelques mois, les pilotes propriétaires d'AMD se sont améliorés; de bons résultats que l'on peut attribuer aussi à leurs pendants libres. La climat n'a pas toujours été au beau fixe entre ATI et les utilisateurs de GNU/Linux et autres systèmes " alternatifs ". Ceux-ci, délaissés pendant de nombreuses années, trouvaient parfois leur salut grâce aux pilotes libres xf86-video-ati (aussi appelés radeon) qui supportaient toutefois difficilement les générations de cartes récentes.

Depuis qu'ATI est entré dans le giron du géant AMD, les relations ont commencé à s'apaiser. Non seulement les pilotes propriétaires se sont améliorés, rendant rapidement utilisables les dernières cartes sorties mais améliorant aussi les performances. En quelques mois, les résultats observés ont parfois plus que doublé et les pilotes propriétaires d'AMD ont enfin progressivement pris en charge AIGLX et les effets graphiques des bureaux GNU/Linux. Bien qu'il était possible auparavant d'utiliser le serveur Xgl, ce n'était en effet pas une solution pratique ni toujours satisfaisante (bugs, impossibilité de lancer des applications 3D sous une session XGL, etc.).


AMD s'ouvre, l'open source en profite AMD vient d'annoncer avoir amélioré sa version des pilotes Catalyst à destination de GNU/Linux et des professionnels. Avec environ +33 % de performances, cette annonce ne fait que confirmer le nouvel intérêt porté par le constructeur. Mais l'ouverture depuis le rachat d'ATI ne s'arrête pas là. Depuis plusieurs mois, AMD ouvre les spécifications de ses cartes graphiques. Concrètement cela signifie qu'il apporte des informations sur l'architecture et le fonctionnement du matériel et cela permet aux développeurs de pilotes libres d'avancer beaucoup plus facilement dans leur travail.

Outre l'idéologie sous-tendant, les pilotes libres permettent la plupart du temps une meilleure compatibilité avec les récentes versions du noyau Linux, du serveur graphique ou encore des effets graphiques. Si auparavant, le pilote libre ati supportait tout à fait correctement, en 2D et 3D, les cartes graphiques âgées, les R5xx et supérieures ne fonctionnaient tout simplement pas. Cela signifiait que, pendant presque deux ans, quelqu'un ne souhaitant pas installer les pilotes propriétaires se voyait contraint d'utiliser le pilote générique vesa, qui n'apporte pas d'accélération matérielle, ni en 2D ni en 3D.

Depuis fin 2007 et les premières spécifications fournies, un autre pilote libre, radeonhd, a permis de supporter l'accélération matérielle 2D pour la plupart des cartes récentes. La 3D cependant reste à ce jour absente malgré quelques belles avancées dans les versions en développement.


Le pilote libre ati sort en version 6.9.0 L'autre nouvelle intéressante vient en fait du plus vieux pilote ati. Ces dernières semaines ont été fructueuses : un premier support 3D a été activé pour les R5xx. Bien qu'encore en bêta, il serait prometteur, selon Phoronix. Il y a tout juste quelques jours, l'accélération 2D a également été activée pour les R6xx. La sortie de la version 6.9.0 du pilote ati vient d'être annoncée. Elle apporte de sérieuses avancées avec le support de la plupart des cartes récentes d'ATI et de premières possibilités en 3D pour les R500. Seules les toutes récentes x4xxx ne sont pas encore utilisables avec, mais des patches existent déjà pour arranger cela. Gageons que ces avancées, rendues possibles grâce à l'ouverture des spécifications consentie par AMD, sauront être confirmées.

Si le pilote radeonhd semble avancer moins facilement que son confrère xf86-video-ati, c'est notamment car ce dernier utilise l'AtomBIOS fourni par AMD, qui lui permet de gagner en temps de développement. RadeonHD n'utilise pour le moment pas l'AtomBIOS car celui-ci, bien qu'ouvert, pourrait ne pas être entièrement documenté.

Quoi qu'il en soit, rappelons que nVIDIA, de son côté, a souvent publié des pilotes propriétaires de bonne qualité en ce qui concerne les performances 3D. Cependant le constructeur rechigne toujours à fournir des spécifications concernant son matériel, rendant très difficile la tâche des développeurs d'alternatives. Ces derniers essaient pourtant de faire pression sur le géant pour obtenir de quoi créer un pilote open source fiable et performant.


Rhaspody lance une boutique de MP3 sans DRM[modifier]

Numerama.com Guillaume Champeau - publié le Lundi 30 Juin 2008 à 08h24 http://www.numerama.com/magazine/10113-Rhaspody-lance-une-boutique-de-MP3-sans-DRM.html

Après des années de bataille entre les consommateurs et les maisons de disques, l'absence de DRM sur les services de musique en ligne devient enfin la règle. Quatre ans après s'être battu avec Apple autour de sa technologie Harmony qui permettait de rendre ses fichiers musicaux compatibles avec l'iPod, RealNetworks se lance dans la vente de simple fichiers MP3, compatibles avec n'importe quel baladeur.

Son service de musique en ligne Rhapsody, qui était jusqu'à présent dédié à la seule écoute payante de chansons en streaming (via un abonnement) et au téléchargement de chansons protégées par DRM, propose désormais une boutique de fichiers MP3 riche des catalogues des 4 majors. Universal Music, Sony BMG, EMI et Warner viennent ainsi fournir un catalogue de plus de 5 millions de chansons proposées sans la moindre mesure de protection, avec un encodage de 256 Kbps. Il se place ainsi aux Etats-Unis dans les rails de Wal-Mart, Amazon et Napster, qui ont lancé des offres similaires. Côté prix, l'offre reste cependant classique, avec un tarif de 99 centimes par fichier MP3, ou 9,99 dollars par album acheté.

L'étendue du catalogue met en porte-à-faux Apple, qui n'a pu retirer les DRM d'iTunes que sur les catalogues des maisons de disques indépendantes et de la major EMI. Les trois autres majors refusent encore pour le moment d'accorder à la firme de Cupertino le droit de vendre des fichiers musicaux sans DRM, dans l'espoir de fragiliser ainsi la position dominante d'Apple sur le marché, au bénéfice de nouveaux acteurs.

Le téléchargement de MP3 sur Rhapsody peut s'effectuer directement en ligne, mais Real propose également un gestionnaire de téléchargement sous Windows qui place directement les chansons téléchargées dans la librairie iTunes de l'utilisateur.


Interview Bernard Miyet (SACEM) : "le dossier Hadopi est un pari"[modifier]

Pc Inpact Rédigé par Marc Rees le 30 juin 2008 http://www.pcinpact.com/d-130-1-bernard_miyet_sacem.htm

En plein débat sur l’avant-projet Création et Internet (riposte graduée, etc.), Bernard Miyet, président du directoire de la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique), a bien voulu nous accorder une interview.

Offre légale, lutte contre le téléchargement illicite, détails sur la riposte graduée, l’intéressé nous donne par ailleurs des pistes sur les autres modèles économiques dans les tiroirs de la SACEM.

Lire l'interview de Bernard Miyet (SACEM)


Les 9es rencontres mondiales du logiciel libre à Mont-de-Marsan[modifier]

Pc Inpact Rédigée par Marc Rees le lundi 30 juin 2008 à 12h33 http://www.pcinpact.com/actu/news/44492-RMLL-2008-logiciel-libre-montdemarsan.htm

C’est demain que s’ouvriront à Mont-de-Marsan les 9es rencontres mondiales du logiciel libre. La manifestation annuelle sera ouverte jusqu’au 5 juillet 2008. Ce rendez-vous a pour objectif de permettre à la communauté du libre de se retrouver, d’échanger et partager des informations avec le public ou des concepteurs et des utilisateurs, etc. Les RMLL ont été créées en 2000 par l’ABUL, association bordelaise des utilisateurs de logiciels libres.

On trouvera le programme complet sur le site officiel de la manifestation. Deux pôles rythmeront ces rencontres, l’un associatif et éducatif, l'autre dédié aux Collectivités locales et territoriales ainsi qu’aux Entreprises : Accessibilité et Handicap, Administration et Politiques Publiques, Éducation et Éducation Populaire, Communautés, Développement, Entreprises, Loisirs Numériques (culture libre, infographie, multimédia, jeux), Santé, Systèmes (Système, Sécurité, Réseau, Embarqué) et Web seront les thèmes examinés au cours de plusieurs conférences.

Richard Stallman sera présent. On notera encore plusieurs conférences d’extrême actualité telle la question de la vente liée, alors que le dossier fera l’objet le même jour d’une réunion de synthèse à la DGGCRF le 3 juillet. Christophe Espern, de la quadrature du Net et Mathieu Pasquini, de In Libro Veritas, traiteront, eux, des droits et libertés publiques après la commission Olivennes (le 4 juillet).


HP libère le code du gestionnaire de fichiers d'Unix Tru64[modifier]

Le Monde Informatique - Edition du 30/06/2008 - par François Lambel http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-hp-libere-le-code-du-gestionnaire-de-fichiers-d-unix-tru64-26455.html

HP a annoncé qu'il publiait en licence libre GPLv2 le code du gestionnaire de fichiers Advanced File System (AdvFS), originellement écrit pour Tru64, l'Unix de Digital Equipment (aujourd'hui propriété d'HP). Ce système d'exploitation demeure une référence en terme de fiabilité et de fonctionnalités et AdvFS est considéré par les spécialistes comme un des meilleurs gestionnaires de fichiers sous Unix.

HP, qui avait caressé un temps l'idée de le porter sur son propre Unix, HP-UX, lui a préféré Storage Foundation de Veritas. Le portage de ce dernier promettait d'être plus rapide. HP donne aussi le code de ce portage avorté. Notons qu'il ne donne pas les extensions TruCluster d'AdvFS, pour le clustering. Toutefois, Gordon Haff, analyste chez Illuminata, doute par exemple qu'AdvFS soit jamais effectivement porté sur Linux. Tout au plus pourrait-il servir de modèle pour les développements ultérieurs des gestionnaires de fichiers de Linux.

Pour l'heure, ext3 a succédé à ReiserFS dans le noyau Linux, avec ext4 en vue. Le gestionnaire de fichiers cible destiné aux technologies contenues dans AdvFS pourrait être un projet ultérieur appelé Btrfs. Développé à l'origine par Oracle, ce gestionnaire de fichiers très sophistiqué ne devrait pas voir le jour avant 2011-2012 au bas mot.


Du P2P légal au Royaume-Uni d'ici la fin de l'année ?[modifier]

Pc Inpact Rédigée par Nil Sanyas le lundi 30 juin 2008 à 16h03 http://www.pcinpact.com/actu/news/44496-P2P-legal-RoyaumeUni-FAI-majors.htm

À l'orée d'une probable nouvelle ère en France, où le Web et le P2P pourraient être surveillés de près, pour des conséquences parfois importantes (voir notre dossier sur la loi Hadopi et la riposte graduée), le Royaume-Uni pencherait vers une voie bien différente.

Quand les FAI et les majors s'entendent

Selon The Register, une sorte de licence globale pourrait apparaître d'ici la fin de l'année (ou début 2009) outre-Manche, ceci suite à une table ronde entre les FAI britanniques et les maisons de disques locales.

Le gouvernement aurait en effet "forcé" les majors et les FAI à s'entendre rapidement afin de trouver une solution à la chute des revenus du marché du disque. Dans le cas contraire, une intervention politique aurait été possible sous forme de réforme, ce qui n'a, semble-t-il, rassuré aucune des deux parties.

D'après le site anglais, qui tire ses informations de l'industrie musicale, tout reste encore à définir concernant ce P2P légal qui serait en marche. De la qualité des morceaux proposés à la redevance, en passant par le catalogue qui devra être numérisé afin de lutter efficacement contre les offres "illégales", les zones d'ombres sont nombreuses. Et bien d'autres "détails" n'ont pas été mentionnés, notamment les débits qui seront proposés.

Un changement radical et révolutionnaire pour l'industrie musicale

La redevance, point qui devrait être âprement débattu, sera fixée par les FAI selon notre confrère. Toujours est-il que si le Royaume-Uni adopte un tel système économique, en opposition totale avec la situation française, les internautes anglais n'auraient plus d'épée de Damoclès au-dessus de leur tête.

Pour The Register, il s'agit tout simplement de la réforme la plus radicale jamais envisagée par le monde de la musique de l'ère moderne.

Bien évidemment, ce service P2P sera dépourvu de "faux", de malwares, ou encore de fichiers à ne pas mettre entre toutes les mains (pornographie et pédopornographie notamment). Et forcément, l'usage du P2P aura de multiples avantages par rapport aux offres (légales ou illégales), que ce soit du côté des serveurs ou de la bande passante, même si, pour être crédible, cette offre devra pouvoir supporter la comparaison avec ses concurrentes.

Reste que, si cette information est avérée d'ici la fin de l'année, les autres offres de téléchargement légales prendraient un sérieux coup sur la tête, à moins que la redevance soit en fin de compte trop élevée.


France cherche confiance numérique désespérément[modifier]

Electron Libre - Jennifer Khounnala le 30 juin 2008 http://www.electronlibre.info/France-cherche-confiance-numerique,126

La France a accumulé un retard considérable qu’elle tente tant bien que mal de rattraper. Alors même que les Assises du numérique touchent à leur fin et que le moment où sera dévoilé le “Plan économie numérique 2012” approche, Pascal Colin, directeur général de Keynectis, numéro un des services de confiance dans l’Hexagone, s’exprime sur l’état de la dématérialisation sur le marché français.

Aux yeux de Pascal Colin, DG de la société Keynectis, leader national en matière de certification électronique, ce retard endémique incomberait d’abord à une “décision politique” visant à établir les TIC (technologies de l’information et de la communication) comme des “capteurs de croissance”, synonymes de gains de temps, d’argent, de productivité et bien sûr de compétitivité. Selon lui, “la France l’a enfin perçu, puisque les Assises du numérique sont maintenant lancées et que nous avons un secrétaire d’Etat. Nous sommes donc sur la bonne voie. Ce qui ne veut pas dire que nous allons rattraper notre retard du jour au lendemain.” Rien n’est plus sûr dans la mesure où les freins au processus de dématérialisation ne manquent pas. Outre l’attachement maladif qu’éprouvent encore certains réfractaires à l’égard de leurs stylos et de leurs classeurs, un obstacle surmontable à condition de faire montre d’un tant soit peu de “psycho-discipline” et qui s’évanouit au fil des générations, c’est surtout “l’échange à deux” qui posait problème jusqu’à présent. En effet, si le partenaire refusait de coopérer en "dématérialisé" ou bien s’il n’était pas équipé des logiciels requis, l’envoi de documents électroniques n’avait pas lieu d’être. C’est l’une des raisons qui expliquent le rôle précurseur de l’administration dans le passage du papier au numérique avec la télédéclaration des impôts sur le revenu, un service proposé aux particuliers, et celle de la TVA, désormais obligatoire pour les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 760 000 euros. Néanmoins, si l’administration prend seule ses décisions et peut se permettre d’imposer leur mise en application, il en va autrement des acteurs du B2C (business to consumer, grand public) ou du B2B (business to business, interentreprise), à moins qu’un “rapport de force inégal” ne les favorise, à l’instar de celui qui oppose grands distributeurs et petits fournisseurs.

La confiance est la clé

“Aujourd’hui, il existe des solutions qui permettent de dématérialiser sans le demander à l’autre”, poursuit Pascal Colin. “Keynectis a signé un partenariat avec Adobe. Maintenant, je peux décider de vous envoyer un document PDF signé que vous pourrez lire grâce à Acrobat Reader, un outil gratuit sur Internet”, et un logiciel propriétaire. Ce qui n’empêche pas le spécialiste du certificat électronique de faire confiance à des éditeurs du libre au pouvoir de séduction croissant en utilisant “quelques briques open-source”. “Tout est question de dosage et de bon sens”, insiste son dirigeant. L’important est que ces dernières soient “maîtrisées dans leur intégration par un professionnel informatique qui ait pignon sur rue et soit contactable à tout moment par le client”, car le principal danger auquel est confronté l’utilisateur consiste à “voir des logiciels dont le support s’arrête sans prévenir remettre en cause l’ensemble de la plate-forme dans lequel il est installé”. La société qui délivre la solution globale doit être clairement identifiée par le client. D’un point de vue sécuritaire, il s’agit d’une condition sine qua non, car “la sécurité passe toujours par les hommes, et si les hommes ne sont pas fiables, qu’ils utilisent des logiciels libres ou non, on ne pourra pas faire confiance à la solution”, soutient Pascal Colin. Une vérité implacable qui donne à réfléchir, car dans les faits, notoriété ne rime pas nécessairement avec fiabilité, certaines banques en sont le parfait exemple. En attendant, la lutte contre les a priori semble bien engagée. La communication y joue un rôle de premier plan, de même que les applications. “C’est l’usage qui amène la confiance”, affirme le DG de Keynectis, avant d’ajouter : “ce qui est paradoxal, c’est que techniquement, nous apportons une sécurité bien supérieure à celle du papier”. Effectivement, scripta manent (les écrits restent) aussi dans le monde numérique. L’archivage électronique sonnerait ainsi le glas des originaux réduits en cendres ou en pâte à papier. Mais l’idée doit encore faire son chemin. “Pour l’instant, le bilan de la dématérialisation est mitigé. Le côté positif, c’est que l’on commence à en parler de plus en plus. A priori, elle devrait toucher tous les secteurs d’activité, mais en réalité, on en est encore très loin”, conclut Pascal Colin.


L’erreur de perspective de Christine Albanel, interview de Philippe Aigrain[modifier]

Ecrans.fr par Philippe Aigrain, l’un des animateurs de La Quadrature du net le lundi 30 juin 2008 http://www.ecrans.fr/L-erreur-de-perspective-de,4523.html

Le lundi 23 juin 2008, Madame Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication répondait aux questions de Libération pour défendre son projet de loi « Création et internet ». Le texte qui suit est une réaction à ses propos.

Dans sa justification de la riposte graduée (1), Madame Albanel omet de préciser qu’elle ne remplace aucun des dispositifs de sanctions qui se sont empilés depuis plus de 10 ans. Les 3 ans de prison et les 300 000 € d’amende pour contrefaçon sont toujours là. Rien dans le projet de loi n’en protège un internaute si un ayant-droit ou une société professionnelle décidait de ne pas se contenter de son bannissement. Il serait à vrai dire impossible d’en ôter la possibilité, puisque le Conseil constitutionnel a jugé toute mesure en ce sens « contraire à l’égalité devant la loi pénale ». Les 3 750 € d’amende pour un internaute qui contournerait des mesures techniques de protection fut-ce pour un usage légal, les 6 mois de prison et 30 000 € d’amende pour ceux qui auraient produit, importé ou distribué un logiciel utilisé à cet effet sont toujours là. Cela tombe bien : après avoir affirmé abandonner le modèle des DRM, les majors musicales refusent maintenant de s’y engager. Et voilà qu’on ajoute donc un nouvel alinéa à l’article 336 du code de la propriété intellectuelle pour y compléter un amendement proposé en 2005 par Vivendi-Universal. Il crée un nouveau motif de sanction : le manquement pour le titulaire d’une connexion internet à l’obligation de veiller à ce qu’elle ne fasse pas l’objet d’une utilisation ... qui constituerait une contrefaçon.

Madame Albanel ne voit aucun problème à la levée de l’anonymat de l’adresse IP sur la base d’allégations d’acteurs privés. Celle-ci semble poser plus de problèmes à la Cour de justice européenne. Qu’à cela ne tienne, on changera le droit européen de la protection des données aussi. Une autorité officielle pourra accuser quelqu’un de comportement délictueux sans que la personne accusée puisse contester cette accusation à ce stade (les fameux avertissements). Quant au bannissement, Madame Albanel n’a pas froid aux yeux. Questionnée sur le risque qu’il concerne des centaines de milliers de personnes si l’on en croit ses propres chiffres, elle déclare que « s’il y a beaucoup de suspensions, nous assumerons. ».

Tout cela n’est rien à côté de l’immense erreur de perspective dans laquelle la ministre s’enferme comme ses prédécesseurs. Elle tente en effet d’éradiquer un acte profondément légitime. Revenons en arrière : prêter un livre ou le donner, copier sur cassette un enregistrement musical qu’on a aimé pour le faire découvrir à une amie, voilà qui n’était pas seulement légal, mais la base même de ce partage qu’on appelle culture. Avec l’arrivée des techniques de l’information et d’internet, ces actes ont atteint une échelle très supérieure, touchant de nombreux destinataires. Il y avait face à cela deux approches. La première était d’y voir une extraordinaire occasion pour la création et la culture et d’en organiser la possibilité en maîtrisant ses effets. La seconde était de considérer que puisque les droits reconnus se mettaient à avoir des effets, il fallait les supprimer ou les rendre fictifs (la copie privée dont le nombre maximum d’exemplaires peut être de zéro).

Pendant que les jeunes du monde entier choisissaient la première approche, les ministres des industries culturelles centralisées se sont réfugiés dans la seconde. Pourquoi ? Lesdites industries le leur ont demandé très fort. Elles ne craignent rien de plus que la perte de leur monopole sur la distribution et la promotion. La possibilité pour tout un chacun de présenter des œuvres à l’attention du public est un crime ... contre leurs modèles commerciaux.

Pour renforcer les murs où elle s’enferme, Madame Albanel rejette les mécanismes de financement mutualisés : « La licence globale telle qu’elle a été envisagée [en 2005] et dont on entend reparler n’est pas satisfaisante ». On n’en parle plus sous la même forme : divers défauts qui en limitaient la portée ont été corrigés. Mais pourquoi n’est-elle pas satisfaisante selon Madame Albanel ? Parce qu’on ne saurait pas comment répartir son produit et parce qu’elle serait « la négation même du droit d’auteur ». Le premier point fait sourire : on prétend pouvoir observer l’usage personnel des internautes pour les sanctionner, dans une situation où tout les pousse à le cacher. Mais on serait incapable de mesurer leurs usages dans une situation où leur intérêt sera qu’ils soient correctement pris en compte.

Pour la compatibilité avec le droit d’auteur, le considérant (18) de la directive qu’a transposé la DADVSI a explicitement introduit la possibilité d’une approche mutualisée : La présente directive ne porte pas atteinte aux modalités qui existent dans les États membres en matière de gestion des droits, telles que les licences collectives étendues. Ces licences collectives étendues ont justement pour but de sécuriser des droits d’usages généraux d’œuvres, sans licence individuelle pour chacune et en garantissant que tous les créateurs soient rémunérés. Dans le même ordre d’idées, les sociétés de gestion vont-elles renoncer au produit de la taxe sur les photocopies et à celui de la licence légale radio et de la redevance pour copie privée ?

Madame la ministre, la culture et la création ont besoin que vous sortiez des préjugés.

(1) Dont c’est la quatrième tentative d’introduction après la charte de juillet 2004, les dispositions censurées par le Conseil constitutionnel de la loi DADVSI et la circulaire du 3 janvier 2007.


Une alliance de grands industriels pour racheter des brevets[modifier]

Numerama.com par Guillaume Champeau - publié le Mardi 01 Juillet 2008 à 08h25 http://www.numerama.com/magazine/10129-Une-alliance-de-grands-industriels-pour-racheter-des-brevets.html

S'il fallait encore trouver des arguments pour continuer à rejeter les brevets logiciels en Europe, voici une nouvelle démonstration de toute l'absurdité du système de protection de la propriété intellectuelle américain.

Google, Verizon Communications, Cisco, Ericsson et Hewlett-Packard entre autres, se sont réunis pour former l'Allied Security Trust, un fonds commun destiné à racheter des brevets clé avant qu'ils ne soient utilisés contre eux par des tiers. L'initiative vise à se protéger les "patent trolls", ces sociétés qui pullulent actuellement aux Etats-Unis et qui ont pour seul but de déposer un maximum de brevets pour les utiliser ensuite comme arme de chantage judiciaire contre les entreprises qui font réellement de l'innovation.

Pour participer au fonds, les sociétés doivent débourser 250.000 $ d'adhésion, et verser ensuite 5 millions de dollars au pot commun pour le rachat des titres de propriété intellectuelle. Selon la Coalition for Patent Fairness, un lobby qui demande une révision du droit des brevets, le nombre de procédures judiciaires ouvertes aux Etats-Unis pour violat de brevet s'est élevé en 2007 à près de 2.500 procès, contre 921 en 1990.

La plupart des grans noms de l'informatique comme Microsoft, Google, Cisco, Adobe Systems, Apple, Intel, Symantec, Dell, Hewlett-Packard, eBay, Oracle, et Red Hat ont signé leur soutien à une proposition de loi de révision du droit des brevets, qui doit mettre un terme aux dommages et intérêts disproportionnés alloués par les tribunaux. Mais la proposition a buté sur le Sénat le mois dernier.

Plus qu'une révision des dommages et intérêts, c'est sans doute tout le principe de la brevetabilité des logiciels que les Etats-Unis devraient remettre en question. Le système actuel est tellement absurde qu'il oblige les grandes sociétés à s'allier pour racheter les brevets des patent trolls... ce qui aura pour seul effet de les encourager encore davantage à prospérer.


Interoperabilité : Microsoft lâche encore du lest[modifier]

Generation Nt 01/07/2008 10:00 par Jérôme G. http://www.generation-nt.com/microsoft-interoperabilite-office-documentation-actualite-115101.html

Microsoft reste fidèle à ses récents principes d'interopérabilité en publiant une nouvelle documentation technique. Au mois de février dernier, le chantre du logiciel propriétaire érigeait une série de principes en faveur de l'interopérabilité, promettant notamment le partage de plus de renseignements concernant ses technologies avec la délivrance d'une documentation technique. Plus de 4 mois après, le cap semble maintenu.

Microsoft en effet annoncé hier la publication d'une nouvelle documentation technique avec pour but d'aider les développeurs dans la conception d'applications capables de lire et d'écrire des fichiers dans ses formats, soit 5 000 pages sur les formats de fichiers binaires de Microsoft Office pour Word, Excel et PowerPoint (.doc, .xls, .xlbs et.ppt). Par cette publication qui conformément aux termes de sa licence OSP (Open Specification Promise) s'adresse à tous et n'est soumise à aucune royaltie, Microsoft dit oeuvrer pour la promotion de la portabilité des données. Cette publication s'accompagne en plus de la documentation technique relative aux protocoles intégrés à Microsoft Office SharePoint Server 2007 et Microsoft Exchange Server 2007.

" En publiant plus de 50 000 pages de documentation technique cohérente sur MSDN, Microsoft donne à tous les développeurs la possibilité d'accéder en toute liberté aux ressources qui les intéressent. (...) En partageant avec nos partenaires, nos concurrents et nos clients tous les aspects techniques d'une véritable interopérabilité, nous parviendrons ensemble à relever les défis que posent les divers environnements informatiques actuels ", a déclaré Craig Shank, directeur général chargé de l'interopérabilité chez Microsoft.


Un choix de raison pour Microsoft Cette nouvelle profession de foi en faveur de l'interopérabilité montre bien que les choses ont changé chez Microsoft. Départ de Bill Gates, pression de l'Europe et des autorités antitrust ? Sans doute la firme de Redmond n'a tout simplement plus le choix et à l'instar de Google, se doit d'impliquer et favoriser le travail de la communauté des développeurs tiers qui est évidemment attirée vers ceux qui lui fournissent les billes nécessaires.


Réuni dans les Landes, le libre cherche à conjuguer business et idéalisme[modifier]

Le Magit.fr Par David Castaneira Le 01 juillet 2008 (18:01) http://www.lemagit.fr/article/open-source-libre/693/1/reuni-dans-les-landes-libre-cherche-conjuguer-business-idealisme/

Les acteurs du logiciel libre se retrouvent cette semaine dans les Landes pour leurs rencontres mondiales annuelles. L’occasion de scruter un secteur toujours très évolutif, mais qui gagne en maturité dans son approche de l'entreprise. Tout en restant fidèle à ses principes historiques. Les grands acteurs IT, pourtant omniprésents dans les développements Open Source, sont ainsi toujours exclus des Rencontres mondiales du logiciel libre.


Les 9èmes Rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL) ont ouvert leurs portes ce jour à Mont-de-Marsan (Landes). Durant 5 jours, l’aficion du libre va débattre autour de 13 thèmes transversaux (entreprises, administration et politiques publiques, santé, collectivités locales notamment) ou plus technologiques (sécurité et réseaux, embarqué, systèmes, web). L’occasion surtout d’évangéliser auprès d’un plus large public, notamment celui des entreprises utilisatrices.

Stéphane Mascaron, vice-président de la manifestation, attend entre 2 500 et 3 000 personnes. Une gageure pour une manifestation pour la première fois organisée dans une ville aussi petite et isolée. Une contrainte qui a, selon Stéphane Mascaron, « au moins permis une forte implication du tissu économique local autour des collectivités locales, de la chambre de commerce, d'associations et de Landes Mutualité, principal sponsor et organisme déjà converti aux logiciels libres ».

Pas de sponsor reconnaissant le brevet logiciel

Pour le reste, on entre un peu dans la schizophrénie du libre. D’un côté, les contributeurs/influenceurs de plus en plus puissants et de moins en moins masqués que sont IBM, Sun, HP ou encore Novell. De l’autre, des Rencontres mondiales qui demeurent fidèles à leur charte initiale, qui exclut tout apport de sociétés pratiquant le brevet logiciel. Logique au regard de leurs ambitions, mais compliqué dès lors que l’on aborde les problématiques d’entreprises. Ce qui est également la volonté des RMLL.

Reste la carte Stallman. Héros et hérault de la cause du libre, Richard Stallman se produira sur les rencontres vendredi 4 et samedi 5 juillet. « Ca devrait attirer du monde », selon Stéphane Mascaron. Surtout, l’initiateur de la licence GPL animera l’une de ses deux conférences à la Chambre de commerce. Air du temps pour celui qui dénonce souvent la marchandisation logicielle ?

En 2008, le logiciel libre aura généré 35 milliards de dollars de revenus dans le monde selon IDC. Et pas loin de un milliard d’euros en France (740 millions d’euros en 2007). L'Hexagone qui demeure le principal marché européen, porté notamment par un engagement de plus en plus important des administrations et collectivités territoriales.


Eben Moglen : “Je ne les qualifierai pas de voleurs, sauf s’ils me traitent de pirate”[modifier]

Internet Actu par Jean-Marc Manach le 01/07/08 http://www.internetactu.net/2008/07/01/je-ne-les-qualifierai-pas-de-voleurs-sauf-sils-me-traitent-de-pirate-eben-moglen/

Auteur de L’Anarchisme triomphant : Le logiciel libre et la mort du copyright, et du Manifeste du Point-Communiste (The dotCommunist Manifesto, en VO), Eben Moglen est considéré comme l’un des penseurs les plus radicaux, mais aussi les plus pertinents, de la société de l’information.

C’est à ce titre qu’il avait été invité par la Fing et la Quadrature du Net, un collectif de défense des libertés à l’ère du numérique, à venir parler, le 5 juin dernier à la Cantine, des liens entre culture et internet (vidéo).

Eben Moglen est un drôle de personnage, au parcours impressionnant et à la verve vivifiante. En 1973, a 14 ans, il gagnait déjà sa vie en tant que développeur. En 1979, IBM lui demande de tester Lisa, le tout premier ordinateur doté d’une souris et d’une interface graphique. Pour Moglen, c’est une catastrophe ::

Cette machine incarne la fin du langage en relation avec l’ordinateur, c’est l’interface de l’homme des cavernes : tu vises et tu grognes. Si on résume l’interaction homme machine à viser et grogner, on écarte le rôle du langage dans l’évolution de l’esprit humain et de sa conscience. Le langage est ce qui nous rend plus intelligent, si nous n’utilisons pas le langage pour communiquer avec les machines alors ni nos cerveaux ni ceux des machines ne s’épanouiront comme ils devraient le faire.

Passionné par la programmation, il ne supporte pas ce que l’on qualifie depuis de cliquodrôme, et décide alors de quitter l’informatique pour entamer des études de droit. En 1991, il est convaincu, en tant qu’avocat, qu’il lui faut travailler “pour les libertés au 21e siècle”. Son passé d’informaticien le fait s’intéresser aux nouvelles technologies, et plus particulièrement à la cryptographie : “Nous en avions besoin pour deux raisons : garder les secrets à l’abri du gouvernement et faire du commerce électronique”.

Il découvre Pretty Good Privacy (PGP), le pionnier des logiciels de cryptographie grand public, et écrit à son auteur, Phil Zimmerman pour le féliciter et lui proposer ses services : “Bravo, tu vas changer le monde ! Tu vas aussi ne pas tarder à être dans une merde noire. Sache que lorsque ça te sera tombé dessus, je pourrais t’aider”.

Dix jours plus tard, le FBI frappait à la porte de Zimmerman, accusé d’exportation illégale de munitions sans licence. A l’époque, la cryptographie était en effet assimilée à une arme de guerre. Et le gouvernement n’autorisait l’exportation que des seuls logiciels dont il pouvait casser les codes -ce qui n’était pas le cas de PGP. Eben Moglen fut ainsi de ceux qui contribuèrent à sa défense, et donc à la libéralisation, “de facto”, de la cryptographie.

C’est d’ailleurs ce qui entraîna Richard Stallman, autre pionnier de la défense des libertés à l’ère numérique, à lui proposer de participer à l’élaboration de la GPL, la plus connue des licences de logiciels libres. Depuis, Eben Moglen, toujours professeur de droit de l’université de Columbia à New-York, préside le Software Freedom Law Center (le Centre de droit pour la liberté des logiciels), qui soutient juridiquement le développement des logiciels libres et open source.

Il parcourt également le monde pour promouvoir le logiciel libre, et défendre les libertés qu’il considère menacées, notamment, par les industriels reposant leurs modèles économiques sur la “propriété”, une notion qu’il estime condamnée. Après avoir défendu le droit au secret des correspondances, puis celui des logiciels libres, il estime que la “prochaine frontière”, et le combat qu’il convient de mener, est aujourd’hui celui du droit à l’oubli, et à la protection de la vie privée.


Microsoft publie la v1.0 de sa documentation technique[modifier]

Le Monde Informatique Edition du 01/07/2008 - par Olivier Rafal http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-microsoft-publie-la-v10-de-sa-documentation-technique-26473.html

Comme promis en février dernier, lorsque Microsoft a lancé sa grande campagne de séduction des autorités européennes, l'éditeur propose aujourd'hui la première version finalisée de sa documentation technique des protocoles utilisés par Office 2007, Sharepoint 2007 et Exchange 2007. Le but de cette documentation est de permettre à des éditeurs tiers ou des développeurs de bâtir des ponts avec les fonctions des produits de bureautique et de collaboration de Microsoft.

La version 1.0 de ces documents sur les protocoles techniques s'accompagne d'une liste des brevets qui y sont rattachés, et des conditions d'exploitation de ces derniers. Microsoft a aussi mis en ligne « près de 5 000 pages de nouvelle documentation technique sur les formats de fichiers binaires Microsoft Office pour Word, Excel et PowerPoint (doc, .xls, .xlsb et .ppt) », afin de permettre à des tiers de développer des convertisseurs.

Côté convertisseurs toujours, Microsoft lance un projet sur Codeplex (son portail consacré aux projets Open Source - du moins selon la définition que Microsoft en a), dont le but est de pouvoir lire des fichiers Office Open XML (OOXML) à l'aide d'un simple navigateur HTML. Un autre projet Codeplex vise à doter Powershell, l'interface de script utilisée par les administrateurs de Windows Server, de fonctions pour manipuler des documents OOXML.


Des eurodéputés veulent torpiller l'internet libre le 7 juillet[modifier]

La Quadrature du Net - Soumis par pi le 1 juillet, 2008 - 17:10 http://www.laquadrature.net/fr/des-eurodeputes-veulent-torpiller-linternet-libre-le-7-juillet

Bruxelles, le 1er juillet 2008.

À une semaine d'un vote décisif dans la réforme du droit européen sur les communications électroniques, (dit « Paquet Télécom »), la Quadrature du Net dénonce une série d'amendements visant à fermer l'architecture ouverte d'internet pour plus de contrôle et de surveillance des utilisateurs. Plus d'informations sur comment agir et se mobiliser

Les internautes européens pourraient se voir interdire des activités licites par des mouchards obligatoires, au nom de leur sécurité. Le droit d'utiliser un logiciel libre pour accéder à internet ne serait ainsi plus garanti. La neutralité du net, elle est aussi directement attaquée, tout comme le principe qui veut que les intermédiaires techniques n'ont pas d'obligation de surveillance a priori des contenus. D'autres amendements évacuent de facto l'autorité judiciaire en permettant à des autorités administratives d'imposer aux fournisseurs d'accès de collaborer avec les polices privées des producteurs de contenus, notamment dans l'envoi de messages d'intimidation.

L'ensemble va plus loin que le projet français de riposte graduée, pourtant rejeté de toutes parts, y compris par le Parlement Européen le 10 avril dernier. C'est sans doute pourquoi ces amendements arrivent début juillet et que les rédacteurs multiplient les artifices réthoriques et les références croisées dans leurs amendements pour rendre plus difficile la compréhension de l'ensemble (plus de 800 amendements portant sur 5 directives ont été déposés).

« Les responsables politiques qui se prêtent à ces manoeuvres estivales déshonore l'Europe et leur mandat. Ils misent sur le fait que personne ne les regarde à une semaine des vacances parlementaires, pour détourner le Paquet Télécom de ses objectifs premiers de protection du consommateur. Ils pavent la voie à la surveillance et au filtrage d'internet par des sociétés privées, des juridictions d'exception et des mesures techniques orweliennes. C'est aberrant pour les libertés mais aussi pour le développement économique européen. Gageons que l'ensemble des eurodéputés saura s'opposer à ce qu'il a déjà rejeté.  », déclare Christophe Espern, cofondateur de la Quadrature du Net.

Ces amendements-torpilles font actuellement l'objet de tractations de couloirs entre une poignée d'eurodéputés intervenant sur ce dossier, sans toujours en comprendre les tenants et aboutissants. Des complices des lobbies qui tiennent la plume agissent dans tous les partis. Les consignes de vote vont être établies dans la semaine pour un vote en commission IMCO et ITRE, lundi 7 juillet.

À ce stade, les citoyens doivent agir d'urgence et en masse, afin de faire comprendre à leurs eurodéputés, à un an des élections, les conséquences possibles de leurs actes.


Retours d'expérience positifs de députés suite à la migration de leur poste de travail en logiciel libre[modifier]

April le 1 juillet 2008 http://www.april.org/groupes/institutions/migration-postes-deputes/retours-experience-cio-online.html

Bertrand Lemaire de CIO Online a interviewé en juin 2008, un an après la migration des postes de travail sous logiciels libres, trois députés.

Les députés et leurs assistants utilisent depuis un an sur leurs postes de travail un système GNU/Linux. Cette migration résulte de la démarche de députés de tous bords, Bernard Carayon (UMP) en tête, et d'une décision collégiale du Président Jean-Louis Debré et des questeurs Guy Drut (UMP), Claude Gaillard (UMP) et Didier Migaud (PS).

Un an après, cette migration semble faire l'unanimité. Les députés se disent satisfaits de leur nouvel équipement ; ils saluent le travail des services informatiques de l'Assemblée nationale et notent la facilité et la rapidité avec lesquelles les utilisateurs se sont adaptés. Le député Rudy Salles, Président (NC) de la Délégation chargée de l'informatique et des nouvelles technologies, a par ailleurs souligné qu'une économie de 500.000 euros avait pu être réalisée grâce aux logiciels libres.

Cette migration est une réussite à double titre : en interne à l'Assemblée nationale, où les postes sont gérés par les services informatiques de l'Assemblée ; et en externe, avec des députés qui ont choisi d'utiliser des logiciels libres (système et/ou applications) dans leurs permanences parlementaires.

Malgré des délais très courts et un rythme de travail soutenu, les députés et leurs assistants se sont aisément adaptés à leur nouvel environnement. Cela montre que les logiciels libres sont indubitablement prêts pour le poste de travail, tant en entreprise que pour le grand public. L'interopérabilité avec d'autres systèmes, soulignée par Monsieur Rudy Salles, en est incontestablement un point clé. »

Les députés ont montré l'exemple en choisissant d'utiliser eux-mêmes des logiciels libres. Ce faisant, ils encouragent les acteurs français d'un secteur économique prometteur, promeuvent l'interopérabilité et ouvrent la voie à d'autres migrations - à commencer par les services administratifs de l'Assemblée nationale.


Logiciels libres : des entreprises toujours à évangéliser[modifier]

Le Magit.fr par David Castaneira Le 01 juillet 2008 (21:55) http://www.lemagit.fr/article/open-source-linux-libre-rmll/694/1/logiciels-libres-des-entreprises-toujours-evangeliser/

Plus cher, moins cher, cher différemment ? L’évaluation et la preuve par le ROI en amont des projets de déploiement libre en entreprises restent clé dans la décision. Et la diversité des modèles économiques proposés par les fournisseurs n’est pas nécessairement rassurante. Pour ces derniers, l’heure semble donc venue de mettre en place des référentiels d’évaluation.

Particulièrement fournie en conférences, quoique reléguée sur un site annexe, la thématique « entreprises » des 9e rencontres mondiales du logiciel libre (RMLL) a surtout été l’occasion de parler pouvoir d’achat et pérennité du modèle économique. Pour les organisateurs, l’effort d’évangélisation du grand public et notamment des entreprises utilisatrices entamé lors des précédentes rencontres doit être poursuivi pour rassurer sur un modèle peu évident, qui rompt avec la logique de rente, et pour apporter la preuve d’un ROI intéressant.

Quelle évaluation du coût du libre ?

Le coût – ou son absence supposée – demeure en effet l’un des angles d’attaque privilégiés des acteurs du logiciel libre pour pousser à son adoption. Laurent Caillot, de Capgemini, s’est penché sur une méthodologie censée permettre l’évaluation du coût réel d’un projet Open Source. Selon lui, il convient de tordre le cou à quelques idées reçues qui ont la vie dure, notamment celle qui associe logiciel libre à gratuité. Pour Laurent Caillot, « le coût de licence est, bien sûr, inférieur à celui d’un choix propriétaire, mais le coût de support est identique. Reste le coût de basculement qui peut souvent s’avérer important ». Ces trois éléments sont donc à prendre en compte d’autant que les modèles évoluent.

Laurent Caillot explique ainsi que l’on a aujourd’hui une mutation du modèle « avec des organisations qui se transforment en éditeur. » Il s’agit donc de « bien regarder ce qui est libre et ce qui l’est moins, en terme de coût de licence initial notamment. » Reste que, selon lui, « l’un des éléments clé du calcul, c’est l’intégration du coût de la reprise de données, par exemple en bureautique ».

Des idées reçues qui fonctionnent dans les deux sens. « Sur la prestation de service elle même, le coût est le même, on oublie souvent qu’il faut également du support pour les logiciels propriétaires, et il n’est pas moins onéreux que pour un logiciel libre. »

L’effort d’évangélisation doit demeurer

L’évangélisation, notamment du côté des PME, doit cependant fonctionner à fond car si les choix évoluent - particulièrement en France, en tête des adoptions en Europe - le logiciel libre ne pèsera guère que 1 milliard d’euros de revenus en 2008 dans l’Hexagone, avec cependant des niveaux de croissance annuelle qui dépassent les 50%. Côté marché, Laurent Caillot note que « dans la sphère publique, on a une tendance lourde à la reprise en main de son SI, notamment pour des questions de coûts, mais également pour des questions de choix politiques d’indépendance, donc on s’oriente plutôt vers l’Open Source. Dans le privé, le taux de pénétration est moindre. Sur la couche ERP par exemple, on est encore plutôt sur du propriétaire en infogérance, notamment dans l’industrie. Dans le secteur tertiaire en revanche, on commence à observer un basculement ».

Beaucoup de modèles de développement et peu d’élus

Autre intervenant, Laurent Seguin de l’Aful, association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres, insiste sur les différents modèles économiques du libre. En février, l’Aful a publié un référentiel recensant quelque 14 modes de financement allant de la souscription à l’adoption de modèle de licence. Selon lui, tout est en place pour assurer la pérennité du modèle même s’il reconnaît qu’il y a beaucoup de casse et d’abandon de projets en cours de route puisque, refusant souvent la rente de la licence, les projets ont plus de mal à être rentables à court terme. « Mais c’est normal, de nombreux projets libres sont menés par des étudiants qui, un jour, travaillent et n’ont plus le temps de les pousser ».

En clair, il en va d’un projet libre comme de la chanson : il lui faut trouver son public et le premier doit être celui de développeurs prêts à le pousser afin de constituer une communauté de support et de développement. Une question se posera cependant rapidement au fur et à mesure de la montée en puissance du modèle : les plus populaires seront-ils les plus intéressants ?


À logiciels optionnels, ordinateurs optionnels[modifier]

AFUL 02/07/2008 10:26 http://www.aful.org/communiques/logiciels-optionnels-ordinateurs-optionnels

Sur le dossier des ventes liées logiciels/matériel en informatique, à la veille de la réunion plénière à la DGCCRF, l'association AFUL, via son groupe de travail Racketiciels, s'inquiète que la DGCCRF, sous l'autorité du Secrétaire d'État à la consommation Luc Chatel, se contente d'annoncer des mesurettes inoffensives, telle une vague obligation d'affichage des prix, qui ne contraindraient pas les distributeurs à vendre les produits séparément sur simple demande du client. Un problème qui concerne tous les consommateurs

La suite sur le site de l'AFUL


Éric Besson : « L'open source et le propriétaire doivent cohabiter plutôt que de s'affronter »[modifier]

Zdnet par Christophe Guillemin, publié le 2 juillet 2008 http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39382112,00.htm

Lors de leurs Assises, les éditeurs français ont fait part au secrétaire d'Etat de leur irritation de voir les services publics adopter de plus en plus souvent les logiciels libres. Eric Besson a tenté de les convaincre en considérant que ces deux mondes doivent coexister.

Le 30 juin, face à une assemblée d'éditeurs, en majorité propriétaires, le secrétaire d'État en charge de l'Économie numérique a joué la carte de la cohabitation des modèles open source et propriétaires. « Loin de s'affronter, ce sont deux mondes qui doivent coexister », a-t-il déclaré. Éric Besson s'exprimait, dans le cadre des Assises du logiciel, organisées par l'Association française des éditeurs de logiciels (Afdel).

Une déclaration dont l'objectif était de calmer les éditeurs présents qui déploraient manifestement les multiples orientations de l'administration publique en faveur des solutions libres.

Rappelons notamment que les PC des députés tout comme ceux des gendarmes passent à Ubuntu, ou que le ministère de la Défense recommande Thunderbird et Postfix à ses fonctionnaires. Cela en attendant un futur référentiel général d'interopérabilité (RGI), qui édictera un ensemble de règles que devront respecter toutes les administrations publiques ; il devrait faire la part belle à l'open source.

« L'État ne doit pas préconiser un choix de technologies »

En réaction à cette tendance favorable au libre, Pierre-Marie Lehucher, DG du groupe Berger Levrault qui édite des solutions pour les collectivités publiques, a rappelé que « notre métier c'est de créer des solutions, pas de rechercher des subventions ou de se conformer à un modèle imposé par l'État ».

Dans la même veine, Patrick Bertrand, président de l'Afdel et DG de Cegid, premier éditeur français de progiciels de gestion a déclaré : « Ce n'est pas à l'État à définir et à préconiser un choix de technologies, l'État est là pour définir un décor dans lequel nous allons évoluer. »

« Si l'interopérabilité est une bonne chose, elle s'imposera d'elle-même comme une évidence » a renchéri Jean Ferré, P-DG de Sinequa, éditeur de solution de recherche et de navigation pour les entreprises.

Seul éditeur open source à prendre la parole : Bertrand Diard, président de Talend, éditeur de logiciel pour l'intégration de données. Il a indiqué que la proposition de réserver une part des marchés publics à l'open source « relève d'un faux débat ».

L'Afdel représente 150 éditeurs dont seule une minorité possède des activités open source, mais se dit prête à accueillir d'autres éditeurs open source.


La téléphonie open source, perçue comme une source d'économie[modifier]

Robert Jaques (Vnunet.com) 02-07-2008 http://www.vnunet.fr/fr/news/2008/07/02/la_telephonie_open_source__percue_comme_une_source_d_economie

Selon Frost & Sullivan, la téléphonie open source devrait enregistrer une forte croissance en Europe. Malgré les craintes qu'elle suscite dans les entreprises.

Robert Jaques (Vnunet.com) 02-07-2008 Advertisement


Selon une nouvelle étude de Frost & Sullivan, le coût relativement faible de la téléphonie open source explique la hausse de la demande autour de cette technologie observée en Europe.

Le cabinet d'études IT estime que le coût d’une ligne téléphonique open source pourrait être jusqu’à 40% moins élevé que celui d’un système PBX/Communication Manager IP propriétaire.

Dans son rapport intitulé European Open Source Telephony Market, le cabinet précise que la comparaison par coût total de possession (TCO, c'est à dire le coût global d'un bien tout au long d'un cycle de vie) renvoie une image similaire, avec des réductions de coûts largement supérieurs dans un environnement de type centre de données mais aussi dans les installations d'équipement (un volet sur lequel la proportion de "frais de services professionnels" est supérieure).

Plus de 74 000 lignes ont été vendues en 2007, un chiffre qui pourrait atteindre 1,95 million en 2013 en Europe. "Notre étude révèle que de nombreux fournisseurs de téléphonie open source affichent des taux de croissance extrêmement élevés", explique Dorota Oviedo, analyste chez Frost & Sullivan.

"Plusieurs fournisseurs de téléphonie open source notables investissent dans le marché européen et 2008 sera dominée par les activités de distribution, en particulier le recrutement et la formation de nouveaux canaux de distribution", poursuit Dorota Oviedo. "Les acteurs établis sur ce marché investiront pour étendre leur influence, principalement via des canaux de distribution."

Mais il existe quelques freins. L'ouverture vis-à-vis de l’adoption de la téléphonie open source et son acceptation par les utilisateurs demeurent encore "relativement faibles". Les fournisseurs de téléphonie open source doivent donc affronter d'acteurs concurrents qui utilisent des technologies propriétaires.

Ces fournisseurs de solutions de téléphonie jouissent d’une position solidement établie sur le marché actuel et bénéficient d’une excellente image de marque, d’un bon réseau de distribution et de relations solides avec la clientèle.

"La perception négative du marché est le plus grand défi que le marché open source a dû relever et qu’il parvient progressivement à dépasser", ajoute Dorota Oviedo. "Les projets open source sont relativement récents et doivent dépasser les inquiétudes du marché relatives au manque de support, d’évolutivité, de fonctionnalité ou de fiabilité qu’on leur prête traditionnellement."

Selon Frost & Sullivan, les fournisseurs de téléphonie open source devraient miser sur la sensibilisation en organisant des visites de sites et en publiant des success stories.

Une fois que les clients prospects auront levé leur première réticence et déployé un système de test, le taux de réussite des déploiements de téléphonie open source pourrait être relativement élevé.


Loi Hadopi : l'abonné pourra fournir son disque dur comme preuve ![modifier]

Numerama.com par Guillaume Champeau - publié le Mercredi 02 Juillet 2008 à 13h04 http://www.numerama.com/magazine/10149-Loi-Hadopi-l-abonne-pourra-fournir-son-disque-dur-comme-preuve.html

Celle-là, nous ne l'avions jamais entendu, mais elle est bien bonne. Conscient que la mise en place de la Haute autorité chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée pose un énorme problème de preuve, et donc droit de la défense, le ministère de la Culture a imaginé une parade : donner la possibilité aux abonnés accusés de fournir leur disque dur comme preuve de leur bonne foi.

Interrogé par Les Numériques Olivier Henrard, le conseiller juridique de Christine Albanel a indiqué qu'en cas de contestation par l'abonné, "si la Haute Autorité maintient sa décision, l'affaire devra se régler au tribunal et l'on se retrouvera dans le cas de figure actuel où l'on vérifie sur la base de votre disque dur si vous êtes coupable ou innocent". Mais il y aura une solution expresse.

"Avant d'en arriver là, nous incitons l'abonné, dans le cadre d'un comportement vertueux, à produire de lui-même les preuves de son bon comportement". C'est à dire, "si vous souhaitez arrêter une procédure en cours, libre à vous de proposer votre machine, notamment pour éviter une saisie".

Nous tenons là le comble de l'absurdité et une preuve flagrante de l'incompétence totale du cabinet de la ministre de la Culture sur ce dossier. D'abord parce qu'au plan juridique, c'est installer dans la juridiction administrative une présomption de culpabilité plutôt qu'une présomption d'innocence, en renversant la charge de la preuve.

Mais surtout parce qu'ensuite, une machine n'est pas attachée à un abonnement à Internet, et vice-versa. Il est possible d'avoir plusieurs ordinateurs associés à la même adresse IP "coupable", sans que l'on sache lequel a été utilisé au moment de l'infraction présumée. Ensuite, même à supposer que l'ayant droit qui procède au relevé prend soin de noter également l'adresse MAC qui est unique à chaque ordinateur, rien n'interdit de formater un disque dur ou d'en changer avant de l'envoyer à la Haute Autorité. Or il est strictement impossible sur le plan technique de savoir si le disque dur envoyé est bien celui qui aurait servi à l'infraction présumée. Dans tous les cas, même coupable, l'internaute devra être innocenté.

Enfin, en considérant que l'internaute accusé est honnête et "vertueux" jusqu'au bout, au nom de quel principe peut-on exiger d'un citoyen qu'il se sépare volontairement de son ordinateur pendant certainement plusieurs semaines voire plusieurs mois, avec toutes les données personnelles qu'il comporte, pour prouver finalement son innocence ?

Il est temps de se réveiller. Le gouvernement est en train de mettre en place un véritable monstre juridique contraire à tous les principes républicains pour défendre (croient-ils)... une partie de l'activité commerciale de la musique et du cinéma.

On a bien ri (jaune), mais il faudrait maintenant revenir à la raison et aux valeurs fondamentales d'une société en bonne santé.

Car ça n'est pas, en plus, comme si tous les citoyens n'étaient que des rapaces sans vergogne qui cherchent à piller le travail des autres. Non, la plupart veulent participer financièrement à la création des oeuvres culturelles. Ils ne veulent juste pas être obligés de le faire de la manière dictée par des industriels qui ont fait de la culture leur business. La plupart des internautes sont prêts à payer, par exemple, une licence globale.


Le format PDF devient une norme ISO[modifier]

ISO - 2008-07-02 Réf.: 1141 http://www.iso.org/iso/fr/pressrelease.htm?refid=Ref1141

Le format de document portable (PDF), indéniablement l’un des formats les plus couramment utilisés pour les documents électroniques, est maintenant accessible en tant que Norme internationale ISO, sous la référence ISO 32000-1. C’est par une décision d’Adobe Systems, société qui l’a mis au point et en est propriétaire des droits, que le format PDF est passé sous le contrôle de l’ISO, maintenant responsable de la publication des spécifications de la version actuelle (1.7), des mises à jour et du développement des versions ultérieures.

«En soumettant la spécification complète du format PDF à la normalisation ISO, nous renforçons notre engagement d’ouverture» observe Kevin Lynch, architecte PDF chez Adobe. «Les gouvernements et les entreprises exigent de plus en plus des formats ouverts. La tenue à jour de la spécification PDF par une organisation extérieure participative permettra de continuer à encourager l'innovation et à élargir l'écosystème PDF, qui a évolué au cours des 15 dernières années.»

Le format numérique PDF, utilisé pour la représentation des documents électroniques, permet à des utilisateurs d'échanger et de lire un document de manière aisée et fiable, quel que soit l’environnement dans lequel ledit document est créé, lu et imprimé, tout en préservant son contenu et sa mise en forme.

Avec le développement spectaculaire de l'Internet, le format PDF est devenu l’un des formats les plus courants pour l'échange de documents. Largement utilisé dans toutes les entreprises et par les particuliers, le format PDF présente les caractéristiques suivantes: - préservation de la mise en forme du document quel que soit l’ordinateur ou la plate- forme utilisés; - fusion des contenus de différentes sources; - édition collective de documents en utilisant des plate-formes multiples; - signatures numériques pour l'authentification; - sécurisation et autorisations pour garantir la maîtrise du contenu; - accessibilité du contenu à des personnes handicapées; - extraction du contenu et réutilisation dans d’autres formats de fichier; et - recueil de données et intégration avec des systèmes opérationnels utilisant le format PDF.

Les grandes sociétés, les administrations publiques et les établissements d’enseignement ont recours au format PDF pour rationaliser leurs opérations en remplaçant la documentation papier par le l’échange électronique. Plus de 2 000 développeurs de produits PDF utilisent déjà ce standard et le nombre des fichiers PDF se chiffre aujourd'hui en milliards.

Pour le Secrétaire général de l'ISO, Alan Bryden, «Maintenant qu’il est devenu une norme ISO, ce format pratique et très répandu sera aisément disponible à toutes les parties prenantes intéressées. La norme sera utile aux développeurs de logiciels et aux utilisateurs et permettra la diffusion d'une technologie usuelle, utilisable sur différents systèmes et conçue pour durer. »

La nouvelle norme, ISO 32000-1, Gestion de document – Format de document portable – Partie 1: PDF 1.7, concerne la version 1.7 du format PDF développée par Adobe. Cette Norme internationale fournit les informations essentielles requises pour le développement de logiciels qui créent des fichiers PDF (auteurs conformes), de logiciels qui lisent les fichiers PDF classent et interprètent leur contenu pour l'affichage et l'interaction (lecteurs conformes), et de produits PDF qui lisent et/ou écrivent des fichiers PDF pour une série d'autres finalités (produits conformes).

Les versions ultérieures du format PDF seront publiées en tant que parties de la norme par le comité technique ISO/TC 171, Applications en gestion des documents, sous-comité SC 2, Applications, responsable de la mise à jour et du développement de l’application.

L’ISO 32000-1, Gestion de documents – Format de document portable – Partie 1: PDF 1.7, est disponible, au prix de 370 francs suisses, auprès des instituts nationaux membres de l'ISO (voir la liste complète avec les coordonnées) et du Secrétariat central de l’ISO au travers de l'ISO Store ou en prenant contact avec le département Marketing & communication (voir colonne de droite).


Filtrage et informatique de confiance refont surface en Europe[modifier]

Pc Inpact Rédigée par Marc Rees le mercredi 02 juillet 2008 à 11h23 http://www.pcinpact.com/actu/news/44548-informatique-confiance-riposte-filtrage-paqu.htm

Le paquet Télécom, un projet de dépoussiérages de plusieurs directives sur les nouvelles technologies, est une nouvelle fois la cible d’un lobbying intense en Europe. Le collectif citoyen La Quadrature du Net pointe ce jour plusieurs amendements déposés par une brochette d’eurodéputés qui traduisent un retour du tout sécuritaire sur le net, entre filtrage et riposte graduée, informatique de confiance et standardisation.

Ces amendements doivent être votés au sein des Commissions IMCO (Commission du marché intérieur et de la protection du consommateur) et ITRE ( Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie), deux commissions qui travaillent au fond sur les textes qui doivent être votés en première lecture et en séance plénière dès le début septembre

L'informatique de confiance, version "telco"

Ainsi, l’amendement proposé par Malcolm Harbour, conservateur anglais, veut confier à la commission européenne le pouvoir de donner des recommandations sur les contenus, applications et services dits licites, et le soin de définir des standards techniques sur le filtrage et le monitoring informatique. Un autre permet à cette même commission d’imposer des mesures techniques pour stopper sinon prévenir les atteintes à la propriété intellectuelle, et du coup de remplacer l’intervention judiciaire par de simples spywares ou dispositifs assimilés.

Mais ce n’est pas tout puisque l’amendement K2 du député Syed Kamall autorise le traitement automatique de données de trafic sans le consentement de l’utilisateur si ce traitement est motivé par la sauvegarde du service public des communications électroniques, voire des communications privées. Des notions particulièrement floues. D’autres amendements permettent aux autorités de régulation d’imposer aux FAI de travailler avec les ayants droit pour monitorer les utilisateurs notamment lorsque leur accès n’est pas sécurisé, ou de promouvoir des technologies de surveillances, ou de mettre en place la riposte graduée (amendements H2 et H3 du député Harbour).

Manoeuvres estivales

« Les internautes européens pourraient se voir interdire des activités licites par des mouchards obligatoires, au nom de leur sécurité. Le droit d'utiliser un logiciel libre pour accéder à internet ne serait ainsi plus garanti. La neutralité du net, est aussi directement attaquée, tout comme le principe qui veut que les intermédiaires techniques n'ont pas d'obligation de surveillance a priori des contenus » explique la Quadrature du Net qui parle de manœuvres estivales menées à une semaine des vacances


Luc Chatel veut donner aux consommateurs le choix des logiciels pré-installés sur ordinateur[modifier]

Les Echos 03/07/08 - 17H49 - actualisé à 18:39:00 http://www.lesechos.fr/info/hightec/300278014.htm

Un client qui voudra, par exemple, acheter un "PC" ne sera plus obligé d'accepter le système d'exploitation Windows qui va avec et qui est inclus dans le prix de vente. Les "ventes liées" sont dans le collimateur. Un groupe de travail se réunira à la rentrée.


Le secrétaire d'Etat à la Consommation, Luc Chatel, a annoncé le 3 juillet des mesures pour faciliter le remboursement des logiciels pré-installés sur les ordinateurs. Les commerçants devront notamment afficher dans le magasin la somme auquelle le consommateur a droit s'il ne veut pas prendre le logiciel présenté. "J'ai proposé que le montant du remboursement que peut toucher le consommateur soit affiché dans le rayon, et non le prix du logiciel", ainsi que "la procédure à suivre", a indiqué le ministre à l'AFP.

Si le client choisit, par exemple, de ne pas acheter le système d'exploitation de Microsoft, Windows, il saura qu'il bénéficiera d'une "déduction entre 50 et 100 euros", a-t-il précisé. Il s'agit de "généraliser et de simplifier la procédure de remboursement", alors que les procès sur la vente liée ordinateurs-logiciels se multiplient en France. L'annonce est faite une semaine après la décision du Tribunal de grande instance de Paris de condamner la chaîne de magasins Darty à afficher, à côté des ordinateurs, le prix des systèmes d'exploitation pré-installés sur ces machines. Une groupe de travail prévu à la rentrée

"L'objectif est d'avoir à la rentrée ce système d'affichage dans tous les magasins", a déclaré le secrétaire d'Etat. "Une phase expérimentale" sera tout d'abord lancée avec "les enseignes qui acceptent de jouer le jeu", avant "des mesures réglementaires, de type décret". Dans un second temps, le gouvernement veut donner au consommateur "le choix entre des ordinateurs avec un système d'exploitation pré-installé et sans système, mais aussi entre plusieurs systèmes", tandis que "les logiciels ne seraient activés que sur remise d'un code".

Un groupe de travail sera mis en place à la rentrée pour travailler sur le sujet. Ces mesures ont été soumises jeudi à l'ensemble des acteurs du secteur (associations, fabricants et distributeurs) lors d'une réunion avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). La mesure sera appliquée, de gré ou de force

Les associations de consommateurs et de promotion des logiciels libres ont déploré l'attitude des constructeurs et des distributeurs. "Ils ont tout rejeté d'un revers de la main. Nous avons le

sentiment qu'il va falloir leur imposer", a réagi Edouard Barreiro, chargé de mission sur les nouvelles technologies à l'UFC-Que Choisir.

Outre Darty, l'association de consommateurs a assigné en justice le fabricant d'ordinateurs Hewlett-Packard (HP), ainsi que le groupe français de distribution Auchan. Frédéric Couchet, délégué général de l'Association pour la promotion et la recherche en informatique libre (April), s'est tout de même dit "optimiste", soulignant que "la DGCCRF a été claire sur le fait que les pouvoirs publics prendraient leurs responsabilités" si aucune avancée n'est constatée.


« Les internautes européens risquent de se réveiller avec une sacrée gueule de bois »[modifier]

Ecrans.fr par Astrid Girardeau, Erwan Cario le jeudi 3 juillet 2008 http://www.ecrans.fr/Les-internautes-europeens-risquent,4276.html

Le 10 avril dernier, le parlement Européen prenait position contre le système de riposte graduée au cœur du projet de loi « Création et Internet » défendu par Christine Albanel. Il jugeait disproportionnée cette mesure de lutte contre le téléchargement illégal qui pouvait aboutir à la suspension de l’accès Internet des utilisateurs. Une position de principe qu’on aurait tort de croire définitive.

En effet, le 7 juillet, plusieurs directives, regroupées sous le nom de « paquet télécom » seront votées en commissions, avant sa présentation en séance plénière à la rentrée. Le paquet télécoms concerne la modernisation du secteur des communications électroniques. L’occasion rêvée pour inclure toute une série d’amendements autour de la surveillance et du filtrage des réseaux. Avec, en guest-star, la riposte graduée à la française.

Nous avons interrogé Guy Bono, député européen du Nouveau Parti socialiste (PSE), et responsable du rapport Industries culturelles en Europe.

__Quels sont les enjeux du vote du 7 juillet ?__ Le paquet télécom qui sera voté en commission lundi entend moderniser la législation européenne du secteur des communications électroniques - internet, téléphonie fixe et mobile - pour l’adapter aux évolutions technologiques et au développement rapide du marché. Plusieurs directives sont sur la table. Des milliards d’euros sont en jeux. Le projet de loi français de riposte graduée aussi.

__Avec l’amendement voté en avril, on pouvait penser que l’Europe pouvait servir de garde-fou à propos du projet français. Aujourd’hui, peut-on craindre que l’Europe aille plus loin que la France dans la surveillance et la répression ?__ Dans sa résolution du 10 avril dernier, le Parlement européen a estimé la riposte graduée comme une mesure “disproportionnée”. Cette prise de position est à relier à l’arrêt de la CJCE du 29 janvier 2008 qui avait rendu que le droit de propriété intellectuelle était loin d’être absolu, qu’il devait être concilié avec les autres droits fondamentaux, comme le droit à la protection des données à caractère personnel, et donc de la vie privée, et que dans tous les cas, le principe de proportionnalité devait être respecté. Après ce vote du Parlement européen, on pouvait raisonnablement estimer que le juge communautaire suivrait l’assemblée européenne dans son interprétation du droit communautaire, rendant par la même occasion le projet de loi français illégal au regard des principes généraux du droit européen. Ayant compris cela, les majors des industries culturelles, soutenues par un certains nombres de députés français et anglais, ont fait déposer en masse des amendements visant à légaliser le principe de riposte graduée en droit communautaire, quitte à abaisser le niveau de protection des données personnelles et de la vie privée.

__Pensez-vous que la présidence française pourra influer sur le résultat du vote ?__ Au delà de ses relations étroites avec les majors, le gouvernement français aura son mot à dire une fois que le Parlement aura adopté le texte en plénière en septembre prochain. Il paraît évident que Sarkozy, aidé par ses amis britanniques, va chercher à surfer sur la Présidence française pour étendre ses positions sécuritaires et légaliser au niveau européen son projet de riposte graduée. Tout un programme pour la présidence du “pays des droits de l’Homme” !

__Quel pourra être l’influence de ce vote au niveau des lois nationales de chaque pays si toutes les propositions passent ?__ Certaines propositions visent à mettre en place une architecture de contrôle administratif du réseau internet. On va tout droit vers un internet de surveillance et de filtrage voulue par quelques grandes entreprises. Les intermédiaires techniques seront transformés en véritables auxiliaires de police privée et les autorités administratives pourront restreindre les droits fondamentaux des citoyens à la place de l’autorité judiciaire. C’est la porte ouverte à la mise en œuvre de la "riposte graduée" voulue par le président français Nicolas Sarkozy.

__Est-ce que l’apparition de la riposte graduée française a eu des effets au sein de l’Europe ?__ Oui, on le voit bien puisque le débat gagne toute l’Europe. Au Royaume Uni, un projet de loi similaire va être présenté prochainement par le gouvernement. En Grèce, un texte sera également présenté à la rentrée. La Suède a déjà repoussé le modèle français. En Italie, l’autorité de protection des données personnelles s’est déjà prononcé contre les polices privées en charge de la chasse des internautes qui téléchargent. En Allemagne, enfin, la cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe a estimé que l’abaissement du niveau de protection des données personnelles et de la vie privée ne peut pas être effectué au nom de la simple “la propriété intellectuelle”. Dans tous les cas l’Europe est loin d’être à l’unisson sur cette question, d’où l’importance de ce vote lundi prochain.

__A quelques jours du vote, il y a t-il des pressions particulières sur les parlementaires ?__ La pression est énorme : les enjeux financiers sont considérables. Le tout, est de faire la part des choses entre les intérêts de quelques grandes entreprises et ceux du des citoyens européens. Malheureusement le rapport de force entre les lobbies et les associations de défense des consommateurs est complètement déséquilibré.

__Une mobilisation est-elle encore possible et peut-elle influer le résultat ?__ Nous recevons déjà depuis plusieurs jours des courriels de la part d’internautes inquiets de cette dérive sécuritaire. D’ici septembre et le passage en plénière, il est primordial que les citoyens se mobilisent davantage pour informer leurs élus sur les enjeux cruciaux de ce vote.

A défaut, nous ne pourrons inverser la tendance et les internautes européens risquent de se réveiller avec une sacrée gueule de bois !


Vente liée : Luc Chatel désormais favorable au remboursement[modifier]

Pc Inpact Rédigée par Marc Rees le jeudi 03 juillet 2008 à 15h19 http://www.pcinpact.com/actu/news/44586-luc-chatel-vente-liee-APRIL.htm

Difficile de s’y retrouver sur la position gouvernementale en matière de vente liée. Aujourd’hui, le secrétaire d'État à la consommation, Luc Chatel, l’a indiqué haut et fort dans une interview accordée au Parisien : « je souhaite que, sur le montant des ordinateurs, on précise le prix des logiciels préinstallés, afin que les consommateurs aient le choix et puissent se faire rembourser ».


Évolution sur les racketiciels

Le hic est que ce même Luc Chatel affirmait à l’Assemblée nationale, pas plus tard que le 12 juin dernier, très exactement l’inverse. Un amendement avait été proposé par des députés afin de prévoir qu’en cas d’offre commerciale groupée de plusieurs produits, le prix de chacun soit indiqué distinctement. Et les députés prenaient justement pour exemple le secteur informatique et la vente groupée PC et OS. Luc Chatel estima que « l’article L. 122-1 du code de la consommation prohibe la vente liée de deux produits ou services dès lors qu’il n’est pas possible de les acquérir séparément sur le même lieu de vente. La jurisprudence a parallèlement validé la pratique de la vente liée d’un ordinateur et d’un système d’exploitation préinstallé, considérant que disposer d’un appareil prêt à l’emploi était un avantage pour le consommateur. Il n’est donc pas utile de modifier cet article du code ».

Remontons dans le passé. En mars 2005, toujours le même Luc Chatel, alors député, dénonçait à l'attention du ministre délégué à l'Industrie, le problème de « la lisibilité des prix affichés dans les cas de ventes liées pour le matériel informatique ». Le personnage, très en phase avec les thèses libristes, estimait que : « on note un usage qui permet au consommateur de bénéficier de logiciels préinstallés. Pourtant, le prix de ce logiciel préinstallé (qui peut être théoriquement refusé par l'acheteur) n'est pas indiqué, ce qui laisse à croire que c'est une offre gratuite alors que l'on peut estimer le coût de ces logiciels à près de 25 % du coût total de l'achat. Aussi, il souhaite savoir s'il ne serait pas plus pertinent d'imposer un affichage qui distinguerait le prix de l'ordinateur et celui des logiciels préinstallés, ce qui permettrait une meilleure information du consommateur, qui pourrait dès lors choisir plus librement d'acquérir ces logiciels ou non. »

En clair : on affiche le prix des logiciels préinstallés (mars 2005), ce n’est pas la peine (12 juin 2008), finalement oui (3 juillet). Il faut dire que depuis une décision de justice est venue souffler le vent sur de nombreuses girouettes.

Le souffle de la décision Darty

Le TGI de Paris a contraint le 24 juin dernier la chaîne Darty à afficher le prix des logiciels préinstallés sur les machines vendues dans ses rayons (notre analyse), tout en estimant que la vente liée n’était pas à sanctionner, car grouper un PC avec des logiciels présente un intérêt pour le consommateur.

Aujourd’hui, depuis 14h, se tient une réunion importante à la DGCCRF sur ces questions. Cette réunion entre les fabricants, les distributeurs et les représentants des consommateurs doit tenter de trouver des solutions au problème de la vente liée.

Réprobation de l'April

Sur la déclaration du matin, l’April reste très réservée et demande davantage. En plus de la ventilation des prix, « il faut également afficher les conditions d'utilisation des différents éléments logiciels ». De même, sur l’optionnalité des offres (la possibilité pour un consommateur de n'acheter que les éléments qu'il souhaite), elle doit être généralisée et à double-sens. Le consommateur doit pouvoir par exemple acheter un ordinateur sans acheter les logiciels, ou inversement choisir d'acheter le système d'exploitation mais pas les autres logiciels ou le matériel. « Le consommateur ne doit payer que les éléments qu'il compte utiliser et repartir du magasin sans avoir à devoir se lancer ensuite dans une procédure de remboursement des éléments qu'il ne souhaite pas utiliser ».

Pour l’April, « une procédure de remboursement ultérieure à l'achat n'est donc pas une solution acceptable pour le consommateur ». En somme, nul ne sait si la position finale de Luc Chatel sera maintenue après cette réunion, la force des vents en présence n’étant pas à minimiser.


Riposte graduée : un FAI anglais envoie 800 avertissements[modifier]

Pc Inpact Rédigée par Nicolas.G le jeudi 03 juillet 2008 à 14h49 http://www.pcinpact.com/actu/news/44584-riposte-graduee-Angleterre-lettres-BPI.htm

La riposte graduée en Angleterre se dessine un peu plus avec cette nouvelle mesure. L'industrie de la musique a dit que des milliers d'utilisateurs de connexion haut débit en Angleterre, qui partagent illégalement des fichiers, recevront prochainement une lettre d'information, les avertissant des risques et conséquences de leur comportement.

Le fournisseur d'accès Virgin Media, qui avait accepté d'être le premier à tester la riposte graduée, version sauce à la menthe anglaise, est aujourd'hui le plus important outre-Manche. « Nous avons été en discussions avec les détenteurs de droits sur la façon dont un régime volontaire [de riposte] pourrait fonctionner. Nous prenons ce problème très au sérieux et sommes favorables à une solution volontaire sensée », expliquait un porte-parole du FAI.

Tous les FAI ne sont pas ralliés

Selon la BPI, porte-parole des Majors, les autres FAI qui refusent encore de filtrer et pister les utilisations illégales pourraient être passibles de poursuites, à cause de leur entêtement et de leur refus de coopération « Nous irons au tribunal s'il le faut, et nous gagnerons », affirme Geoff Taylor, directeur de la BPI.

Au rang des FAI qui rejettent ce projet, on compte notamment Carphone Warehouse. Pour d'autres, comme BT, qui a envoyé des lettres de menace à ses abonnés, il ne s'agit pas de prendre part à la croisade, mais de continuer le travail entrepris avec divers organismes qui recherchent la protection des droits d'auteur.

D'autre part, les prestataires de service auront à charge de sensibiliser les clients, et le gouvernement pourrait apporter des modifications destinées à contraindre les entreprises à collaborer. Virgin Media sera néanmoins le premier à se plier aux volontés de la BPI en envoyant environ 800 lettres, durant 10 semaines, une à chaque internaute anglais ayant recours au P2P, qui expliqueront clairement l'illégalité de la pratique. La BPI assure d'ailleurs que des milliers d'autres lettres seront envoyées. Une goutte d'eau dans l'océan des 3,8 millions d'abonnés de Virgin.

Deux lettres, puis on coupe la ligne

Pour l'utilisateur, les exigences de la BPI sont simples : couper tout bonnement la ligne internet du récidiviste qui choisit d'ignorer les avertissements envoyés. Le processus sera le suivant : deux lettres d'avertissement avant que la ligne ne soit coupée, explique la BPI. Le système actuel traque le trafic des fichiers illicites et identifie l'adresse IP, puis en réfère au FAI ; aucune différence entre le détenteur de la ligne et le pirate. « Nous ne pouvons faire aucune distinction sur la responsabilité. Il est toujours possible que ce soit un membre de la famille ou quelqu'un qui illégalement utilise la connexion WiFi », justifie un porte-parole de Virgin.

Pour l'heure, Virgin assure cependant qu'aucune campagne d'éducation n'a été mise en route.

Témoignage d'un abonné de Virgin Media

Mais la BBC rapporte également le témoignage de Will McGree, qui a reçu cette fameuse lettre en juin. « Cette campagne est vouée à l'échec. Virgin Media perdra beaucoup de clients au cours de ces envois, parce que les gens n'aiment pas être accusés de vol de musique durant le café du matin. Cela m'a donné l'impression d'être trahi. J'ai l'impression que j'ai payé Virgin Media pour mettre ma connexion sous surveillance », détaille-t-il.

Will explique aussi qu'il n'a pas recours aux réseaux P2P, mais qu'il était possible que l'on se soit servi de sa connexion sans fil.

Si ça continue, faudra que ça cesse

Selon Jupiter Research, un cinquième des Européens utilise les réseaux de partage et la BPI déplore que les offres légales soient brisées par ce marché noir. Si pour Geoff Taylor, directeur de la BPI, cette campagne n'arrêtera pas le piratage, il estime que la totale gratuité sur le Net n'est pas viable. « Il y a une quantité phénoménale de piraterie qui existe, mais nous pensons que l'idée de 95 % de contenu gratuit sur le Net n'est pas envisageable. Nos sociétés ne peuvent pas permettre la persistance et la libre consommation de contenu piraté », conclut-il.


Vente liée PC et OS : des solutions promises dès septembre[modifier]

Pc Inpact Rédigée par Marc Rees le vendredi 04 juillet 2008 à 09h16 http://www.pcinpact.com/actu/news/44603-reunion-DGCCRF-synthese-vente-liee.htm

La réunion de synthèse à la DGCCRF a donc eu lieu hier, avec comme sujet épineux la vente liée PC et logiciels. C’est Luc Chatel, secrétaire d’État à la consommation qui l’affirme haut et fort : « Je souhaite que, sur le montant des ordinateurs, on précise le prix des logiciels préinstallés, afin que les consommateurs aient le choix et puissent se faire rembourser [le prix du système d’exploitation] ».

Le même personnage indique qu’un dispositif pour assurer la transparence des prix sera mis en place dès septembre. À terme, indique-t-on officiellement, sur le lieu de vente, le consommateur aura le choix : ordinateur nu ou pas et système d’exploitation. « L’idée, ce serait que l’on mette en place un dispositif où le système d’exploitation, éventuellement installé d’origine, puisse être activé par un simple code remis en magasin. » Une idée défendue de longue date par les représentants des utilisateurs (libres ou non).

Microsoft et Apple non présents

La réunion qui a eu lieu hier réunissait les grands noms de l’informatique et de la distribution : la FNAC, Darty, Leclerc, Surcouf, Mandriva, Acer, Asus, Dell, Fujitsu, HP, Lenovo, Sony, Packard Bell ou Toshiba. Côté enseignes, la FNAC et Surcouf étaient là, ainsi que Darty et Leclerc. Sur les bancs des utilisateurs/consommateurs, signalons l’AFUL, l’April, le CLCV, l’UFC, l’AFOC ou l’Adeic. On notera l’absence remarquée d’Apple ou… Microsoft, pourtant rédacteur du CLUF, contrat d’utilisateur final qui permet justement le remboursement des licences non désirées par les consommateurs.

Deux propositions

Deux propositions issues de la DGCCRF ont été faites et soumises à ces acteurs : faciliter les procédures de remboursement d’une part, mettre en place l’optionnalité du système d'exploitation par clé d'activation d’autre part. Cette deuxième solution est évidemment la plus radicale, car elle permet au consommateur de n’acheter que ce dont il a besoin, et d’être facturé en conséquence. Autant dire qu’elle est plus froidement accueillie par les professionnels.

Reste que mécaniquement, plus que deux voies s’ouvrent : soit laisser les tribunaux continuer à torpiller la vente liée, avec toute l’amertume que cela implique, soit la DGCCRF impose une solution si aucune solution n’est trouvée par les fabricants et distributeurs. Cette attitude traduit une certaine reprise en main du dossier par le secrétariat d’État à la consommation, issue qui n’était pas évidente selon les propos de ce dernier à l’Assemblée nationale.

PC et OS = voiture et pneus

« Il est regrettable par ailleurs que certains acteurs, tels qu'HP, continuent de nier la réalité de la vente liée en considérant l'ordinateur avec le système d'exploitation comme un seul et même produit. La comparaison avec la voiture et ses pneus est foireuse et fausse. Entendre ce genre de comparaison en 2008 montre une méconnaissance du dossier ou une mauvaise foi à toute épreuve », indique, remonté, Fréderic Couchet de l’April.

Si le dossier patine en septembre du fait des résistances des constructeurs et distributeurs, on pourra s’attendre à une pluie d’actions en justice, avec toutes les contraintes fortes que ces décisions impliquent.


Logiciel libre : 336 serveurs offerts à la communauté[modifier]

Generation Nt le 03/07/2008 13:15 par Fabien B. http://www.generation-nt.com/logiciel-libre-serveurs-don-associations-fsf-france-actualite-116471.html

Un mécène privé vient de faire don de quelque 336 serveurs à la communauté du logiciel libre. C'est la FSF France qui distribuera ces précieux cadeaux à une vingtaine d'acteurs du libre.

Le donateur est anonyme. Il n'en reste pas moins qu'il a fourni à la fondation pour le logiciel libre française, la FSF France, un sympathique coup de pouce représentant tout de même environ 300 000 €.

Charge à celle-ci de distribuer les 336 serveurs. Devraient en bénéficier les associations et organismes suivants : - Le laboratoire de l'université du Littoral - SCIDERALLE, une association soutenant le logiciel libre dans le domaine éducatif - TuxFamily, hébergeur de plusieurs milliers de projets libres qui propose également des serveurs de jeux et un serveur IRC - Les académies de Toulouse et de Versailles, utilisatrices de logiciels libres - Toile Libre, hébergeur à prix libre - Divergence FM, radio associative de Montpellier militant pour le libre - Wireless-Fr, un réseau communautaire sans fil - Echelle inconnue, groupe de création solidaire - L'ADULLACT, association pour les logiciels libres dans le domaine professionnel - L'iTeam, association pour le libre et la sécurité; composée d'étudiants de l'ECE - Des groupements d'utilisateurs et militants Linux comme Starinux, Linux-Azur, Linux Arverne, LUG Rennes, Linux Ail - L'ARRODU, une association en résidence universitaire proposant une salle informatique - Des espaces public numériques LinuxFr qui a relayé l'information en profite pour rappeler la précarité à laquelle sont soumis un nombre important d'acteurs du libre. Formés en associations, ils disposent rarement du matériel nécessaire au bon fonctionnement des services qu'ils proposent. A noter que la FSF France, est une association qui lutte pour " les droits des utilisateurs d'ordinateurs à utiliser, copier, modifier et redistribuer les programmes informatiques ".

Même si nous ne disposons pas de détails concernant les machines données, un simple calcul permettra de voir que chaque machine vaut environ 890 €. L'offre permettra à n'en pas douter le remplacement du parc vieillissant de ces acteurs et assurera leur pérennité pour les années à venir.


Les Sacem européennes se battent pour garder leur monopole[modifier]

Numerama.com par Guillaume Champeau - publié le Vendredi 04 Juillet 2008 à 10h32 http://www.numerama.com/magazine/10174-Les-Sacem-europeennes-se-battent-pour-garder-leur-monopole.html

Les sociétés de gestion collective de droit d'auteur ne veulent pas être soumises aux règles de la concurrence dans le marché intérieur européen. Inquiètes, elles ont demandé au Président de la Commission Européenne de geler toute décision qui pourrait engendrer une concurrence destructrice entre les différentes Sacem européennes. Derrière le débat, une question : doit-on traiter la musique comme un bien commercial comme les autres ?

A bas la concurrence, vive les monopoles ! L'Alliance Européenne des Auteurs et Compositeurs (ECSA) a renouvelé mercredi ses inquiétudes de voir les règles du marché intérieur s'appliquer aux sociétés de gestion collective des droits d'auteur, en premier lieu la Sacem. Le lobby, qui représente 36 organisations d'auteurs et compositeurs dans 25 pays de l'Union européenne, a présenté au Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso un vibrant appel signé par plus de 220 artistes, qui demandent à ce que surtout rien ne change dans la façon dont la gestion des droits est immunisée de toute concurrence dans l'Union Européenne.

Le conflit avec Bruxelles remonte à 2004. La Commission européenne met alors son nez dans la manière dont les différentes Sacem européennes se sont organisées et mises d'accord pour conserver leur monopole national dans l'octroi de licences d'exploitation internationales. Concrètement, un service de musique en ligne français est obligé de signer avec la Sacem, tandis qu'un service allemand doit signer avec la GEAM, et les britanniques avec la PRS. Or les règles du marché intérieur, qui veut la libre circulation des hommes, des marchandises et des services, s'opposent à un tel partage national.

La Commission européenne demande donc depuis 2005 qu'une licence paneuropéenne soit mise en place, qui permette aux services de français d'aller chercher leurs autorisations d'exploitation des catalogues en Belgique ou à Chypre s'ils le souhaitent, parcequ'ils jugent le service meilleur... ou moins cher.

Pas question ! Toutes les Sacem européennes se sont rapidement organisées pour faire front à cette tentative d'introduire de la concurrence entre les sociétés de gestions. Parce qu'un artiste n'est pas un commerçant comme les autres, il faudrait qu'il puisse échapper au "dumping social" et à une concurrence intra-européenne qui pourrait inciter les sociétés de gestion des pays les moins riches à brader les licences, et donc les droits d'auteur reversés aux artistes des pays les plus riches. C'est la version musicale du plombier polonais.

Succès en fin d'année dernière. Le commissaire européen à la concurrence Charles McCreevy a demandé en novembre 2007 à ce qu'on accorde plus de temps aux sociétés de gestion pour qu'elles s'organisent elles-mêmes (pour qu'elles s'entendent sur les prix, donc), avant de commencer à réfléchir à un projet de règlement européen. Les sociétés de gestion s'étaient félicitées du succès de leur lobbying.

Mais elles sont à nouveau inquiète. La Commission Européenne serait en effet sur le point de condamner la Confédération Internationale des Sociétés d'Auteurs et de Compositeurs (CISAC), pour l'irrespect des règles de la concurrence dans le marché intérieur. Ce qui mettrait fin au temps de grâce. Stupeur.

La musique est-elle un bien marchand comme les autres ?

"La Direction générale de la Concurrence perçoit la concurrence comme la seule solution à tous les problèmes, et elle essaye de faire passer les sociétés d'auteurs pour des 'monopoles' en nous faisant du tort", s'étrangle l'ECSA dans un communiqué. "Si, comme la Direction générale de la Concurrence semble le suggérer, les Sociétés reçoivent l'ordre de 'se faire concurrence' à travers les frontières sur le prix, tout le système va s'effrondrer", prévient l'organisation. "Les grands ayants droit vont retirer leur répertoire et les placer dans une agence, ou vont chercher à les mettre eux mêmes sous licence".

Les craintes des auteurs et des compositeurs sont bien sûr fondées. Mais il faut choisir. Soit les artistes et les professions musicales dans leur ensemble sont en dehors du commerce. Soit elles y sont de plein pieds. On ne peut pas constammant jouer sur les deux tableaux.

Lorsque les labels et les sociétés de gestion collective demandent le respect des droits d'auteur, c'est le respect de la propriété intellectuelle qu'ils demandent. Or la propriété appartient au domaine du commerce et du marché. Lorsqu'ils refusent une licence globale pour conserver la faculté de négocier des accords privés exclusifs avec les fournisseurs d'accès ou les services de musique en ligne, c'est les règles de la concurrence et du marché qu'ils demandent, pour mieux rejeter une économie "socialiste" de la musique. Lorsqu'ils imposent des DRM sur les chansons vendues aux consommateurs, c'est la liberté de contracter et de faire respecter les contrats de licence par une machine qu'ils demandent. C'est encore une fois le marché et la libre concurrence

Soit la musique est une profession commerciale comme les autres, qui doit accepter d'être soumise y compris aux dures règles de la libre concurrence qui sont là pour protéger le consommateur. Soit elle veut un statut à part, et il n'y a alors aucune raison pour qu'elle contine à agir comme si la musique était un bien privé qu'il fallait à tout prix protéger du "vol", en s'attaquant aux consommateurs qu'elle refuse de protéger.


PC INpact aux 9es Rencontres Mondiales du Logiciel Libre[modifier]

Pc Inpact Rédigée par Vincent Hermann le vendredi 04 juillet 2008 à 16h45 http://www.pcinpact.com/actu/news/44620-rencontres-mondiales-logiciel-libre-standard.htm

Logiciels libres, standards interopérables, lois et droit sont des sujets très présents cette année pour les neuvièmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL). On pouvait y rencontrer des personnalités internationales comme Richard M. Stallman, mais également des artisans du quotidien comme les membres de l’April ou de l’AFUL.

Dans un monde où le processus même de standardisation est remis en question et où la vente liée est un sujet brûlant, où en sont les solutions libres dans l’Hexagone ?

Lire le dossier sur les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre


Open Moko lance (enfin) son smartphone sous Linux[modifier]

Pc Inpact Rédigée par NicoP le vendredi 04 juillet 2008 à 15h56 http://www.pcinpact.com/actu/news/44617-openmoko-smartphone-linux.htm

Très exactement un an après que nous vous l'ayons annoncé, le très ouvert smartphone Neo FreeRunner d'OpenMoko, tournant sous Linux, voit le jour pour de vrai.

Embarqué de base avec un système GNU/Linux muni des logiciels permettant ce qu'on attend globalement d'un smartphone de bas étage (genre parler à des gens avec la bouche, envoyer des SMS ou gérer un carnet d'adresses), tout l'intérêt de la bestiole réside dans la philosophie de ses concepteurs : on peut écrire ses propres programmes et les installer soi-même grâce au Kit Développeur Linux inclus.

Mieux encore, c'est aussi côté matériel qu'on joue la carte de l'ouverture, puisque des fichiers CAD en mode Creative Commons seront disponibles pour tous les McGyver en herbe désirant personnaliser leur boîtier (nous ne garantissons pas une prise en main immédiate du bazar toutefois).

Au niveau des spécifications, une longue liste vaut mieux qu'un petit discours : - 12 x 6 x 2 cm pour 185 grammes (laissez tomber votre petit pantalon moulant) - Ecran "Touch Screen" VGA de 2,8" en 480 x 640 - ARM9 @ 400 MHz - Accélération graphique 2D/3D - Tri band 850/1800/1900 MHz - Tri band 900/1800/1900 MHz - Batterie amovible 1200 mAh (annoncée compatible avec les batteries Nokia BL-4C, BL-5C, BL-6C) - 128MB SDRAM - 256MB NAND Flash - Port microSD - Prise audio 2.5 mm - Connecteur GPS externe - Wi-Fi (802.1 1b/g) - GPRS (pas EDGE) - Bluetooth 2.0

À noter que ce pingouin de poche est à prendre ou à laisser sur la boutique du site OpenMoko à partir de la modeste somme de 399 $ ou bien sur la petite boutique française de Bearstech à partir de 320€. Attention, une première rupture de stock ayant frappé, il faudra patienter au moins jusqu'au mois d'août pour assouvir tout naissant besoin.


Les députés globalement satisfaits par GNU/Linux et Ubuntu[modifier]

Génération Nt - 04/07/2008 09:15 par Fabien B. http://www.generation-nt.com/deputes-assemblee-linux-ubuntu-satisfait-actualite-116461.html

Les députés de l'Assemblée nationale utilisent GNU/Linux depuis maintenant un an. Un premier bilan a été dressé et il semble plutôt positif. Cette migration symbolique aura fourni une visibilité accrue pour le système d'exploitation et aura été une occasion de le tester sur un public de non-informaticiens.

En novembre 2006, l'Assemblée nationale annonçait qu'elle passerait les postes dédiés aux députés sous GNU/Linux et divers logiciels libres. Cette décision avait été prise suite à une enquête demandée par plusieurs députés. Celle-ci avait révélé que les besoins des députés pouvaient être couverts par le libre et que cette migration amènerait à des économies non négligeables, malgré le coût prévu de la mise en place de ces ordinateurs et systèmes.

Après un appel d'offre lancé fin 2006, Linagora et Unilog avaient remporté le marché. Le système installé allait être une distribution Ubuntu avec les logiciels suivants : le navigateur Firefox 2, le client de messagerie Thunderbird et son extension d'agenda Lightning, et enfin OpenOffice.org 2.0. Le marché comprenait l'installation, le support technique, la maintenance et la formation. La mise en place a été effectuée en juillet dernier, il y a maintenant quasiment un an.


Des députés globalement satisfaits En dehors de l'économie de quelque 500 000 euros, les députés interrogés par CIO Online semblent s'être bien adaptés à leur nouvel environnement. Pour l'utilisation qu'ils en font, c'est-à-dire essentiellement bureautique et Internet, ils trouvent en général leurs postes appropriés. Certains mettent en avant des questions de sécurité mais aussi d'interopérabilité, d'ouverture du nouveau système.

Le bilan n'est cependant pas entièrement positif puisque certains députés reconnaissent avoir eu des problèmes matériels, notamment de synchronisation entre leurs PDAs et les postes de l'Assemblée. Ceux-ci ont été depuis résolus mais certains ont dû investir dans l'achat d'un PDA compatible. Rappelons que cette migration a été avant tout symbolique puisque ne concernant que quelque centaines de postes. Cependant, l'April, association pour la promotion et la recherche en informatique libre, se réjouit de ce premier bilan et commente : " Ils [les députés] encouragent les acteurs français d'un secteur économique prometteur, promeuvent l'interopérabilité et ouvrent la voie à d'autres migrations ".

Selon l'association, " malgré des délais très courts et un rythme de travail soutenu, les députés et leurs assistants se sont aisément adaptés à leur nouvel environnement. Cela montre que les logiciels libres sont indubitablement prêts pour le poste de travail, tant en entreprise que pour le grand public ". Plusieurs vidéos de députés interrogés et leurs transcriptions textuelles sont disponibles sur le site de l'April.

Ce point de vue de la part d'une association en faveur du logiciel libre semble confirmé par la dernière génération de distributions GNU/Linux, telles Ubuntu 8.04, Mandriva Spring 2008, OpenSUSE 11 ou encore Fedora 9, qui représentent des systèmes accessibles y compris aux débutants en informatique.



Google joue enfin la transparence sur sa politique de confidentialité[modifier]

Le Monde Informatique Edition du 04/07/2008 - par Miléna Nemec-Poncik http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-google-joue-enfin-la-transparence-sur-sa-politique-de-confidentialite-26503.html

Google a rajouté en toute discrétion un petit lien sur sa page d'accueil, renvoyant sur une présentation de la notion de confidentialité vue par le célèbre moteur de recherche. Il s'agit souvent d'informations qui existaient déjà, mais qui étaient encore moins mises en évidence pour les internautes. Avec ce petit lien, Google se met en réalité au diapason avec une loi californienne datant de 2003, et qui impose à tout site collectant des données personnelles sur ses visiteurs de les en informer clairement.

La présentation se divise en trois parties principales : les champs d'application, où Google détaille comment il recueille certaines informations personnelles ou utilise les cookies, en agrémentant ses explications de vidéos ; les utilisations qu'il peut faire de ces données (que ce soit dans un but commercial ou juridique) ; les choix enfin, dont dispose l'internaute, comme celui de modifier ou de supprimer certaines informations. Google saupoudre évidemment le tout d'une rasade de bonnes intentions : les informations personnelles sont utilisées dans le but d'offrir de meilleurs services ou de prévenir les fraudes, et si leur modification est autorisée, elle est toutefois vivement déconseillée, car « certaines fonctionnalités et certains services pourraient en pâtir ».

Des détails sur les déclarations de confidentialité

Google a également ajouté sur la gauche de la page « confidentialité » une série de liens détaillant les déclarations de confidentialité de certains de ses services (Gmail, Google Talk...) et filiales. Parmi elles on retrouve YouTube, actuellement au coeur d'un conflit qui oppose Google et Viacom, le géant des médias américains, qui lui reproche d'avoir autorisé le visionnage de 160 000 vidéos dont il est propriétaire. Le tribunal fédéral de New York vient d'obliger Google à fournir l'ensemble des données concernant les vidéos diffusées sur YouTube depuis sa création, y compris celles qui ont été supprimées.


OpenOffice.org s'étend à l'édition PDF[modifier]

Generation Nt 04/07/2008 15:15 par Jérôme G. http://www.generation-nt.com/openoffice-pdf-edition-sun-beta-actualite-117181.html

La suite bureautique OpenOffice.org sera bientôt capable d'éditer les fichiers au format PDF via une extension concoctée par Sun Microsytems. Premiers essais sous gouverne bêta tant pour l'extension que pour la suite bureautique avec sa version 3.0.

La prochaine mouture de la suite bureautique libre OpenOffice.org est prévue pour septembre 2008 avec une version 3.0 qui apportera son lot d'améliorations, notamment au niveau de l'intégration au sein du système d'exploitation qui lui sert d'hôte, OOo étant pour rappel multi-plateforme ce qui du reste prendra encore plus de sens avec un support natif sous Mac OS X (sans recours à X11).

Une compatibilité sera assurée avec les documents au format Open XML utilisé par défaut dans Office 2007 de Microsoft, et au-delà, des extensions viendront ajouter d'autres fonctionnalités intéressantes. C'est notamment le cas d'une extension développée par Sun Microsystems, apportant des fonctionnalités d'édition pour fichiers au format PDF.

Bientôt la modification de fichiers PDF avec OOo Evidemment sous le régime du libre, cette extension permet d'importer des documents PDF qui s'ouvriront sous l'application de dessin ou de présentation de OOo, en préservant bien sûr le formatage, et en autorisant quelques fonctionnalités pour l'heure basiques d'édition (à condition d'avoir les droits de modification).

Sun recommande ainsi d'utiliser son extension qui en est à une version 0.3 de développement, pour des tâches d'édition relativement modestes consistant à modifier des dates, nombres ou petites portions de texte. Une fois ces modifications effectuées, l'exportation peut se faire dans un fichier PDF dit hybride, à savoir un ficher avec des parties en PDF et des parties en ODF. L'avantage est que ce type de fichier peut être ouvert avec le traitement de texte de OOo par exemple, tandis qu'un lecteur PDF du type Adobe Reader fera fi de la partie ODF et traitera le fichier comme un PDF conventionnel.

Sun promet pour très rapidement plus de possibilités d'édition et une prise en charge de l'importation directement dans Writer. A noter cependant que les formulaires PDF ne peuvent pas encore être importés à l'aide de cette extension en version bêta, qui autre point d'importance ne peut être testée qu'avec la version bêta 2 de OpenOffice.org 3.0.



Paquet télécoms : tentatives de main basse sur le net en Europe[modifier]

Le Magit.fr par David Castaneira Le 04 juillet 2008 (15:30) http://www.lemagit.fr/article/internet-telecoms-europe-donnees-personnelles/718/1/paquet-telecoms-tentatives-main-basse-sur-net-europe/

A partir de lundi, le paquet télécoms est rediscuté au parlement européen pour être révisé. L’occasion pour les lobbyistes de tout poil d’avancer leurs pions. En ligne de mire, plus de concurrence entre les opérateurs mais surtout un contrôle accru sur les usages, les contenus et les internautes. Au risque de voir réduire les possibilités du web et malmener la protection des données personnelles.

Et si l’Union européenne – sous mandat des Etats membres qui la composent - profitait de l’été pour prendre le contrôle de la toile et plus largement des télécommunications européennes ? A compter de lundi le processus de révision du cadre législatif dit « paquet télécoms » sera engagé par le parlement européen avec quelques sujets qui fâchent sur la table. Des centaines d’amendements ont été déposés qui seront débattus au sein de la commission chargée de l’industrie et par les députés membre de celle sur les consommateurs et le marché intérieur. L’ensemble de la révision sera ensuite proposée au Parlement Européen en session plénière à la rentrée de septembre.

Favoriser encore la concurrence

Concernant les opérateurs, le projet souhaite dynamiser encore plus un secteur jugé trop insuffisamment concurrentiel. En ligne de mire, les opérateurs historiques qui, à la fois dépositaires de l’infrastructure de base et opérateurs de services, auraient tendance à profiter de leur première casquette pour avantager l’autre. Viviane Reding propose donc une séparation fonctionnelle qui serait imposée par les régulateurs nationaux, l’idée d’un éventuel régulateur européen ayant suscitée une levée de boucliers.

Ce modèle de séparation, qui est similaire à celui mis en oeuvre sur les réseaux de transport ferroviaires ou de transport électrique, est déjà à l’œuvre en Grande-Bretagne sans pour autant que les services y soient notablement plus concurrentiels. S'il semble à priori logique, il ignore l'une des particularité du métier des télécoms : les services y sont très dépendants de l'infrastructure et l'infrastructure est parfois une condition clé de l'innovation dans les services. En séparant les deux métiers et en mettant la pression sur les coûts d'infrastructure, ce qui est l'un des objectifs inavoués de la proposition, on risque de voir à terme un recul de la qualité du réseau et des investissements qui y sont réalisés. Un paradoxe, à l'heure où la fibre doit être massivement déployée. C’est d'ailleurs ce que souligne Martin Masse, un chercheur associé à l'Institut économique Molinari et ancien conseiller du ministre canadien de l'Industrie, dans une récente tribune publiée dans Les Echos.

En fait La séparation des infrastructures et des services n'aurait réellement de sens que si elle s'accompagnait d'une obligation de service universel sur l'infrastructure tendant à pousser à un fibrage complet du territoire européen. Un remède qui aurait le mérite de contraindre les opérateurs à réinvestir massivement dans l'infrastructure, certes aux prix temporaire d'une hausse des prix du haut débit. Autant dire que c'est loin d'être gagné.

Accentuer le contrôle sur les usages et les contenus

Le « nouveau » paquet télécoms pourrait aussi être l’occasion pour les nombreux lobby des industries des contenus d'imposer leur main-mise sur les contenus du web et sur ses usages. C’est la crainte de nombreuses associations de consommateurs ou d’utilisateurs, notamment en France, qui voient avec effroi émerger l’idée d’une extension à l’Europe des principes qui viennent d’être adoptés dans le cadre de la loi « création et internet » (également dîtes loi Hadopi – du nom de l’instance de contrôle qu’elle institue -, ou loi Olivennes, du nom de son concepteur, ex-PDG de la Fnac et pourfendeur - non désintéressé - du téléchargement).

Cette fameuse loi instaure ce que ses partisans ont appelé la riposte graduée, un joli nom marketing qui se traduit par une sanction lourde : après deux avertissements, en cas de téléchargement illicite de contenus, c'est la coupure de la connexion Internet pour un an. Plus de 2/3 des français s'adonnant régulièrement au téléchargement, ce n'est sans doute pas la meilleure solution au problème, à moins de vouloir déconnecter tous les internautes français de la toile...

Pourtant condamné par le parlement européen en avril, le principe de riposte graduée au téléchargement illégal institué par cette loi fait l’objet d’un lobbying permanent tant de politiques français que de la puissante industrie du disque, qui souhaitent l’exporter hors de nos frontières. Il n’est pas présent dans le projet de révision mais des centaines d’amendement au paquet télécoms tentent d'instaurer un durcissement des directives de l’Union européenne sur le téléchargement.

La notion de régulation et d’autorité administrative au pouvoir de sanction y est clé, tout comme la responsabilité des FAI et des prestataires dont les obligations de police se développeraient de plus en plus. Et le rapport de force continental pourrait bien s’inverser avec une présidence française de l’Europe qui aura à cœur de ne pas se retrouver désavouée par l’Europe. En l’état, le projet de loi français qui doit être voté à l’automne ne serait pas applicable sans risques puisqu’il contreviendrait au cadre législatif européen. Il pourrait même de ce fait être retoqué par le conseil constitutionnel. En commission, le français Jacques Toubon de l’UMP fait feu de tout bois sur les articles concernant la propriété intellectuelle en proposant des amendements insistant bien sur les risques encourus et sur la judiciarisation de tout acte contrevenant. En clair, haro sur la peur du téléchargement.

Le retour de l'informatique de confiance

Encore plus grave, selon La Quadrature du Net, un collectif qui agit comme une vigie sur les projets législatifs portant notamment sur les libertés individuelles à l’ère du numérique, certains amendements déposés proposent carrément l’implémentation d’outils de tracking, de filtrage voir de standards « bloquant » afin de ne permettre l’accès qu’aux contenus préalablement définis comme licites.

Le réseau serait en quelque sorte privatisé au nom de la sécurité, chacun devant se déclarer puis montrer patte blanche. Le conservateur britannique Malcolm Harbour propose ainsi un amendement, qui permettrait la définition des contenus et applications licites ou non. A charge pour les fournisseurs d’accès d’en informer les utilisateurs. Si l’amendement Harbour devait être adopté, la Commission européenne serait également chargée de définir des standards et des procédés techniques de filtrage.

Comme l’explique Guy Bono, député européen socialiste et rapporteur d’un document sur les industries culturelles dans le cadre de la stratégie de Lisbonne, à notre confrère Ecrans.fr : « les internautes européens risquent de se réveiller avec une sacrée gueule de bois ! ».