RevuePresse20080817

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Revue de presse du 11 au 17 Aout 2008[modifier]


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Articles[modifier]



Appels à l'ISO rejetés : Open XML est enfin normalisé[modifier]

Par Christophe Bardy Le 17 août 2008 (17:36) http://www.lemagit.fr/article/microsoft-ooxml-formats/959/1/appels-iso-rejetes-open-xml-est-enfin-normalise/

Le 15 août 2008, jour de l'assomption, aura marqué l'élévation au paradis des standards d'Open XML, le format bureautique XML soutenu par Microsoft. Après des mois de bataille et une procédure pour le moins contestée, les appels de quatre pays ont été rejetés, faute de soutien suffisant par les membres des comités techniques de l'ISO et de l'IEC. Plus aucun appel n'étant possible le standard DIS29500 (OOXML) devrait officiellement être publié dans les prochaines semaines.

Les comités techniques de l'organisation internationale de normalisation (ISO) et de la Commission Electrotechnique Internationale (IEC) ont finalement avalisé la normalisation du format de documents Open XML (OOXML) sous la référence ISO/IEC DIS 29500. Les procédures d'appels interjetées par le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud et le Venezuela n'ont en effet pas reçu le soutien nécessaire pour invalider la procédure initiale de normalisation conclue à la mi-avril 2008.

Selon les règles de l'ISO et de l'IEC, la normalisation d'OpenXML peut donc se poursuivre avec la publication prévue pour dans quelques semaines de la norme DIS 29500, plus aucun appel n'étant désormais possible. Pour la petite histoire, le site web en français de l'ISO publie en une un article détaillant la façon dont sont élaborées les normes ISO.

Deux formats sont désormais normalisés par l'ISO

La décision de l'ISO ne devrait sans doute pas mettre un terme à la controverse sur la procédure de normalisation d'Open XML, mais elle met un point final à la bataille des standards bureautiques. Surtout elle réduit à néant l'espoir des partisans du libre d'imposer ODF comme seul format de documents standard. Car même si cela peut paraître absurde, l'ISO reconnaît désormais officiellement deux formats "standards" (sans compter la normalisation du PDF), et les utilisateurs devront s'accommoder de cette réalité.

Dans la pratique, la décision devrait permettre à Microsoft de contrer plus facilement la pénétration croissante d'Open Office sur sa chasse gardée des suites bureautiques. Open XML est en effet le format par défaut de Microsoft Office, la suite qui contrôle l'essentiel du marché commercial des suites bureautiques, et la non standardisation d'OOXML aurait pu inciter à une adoption plus large de sa principale concurrente, la suite libre et gratuite Open Office. Cette dernière devrait conserver ODF comme son format par défaut. Ironiquement la version 3 de la suite libre devrait aussi être le premier logiciel bureautique à supporter en standard la version normalisée d'Open XML en lecture et en écriture.


Une cour fédérale américaine renforce la protection des logiciels libres[modifier]

Edition du 14/08/2008 - par Olivier Rafal / IDG News Service http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-une-cour-federale-americaine-renforce-la-protection-des-logiciels-libres-26727.html

Un différend entre un industriel et un auteur de logiciel libre a conduit à un jugement confirmant les théories juridiques élaborées par les partisans du Libre. La protection de la propriété intellectuelle des logiciels libres vient de faire un grand pas, aux Etats-Unis. Une cour fédérale a en effet statué que ce n'était pas parce qu'il n'y a pas d'échange monétaire dans le cadre de l'utilisation d'un logiciel libre que cela ne peut pas entraîner de réparation financière en cas de violation de la licence.

Le jugement concerne une affaire entre Kam Industries, qui a téléchargé du code Open Source (Artistic License) pour l'utiliser dans ses propres produits commerciaux, et Robert Jacobsen, qui a écrit le logiciel. Ce dernier, arguant que Kam Industries avait violé les termes de la licence, avait demandé à la justice américaine de lui en interdire l'utilisation. Une cour californienne avait rejeté sa demande. Hier, en revanche, une cour fédérale a cassé ce jugement.

Violer un copyright peut conduire à payer des dommages et intérêts

Pour la cour d'appel, ne pas respecter les termes de la licence ne s'apparente pas simplement à un manquement à un contrat, mais bien à une violation de copyright. Le distinguo est très important, remarque Andy Updegrove, avocat spécialiste de la propriété intellectuelle. Sous le régime des contrats, la réparation d'une infraction se calcule en fonction de l'argent perdu - or avec les logiciels libres, il n'y a pas concrètement d'argent en jeu. En revanche, la violation de copyright donne droit à des dommages et intérêts, permet de se faire rembourser ses frais d'avocat, et d'interdire à la partie adverse d'utiliser le code.

Eben Moglen et Andy Updegrove très satisfaits de la décision

La cour fédérale a également indiqué que pour elle, l'absence de transaction financière ne signifiait pas qu'il n'y avait pas de considération économique, les logiciels libres pouvant très bien être cruciaux pour des produits payants. « Par exemple, indique la cour, les créateurs de programmes peuvent accroître les parts de marché de leurs logiciels en fournissant certains éléments gratuitement. »

Une confirmation de la théorie juridique élaborée par la communauté du Libre

Pour Eben Moglen, professeur de droit et fondateur du Software Freedom Law Center, cette décision va dans le bon sens : « La cour d'appel du circuit fédéral est tombée d'accord avec la théorie juridique sur laquelle nous nous appuyons depuis des années. » Pour ce défenseur des logiciels libres, ce jugement est donc très important, car il devrait réduire l'incertitude juridique et augmenter « l'attractivité du logiciel libre et des modèles de distribution Open Source tant pour les développeurs que pour les fournisseurs IT ».

Andy Updegrove le voit aussi comme une confirmation de ce qui était avancé par les partisans du Libre : « Pour la communauté, il ne s'agissait pas d'un problème d'argent, mais bien de voir une court importante [qui fait autorité en matière de propriété intellectuelle] approuver les fondations sur lesquelles sont bâties les philosophies libres, Open Source et Creative Commons. »


Pour être plus rapides, les portables Dell peuvent démarrer sur Linux[modifier]

Avec Latitude On, les utilisateurs pourront court-circuiter Windows pour accéder directement aux applications les plus courantes.

Gilbert Kallenborn, 01net., le 13/08/2008 à 16h29 http://www.01net.com/editorial/387932/pour-etre-plus-rapides-les-portables-dell-peuvent-demarrer-sur-linux/

C'est une situation de frustration classique. Vous avez envie de vérifier une petite information sur Internet ou de regarder rapidement vos derniers e-mails, mais seulement voilà : il faut booter Windows Vista. Et pendant les longues minutes de démarrage, vous vous dites que vous êtes en train d'enfoncer des clous avec un marteau-piqueur.

Pour enlever ce sentiment désagréable à ses clients professionnels, Dell vient de présenter, à l'occasion du renouvellement de la gamme Latitude, la technologie Latitude On. Il s'agit en fait d'un système d'exploitation minimaliste basé sur Linux, qui permet à l'utilisateur de court-circuiter Windows et d'accéder quasi instantanément aux applications les plus courantes, comme le réseau (entre autres Wi-Fi et 3G), Internet, les e-mails, le calendrier ou les contacts.

Installé sur une carte dédiée à basse consommation, ce système peut rester actif pendant plusieurs jours sans interruption. En quelque sorte, cette fonction transforme le PC portable en un simple netbook, à la différence près qu'il ne devrait pas être possible de sauvegarder des données en local. Un concept déjà utilisé par le grand public

En réalité, l'idée d'installer un système d'exploitation alternatif n'est pas très neuve. Ce dispositif existe déjà depuis quelques temps dans le domaine grand public. Certains PC portables peuvent ainsi démarrer sur un OS alternatif pour accéder rapidement à quelques applications multimédias (lecture de film ou de MP3, diaporama). Le type d'OS utilisé est assez variable : Linux, Windows CE, Windows XP, etc.

Certains éditeurs se sont même spécialisés sur ce créneau. C'est le cas de la jeune pousse américaine Splashtop qui propose un système d'exploitation regroupant un navigateur, un lecteur de musique, un gestionnaire de photos, un lecteur de chat et Skype. En mai 2008, Splashtop a été sélectionné par Asus pour équiper certains modèles de cartes mères et de PC portables.

La fonction Dell Latitude On sera disponible dans les prochains mois sur les modèles E4200 et E4300 sous la forme d'une option. Son tarif n'a pas encore été dévoilé.



Chine : forte progression des ventes de smartphones[modifier]

13/08/2008 13:00 par Christian D. http://www.generation-nt.com/chine-rythme-vente-smartphones-symbian-linux-windows-mobile-actualite-137581.html

Malgré l'absence de réseaux 3G, la Chine s'intéresse de près aux smartphones. Ici aussi, c'est le système Symbian qui remporte les suffrages. Drapeau ChineEtant le plus grand marché au monde de la téléphonie mobile, la Chine constitue un réservoir énorme pour les ventes de smartphones. Et si les réseaux 3G, qui permettraient d'en tirer pleinement parti, ne sont toujours pas d'actualité, le public chinois ne dédaignent pas ces téléphones aux fonctionnalités avancées.

Selon le cabinet d'études CCID Consulting, les ventes de smartphones en Chine ont progressé de 32% au cours du premier semestre 2008, représentant à eux seuls 15 millions d'unités. Comme sur le marché mondial, c'est le système d'exploitation Symbian qui se taille la part du lion avec 70% de parts de marché, mais en deuxième place, c'est Linux Mobile que l'on retrouve ( 15% ) tandis que Windows Mobile n'occupe que le troisième rang, avec 10% de parts de marché, alors que l' OS est deuxième au niveau mondial avec 13% de parts de marché.

Si la percée de Windows Mobile se concrétise en Asie, la Chine a longtemps préféré Linux, faisant les affaires de fabricants s'étant lancés sur ce segment, comme Motorola et sa série Ming. D'autre part, le succès de Symbian s'explique également par la forte présence de Nokia, qui a su occuper le marché très tôt, aux dépens des fabricants de terminaux locaux, souvent obligés de trouver de nouveaux marchés à l'extérieur.

Nokia maître du segment des smartphones en Chine

CCID Consulting estime que Nokia a vu ses ventes de smartphones Symbian augmenter de 40% en Chine au cours du premier semestre 2008, soit plus de 10 millions d'unités. De son côté, Motorola, autre précurseur du marché chinois, détient autour de 15% de parts de marché avec ses terminaux sous Linux.

Les fabricants chinois d'appareils Windows Mobile, comme Dopod International ou Amoi Electronics, ne dépassent pas plus de 5% de parts de marché chacun. La Chine reste l'un des grands marchés stratégiques que Microsoft doit occuper plus en profondeur.


Le projet de loi HADOPI prochainement présenté à l'assemblée nationale[modifier]

Par Ludovic Blin, secuobs.com Le 13/08/2008 http://www.secuobs.com/news/13082008-hadopi.shtml

Un nouvel épisode dans la guerre que livrent « ayant droits » (majors) et internautes à propos de la diffusion sur internet des contenus protégés par le droit d'auteur est en train de commencer. En effet, le « projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet », également nommé projet HADOPI, devrait être présenté à l'assemblée nationale à la rentrée. Il fait suite au rapport Olivennes (voir notre article) et semble être le digne descendant de la loi DADVSI, dont le processus législatif a vu différents rebondissements (voir notre article).

Présenté par la ministre de la culture et de la communication, Mme Albanel, il est destiné à « créer le cadre juridique indispensable au développement de l'offre légale de musique, de films, d'oeuvres et de programmes audiovisuels, voire d'oeuvres littéraires sur les nouveaux réseaux de communication » (selon l'exposé des motifs). Relevant que « jamais les conditions de création de ces oeuvres n'ont été aussi menacées », le projet propose notamment la création d'un système de « riposte graduée » aux violations du droit d'auteur, administré par la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet (HADOPI), dotée d'un pouvoir d'avertissement et de sanction administrative (notamment coupure de la connexion internet du coupable), et agissant sur l'initiative d' « agents assermentés » désignés par différentes organisations (par exemple les « organismes de défense professionnelle régulièrement constitués »).

Il va sans dire que ce projet déclenche de nombreuses réactions d'opposition de la part des internautes et des organisations de défense des consommateurs ou des libertés.

L'UFC-Que Choisir le qualifie ainsi de « projet monstrueux conçu par les marchands de disques, pour leur intérêt exclusif », et relève de nombreuses entorses à des principes juridiques importants. On notera ainsi le problème de la double peine (sanction administrative et sanction pénale), ou encore le renversement de la charge de la preuve (le propriétaire de la connexion peut être incriminé même s'il n'est pas à l'origine du délit et il doit apporter la preuve de son innocence).

Notons que sur le plan juridique, ce renversement de la charge de la preuve s'opère par l'introduction, à la charge du titulaire d'une connexion internet, d'une obligation de sécurisation de cette connexion, de manière à ce que celle-ci ne puisse être utilisée à des fins de « reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin sans l'autorisation des titulaires des droits prévus aux livres I et II lorsqu'elle est requise ». Le manquement à cette obligation peut faire l'objet de sanctions. Le vocabulaire utilisé (peine/sanction) (délit/manquement à une obligation), permettrait ainsi de s'exonérer des principes cités plus haut (voir notamment le blog du SNEP).

L'UFC-Que Choisir relève également la non-proportionnalité de la punition (coupure d'une connexion internet pendant une longue période). Au moment ou l'usage d'internet devient de plus en plus incontournable dans de nombreuses activités il est en effet dur d'imaginer l'application de cette disposition à une entreprise, un cybercafé, ou encore une université ou un hôpital. Il serait peut être utile d'évaluer l'impact économique de cette mesure afin de déterminer sa durée et sa possibilité de classement dans la catégorie des « sanctions administratives».

Plusieurs acteurs institutionnels sont également entrés dans le débat, comme par exemple le Conseil d'Etat, qui a notamment demandé la réduction de la durée de la suspension de l'abonnement internet, de 1 an à 3 mois, ainsi que la mise en place d'une procédure d'injonction pour les entreprises, de manière à éviter des dommages disproportionnés.

Le Parlement européen a quant à lui voté une disposition invitant les états « à éviter l'adoption de mesures allant à l'encontre des droits de l'homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d'efficacité et d'effet dissuasif, telles que l'interruption de l'accès à internet ».

Les internautes sont quant à eux semble-t-il de plus en plus unanimes, une évolution par rapport à l'époque du vote de la loi DADVSI ou une petite proportion se rangeait du coté des ayants droits, le plus souvent par volonté de soutien des artistes.

Il est vrai que pour ces derniers, qui pourraient, pour certains, dans l'avenir se tourner de plus en plus vers une autodiffusion de leurs oeuvres sur le net (par exemple via des plates-formes pay-what-you-want comme Aralie.com), la mise en place du système HADOPI ne semble présenter que peu d'intérêt. Il est probable que cette catégorie d'artistes se sente plus concernée par la mise en place d'un système de licence légale qui leur permettrait de percevoir une rémunération proportionnelle aux échanges de leurs oeuvres sur les réseaux.

Par ailleurs la mise en place des moyens techniques nécessaires au contrôle effectif de l'application de cette loi semble fort difficile, pour différentes raisons. Tout d'abord le coût d'une telle plate-forme pourrait atteindre un chiffre important (1 milliard d'euros par exemple), auquel il faut ajouter des frais de maintenance et de mises à jour probablement importants vu le rythme d'obsolescence du matériel et la croissance du trafic. Par ailleurs, et c'est probablement le point le plus dérangeant, la mise en place d'un tel système, à l'heure ou l'internet permet une circulation rapide de l'information, entraînerait probablement une réaction rapide des internautes, sous la forme d'une migration progressive vers des technologies adaptées à la nouvelle situation, rendant la plate-forme de surveillance inefficace. Un tel phénomène pourrait donc également avoir pour effet de bord une difficulté accrue concernant la recherche d'informations sur d'autres types d'infractions sans pour autant apporter l'efficacité souhaitée.

Le débat à l'Assemblée Nationale s'annonce donc intéressant et probablement mouvementé.


EL SOFTWARE LIBRE, UNA TENDENCIA QUE PUEDE CAMBIAR SOCIEDADES ENTERAS[modifier]

[Le Logiciel libre, une tendance qui peut bouleverser les sociétés][modifier]

Facundo Garcia, Pagina 12, Miércoles, 13 de Agosto de 2008 http://www.pagina12.com.ar/diario/suplementos/espectaculos/2-10907-2008-08-13.html

_"El concepto ideado por Richard Stallman tiene sólidos seguidores en Argentina, donde Solar, Vía Libre, Gcoop, Nómade, la Escuela San Cayetano y programadores particulares abren la ventana a todo un universo nuevo. No todo es Microsoft."_ "Le concept créé par Richard Stallman a des solides adeptes en Argentine où Solar, Vía Libre, Gcoop, Nómade, l'école San Cayetano et des programmeurs individuels ouvrent la voie vers un nouvel univers. Sans Microsoft."


Bruxelles débloque 120 millions d'euros pour la bibliothèque numérique européenne[modifier]

Estelle Dumout, publié le 12 août 2008 http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39382704,00.htm

Société - Europeana, c'est son nom, doit voir le jour d'ici la fin de l'année. Mais la numérisation des archives au sein des bibliothèques nationales prend du retard. Et il faut en plus assurer la compatibilité et la pérennité de ces documents numériques.

La Commission européenne met la pression sur les Etats membres pour accélérer la numérisation des collections de leurs bibliothèques nationales. Bruxelles a comme objectif de lancer Europeana, la bibliothèque numérique européenne d'ici la fin de l'année, mais il va falloir accélérer les choses pour qu'elle ne soit pas qu'une coquille vide.

« Les bibliothèques européennes contiennent à elles seules plus de 2,5 milliards de livres, mais environ 1% des archives seulement sont disponibles sous forme numérique », note la Commission dans son communiqué officiel. Bruxelles demande aux Etats membres « d'intensifier leur action pour rendre davantage d'oeuvres numériques disponibles en ligne, afin que les Européens puissent les consulter dans le cadre de leurs loisirs, de leur travail ou de leurs études ».

La Commission a d'ailleurs débloqué un budget de près de 120 millions d'euros pour aider les pays à rentrer dans leurs objectifs, sur les années 2009 et 2010. 69 millions proviendront du programme-cadre de l'Union européenne, à destination plus spécifiquement des activités de numérisation et le développement des bibliothèques numériques nationales. Le reste de la somme, soit 50 millions d'euros, sera fourni par le programme Compétitivité et Innovation, et sera alloué à l'amélioration de l'accès au contenu culturel européen.

Gallica parmi les exemples

Reste qu'il va falloir trouver d'autres sources de financement pour les bibliothèques nationales : « le coût total de la numérisation de cinq millions d'ouvrages provenant des bibliothèques européennes est déjà estimé aux alentours de 225 millions d'euros, sans compter les oeuvres comme des tableaux ou des manuscrits », souligne la Commission européenne. « Jusqu'à présent la plupart des pays n'affectent à la numérisation qu'un financement modeste et fragmenté », déplore Bruxelles. L'institution en appelle donc aux gouvernements des différents Etats pour débloquer leurs propres fonds publics et créer des partenariats avec le secteur privé.

Ces fonds ne devront pas servir uniquement qu'à la numérisation des documents : il faut aussi veiller d'une part à la compatibilité des fichiers numérisés entre toutes les bibliothèques européennes et Europeana, d'autre part à la « préservation du matériel numérique », afin que les documents restent accessibles, y compris si les technologies de numérisation ou de lecture évoluent.

Bruxelles distingue quelques bons élèves parmi les Etats membres, exemplaires pour les mesures qu'ils ont déjà adopté : la Slovénie, avec les tentatives réussies d'implication du secteur privé, la Finlande, la Slovaquie ou encore la Lituanie. La France n'est pas en reste : le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France (BNF) devrait proposer 300 000 documents d'ici 2010, un chantier financé sur fonds publics à hauteur de 26 millions d'euros.


Software Freedom Day le samedi 20 septembre prochain aux 4 coins du monde[modifier]

12 août 2008 http://www.toolinux.com/news/communaute/software_freedom_day_le_samedi_20_septembre_prochain_aux_4_coins_du_monde_ar10945.html

Pour la 2e année consécutive est organisée la journée internationale "Software Freedom", SFD pour les intimes. Elle aura lieu le samedi 20 septembre prochain ; 3 équipes représentent déjà la France.

Le "Software Freedom Day" est un événement international destiné à mettre en valeur l'importance de l'éducation aux technologies ouvertes et durables. L'événement compte rien moins que 200 équipes réparties dans 60 pays. L'édition 2008 du Software Freedom Day (SFD) aura lieu le samedi 20 septembre. La journée est parrainée par plusieurs grands noms du Libre, allant de Canonical (Ubuntu) à Google en passant par Linux Magazine, DKUUG, la Free Software Foundation et Mindtouch.

Plusieurs équipes françaises se sont déjà inscrites : elles organiseront conférences, rencontres et install parties le 20 septembre. Des villes comme Paris, Nancy et Rouen font déjà partie des organisateurs locaux. Dommage : aucune équipe pour représenter la Belgique, la Suisse ou encore le Luxembourg. Il reste toutefois quelques semaines avant l'événement.

Lien : softwarefreedomday.org


Google propose un outil de chiffrement open source[modifier]

la rédaction, publié le 12 août 2008 http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39382705,00.htm

Google vient de lancer un nouveau projet open source, baptisé KeyCzar, censé aider les développeurs à utiliser des technologies de chiffrement sûres pour leurs applications. Ce programme s'appuie sur les bibliothèques OpenSSL, PyCrypto et Java JCE, qu'il n'a pas vocation à remplacer, tient à préciser Google. Il fonctionne pour les authentifications ou les encodages avec des clés symétriques ou asymétriques.

« Il est facile de comprendre la cryptographie de travers », explique le moteur de recherche. « Les développeurs peuvent souvent utiliser des algorithmes obsolètes, ou alors ne pas anticiper la nécessité d'utiliser la rotation des clés ». Google veut remédier à ces situations en fournissant une interface simple et des fonctionnalités par défaut. L'entreprise affirme mettre à disposition des développeurs une API simple, un système de rotation de clés, ainsi que des algorithmes, des modes et longueurs de clés sécurisés.

Le projet a été développé au sein de l'équipe Google Security, par Steve Weis et Arkajit Dey.


Microsoft se sent menacé par l'Open Source[modifier]

11/08/2008 09:15 par Fabien B. http://www.generation-nt.com/microsoft-open-source-menace-interoperabilite-rapport-sec-actualite-135331.html

Le rapport annuel rendu par Microsoft à la SEC américaine accuse implicitement certaines entreprises se basant sur des modèles Open Source de profiter des idées de Microsoft à moindre coût. Si elles gagnent des parts de marché, le géant prévient qu'il risque d'y avoir de substantielles baisses de ses revenus et marges.

Chaque année, Microsoft doit remettre un rapport à l'agence américaine de régulation des marchés financiers, la SEC - U.S. Securities and Exchange Commission. Microsoft réaffirme aujourd'hui la menace en provenance de l'Open Source qui pourrait bien forcer la firme à baisser ses prix et ainsi réduire ses marges.

En 2005 déjà, il était écrit : " si l'adoption du libre augmente, Microsoft pourrait devoir baisser ses prix afin d'enrayer la diminution des ventes, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur son chiffre d'affaires et sur ses marges ". La société reconnaissait alors que " la popularisation du modèle logiciel non-commercial pose un défi significatif à notre modèle économique " et reconnaissait implicitement la qualité de certaines solutions : " Des concurrents comme Mozilla offrent des logiciels qui rivalisent avec les capacités de navigation Web d'Internet Explorer ".

Il y a trois ans, Microsoft écrivait que " presque tous les constructeurs proposent des serveurs pour le système Linux. L'adoption de ce système par IBM a de plus accéléré son acceptation en tant qu'alternative aux systèmes Unix et Windows ". On remarquera qu'aujourd'hui encore Big Blue continue de jouer les trouble-fêtes.

En un an, le géant de Redmond a obtenu un bénéfice net approchant tout de même 17,7 milliards de dollars, pour 60 milliards de chiffre d'affaires. La société se sent pourtant menacée par ces " entreprises en compétition avec elle, basées sur des modèles open source ... qui gagnent de l'argent via des services et produits complémentaires ". Le rapport ajoute " ces firmes ne supportent pas tous les coûts de développement et de recherche pour leurs logiciels. Certains utilisent des idées de Microsoft que nous leur avons fournies gratuitement à moindre coût dans le cadre de notre programme pour l'interopérabilité ". Il y a encore un an, Steve Ballmer menaçait l'Open Source et ses utilisateurs pour de prétendues violations de brevets. Si depuis, la firme a fait quelques pas vers l'Open Source, ce rapport témoigne que Microsoft n'est pas encore prêt à embrasser la philosophie défendue par les pro-libres.

La firme prévoit une nouvelle fois que si " les logiciels open source devenaient plus présents sur le marché, ses ventes, son chiffre d'affaires et ses marges pourraient décliner ". La bonne nouvelle interviendrait peut-être du côté des consommateurs, puisqu'étant donnée la marge actuelle de la société, une plus rude concurrence pourrait permettre d'économiser quelques euros sur les coûts des licences. Microsoft en viendrait-il à regretter ses initiatives - plus ou moins forcées - en faveur de l'interopérabilité ?


Organisation du premier « European Opensource Lawyers Event » consacré à l'analyse juridique de la licence GNU GPL v3[modifier]

Par Mben le jeudi 7 août 2008, 19:48 http://blog.venividilibri.org/index.php?post/2008/08/07/Organisation-du-premier-European-Opensource-Lawyers-Event-consacree-a-lanalyse-juridique-de-la-licence-GNU-GPL-v3

Nombreuses sont les personnes déjà averties : une conférence intitulée « EOLE » (pour European Opensource Lawyers Event) consacrée à l'analyse juridique de la licence GPLv3 se tiendra à la Maison Internationale de Paris le 24 septembre dans le cadre de l'évènement « Paris, Capitale du libre ». Premier événement d'un collectif européen1 nouvellement formé, elle permettra aux juristes et avocats européens de mutualiser et de communiquer sur le droit et les problématiques liés aux logiciels libres/open source.

La conférence se tiendra en français et anglais, avec traduction simultanée dans les deux langues. Vous trouverez plus d'informations sur le site dédié : http://www.eolevent.eu

L'entrée est gratuite, moyennant une inscription préalable (elle sera aussi possible le jour même, mais la réservation donne aux organisateurs une meilleure visibilité sur la journée et permet aux visiteurs de s'assurer d'avoir une place).

C'est la première grande conférence juridique dédiée à l'analyse des licences libres (avec la GPL v3 comme canevas) et tant le programme de la journée que la qualité des intervenants laissent présager un séminaire des plus intéressants. VVL est partenaire de l'événement, notamment par sa participation active, et nous y donnons donc rendez-vous à toutes les personnes qui partagent notre intérêt pour les licences !


USA : les ordinateurs portables ne passeront pas la frontière...[modifier]

Edition du 08/08/2008 - par Vincent Delfau http://www.cio-online.com/actualites/lire-usa-les-ordinateurs-portables-ne-passeront-pas-la-frontiere-1570.html

A l'heure où la Chine focalise l'attention des tenants des droits de l'Homme et des libertés individuelles, les Etats-Unis suscitent l'ire de ces derniers.

Washington vient de rendre public un texte autorisant les agents des douanes à saisir n'importe quel appareil électronique. Ordinateurs portables, baladeurs, disques durs portables et smartphones sont donc, au nom de la sécurité, susceptibles d'être examinés dès lors que leur propriétaire franchit une frontière américaine.

Le texte, issu du Département de la sécurité intérieure (DHS), précise que cette possibilité offerte aux agents des douanes est essentielle pour la découverte d'informations relatives au terrorisme, aux trafics de stupéfiants ou à l'immigration illégale. Il précise que n'importe quel voyageur pénétrant ou quittant le territoire américain peut voir les appareils électroniques qu'il transporte confisqués par les douanes. Lesquelles ont alors toute latitude pour en analyser le contenu. Elles peuvent, pour cela, se faire assister d'un traducteur, d'un spécialiste du chiffrement ou, en cas de suspicion de violation de la Loi, de divers experts.

Si le document du DHS vient d'être rendu public, les mesures qu'il présente sont en réalité déjà en vigueur. Selon nos confrères d'IDG News Service, plusieurs voyageurs ont rapporté s'être faits saisir leur ordinateur portable sans que leur bien leur soit restitué par la suite.

De nombreux critiques n'ont pas tardé à fuser du côté des associations de défense des libertés et d'une partie de la classe politique. Beaucoup accusent le texte d'autoriser des fouilles trop intrusives et de violer les libertés individuelles. Selon l'Electronic Frontier Foundation, les ordinateurs renferment des informations familiales, médicales, financières, qui pourraient facilement être copiées et se retrouver dans les bases de données gouvernementales. « Les mesures qui viennent d'être révélées sont vraiment inquiétantes », a résumé le sénateur Russ Feingold.