RevuePresse20080525

De April MediaWiki

Sommaire

Revue de presse du 19 au 25 mai 2008[modifier]


Articles[modifier]



Écologie : les DRM freinent l'utilisation en fac des ebooks[modifier]

Un seul responsable, plusieurs conséquences... Il est peut-être temps de se rendre compte que quelque chose ?

http://www.actualitte.com/actualite/2543-DRM-ebooks-universite-ecologie-consultation.htm

Réchauffement climatique et changements de climat ne préoccupent pas que les Festivals de livres : le sujet est majeur dans les élections de 2008 aux États-Unis, mais également sur le campus de l’Université de Miami – ce qui explique pourquoi certains professeurs et étudiants se tournent vers les ebooks.

Économie financière et approche écologique

Anita Cava, maître de conférences en droit des affaires, a permis à ses étudiants de choisir entre pratiquer la photocopie ad nauseam ou utiliser un ebook. « J’ai senti que c’était une option économique pour les étudiants, et je suis aussi pour la réduction des utilisations de papier », a-t-elle affirmé. Parce que les ebooks n’ont pas les coûts matériels associés aux photocopies des livres, le directeur de la librairie de l’université Gary Spearow ajoute qu’ils sont 25 à 30 fois plus rentables,

Après avoir prépayé pour un ebook à la librairie, on fournit un code d’activation aux clients qui peut être utilisé sur un site web pour consulter et imprimer leur ebook. Cependant, les DRM (ou Digital Rights Management), outils de contrôle d’accès utilisés par les éditeurs et les ayants droits, peuvent interférer sur l’utilisation qui se répand des ebooks. Le problème du format unique se repose en permanence, autant que celui de l'interopérabilité.

Contraintes de consultations

William McKenna est vendeur d’ebooks au détail : ses exemplaires ne sont consultables que sur l’ordinateur où ils ont été enregistrés. Le but de cette règle est d’empêcher une personne de télécharger des ebooks pour tous les étudiants de sa classe. Ceci signifie également qu’un étudiant ne peut pas accéder à ses ebooks dans des endroits autres sur le campus comme la bibliothèque s’il n’a pas son ordinateur personnel.

Ce problème peut être contourné si les étudiants lisent leurs ebooks sur les sites web, mais ce type d'accès est relativement limité. D’autant plus que cela dépend aussi des services Internet, qui ne sont pas toujours fiables. Mc Kenna a ajouté que ces problèmes arrivent lors des pannes d’ordinateur ou si quelqu’un ne peut pas accéder à une connexion sans fil.

Des surprises verrouillées pour les utlisateurs

Ann Olazabal, professeure de droit des affaires, explique que certains de ses étudiants, et même des professeurs, ont été déçus par ce système de protection, n'ayant pas conscience des limitations d’impression des ebooks, voire de lectures. Des éditeurs d’ebooks n'en permettent par exemple l’impression qu'une seule fois par jour. Ronald Salinas, un ancien élève, a rapporté que lorsqu’il essayait d’imprimer les pages d’un ebook pour la seconde fois dans la journée, l’éditeur ne le permettait pas. « C’était un problème dont je n’avais vraiment pas besoin », dit-il.

« Le concept est génial, mais l’application problématique » affirme Cava qui utilisait des ebooks dans son programme de direction MBA en décembre dernier. Cependant, ses étudiants ont été pris au milieu des perturbations informatiques visant à l’extension du système informatique de l’université. À cause d’incompatibilités avec les ordinateurs de l’université, des étudiants furent incapables de télécharger leurs ebooks. Elle ajoute : « Je pense vraiment que la possibilité d’utiliser des textes électroniques est énorme », mais de grands progrès sont toujours à réaliser.

Rédigé par AuréHylien, le dimanche 25 mai 2008 à 15h43


CNRS / Inria : les syndicats craignent l’affaiblissement de la recherche informatique fondamentale[modifier]

Par David Castaneira Le 23 mai 2008 (16:01)

http://www.lemagit.fr/article/recherche-cnrs-inria-informatique/422/1/cnrs-inria-les-syndicats-craignent-affaiblissement-recherche-informatique-fondamentale/

Rubriques : Législation - Formation - Economie Tags : recherche - cnrs - inria - informatique L’éventualité d’un rapprochement entre l’Inria et les laboratoires étiquetés sciences de l’information du CNRS suscite l’inquiétude des syndicats de chercheurs. Qui ont peur de voir le gouvernement réduire la recherche fondamentale pour favoriser la recherche appliquée. Pas simple.

L’entretien accordée au Monde par Valérie Pécresse à la veille du conseil d’administration du CNRS censé débattre du projet de réforme de l’institution a provoqué l’ire des syndicats. "Alors même que la concertation est en cours dans l'établissement, le ministère affiche un mépris du dialogue social", explique le SGEN-CFDT. Du coup, les représentants du personnel auprès du conseil ont quitté la scéance. Sur le fond, le plan dévoilé par la ministre soulève nombre d’inquiétudes, notamment concernant les sciences de l’information. Contrairement à la plupart des disciplines qui demeurent 100% CNRS, ces dernières – tout comme les sciences du vivant – seront copilotées par l’Inria (Institut national de recherche en informatique et automatique). Pour Pierre Girard, secrétaire général de la SGEN-CFDT-EPST et présent au conseil d’administration du CNRS, « il y a le risque de voir la dimension recherche fondamentale du CNRS disparaître au profit de la recherche appliquée ». La crainte également que cette spécificité du traitement de l’informatique ne soit en fait que la première pierre d’un plan plus vaste de démantèlement du CNRS.

Le Pdg de l'Inria en coordinateur

Il existe nombre de projets menées conjointement par le CNRS, l’Inria voire les universités, mais aucune tutelle générale n’existe pour l’heure. Hors, avec cette tutelle éventuelle, via une coordination de la recherche confiée à l’Inria, Pierre Girard estime qu’il « y a la volonté au niveau politique d’une approche utilitariste et à court terme de la recherche. Le problème, c’est de nommer le Pdg de l’Inria coordonnateur, pas de travailler entre scientifiques. Qui plus est, cette organisation aurait pu être le fruit d’un échange. Tandis que là, c’est posé a priori, ce n’est pas vraiment rassurant ». Il est vrai que le modèle de l’Inria est spécifique dans la mesure où il favorise les partenariats forts avec de grands industriels du secteur – le plus emblématique étant celui signé avec Microsoft – et où l’institut n’hésite pas non plus, via Inria Transferts, à jouer les incubateurs de jeunes pousses. Mais les chercheurs de l’institut participent également largement à la recherche fondamentale.

Reste que, selon un fin connaisseur de la recherche en sciences de l’information, un rapprochement n’est pas pour demain. Car il serait très compliqué à mener et prendrait beaucoup de temps. Question de mentalités. S’il doit y avoir un changement, il entrevoit plutôt dans un premier temps une coordination collégiale a minima.

Pétition au CNRS

Selon Le Monde, une pétition circulerait déjà au sein du CNRS pour s’opposer à un quelconque projet qui verrait les sciences de l’information quitter le giron de l’institution scientifique. La prochaine réunion du conseil d’administration du CNRS doit se tenir le 19 juin. Normalement elle avait pour objet de décider de la réforme, mais les représentants des chercheurs ayant quitté la première réunion, le projet n'a pas pu être débattu.

En attendant le comité Sauvons la recherche et les principaux syndicats de chercheurs appellent, le 27 mai, à une marche baptisée "l’Academic Pride - la marche de tous les savoirs".


1 % pour Linux en avril 2008 pour XiTi[modifier]

23 mai 2008

Selon la dernière étude XiTi, réalisée du 1er janvier 2007 au 30 avril 2008 sur un périmètre de 170 222 sites web, le système d’exploitation dominant, Windows, a concédé un demi-point en part de visites au profit de ses principaux concurrents Mac OS et Linux.

http://www.toolinux.com/news/revue_de_presse/1_pour_linux_en_avril_2008_pour_xiti_ar10617.html

Sur les 6 derniers mois, Mac OS et Linux prennent 0,5 point (seulement) de part de visites à Windows. 15 mois après son lancement auprès du grand public, le système d’exploitation Windows Vista continue petit à petit à gagner du terrain pour atteindre 15.8% en part de visites en avril 2008. Toutefois, la progression de Vista ne vient pas renforcer la position globale de Windows selon XiTi.

Restons réalistes : comme le souligne l’étude, Windows fait plus que dominer avec 94.5% des visites sur le mois d’avril 2008, très loin devant Mac OS (4%) et Linux (1%). Peu de changements pour le reste du marché : on retrouve en 4ème position les consoles avec 0.10% des visites en avril 2008 ; 0.06% pour la PS3 qui connaît une légère progression depuis décembre 2007, 0.03% pour la PSP et enfin 0.02% pour la Wii.


Les ventes de Linux augmentent de 22 % en Chine[modifier]

Mais la valeur du marché demeure basse, d'après les analystes. Simon Burns (Vnunet.com) 23-05-2008

http://www.vnunet.fr/fr/news/2008/05/23/les_ventes_de_linux_augmentent_de_22___en_chine_

Le marché commercial de Linux en Chine a connu une augmentation de 22,6 % l'année dernière, d'après une nouvelle étude. Toutefois, le niveau du marché demeure assez bas en termes de revenus, avec des revenus générant seulement 5,42 millions de dollars pendant les trois premiers mois de 2008, d'après l'entreprise chinoise CCID Consulting.

"Les serveurs demeurent l'application majeure du marché Linux", remarquent les analystes de CCID dans un récent rapport. "La profondeur et la largeur des serveurs d'applications, des serveurs de calcul à haute performances et des serveurs de bases de données ne cessent d'augmenter. De même pour le nombre d'approbations obtenues par Linux de la part des milieux gouvernementaux et financiers, ainsi que des services de télécommunication et de messagerie".

Avec l'expansion des canaux de distribution des fabricants, Linux s'étend en dehors de ses marchés traditionnels sur des villes majeures comme Beijing et Shanghai. Le système d'exploitation open source connaît un essor plus important dans les villes secondaires et tertiaires, et dans les régions plus pauvres comme la Chine de l'Ouest, d'après CCID.

Linux est également plus fréquemment pré-installé sur des PC que par le passé. Les pressions de Microsoft et des lobbys américains de droits d'auteur a poussé de nombreux fabricants comme Lenovo à proposer Windows avec tous les PC vendus en Chine. Toutefois, les petits fabricants vendent des PC avec Linux pré-installé afin de réduire le coût total du système, une licence Windows pouvant augmenter le prix de quelques dizaines de dollars.

Compte tenu de la simplicité d'accès à des copies piratées de Windows en Chine, il est assez courant pour les acheteurs et le personnel de petits magasins d'informatique de remplacer Linux par une copie piratée de Windows lors de la vente de ces PC.

Le CCID a également constaté une forte croissance sur le marché des versions personnalisées et mobiles de Linux en Chine.

Adaptation de l'article Linux sales grow 22 per cent in China de Vnunet.com en date du 22 mai 2008.


Ubuntu disponible en version mobile début juin[modifier]

la rédaction, publié le 23 mai 2008 Tags: système d'exploitation, linux, mobile, ubuntu

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39381274,00.htm

L'éditeur Canonical s'apprête à lancer la version pour appareils mobiles de son OS Linux Ubuntu. Baptisée Netbook Remix, elle sera disponible dès la première semaine de juin, a confirmé le dirigeant de Canonical, Mark Shuttleworth, dans une interview au quotidien britannique The Guardian.

« Nous travaillons avec Intel, qui conçoit des puces sur mesure pour ce créneau », a-t-il expliqué.

Canonical planche sur cette version mobile d'Ubuntu depuis des mois. La société en a d'ailleurs fait une priorité, quitte à devenir rentable plus tard, comme le dirigeant l'avait indiqué lors de la sortie de la version 8.04 de l'OS, Hardy Heron.


Microsoft va supporter ODF dans Office et participer à son évolution[modifier]

_Le Monde de l'Informatique_, 22 mai par Maryse GROS

Continuant sa stratégie de la patte de velours, Microsoft promet de supporter en natif PDF et ODF dans Office 2007, en plus de ses formats XPS et OOXML. Mieux, l'éditeur décide de s'impliquer dans ODF au sein de l'ISO.

Lire la suite : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-microsoft-va-supporter-odf-dans-office-et-participer-a-son-evolution-26130.html


Microsoft : nouvelle prise en charge de fichiers dans Office en 2009[modifier]

Publié le jeudi 22 mai 2008par Emilien Ercolani

http://www.linformaticien.com/Actualit%C3%A9s/tabid/58/newsid496/4424/microsoft-nouvelle-prise-en-charge-de-fichiers-dans-office-en-2009/Default.aspx

L’encre coule beaucoup du côté des formats bureautiques et aujourd’hui, Microsoft annonce le support des formats ODF, PDF et XPS dès la disponibilité d’Office 2007 SP2, au premier semestre 2009.

La normalisation du format OpenXML de Microsoft par l’ISO avait déjà fait grand bruit à l’époque, soulevant interrogations et plaintes de tous bords, notamment à l’April en France. Aujourd’hui, Microsoft continue dans le sens de l’interopérabilité et annonce dans un communiqué de presse qu’Office 2007 SP2, prévu pour le premier semestre 2009, supportera les formats ODF 1.1, PDF 1.5 et XPS.

Comprenez donc que ces nouveaux formats seront disponibles en lecture comme en écriture, avec un nouveau menu qui devrait ressembler à ça (photo tirée du blog de Doug Mahugh, cliquez pour agrandir) :

De plus, Microsoft indique travailler avec la communauté SourceForge.net, au développement d'un traducteur Open XML – ODF, « Afin que les utilisateurs des versions précédentes de Microsoft Office (Office 2000, Office XP et Office 2003) puissent eux aussi exploiter le format ODF ». Il a également un projet de traducteur UOF (format national standardisé chinois) – OpenXML.

Concernant le support du format Office Open XML, il sera proposé avec Office 14, nom de code de la prochaine version d’Office, qui ne devrait pas voir le jour avant 2009 également… Aussi, Microsoft devrait rejoindre l’OASIS (Organization for the Advancement of Structured Information Standards) et travailler sur la prochaine version d’ODF. Réaction de l’April

Selon le délégué général de l’April, Frédéric Couchet, « le support natif d'ODF par Microsoft Office rend caduque la seule raison qui était finalement invoquée pour justifier la double présence d'ODF et OOXML », concernant le RGI (Référentiel Général d’Interopérabilité).

En effet, le RGI prévoyait un format unique pour les documents révisables, et un autre pour les documents figés (PDF). « Microsoft ne pourra plus prétendre être désavantagé, à moins d'avouer que son support natif d'ODF ne fonctionnera pas ou que son annonce n'est que du vent ».

A vous de juger.


Office 2007 se met au format bureautique open source ODF[modifier]

La suite bureautique du géant américain devient compatible avec le format d'Open Office en 2009. La version ISO de l'Open XML de Microsoft attendra, elle, plus longtemps. David Maume, 01net., le 22/05/2008 à 17h40

http://www.01net.com/editorial/381144/office-2007-se-met-au-format-bureautique-open-source-odf/

Nouveau rebondissement dans la bataille des formats de fichiers bureautiques que se livrent Microsoft et le reste de l'industrie. Le numéro un mondial des logiciels a annoncé hier soir qu'il allait prendre en charge dès l'an prochain dans sa suite Office 2007 le format ODF (Open document format) utilisé notamment par la suite bureautique libre Open Office. Cette nouvelle fonction sera incluse dans le Service Pack 2 d'Office 2007 dont le lancement est prévu au premier semestre 2009. Selon Microsoft, les utilisateurs d'Office 2007 pourront ouvrir des fichiers ODF 1.1, les modifier et les sauvegarder. Le format ODF pourra même être choisi comme format par défaut de la suite en lieu et place du format Open XML, le format bureautique proposé par défaut dans Office 2007 ! Le support des formats PDF et XPS (voir encadré ci-dessous) sera également ajouté au SP2 mais c'est l'ajout du format ODF qui retient aujourd'hui l'attention, à cause de la bataille qui oppose depuis plusieurs années, dans les instances de normalisation, le format ODF au format Open XML. « J'ai été agréablement surpris par la décision de Microsoft. Je pense qu'il veut désormais être un acteur de la convergence entre les deux formats comme le souhaitent les entreprises (pour la plupart) et l'industrie », analyse Frédéric Bon, président de la commission de normalisation Afnor (commission formats de documents révisables) et dirigeant de Clever Age, une société de conseil en architecture technique qui a notamment développé un traducteur OOXML-ODF. Pas d'Open XML ISO dans Office 2007 Pour Frédéric Couchet, délégué général de l'April, une association qui défend le logiciel libre, la décision de Microsoft montre plutôt les difficultés de l'éditeur à implémenter la version ISO de la norme Open XML et sa peur de voir les administrations adopter des logiciels concurrents capables de gérer le format ODF. Microsoft a aussi annoncé hier qu'il ne serait pas en mesure de proposer l'implémentation de la version ISO (ISO 29500) de son format Open XML avec le SP2 l'an prochain. Obtenue au forceps le 1er avril dernier, la normalisation ISO d'Open XML a nécessité de nombreuses modifications du format utilisé dans Office 2007 et l'implémentation de la nouvelle version nécessite aujourd'hui beaucoup d'efforts de l'aveu même de Microsoft. « C'est un gros travail d'ingénierie d'autant plus délicat qu'il est très difficile de gérer deux versions d'un même format au sein d'un logiciel. Nous risquons de déstabiliser les entreprises qui ont commencé à déployer la version actuelle d'Open XML », explique Bernard Ourghanlian, le directeur technique de Microsoft France. Pour l'instant, Microsoft ne prévoit pas l'intégration de la version ISO d'Open XML avant la prochaine version d'Office (nom de code Office 14) prévue pour 2010 voire 2011 Un convertisseur abouti L'année prochaine, la principale innovation proposée par Microsoft dans la suite Office sera donc l'ajout du format libre ODF ! Aujourd'hui, les utilisateurs d'Office peuvent déjà utiliser un convertisseur OpenXML/ODF gratuit, développé par la communauté open source et certains éditeurs, mais Microsoft compte proposer une technologie plus performante. « Il s'agira d'une solution native développée en interne par nos équipes, qui s'inspirera des convertisseurs open source mais fera aussi appel aux fonctions de bas niveau d'Office », explique Bernard Ourghanlian. Moins rapides mais plus universels, les convertisseurs disponibles sur des sites comme Sourceforge resteront pertinents pour faire le pont entre ODF et les précédentes versions d'Office (2000, 2003, XP, etc.). Nul doute que l'implémentation ODF de Microsoft dans Office 2007 sera examinée de près à sa sortie. « Il n'est pas évident de transposer certaines mises en forme, et Microsoft devra veiller à ne pas dégrader les documents sans ajouter de fonctions non prévues par les spécifications ODF », explique Frédéric Bon. Rendez-vous est pris.


Funambol lance une nouvelle place de marché dédiée aux développeurs de logiciels libres pour applications mobiles[modifier]

Funambol Forge offre aux développeurs un lieu d'échange et de collaboration en ligne pour mener à bien leurs projets Open Source

http://www.progilibre.com/Funambol-lance-une-nouvelle-place-de-marche-dediee-aux-developpeurs-de-logiciels-libres-pour-applications-mobiles_a617.html

Funambol, le premier éditeur de logiciels libres de messagerie Mobile 2.0, annonce aujourd'hui avoir lancé Funambol Forge, une nouvelle place de marché Open Source. Objectif : offrir un espace d'échange et de collaboration en ligne aux développeurs de logiciels libres pour applications mobiles du monde entier.

« Cela fait déjà plusieurs années que Funambol milite activement pour le déploiement des logiciels libres dans l'industrie mobile et nous avons notamment contribué au développement de la plus grande communauté Open Source dans l'univers de la mobilité. Il était donc tout à fait naturel que Funambol héberge cette nouvelle place de marché dédiée au développement de logiciels libres pour applications mobiles », déclare Fabrizio Capobianco, CEO de Funambol. « Les logiques suivies pour les logiciels propriétaires ne permettent pas de s'adapter à l'évolution rapide de l'industrie mobile. A contrario, la Funambol Forge permettra d'accélérer les actions de développement logiciel pour mieux répondre aux besoins du marché. »

Sur la nouvelle Funambol Forge, développeurs et autres membres de la communauté peuvent collaborer sur leurs projets de logiciels mobiles, s'échanger des conseils techniques, ou encore télécharger des applications et des documentations. La plate-forme abrite le code source et binaire pour la version Open Source Funambol Community Edition et de nombreux projets communautaires Funambol. Elle propose également de nouveaux services de discussion avec des mailing-lists et des forums en ligne. Autre fonctionnalité proposée, un nouveau forum d'assistance en ligne pour le portail myFUNAMBOL. Funambol Forge constitue également le point d'entrée pour tous les programmes communautaires de Funambol, à l'instar des programmes Code Sniper et Phone Sniper.

« La nouvelle Funambol Forge est la conséquence du développement phénoménal enregistré par la communauté Funambol, le nombre de téléchargements Funambol ayant dépassé le cap des deux millions », déclare Stefano Maffulli, le nouveau responsable de la communauté Funambol. « Notre intention était la suivante : répondre aux besoins de la plus importante communauté mondiale de développeurs de logiciels mobiles en leur offrant un espace où ils puissent collaborer, développer leurs connaissances mais aussi contribuer au développement de logiciels mobiles innovants. »

Funambol propose des solutions Open Source – dédiées au grand public – pour la synchronisation des e-mails push et des données PIM. Les solutions Funambol sont compatibles avec plus de 1,5 million d'appareils mobiles, parmi lesquels les terminaux mobiles d'Apple, de Nokia, de Motorola, de Samsung, de Sony Ericsson ou encore de LG. La société a récemment adopté un nouveau modèle de financement par la publicité, une première sur le marché. Cette approche novatrice garantit la gratuité des solutions pour l'utilisateur. Plusieurs opérateurs de téléphonie mobile et fournisseurs d'accès du monde entier – parmi lesquels Earthlink au États-Unis et 1&1 en Europe – ont déjà adopté la version commerciale du logiciel de la société.

Accessible à l'adresse suivante (https://www.forge.funambol.org/), Funambol Forge constitue un nouveau point d'entrée pour une grande majorité de projets Open Source en lien avec Funambol, et précédemment hébergés sur d'autres sites. Funambol invite les personnes intéressées par cette approche à s'inscrire dès aujourd'hui à cette nouvelle plate-forme ainsi qu'aux services de discussion, à l'adresse suivante : https://core.forge.funambol.org/ds/viewForums.do.

Mercredi 21 Mai 2008


"La Source", distributeur autonome de contenus numériques au Mali[modifier]

- ©Thot/Cursus 21-5-2008

http://thot.cursus.edu/rubrique.asp?no=27953

La source "La Source" est un distributeur autonome de contenus numériques. Le but est de diffuser à un coût modique des logiciels libres mais aussi d'autres ressources comme des livres, l'encyclopédie Wikipedia, des documentaires, des ressources éducatives et des clips vidéo d'artistes locaux.

Le fonctionnement est simple. Conçu comme un kiosque l'utilisateur se déplace dans les menus à l'aide de trois boutons et choisi le contenu qu'il veut transférer sur sa clé USB. Une participation modique de 50 à 100FCFA est demandée pour chaque transaction dans le but d'assurer l'entretien de la machine.

Sur ce kiosque les utilisateurs peuvent trouver :

        • Des dizaines de logiciels libres pour Windows (Bureautique, Jeux, Utilitaires, Éducation ...) ainsi que des distributions Linux pour pouvoir découvrir simplement les dernières versions.
        • Les versions française et arabe de Wikipedia qui offrent plus de 700 000 articles pour transformer n'importe quel ordinateur en bibliothèque de recherche sans avoir besoin de connexion internet.
        • Des centaines de livres libres de droits, on y trouve bien sûr des classiques de la littérature mais aussi des ouvrages techniques en informatique pour faciliter l'autoformation.
        • Des clips d'artistes locaux que l'on peut regarder sur son ordinateur, un lecteur de DVD, ou bien sur son téléphone.

"La Source" permet aussi aux utilisateurs d'enlever les virus qui sont sur leur clé USB. En sélectionnant la fonction anti-virus, un puissant logiciel examine tous les fichiers présents sur la clé et élimine les virus et autres spyware.

"La Source" répond à un besoin de diffusion de contenus qui soit bon marché et accessible au plus grand nombre. Si les connexions internet se démocratisent au Mali, elles restent inaccessibles au plus grand nombre et la seule alternative est d'utiliser les cyber cafés. Mais télécharger une distribution Ubuntu, ou les 500MO qui constituent Wikipedia dans un cyber n'est pas à la portée de toutes les bourses. De plus, bien souvent, les personnes ne savent pas qu'il existe des logiciels et des ressources libres et de bonnes qualité disponibles. Ce sont ces freins à la diffusion des ressources libres que "La Source" entend supprimer.

Il est à noter que le kiosque a été développé et réalisé entièrement à Bamako. Sur la base d'une carte mère de PC, le boîtier a été fabriqué localement avec les pièces disponibles sur le marché, et le logiciel spécifiquement écrit pour cette application. Le logiciel ainsi que les plans pour réaliser votre propre kiosque sont publiés sous une licence libre.


Psiphon, le logiciel qui détourne la censure[modifier]

Des chercheurs canadiens ont mis au point un logiciel baptisé Psiphon qui permet à ses utilisateurs de déjouer la censure du web. Son créateur, Ron Deibert, vient de recevoir le Grand Prix du Nextplorateur

http://www.lepetitjournal.com/content/view/27000/1566/

Le test s’avère simple et très révélateur : en tapant le mot "Carrefour" en chinois ou des mots clés se référant à l’enseigne commerciale française sur les moteurs de recherche, la réponse "l’information que vous recherchez n’est pas accessible" est délivrée. Depuis que les manifestations anti-françaises se déroulent en Chine, les emblèmes tricolores sont devenus non grata et ce, au détriment de l’information. Cet exemple n’est qu’une goutte d’eau dans le monde du web où les dictatures cubaines, chinoises ou tunisiennes imposent leurs règles. C’est ce qui a amené Ron Deibert, directeur du Citizen Lab de l’université de Toronto, et son équipe de chercheurs à créer le logiciel Psiphon, qui détourne la censure et évite le flicage des internautes grâce à des transmissions semblables à celles utilisées pour les transactions financières et le commerce électronique. Car avant, pour consulter des pages interdites dans leur pays, les fraudeurs utilisaient des serveurs proxy qui gardaient en mémoire les sites visités. Aux autorités ensuite de faire pression pour avoir accès à cette liste et sanctionner les téméraires.

14 pays censeurs sur Internet Ce nouveau système entièrement protégé fonctionne avec la complicité d’un "ami" basé dans un pays libre qui télécharge le logiciel sur le site de Ron Deibert. Son collègue chinois ou cubain reçoit alors un mot de passe qui lui permet d’utiliser Psiphon grâce à votre ordinateur, qui devient un "nœud" Internet qui lui évite de passer par les serveurs officiels. Pour cette avancée sans conteste dans le monde de la liberté informatique, Ron Deibert a reçu en février le prix de la première édition de "Nextplorateur de l’année". Car selon Reporters Sans Frontières, 14 pays seraient actuellement censeurs sur Internet et près de 40 sont surveillés par l’Open Net Initiative, un observatoire dédié à l’étude de la censure sur le net. Marie VARNIEU. (www.lepetitjournal.com) mercredi 21 mai 2008


Mature, la forge collaborative LibreSource passe sous GPL[modifier]

communiqué de presse Paris, le 21 mai 2008

http://www.inria.fr/presse/pre178.fr.html

Le consortium LibreSource, associant la société Artenum et l'INRIA, a annoncé aujourd'hui la sortie de LibreSource 2.5, mise à jour significative de son logiciel de forge collaborative. LibreSource est désormais disponible sous la licence libre GNU GPL V2 et renforce ses atouts pour le travail collaboratif et pour le développement logiciel. LibreSource a atteint une maturité qui lui permet d’être déployé dans un contexte industriel, pour des communautés de plusieurs milliers d’utilisateurs.

LibreSource se présente comme un portail web réunissant tous les outils de communication et de partage nécessaires au travail collaboratif. Cette solution, particulièrement adaptée au développement logiciel, a pour ambition de faciliter la coordination des projets collaboratifs et d’en réduire les coûts.

LibreSource a été créé en 2001 sous l'égide du Réseau National des Technologies Logicielles. “Les forges de première génération avaient montré la voie, mais étaient inappropriées pour les entreprises ou les institutions de recherche avec lesquelles nous travaillions” se rappelle Julien Forest, gérant d'Artenum, “Nous avons trouvé auprès de l'INRIA et de l’Université Paris Diderot - Paris 7 - une vision et un savoir-faire uniques pour répondre à ces besoins. LibreSource est ainsi conçu pour s'adapter aux projets et gérer finement les droits d'accès”.

La communauté scientifique a fourni les premiers utilisateurs de LibreSource. L'Agence Spatiale Européenne a été la première à l'utiliser dans le cadre d'un projet de R&D industrielle. L'année passée a été marquée par son déploiement auprès de références telles que Thales Communication et le Ministère de l'Écologie. “C’est un exemple de transfert technologique réussi entre la recherche et l’industrie qui est fondé sur un modèle économique « open source »” déclare Bruno Sportisse, Directeur du Transfert et de l’Innovation de l'INRIA, “Artenum est parvenu à faire de LibreSource une référence sur le marché des forges et un succès communautaire”.

Logiciel libre, LibreSource réunit en effet une communauté croissante. “Nous faisons le choix de la licence GNU GPL V2 pour soutenir cette communauté et faciliter l'adoption de LibreSource” indique Stéphane Bagnier, responsable du pôle Groupware chez Artenum, “la communauté de LibreSource contribue grandement à sa qualité”.

Entre autres améliorations, la version 2.5 de LibreSource apporte une meilleure intégration du gestionnaire de configuration Subversion ainsi que le support des serveurs d'applications Java JOnAS et JBoss.“LibreSource a atteint une maturité qui lui permet d’être déployé dans d'un contexte industriel, pour des communautés de plusieurs milliers d’utilisateurs” affirme Stéphane Bagnier, “notre objectif pour l'année 2008 est de rendre massive son adoption en milieu industriel, notamment sur les marchés internationaux”.

Ce partenariat entre Artenum et l’INRIA souligne la vitalité du développement logiciel à l’INRIA, inscrit au cœur d’une politique de transfert réaffirmée dans son nouveau plan stratégique (2008-2012).


Questionnez les économistes : Internet et développement - vers un réseau des réseaux vraiment mondial ?[modifier]

Quels avantages retirerait d'Internet le monde en développement ? Et quelles répercussions sur Internet tel que nous le connaissons aujourd'hui aurait l'arrivée de plusieurs milliards de nouveaux utilisateurs ?

Voir ci-dessous les questions et réponses de ce débat en ligne qui a eu lieu jeudi 21 février 2008 avec Sam Paltridge, économiste à la Direction de la science, de la technologie et de l'industrie de l'OCDE.

http://www.oecd.org/document/35/0,3343,en_2649_37441_40070563_1_1_1_37441,00.html

Q. S'agissant des pays dont la population ne figure pas dans le premier milliard de personnes en ligne, (a) que peuvent-ils faire ou (b) de quoi ont-ils besoin pour que leurs habitants fassent partie du deuxième milliard d'internautes ? Irene Wu, titulaire d'un doctorat et d'une bourse d'étude Yahoo! à l'Université de Georgetown

R. Les initiatives destinées à renforcer l'utilisation d'Internet, et des technologies de l'information et de la communication (TIC) connexes, doivent être considérées comme des mesures de base dans tous les domaines du développement économique et social. Il conviendrait par exemple de développer les qualifications nécessaires pour exploiter les possibilités créées par Internet. Plus précisément, dans le cadre de la régulation du secteur des communications, l'introduction de la concurrence, la séparation des fonctions d'élaboration des politiques publiques et d'exploitation, ainsi que la création d'une autorité de régulation indépendante, dotée de pouvoirs d'exécution lui permettant de faire appliquer des garanties juridiques adéquates, sont autant de mesures nécessaires pour favoriser le renforcement de l'accès à Internet.

Ce thème sera une des principales questions abordées au cours de la prochaine Réunion ministérielle de l'OCDE sur « Le futur de l'économie Internet », qui se déroulera à Séoul, en Corée, les 17 et 18 juin 2008.


Q. Y a-t-il des mesures particulières que les membres de l'OCDE peuvent prendre pour faire en sorte que davantage de personnes accèdent à Internet au cours des dix prochaines années ? Ces mesures sont-elles différentes selon qu'elles visent le deuxième, le troisième ou le quatrième milliard de personnes arrivant en ligne ? Quel est votre point de vue sur les conditions du développement d'Internet à long terme, mesuré par son nombre d'utilisateurs ? Irene Wu, titulaire d'un doctorat et d'une bourse d'étude Yahoo! à l'Université de Georgetown


R. Pour qu'Internet s'ouvre à plusieurs milliards de nouveaux utilisateurs, il faut qu'il soit plus largement accessible, plus abordable et plus en phase avec les besoins de ces utilisateurs. En conséquence, les prestataires de services doivent s'efforcer d'étendre la couverture de leurs réseaux, de réduire leurs coûts et d'adapter leurs services aux demandes des nouveaux utilisateurs (tant en termes de pertinence des contenus que d'adéquation des dispositifs employés).


Les politiques publiques nationales constituent le principal facteur de développement selon ces trois axes, mais les gouvernements des pays développés et leurs organismes publics peuvent contribuer au renforcement des capacités. Dans le secteur des communications, cela pourrait notamment passer par un échange de données d'expérience concernant la mise en place d'institutions telles que les autorités de régulation. Les gouvernements des pays de l'OCDE doivent également veiller à ce qu'Internet reste ouvert à l'innovation, et à ce que leurs propres marchés soient ouverts à la concurrence.


Q. Dans de nombreux pays en développement, les recettes fiscales provenant des taxes prélevées sur les communications téléphoniques entrantes servent à financer des ressources nationales essentielles, telles que des écoles ou des hôpitaux. Dans la mesure où la téléphonie IP [c'est-à-dire les services téléphoniques transitant par Internet] à bas coût remplace la téléphonie à commutation de circuit onéreuse du siècle dernier, comment les États devraient-ils s'adapter à cette évolution ? La téléphonie IP peut-elle être taxée, ou bien les États devraient-ils renoncer à prélever des surtaxes sur les services de téléphonie, et trouver d'autres sources de recettes ? Personne ayant souhaité conserver l'anonymat


R. Il fut un temps où les services de communication étaient considérés comme un « luxe » que les économies et les sociétés pouvaient uniquement s'offrir une fois que d'autres objectifs prioritaires avaient été atteints, compte tenu de la rareté des ressources publiques (n'oublions pas que les prestataires étaient pour la plupart détenus par l'État, et qu'ils faisaient souvent partie d'un ministère). Cela se traduisait par des investissements insuffisants et de longues listes d'attente, même pour les personnes qui avaient les moyens de s'offrir ces services. Les capitaux nécessaires à l'expansion du secteur étant affectés à d'autres emplois, utiles ou non, l'accès aux communications était pris de fait dans un cycle perpétuel de sous-développement. C'est pourquoi de nombreux pays en développement ont eu bien du mal a dépasser des taux d'équipement de 1 % ou 2 % de leur population pendant la plus grande partie du vingtième siècle.


Il est désormais couramment admis que l'utilisation des TIC constitue une condition essentielle du développement économique et social. Les réformes engagées en vue de favoriser cette utilisation (notamment en termes de libéralisation et de privatisation) ont permis au secteur privé de jouer un rôle moteur en investissant les capitaux requis et en étoffant le marché (y compris pour les utilisateurs à faible revenu). Cette augmentation de la taille du marché s'est accompagnée d'une hausse des recettes fiscales, qu'il s'agisse des prélèvements classiques appliqués à tous les biens et services (tels que les appels téléphoniques) ou des impôts sur les sociétés acquittés par les prestataires de services. En outre, dans la mesure où il existe des réseaux commerciaux viables, les pouvoirs publics disposent maintenant des moyens financiers nécessaires pour contribuer à la desserte de zones qui n'étaient précédemment pas couvertes, et pour lancer des programmes de raccordement d'hôpitaux et d'établissements scolaires dont le coût était jusqu'alors prohibitif.


La téléphonie IP permet indéniablement de contourner dans une certaine mesure les services téléphoniques classiques au niveau international. Néanmoins, les communications téléphoniques sur Internet n'échappent pas toutes à la fiscalité. Ainsi, la transmission internationale d'un appel téléphonique passé à l'aide du logiciel Skype, ou d'un minimessage (SMS) émanant d'un internaute, destiné à un utilisateur de services téléphoniques permet aux prestataires (donc aux pouvoirs publics) d'engranger des recettes. En outre, la téléphonie IP favorise globalement le développement économique et social, et ses retombées positives sont probablement supérieures à celles que pourrait avoir une limitation de ces services.


Q. Quel rôle jouent les points d'échange Internet (IXPs) dans la création de services d'accès à Internet ? Personne ayant souhaité conserver l'anonymat


R. Les IXPs sont des lieux d'interconnexion physique entre différents réseaux Internet, où peuvent être envoyées et reçues des données circulant entre ces réseaux. Après qu'Internet eut pris une dimension commerciale, ils se sont rapidement multipliés dans le monde entier, afin que les prestataires de services puissent échanger localement du trafic de manière économique et efficace.


S'il n'existe pas d'IXP dans un pays, tout trafic local entre deux prestataires de services devra, de manière générale, faire l'objet d'un échange international. Dans ce cas de figure, un courriel dont l'émetteur et le destinataire résident dans le même pays, mais utilisent des prestataires de services différents, est susceptible d'être acheminé via un IXP situé à New York ou à Paris, au lieu d'être échangé au niveau local. Or, l'échange local de ce type de trafic peut s'avérer beaucoup moins coûteux (puisqu'il permet d'éviter des circuits internationaux onéreux) et plus efficace pour les utilisateurs (notamment parce qu'il permet, dans certains pays, d'éviter les circuits par satellite et les délais qui les caractérisent).


Environ 90 pays ne disposent pas d'IXPs aujourd'hui. L'organisme Packet Clearing House (PCH) tient à jour une carte des pays dotés d'IXPs : https://prefix.pch.net/applications/ixpdir/summary/

Les IXPs sont relativement peu coûteux (leur prix unitaire peut être inférieur à 40 000 USD) à mettre en place, et toutes les parties prenantes peuvent en bénéficier. Pour moins de 4 millions USD, on pourrait doter d'un IXP chacun des pays du monde qui en est aujourd'hui dépourvu.


Il ne serait cependant rationnel d'engager de telles dépenses, dans le cadre de la coopération pour le développement par exemple, que si les conditions nécessaires sont réunies pour que l'IXP considéré puisse fonctionner de manière efficace, et que le secteur privé prenne le relais. Le principal défi à relever consiste bien souvent à susciter une prise de conscience des avantages des IXPs.


Q. Outre le fait de rendre abordable l'accès à Internet dans les pays en développement, j'aimerais savoir quelle contribution pourrait apporter, selon vous, le logiciel libre à l'essor de la société de l'information dans ces pays, afin que l'utilisation d'Internet soit également abordable – tant pour les entreprises que pour la culture numérique des individus (suite logicielle Open Office, ressources gratuites sur Internet, « web social »). Mar Negreiro


R. Les logiciels libres peuvent effectivement contribuer à réduire le coût de l'accès à Internet et de son utilisation. Le succès rencontré par Internet à ce jour peut être attribué en grande partie à son ouverture à différents niveaux. Cela permet la création d'un grand nombre d'applications et de services qui font concurrence à ceux qui existent déjà (tant en ligne que hors ligne), tout en offrant un espace de créativité et de collaboration. Outre les exemples que vous mentionnez, les logiciels libres pourraient apporter des solutions en matière de sécurité (telles que des applications destinées à contrecarrer les logiciels malveillants) aux utilisateurs à faible revenu des pays en développement, qui n'auraient pas les moyens de payer de tels services.


Q. Quelle importance est accordée à la question des informations disponibles sur Internet, dans le cadre des efforts déployés pour rendre le réseau des réseaux accessible aux pauvres à l'échelle mondiale ? Pour l'heure, la majorité des informations disponibles sur Internet ne le sont pas dans les langues des populations des pays en développement. De plus, même si l'on fait abstraction de ce problème linguistique, les contenus offerts aujourd'hui sur Internet sont souvent sans rapport avec les besoins de ces nouveaux utilisateurs en termes d'information. Les autorités élaborent-elles des stratégies en vue de créer des contenus pertinents à l'échelon local, tant sur le plan linguistique qu'informationnel ? Scott Dalessandro, Université de Washington


R. Si l'on prend l'exemple du Népal ou du Nigéria, on constate généralement que les contenus locaux sont particulièrement prisés lorsque les obstacles à leur création sont levés, ou que les outils nécessaires deviennent accessibles. Au Népal, à la suite de la mise en place du premier IXP du pays, la principale pointe de trafic enregistrée cette année a eu lieu lors de la diffusion en ligne des résultats scolaires locaux. Au Nigéria, la baisse du coût des caméras numériques et des logiciels de montage assisté par ordinateur a permis à ce pays de devenir le troisième producteur de films.


Il est assurément nécessaire de veiller à ce que les contenus et services offerts soient utiles aux individus à faible revenu pour qu'Internet attire quelques milliards de nouveaux utilisateurs. Dans un environnement concurrentiel, les prestataires de services sont très fortement incités à se saisir de cette question pour satisfaire la demande des consommateurs. Une partie de cette offre sera naturellement de nature populaire (qu'il s'agisse de sports ou de loisirs, par exemple), mais elle comportera également des informations de nature à renforcer les capacités économiques des utilisateurs, telles que des données sur les prix du marché ou les possibilités d'emploi au niveau local. Par ailleurs, les pouvoirs publics peuvent aussi jouer un rôle clé en offrant en ligne des « informations du secteur public », dans des domaines aussi divers que la santé, l'enseignement, la météorologie, la cartographie ou le patrimoine culturel. Les politiques publiques peuvent favoriser l'instauration d'un environnement créatif, stimulant toutes sortes d'activité marchandes et non marchandes de création, de diffusion et de conservation de contenus numériques. De plus, ces politiques peuvent être particulièrement fructueuses lorsqu'elles sont conjuguées à des initiatives visant à combler les lacunes en matière de qualifications, de formation, d'enseignement et de développement des ressources humaines qui entravent la création, la diffusion et l'utilisation de contenus numériques novateurs.


Q. Vous indiquiez sur votre site : « Selon un nouveau rapport de l'OCDE, la plupart de ces personnes se connecteront [à Internet] via des réseaux sans fil, et nombre d'entre elles seront pauvres. » Quelle est l'importance du coût de l'accès à Internet pour ces personnes pauvres par rapport à d'autres facteurs (comme son manque d'intérêt supposé) ? L'octroi de subventions est-il envisagé ? Si oui, comment seront-elles calculées ? Personne ayant souhaité conserver l'anonymat


R. Le monde compte maintenant plus de trois milliards d'utilisateurs de téléphones portables, et la plupart des personnes qui rejoignent actuellement les réseaux de téléphonie mobile ont de très faibles revenus. Ils le font parce qu'ils jugent que ce service leur est utile d'une manière ou d'une autre. De plus, en termes relatifs, ils sont prêts à consacrer aux communications une proportion plus importante de leurs revenus que les utilisateurs des pays développés. Une des principales raisons avancées est la sécurité (les appels d'urgence, par exemple), mais cela tient aussi au fait que ce service renforce leurs capacités ou améliore leur existence d'autres manières (notamment sur le plan de l'emploi ou des relations sociales). Toute la difficulté, comme vous le soulignez fort justement, est de faire en sorte que ces services soient utiles et aisément accessibles. Les technologies sans fil joueront à cet égard un grand rôle, tout simplement parce qu'elles seront plus accessibles pour de nombreux utilisateurs. En Inde, par exemple, les abonnés qui se connectent à Internet via des réseaux sans fil sont déjà cinq fois plus nombreux que ceux qui le font à partir de lignes fixes.


La réponse apportée à la question des subventions variera d'un pays à l'autre, en fonction des circonstances. La situation de départ diffère toutefois sensiblement de celle qui prévalait antérieurement, puisque les quelques milliards de futurs utilisateurs représentent un gisement commercial, et qu'il appartiendra au premier chef au secteur privé de satisfaire cette demande. Une fois que des réseaux commerciaux auront été mis en place, il sera plus aisé pour les pouvoirs publics d'envisager de financer des services dans des zones laissées à l'écart par le marché, qu'il s'agisse de desservir un village, un établissement scolaire ou encore un hôpital.


Q. La question du « prochain milliard d'utilisateurs » et de l'accès à Internet sera probablement un thème essentiel lors du prochain Forum sur la gouvernance de l'Internet (FGI), qui se déroulera en Inde vers la fin de l'année 2008. Établissez-vous un lien entre vos travaux et cette conférence ? Par ailleurs, comment et dans quelle mesure les États devront-ils, selon vous, contribuer à ouvrir les portes d'Internet aux personnes qui n'y ont pas encore accès ? Kieren McCarthy, Société pour l'attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (ICANN)


R. L'OCDE a participé au premier FGI (organisé à Athènes en 2006) et à sa deuxième édition (qui s'est déroulée à Rio en 2007), notamment à la principale session de groupe consacrée à la question de l'accès, ainsi qu'à plusieurs ateliers connexes. En 2008, nous nous réjouissons par avance de pouvoir partager les conclusions de la Réunion ministérielle de l'OCDE sur « Le futur de l'économie Internet » au cours du prochain FGI. S'agissant de votre seconde question, toutes les parties prenantes peuvent contribuer à ce que les possibilités de développement économique et social offertes par Internet soient accessibles aux prochains milliards d'utilisateurs. Les États qui prennent les dispositions nécessaires pour confier au secteur privé un rôle moteur dans le développement de l'accès à Internet sont ceux qui bénéficieront de l'expansion la plus rapide, mais il faut y ajouter des mesures complémentaires relevant de différents domaines qui ont été abordées dans les précédentes questions.


Q. Dans quelle mesure le secteur privé peut-il assurer un accès mondial à Internet dans les pays pauvres (au-delà du rôle joué par les fournisseurs d'accès à Internet locaux « revendeurs » de services) ? Dans les cas où les marges extrêmement réduites offertes par les comptes mobiles prépayés peuvent suffire à assurer la viabilité d'un opérateur de téléphonie mobile, le marché suffira-t-il à justifier l'investissement dans un lien en fibre optique en Afrique centrale, ou dans des zones isolées d'Asie, destiné à raccorder ces régions à l'épine dorsale mondiale d'Internet ? Les obstacles géographiques – et non simplement économiques – à surmonter semblent tels que des financements publics pourraient être nécessaires, de même que pour un réseau d'assainissement urbain ou l'électrification d'une région rurale. Des systèmes de télécommunication d'une telle ampleur gérés par l'État seraient-ils souhaitables ? Kenneth Cukier, The Economist


R. Les systèmes publics de télécommunication ont constitué le modèle prédominant dans les pays développés et en développement pendant l'essentiel du vingtième siècle. Les résultats obtenus, y compris dans de nombreux pays de l'OCDE, ont été très médiocres et pour les pays en développement, ce système s'est révélé désastreux. Dans la plupart des pays en développement, la croissance de l'accès aux réseaux n'a véritablement commencé à s'accélérer qu'après la libéralisation, qui a permis au secteur privé d'investir dans des infrastructures dont le besoin se faisait cruellement sentir. Précédemment, les États étaient confrontés à l'épineuse question de savoir dans quel domaine investir des ressources rares (autrement dit, il fallait choisir entre assainissement, électrification et télécommunications), d'où la longueur des listes d'attente établies pour ces services. Même lorsque les pouvoirs publics étaient désireux d'investir (pour remédier, par exemple, à l'insuffisance de la couverture des zones rurales), le manque de réseaux commerciaux, en bon état ou ayant une étendue géographique raisonnable, impliquait que les coûts étaient souvent prohibitifs.


Les marges offertes par les services prépayés sont certes modestes, mais il existe de plus en plus d'opérateurs privés très rentables en Afrique et en Asie, et nombre d'entre eux exercent leurs activités dans et entre une multitude de pays. En outre, les investissements Sud-Sud en matière de prestations de services ont progressé de manière spectaculaire, ces entreprises diffusant des modèles couronnés de succès (notamment la revente par micro-entreprises) dans les pays en développement. En conséquence, la connectivité internationale relève de plus en plus de l'appréciation commerciale de ces entreprises, lorsque la situation le permet (les passerelles internationales font l'objet d'un monopole dans plus de 70 pays). À mesure que la taille du marché augmente, la création de nouvelles infrastructures internationales acquiert une justification commerciale, et l'innovation progresse en matière de services. On peut citer à titre d'exemple les sociétés africaines de téléphonie mobile qui permettent à leurs abonnés itinérants de bénéficier de leurs services à l'étranger, dans les pays où elles opèrent, sans frais supplémentaires – ce qui n'est généralement pas le cas dans les pays de l'OCDE !


Pour ce qui est des épines dorsales mondiales d'Internet, le marché a connu une évolution spectaculaire au cours des dernières années. Les entreprises indiennes, par exemple, sont les premiers propriétaires de câbles sous-marins de la planète. Et grâce à la concurrence qui prévaut sur le marché indien, les pays voisins, dont certains sont enclavés, ont accès à des capacités croissantes à des prix nettement plus bas. Ainsi, fin 2006, la société Nepal Telecom a annoncé qu'elle pouvait réaliser une économie considérable sur le coût de la bande passante en acheminant son trafic via les câbles en fibre optique indiens, au lieu d'emprunter des liaisons par satellite – le coût mensuel étant de 1 700 USD par mégabit par seconde (Mbps) dans le premier cas, contre 7 400 USD dans le deuxième.


Q. Le document que vous avez mis en ligne décrit diverses approches innovantes utilisées pour commercialiser des services fondés sur les TIC auprès de populations pauvres, dont l'exemple le plus notable est le téléphone Grameen, et ces approches sont présentées comme découlant de la déréglementation. Pourquoi est-il affirmé que ces modèles n'auraient pas pu voir le jour dans des situations de monopole, alors que tel a en fait été le cas ? Les femmes qui acquièrent le téléphone Grameen et le louent aux autres habitants de leur village sont l'équivalent mobile des taxiphones privés, qui étaient relativement courants dans de nombreux pays en développement bien avant l'ouverture à la concurrence. Helena Grunfeld, université de Victoria


R. L'innovation qui a représenté le plus grand changement pour les pays en développement réside peut-être dans les cartes prépayées. Or, c'est une innovation qui a fait son apparition sur des marchés concurrentiels, initialement dans les pays de l'OCDE, mais qui est de plus en plus adoptée dans les pays en développement. Le problème n'est pas qu'il est impossible de créer des services sur des marchés monopolistiques – c'est possible et cela a été fait – mais que leur développement risque d'être entravé ou déconnecté des attentes des consommateurs. Le réseau numérique à intégration de service (RNIS) est un exemple de technologie issue d'un environnement monopolistique. Si la dynamique du côté de l'offre était très forte, la demande était des plus limitées chez les consommateurs dans la plupart des pays (l'Allemagne et le Japon figurant parmi les quelques exceptions à la règle). Après avoir investi des montants de capitaux considérables dans cette technologie, les opérateurs historiques de télécommunications se sont montrés peu enclins à déployer rapidement l'ADSL (raccordement numérique asymétrique), afin de ne pas tarir d'autres sources de recettes d'exploitation – et ce malgré le fait que


L'accès haut débit à Internet suscitait une demande patente.

S'agissant du téléphone Grameen, il existe un bon rapport préparé par le TeleCommons Development Group (TDG) pour l'Agence canadienne de développement international (ACDI), qui décrit bien les difficultés soulevées par la mise en place de ce service, à laquelle s'est farouchement opposé l'opérateur public historique Bangladesh Telegraph and Telephone Board (BTTB).

http://www.telecommons.com/villagephone/finalreport.pdf


BTTB refusait notamment toute interconnexion, limitant les possibilités d'implantation du réseau Grameen, ne transmettait pas les recettes provenant du système international de taxes de répartition, etc. Alors que BTTB aurait pu proposer des services (tels que des téléphones publics) dans des zones où le réseau Grameen a été autorisé à s'implanter, il s'en était abstenu parce qu'il jugeait ces activités a priori non rentables, ou non prioritaires. Sans la libéralisation, l'expérience du réseau Grameen n'aurait pas pu être tentée.


Q. Comment les répercussions d'Internet sur le développement économique des pays pauvres est-il modélisé puis mesuré ? Antti Savilaakso, analyste spécialisé dans les questions de soutenabilité chez Dexia Asset Management


R. De manière peu satisfaisante ! Les responsables de l'action publique aimeraient disposer de meilleures données pour éclairer leurs décisions en la matière. Les travaux de l'OCDE ont mis en évidence la relation positive existant entre les TIC et la croissance économique, dans les pays développés, et nous commençons à recueillir de meilleures données qui aideront les économètres à étudier ces questions de manière plus systématique qu'il y a dix ans. Les travaux consacrés à l'impact des TIC dans les pays en développement ont été plus limités. Certaines études ont été réalisées sur la relation entre les téléphones portables et la croissance économique en général, parce qu'ils sont plus largement répandus aujourd'hui qu'Internet. Une des mesures prises pour élaborer de meilleures données dans les pays en développement est une initiative conjointe de plusieurs organisations internationales : le Partenariat sur la mesure des TIC au service du développement (pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre à l'adresse suivante : http://new.unctad.org/default____600.aspx).


Q. La fracture numérique paraît vouée à s'élargir, et la perspective de rendre Internet accessible à l'ensemble de la population mondiale semble représenter une tâche assez difficile à accomplir pour les acteurs des secteurs considérés. Compte tenu du déficit considérable de formation et d'accès aux technologies, pour les populations non connectées, et du rythme auquel les technologies évoluent, cela pourrait déboucher sur des problèmes de mobilité de la main-d'œuvre, sur la fermeture des frontières des économies développées aux travailleurs qualifiés, voire sur des tensions sociales à long terme. Un fléchissement de l'économie mondiale pourrait ralentir fortement le mouvement engagé en faveur d'un accès universel, et la concrétisation de l'objectif d'universalité pourrait s'avérer difficile au regard des exigences posées en matière de rentabilité du capital.


Souscrivez-vous à ce raisonnement ? Quelle solution proposeriez-vous ? Quelles serait la position des membres de l'OCDE disposant de capacités limitées en cas de contraction de l'activité économique ? Vernon K Padayachee, Atos Origin, Espagne


R. La fracture numérique ne s'élargit pas à tous égards. La téléphonie mobile, par exemple, est un domaine dans lequel on peut considérer que l'écart se referme. S'agissant de la mobilité de la main-d'œuvre, l'amélioration des communications peut ouvrir de nombreuses voies nouvelles pour aller de l'avant. Ainsi, les cybercafés et les téléphones portables sont de plus en plus utilisés par des travailleurs étrangers pour envoyer des fonds aux membres de leur famille restés dans leur pays d'origine. Ces services peuvent être non seulement moins coûteux, mais aussi plus sûrs. Inversement, de meilleures communications peuvent faciliter l'existence des ressortissants de pays développés qui viennent travailler dans les pays en développement, et il peut s'avérer plus difficile de convaincre ces personnes de contribuer au développement économique et social des pays en développement en l'absence de ces ressources. L'amélioration des communications peut également créer des possibilités d'emploi pour les habitants des pays en développement.


Q. Pourquoi se focaliser exclusivement sur Internet ? Sans minimiser, ou même remettre en question, l'importance d'Internet pour le développement, il conviendrait de reconnaître que d'autres technologies sont également riches de potentialités à cet égard. L'une d'elles est la radio, qui a été et est toujours largement utilisée au service du développement, parfois avec Internet. Cette technologie est particulièrement adaptée lorsque les niveaux d'instruction sont bas. Helena Grunfeld, Centre for Strategic Economic Studies, université de Victoria


R. Vous avez tout à fait raison de souligner que la radio constitue un moyen de communication important, et elle joue d'ores et déjà un rôle très appréciable. Néanmoins, l'utilisation de la radio à ces fins se heurte généralement à moins d'obstacles réglementaires.


Q. Dans le même ordre d'idées, dans quelle mesure est-il envisageable que le secteur privé offre un service mondial d'accès à Internet (c'est-à-dire une connexion à l'épine dorsale) ? Nombre de pays pauvres, du fait de leur situation géographique, sont isolés ou enclavés. Un modèle économique d'accès à Internet peut-il vraiment s'imposer pour ces pays ? Ai-je raison de supposer que même si les monopoles concernant les passerelles étaient supprimés, le coût resterait très élevé et la bande passante très restreinte ? Par ailleurs, le parallèle établi avec la téléphonie mobile ne semble pas pertinent, dans la mesure où cette technologie correspond à un modèle totalement différent d'investissement productif (consistant, par exemple, à mettre en place l'infrastructure au coup par coup à mesure que le nombre d'abonnés augmente, tout en bénéficiant de généreux crédits fournisseurs de la part des équipementiers). Il semble donc qu'il sera relativement difficile d'offrir un accès mondial à Internet dans les pays pauvres. Êtes-vous d'accord ? Et une fois encore : dans quelle mesure est-il envisageable que le secteur privé offre un service mondial d'accès à Internet dans les pays pauvres ? Kenneth Cukier, The Economist


R. C'est tout à fait envisageable si le cadre politique et réglementaire dans lequel s'inscrivent leurs activités laisse cette possibilité aux entreprises privées. Certains pays sont effectivement confrontés à des obstacles plus importants en raison de leur situation géographique. L'exemple du Népal, cité précédemment, montre que la concurrence prévalant dans un pays voisin peut aider une économie enclavée à réduire le coût de la bande passante internationale. S'agissant de l'évolution des prix, une fois qu'un monopole a été supprimé, il faut du temps pour déployer une nouvelle infrastructure. Les prix restent élevés tant qu'un pouvoir de monopole peut être exercé, comme c'est le cas dans de nombreux pays – développés comme en développement. Si les résultats de la téléphonie mobile sont mis en avant, c'est parce que c'est probablement elle qui constituera pour de nombreux habitants des pays en développement la première voie d'accès à Internet. D'ores et déjà, dans une multitude d'économies en développement, le rapport entre les utilisateurs des services de téléphonie mobile et fixe est supérieur à 20 pour 1. En Inde, comme indiqué dans la réponse à une précédente question, les abonnés qui se connectent à Internet à partir d'équipements mobiles sont cinq fois plus nombreux que ceux qui le font à partir de lignes fixes. Les possibilités offertes sont, bien sûr, différentes et des efforts considérables doivent encore être accomplis pour développer les services proposés aux utilisateurs mobiles. Le secteur privé est en mesure d'offrir un service mondial d'accès à Internet dans les pays pauvres – il est en train de le faire.


Q. Des mesures particulières pourraient-elles être prises en vue d'identifier (et éventuellement de promouvoir) des travaux sur des thèmes spécifiques de recherche-développement (R-D) correspondant à des obstacles à la réalisation d'innovations qui seraient source d'économies, afin d'élaborer des solutions nouvelles qui permettraient d'améliorer les perspectives d'accès aux TIC des régions en développement ? Ainsi, un des obstacles à la mise en place de réseaux de diffusion de contenu (CDN) à bas coût réside dans les problèmes brevets concernant les algorithmes de correction d'erreurs sans circuit de retour utilisés dans les technologies sans fil (codes Turbo, FEC). Des solutions logicielles libres permettraient l'émergence de nouveaux types de services à bas coût, mais le secteur n'est pas disposé à financer les travaux de recherche nécessaires dans ce domaine (projet de recherche DIGITALWORLD EU-FP7). Roland A. Burger, DigitalWorld


R. L'OCDE n'a pas examiné les exemples précis que vous mentionnez mais, s'agissant de votre première question, nous estimons effectivement que les logiciels libres peuvent contribuer à fournir aux pays en développement des solutions à bas coût. La Réunion ministérielle de l'OCDE sur « Le futur de l'économie Internet » sera précédée par trois forums réunissant des parties prenantes issues du secteur privé, de la société civile et du mouvement syndical, ainsi que de la communauté technique d'Internet. Ces forums permettront aux ministres de prendre connaissance des points de vue des participants sur les lacunes à combler, ou les mesures devant être prises par les pouvoirs publics ou d'autres parties prenantes. Le Réunion ministérielle elle-même mettra en lumière le rôle de la R-D, de l'innovation et de la créativité sous l'angle des dispositions à prendre pour favoriser l'expansion de l'économie Internet au niveau mondial.


OLPC : les premières images de la version 2[modifier]

Par la rédaction ZDNet France, publié le 22 mai 2008

http://www.zdnet.fr/galerie-image/0,50018840,39381233,00.htm

Photos - Les auteurs du projet OLPC ont présenté le prototype du XO-2, le PC portable pour écoliers défavorisés. Plus petit, il dispose d'une interface tactile, permettant une consultation en mode livre. Sa sortie est prévue en 2010, au prix de 75 dollars.

L’équipe OLPC (One Laptop Per Child), en charge du XO ou « PC à 100 dollars », veut frapper fort avec la nouvelle génération de son PC portable, qui dans sa version actuelle peine à séduire massivement les gouvernements des pays émergents auxquels il est destiné.

Elle a présenté un nouveau prototype novateur, le XO-2, avec une machine toujours verte et blanche, mais disposant cette fois de deux écrans à interface tactile. L’un peut faire office de clavier, que l’on peut personnaliser. Avec un affichage des lettres simplifié et des fonctions basiques d'un clavier pour les plus jeunes enfants, ou plus élaboré pour les plus grands.

Le prix de vente annoncé est de 75 dollars. Un tarif encore plus ambitieux que les 100 dollars affichés au départ pour le XO qui n'ont jamais été tenus - il coûte 188 dollars avec un OS Linux, et passe la barre des 200 dollars avec Windows. L'équipe OLPC ne détaille pas comment elle compte parvenir à un tel coût de production, indiquant seulement avoir recours à des technologies élaborées pour le processeur et les écrans. Ces derniers sont mis au point par Pixel Qi, la société qu'a créée début 2008 l'ex-directrice technique d'OLPC, Mary Lou Jepsen.

La cible de la nouvelle version reste en priorité les écoliers défavorisés. Pour mieux se mettre à leur portée, le XO-2 prend le format d’un livre. Lorsqu’il est placé à l’horizontale, il se transforme en e-book, ou livre électronique pour faciliter la lecture. Ses dimensions exactes n’ont pas été communiquées, mais le prototype présente un format de moitié inférieur à celui de la version existante.

Outre la maniabilité, le XO-2 doit être encore moins gourmand en énergie : les responsables du projet visent 1 watt de consommation moyenne, contre 2 à 4 watts pour le XO, et 20 à 40 watts pour les portables classiques.

Comme on le voit ici, les deux écrans du XO-2 ne font plus qu’un lorsqu’on pose le portable totalement à plat, laissant le champ libre à de multiples usages, comme l'affichage de cartes géographiques en grand format.

OLPC compte pouvoir le commercialiser en 2010. D‘ici là, une version de transition baptisée XO-1.5 devrait sortir au printemps 2009. Semblable au demeurant, elle sera allégée de certains composants, dont la nature n’a pas été précisée, pas plus que le prix qui, selon OLPC, devrait être en conséquence revu à la baisse.


Le logiciel Sugar prend son indépendance vis-à-vis du projet OLPC[modifier]

Walter Bender lance Sugar Labs, une autre fondation dédiée à ce logiciel open source rattaché à l'origine au projet "PC à 100 dollars". Clement James (Vnunet.com) 20-05-2008

http://www.vnunet.fr/fr/news/2008/05/20/le_logiciel_sugar_prend_son_independance_vis_a_vis_du_projet_olpc_

Walter Bender, ancien directeur Logiciels et Contenus de la fondation One Laptop per Child, qui développe le projet "Un PC à 100 dollars" à destination des élèves dans le tiers monde ou en voie de développement, a déclaré son indépendance. Une décision qui survient après la décision par l'OLPC de livrer ses terminaux portables sous Windows XP.

Selon Walter Bender, Sugar Labs Foundation a été établie pour étendre les possibilités de Sugar, du nom d'un logiciel open source qui a gagné en notoriété et qui était à l'origine développé spécifiquement pour le compte dess ordinateurs portables XO.

Sugar Labs va concentrer ses activités sur l'offre d'un "écosystème" logiciel améliorant l'apprentissage sur les ordinateurs portables XO mais aussi d'ordinateurs type ultra portables élaboré par d'autres sociétés comme l'Eee PC d'Asus. La plate-forme Sugar déjà été livrée avec les plus récentes versions des distributions Ubuntu et Fedora GNU/Linux.

"Cette période est propice au développement de logiciels pour l'éducation des enfants", déclare Walter Bender. "Pour la première génération de l'interface utilisateur Sugar, la communauté du Libre a démontré des capacités exceptionnelles pour la création d'une plate-forme permettant aux enfants d'explorer le monde, de partager leurs découvertes et de s'exprimer." Tout en poursuivant : "En tant que fondation distincte, nous allons poursuivre le développement de Sugar et le rendre disponible sur de multiples distributions et plates-formes matérielles."

Walter Bender a déclaré être indépendant de toute plate-forme matérielle spécifique. De plus, en restant fidèle aux principes open source, Sugar Labs s'assure que d'autres personnes pourront développer diverses interfaces et applications, augmentant ainsi le choix des gouvernements et des écoles.


Une étude conjointe de Coverity et du Ministère de l'intérieur américain souligne l'amélioration continue des logiciels Open Source[modifier]

Le rapport Scan 2008 sur les logiciels Open Source indique – sur une période de deux ans – une réduction de 16 % de la densité des erreurs détectées par analyse statique sur un ensemble de 250 projets Open Source.

Des chercheurs dévoilent des informations inédites sur la densité d'erreurs, le volume du code source et d'autres indicateurs de complexité du code

http://www.progilibre.com/Une-etude-conjointe-de-Coverity-et-du-Ministere-de-l-interieur-americain-souligne-l-amelioration-continue-des-logiciels_a616.html

Coverity™ Inc., leader mondial dans l'amélioration automatique de la qualité et de la sécurité des logiciels, annonce aujourd'hui la disponibilité du rapport d'étude Scan 2008 sur les logiciels Open Source. Le site Coverity Scan a été développé par Coverity avec le soutien du Ministère de l'intérieur américain (US Department of Homeland Security) dans le cadre du programme gouvernemental dédié à l'amélioration de la sécurité des logiciels Open Source (Open Source Hardening Project). Ce rapport d'étude repose sur l'analyse récurrente pendant deux ans de plus de 55 millions de lignes de code issues de 250 projets de logiciels libres. Cet analyse a été conduite avec Coverity Prevent™, la solution leader d'analyse statique de code source.

« L'amélioration continue de projets dont le niveau de qualité et de sécurité de code est pourtant déjà très élevé souligne la volonté des développeurs Open Source de garantir l'intégrité de leurs logiciels », déclare David Maxwell, analyste stratégique des logiciels libres de Coverity. « Le travail entrepris avec la communauté Open Souce au cours des deux dernières années a constitué une opportunité exceptionnelle pour l'ensemble de nos chercheurs, qu'ils soient affectés au site Coverity Scan ou non. Sur la base des commentaires formulés par les lecteurs des premières versions du rapport, la version finale contient des révélations assez surprenantes sur les liens entre densité d'erreurs et complexité du code, et jette de solides bases pour les travaux de recherche futurs sur la nature des logiciels. »

Parmi les projets Open Source analysés par le site Scan figurent certaines des applications les plus utilisées au monde, à l'instar du serveur Web Apache ou du système d'exploitation Linux. L'analyse de code source par le site Scan est librement accessible à tout développeur habilité de logiciels Open Source : http://scan.coverity.com.

«Ces trois dernières années, la collaboration entre Coverity et la fondation FreeBSD s'est avérée aussi passionnante qu'utile », déclare Robert Watson, Président de la Fondation FreeBSD. « Coverity a eu un impact très positif sur la qualité de notre code source et nous a permis d'améliorer notre méthodologie de développement logiciel. »

L'ampleur et le volume des données d'analyse présentées par le rapport Scan 2008 sur les logiciels Open Source sont sans commune mesure avec les nombreux projets existants d'analyse de code. Ce rapport couvre en effet 14 238 projets pour un total de près de 10 milliards de lignes de code analysées pendant deux ans.

Aussi bien applicables aux logiciels Open Source qu'aux logiciels commerciaux, les conclusions que tire ce rapport couvrent des variables aussi importantes que le volume du code source, la densité d'erreurs, la longueur des fonctions, la complexité cyclomatique ou encore l'indicateur Halstead. En bref, le rapport Scan 2008 sur les logiciels Open Source présente les découvertes suivantes :

· La qualité et la sécurité du code source des logiciels Open Source s'améliore : les chercheurs de Scan ont observé – sur une période de deux ans – une réduction de 16 % de la densité des erreurs détectées par analyse statique, ce qui correspond à l'élimination moyenne de plus de 8 500 erreurs.

· La prédominance de certains types d'erreurs : le rapport établit une distinction claire entre les fréquences de certains types d'erreurs et ce, pour l'ensemble des données analysées. Par exemple, l'erreur de déréférencement de pointeur nul était la plus courante, tandis que l'utilisation de valeurs négatives avant test était, de loin, la moins fréquente.

· Liens entre longueur moyenne des fonctions d'un projet et densité d'erreurs révélées par analyse statique : contrairement aux idées reçues, les projets utilisant en moyenne des fonctions plus longues ne sont pas plus exposés aux risques d'erreurs.

· Liens entre complexité cyclomatique et indicateur d'effort Halstead : l'étude démontre que ces deux indicateurs de complexité du code sont corrélés de manière significative au volume du code source.

· Taux de faux positifs : le taux moyen de faux positifs calculé par le site Scan sur les projets Open Source est inférieur à 14 %.

L'analyse détaillée et les données exactes relatives à ces découvertes sont disponibles dans la version complète du rapport Scan 2008 sur les logiciels libres. Le document peut être téléchargé gratuitement à l'adresse suivante : http://scan.coverity.com.

« Le fait de mettre les technologies Open Source au service des solutions commerciales – pour les améliorer ou les faire évoluer – est une stratégie désormais assez courante. Certains éditeurs favorisent cette tendance en intégrant du code Open Source à leurs produits tandis que certaines organisations adoptent les projets Open Source réputés stables comme de véritables solutions alternatives, et contrent ainsi les arguments de certains éditeurs se refusant à reconnaître l'exploitabilité des logiciels Open Source dans un contexte professionnel. D'ici 2012, plus de 80 % des logiciels commerciaux devraient intégrer des éléments ou des technologies issues de projets Open Source », déclare l'analyste Mark Driver dans son rapport « La place de l'Open Source dans la stratégie de développement des éditeurs » (Open Source in Vendor Business Strategies, 2008), publié par Gartner le 31 mars dernier.

Les résultats du rapport d'étude Scan 2008 sur les logiciels libres feront également l'objet d'un séminaire en ligne, animé le 21 mai par David Maxwell, stratégiste en solutions Open Source chez Coverity. Pour vous y inscrire gratuitement, rendez-vous à l'adresse suivante : http://w.on24.com/r.htm?e=107874&s=1&k=41E3686F9B655D193F894D4A844EBBC6

Mardi 20 Mai 2008


Un portable « low cost » qui tourne avec Linux installé sur une grosse clé USB[modifier]

Processeur 64 bits, écran 10 pouces, OS open source et portail d'applications pour le Gdium d'Emtec, vendu 400 euros. Adrian Branco, le 20/05/2008 à 18h30

http://www.01net.com/fiche-produit/avis-redac-3993/pc-portables-emtec-gdium/

Les « Eee PC » se suivent et ne se ressemblent pas toujours. Après les pâles copies vues ça et là, les ersatz qui reprennent tout, même les défauts, voici qu'arrive le Gdium, netbook ovni d'Emtec, pesant 1,1 kilo.

La première chose qui intrigue est son processeur. Ce n'est pas un Intel Atom, processeur nouvelle génération pour les engins mobiles, ni la réplique basse consommation d'AMD, ni le VIA Isaiah, censé remettre la marque taïwanaise dans la course aux performances. Il s'agit d'un processeur ST Microelectronics, fondeur de puces franco-italien, basé non pas sur sur une architecture x86, comme dans les ordinateurs de tous les jours, mais sur du MIPS-64. Qu'est-ce que cela change concrètement pour l'utilisateur lambda?

Architecture exotique oblige, il sera tout bonnement impossible d'installer Windows. La machine fait tourner un système d'exploitation (OS) GNU/Linux Mandriva embarqué sur une clé spéciale –la Gkey–, que l'on branche en façade, voilà qui est original. Par ce biais, chaque utilisateur pourra avoir son système et l'enficher lorsqu'il utilise. On peut donc partager une machine entre plusieurs utilisateurs sans crainte que l'un d'entre eux n'efface les données d'un autre. Les Gkey pourront être achetées séparément au prix d'une clé de même capacité (le port est spécial), mais Mandriva nous a assuré que l'on pourra copier l'OS sur une clé USB standard et démarrer dessus.

Contrairement à bien des copieurs de l'Eee PC, le constructeur a su tirer des leçons des machines d'Asus et offre donc un écran de 10 pouces affichant du 1024x600. Cette plus grande dimension va de paire avec celle du clavier, qui devrait être plus confortable que celle des netbooks actuels. Et ce n'est pas un mal, tant on peut se retrouver à l'étroit sur ces petites «bestioles». Microphone et webcam sont bien sûr de la partie, ainsi que trois ports USB 2 (dont le port spécial Gkey), les entrée et sorties audio qui vont bien, un RJ45 et une prise Kensington. Des accessoires sont prévus, comme les dongles Bluetooth et DVBT pour la télévision numérique.

Avec le Gdium, Emtec entend viser, en plus du grand public, deux types d'utilisateurs : les scolaires de la primaire au lycée et… les geeks. Pour les premiers (et le grand public), Emtec et Mandriva proposeront, à la sortie du Gdium, un site Internet appelée Gayaplex, qui sera à la fois un annuaire de logiciels (souvent gratuits, monde du libre oblige) adaptés à son utilisation et une structure d'accompagnement pour les néophytes. Pour les seconds, Emtec et Mandriva proposent une machine dans laquelle la ligne de commande est accessible à tout moment, afin de se connecter en Wi-Fi à l'approche d'une borne, ou encore de contrôler son convertisseur euro par le port USB… et autres frivolités propres aux passionnés. Que le mot ligne de commande n'effraie personne, le système embarqué, actuellement en cours de peaufinage, devrait être à l'image de la version de Xandros sur les Eee PC, simplifié et convivial.

Que penser de cette machine ? Définitivement tournée vers GNU/Linux, elle semble pouvoir concourir sur les terres de l'Eee PC version Linux et pourrait trouver son public dans les écoles (une machine peut être partagée entre plusieurs élèves sans risque) et à la maison, puisque son prix –400 euros– est raisonnable pour un PC ultraportable. Quant aux fans de Linux, ils pourront trouver leur compte avec cette machine qui leur est résolument dévolue. La seule interrogation concerne l'accueil que lui réservera le grand public, nourri de Windows depuis des lustres. Il faudra que la plate-forme matérielle, la simplicité d'utilisation ainsi que les services associés (Gayaplex) soient à la hauteur pour le convaincre. Pour : - Ecran de 10 pouces - Chaque utilisateur a sa propre clé - 4 heures d'autonomie - Simplicité d'utilisation Contre : - Impossibilité matérielle d'installer Windows


Surcouf : "un UMPC 9 pouces et Linux dès la fin de l'année"[modifier]

20-05-2008 Par Thomas Pagbe

http://www.silicon.fr/fr/news/2008/05/20/surcouf____un_umpc_9_pouces_et_linux_des_la_fin_de_l_annee_

A l’occasion de la sortie du PC ultra mobile de Surcouf, Yves Lagier, président de la chaîne de magasins a accepté de répondre à quelques questions sur le produit ainsi que sur l’avenir de Surcouf Publicité

A qui avez-vous fait appel pour fabriquer votre UMPC ?

Nous avons travaillé avec un fabricant taïwanais, FIC. Ce constructeur travaille également sur la ligne d’ultra portables de Packard Bell.

Quand votre UMPC sera-t-il disponible à la vente ?

Nous devrions recevoir une partie des premiers produits demain (21 mai) et une autre cette semaine. Une partie des ordinateurs a pu être pré-réservée par Internet. Une prochaine livraison devrait intervenir d’ici trois à quatre semaines.

Comment vous positionnez-vous par rapport aux produits concurrents vendus par vos magasins ?

Nous sommes heureux de disposer d’une gamme de produits 7 pouces. Notre UMPC présente des caractéristiques différentes de celles des produits concurrents. Par exemple, l’Eee PC fonctionne avec de la mémoire flash. Cela dit, nous éprouvons beaucoup de plaisir à vendre le PC mobile d’Asus.

Vous proposez un modèle 7 pouces pour commencer. Prévoyez-vous un modèle 9 pouces ?

Nous devrions proposer un modèle 9 pouces d’ici la fin de l’année, probablement pour la rentrée.

Et un modèle Linux ?

Un modèle sous Linux devrait également être proposé dans les mois qui viennent. Aujourd’hui, 40% des produits de la gamme PC by Surcouf comprennent un système d’exploitation Linux. Nous n’avons aucune crainte quant des ventes impliquant cet OS open source. La version Linux est avant tout un choix fait pour nos clients. De plus, ce système d'exploitation devrait entraîner une réduction du prix. Si Windows rassure, l'OS libre fonctionne très bien sur l’Eee PC d’Asus.

Prévoyez-vous des accords avec d’autres opérateurs mobiles, le PC by Surcouf est proposé avec un forfait Orange ?

Les rapprochements avec les opérateurs nous permettent de valoriser notre produit ultra mobile. Un produit ultra portable a pour vocation d’être vendu avec un forfait opérateur. Nous sommes en train de négocier avec SFR. Et nous allons aller encore plus loin. Un rapprochement avec Bouygues Telecom est également prévu.

Concernant le rachat de Surcouf, pouvez-vous apporter quelques précisions ?

Tout ce que nous pouvons dire aujourd’hui est qu’il n’y aucune urgence, aucune panique. Aucun délai n’a été fixé [ndlr : par PPR] pour trouver un nouveau partenaire. Nous sommes toujours à la recherche d’un nouveau partenaire financier. Et nous cherchons toujours à nous développer.

Qu’en est-il des ventes de PC sous Vista réalisées par vos magasins ?

Nous avons vendu beaucoup de PC sous Vista. Néanmoins, il existe toujours une demande pour les machines sous XP. Les craintes quant à l’utilisation de Vista demeurent encore nombreuses. Les gens ont peur des bugs et du côté très gourmand de Vista. Pourtant, nous avons proposé des ordinateurs à 299 euros avec Vista. Nous n’avons pas réussi à satisfaire toute la demande et nous n’avons quasiment enregistré aucun retour.

La tendance générale qui favorise les ordinateurs portables au détriment des PC de bureau se vérifie-t-elle ?

Oui. La demande familiale se tourne davantage vers les PC portables. Concernant les ordinateurs de bureau, la demande se fortifie grâce aux gamers. Ce public demande des machines accompagnées de cartes vidéo puissantes.


Gaël Duval : "Ulteo va dans le sens de la virtualisation de l'univers numérique"[modifier]

Publié par Jérôme Bouteiller le Mardi 20 Mai 2008

Co-fondateur de la distribution linux Mandriva (ex-Mandrake), Gaël Duval est désormais à la tête de Ulteo, un bureau virtuel permettant de « virtualiser son univers numérique »...

http://www.neteco.com/140498-gael-duval-ulteo-sens-virtualisation-univers-numer.html

JB -Gaël Duval bonjour. On vous imaginait travailler sur une nouvelle distribution linux mais finalement Ulteo est un véritable service en ligne, certes basé sur linux, mais proposant de nombreuses applications. Comment définissez vous cette solution ?

GD -Merci de souligner qu'on ne peut pas voir Ulteo seulement comme une distribution Linux :) Après dix ans dans le secteur, j'aurais pu commencer à me lasser.

Ulteo est encore un projet exploratoire qui va dans le sens de la virtualisation de l'univers numérique de l'utilisateur. Idéalement il faudrait pouvoir se connecter n'importe où sur le réseau et retrouver immédiatement n'importe quelle application, ses données personnelles etc. Et pas de manière parcellaire.

On essaye donc d'aller dans ce sens et d'offrir des manières de consommer applications et données personnelles dans un mode qui tire partie d'un accès réseau permanent ou régulier.

évidemment, ceci s'applique également à l'entreprise et nous travaillons maintenant sur une offre Ulteo professionnelle (suite à de nombreuses demandes), sous forme d'un "Citrix-like open-source", mais avec nos concepts en plus.

JB -Microsoft, Google, Facebook, Myspace, etc... Tous les grands noms de l'internet travaillent, d'une manière ou d'une autre, sur le concept du webtop et revendiquent pour certains déjà plusieurs dizaines de milliers d'applications. Pensez vous que la proximité entre Ulteo et Linux vous permettra de vous inscrire dans cette compétition et d'attirer également des milliers de développeurs ?

GD -La tendance est là et effectivement on pourrait s'assoir et attendre qu'ils fassent le boulot ! Mais voyez-vous, j'ai encore un espoir qu'en Europe on va pouvoir un jour lancer une véritable industrie de l'informatique indépendante. Ce serait donc dommage de ne pas essayer :)

Maintenant si on prend Microsoft, ils sont pour l'instant enfermés dans leur univers Microsoftien (fut-il décliné partiellement en ligne), et je ne suis pas certains qu'ils vont réussir à séduire beaucoup de monde.

Concernant Google, ils offrent principalement des applications qui peuvent tourner en technologie Ajax, c'est à dire dans le navigateur web, ce qui, à mon avis, ne constitue pas une réponse complète aux attentes utilisateurs.

Facebook et Myspace sont quant à eux plutot des réseaux sociaux.

Enfin il semble qu'Ulteo répond à une demande certaine malgré son jeune âge, puisque je lisais un article ce matin où j'apprenais qu'Ulteo était utilisé chez BP !

JB -Votre modèle économique repose aujourd'hui essentiellement sur la vente de solutions premium offrant plus d'hébergement. Pourriez vous également avoir recours à la publicité pour monétiser la version gratuite de base ?

GD -C'est effectivement une option possible, à condition que ça ne soit pas invasif pour l'utilisateur.

JB -Les concepts de bureaux virtuels se sont multipliés ces derniers mois en France : MyBooo, Wixi et dans une certaine mesure Netvibes ou Agematis/Stick (stockage illimité). Pourriez vous envisager de collaborer avec ces jeunes pousses hexagonales afin d'atteindre plus rapidement la masse critique et ainsi mieux résister aux webtops américains ?

GD -Nous allons faire évoluer ces prochains jours notre bureau en ligne vers un nouveau modèle qui permet à la fois de faire tourner des applis Ajax/Flash et des véritables applications comme OpenOffice.org. Mais nous sommes évidemment ouverts à toute union dans ce domaine, si elle a du sens.

Petite parenthèse : pour pouvoir "mieux résister aux webtops" américain, je pense qu'un élément clé serait d'avoir ici des fonds d'investissements aussi dynamiques que les fonds US. C'est assez sidérant dans ce pays de voir le nombre de projets de qualité qui n'arrivent pas à trouver le moindre centime d'investissement.

JB -Le succès des applications en ligne en mode Saas rend il obsolète le débat entre logiciels libres et logiciels propriétaires ou au contraire, reste une question encore plus pertinente ?

GD -C'est vrai qu'on a pris l'habitude que tous les sites web soient "closed source", mais je pense que le mode de distribution du logiciel ne change rien au débat. D'un coté on a des logiciels propriétaires, de l'autre des logiciels libres.

JB -Gaël Duval, je vous remercie !


Risposte graduée : le projet de loi Hadopi au Conseil des ministres le 11 juin[modifier]

Estelle Dumout, publié le 20 mai 2008 Tags: piratage, politique, droit d'auteur, peer to peer, téléchargement

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39381140,00.htm

Législation - La ministre de la Culture refuse de retarder l’examen de son texte contreversé qui doit instaurer la riposte graduée contre le téléchargement illégal. Si elle parvient à le faire adopter en l’état, elle devra ensuite convaincre les États membres de l'UE. Malgré les critiques de toutes parts, Christine Albanel veut maintenir coûte que coûte son calendrier : le projet de loi de lutte contre le piratage, baptisé Hadopi (1), devrait passer en Conseil des ministres le 11 juin, avec l'espoir d'une adoption parlementaire d'ici à l'été. C'est ce qu'elle a annoncé le 19 mai au festival de Cannes. Rappelons que le texte doit instaurer la fameuse « riposte graduée » pour lutter contre les actes de téléchargements illicites. Le dispositif imaginé prévoit qu'un internaute pris en flagrant délit recevra un premier avertissement par e-mail, puis un second par lettre recommandée s'il poursuit son activité délictueuse. En cas de nouvelle récidive, il pourra voir son abonnement internet suspendu pendant un an, sauf s'il reconnaît les faits et s'engage à ne pas recommencer ; auquel cas la sanction le punirait d'un à six mois de suspension. Le processus d'application des sanctions sera confié à une « Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet ». Un projet de loi liberticide ? Logiquement, les ayants droit, tant de la musique que du cinéma, soutiennent ce texte, et font pression pour qu'il soit adopté le plus rapidement possible. Arguant que son projet doit « offrir une autre solution que le pénal », Christine Albanel se dit prête à défendre son texte, y compris devant ses collègues européens, « pour dissiper certains malentendus ». La suspension de l'abonnement « est une mesure ultime, qui suivrait des messages d'avertissement et qui ferait l'objet d'un accord contractuel, ce n'est absolument pas liberticide », a martelé la ministre de la Culture. Pour l'instant, « aucune disposition européenne ne fait obstacle à notre projet de loi, mais il faut être attentif à ce qu'à l'avenir, dans le cadre du paquet télécom (2), il n'y ait pas tel ou tel amendement qui viendrait poser problème », a-t-elle expliqué à Reuters. La France seule à défendre la riposte graduée dans l'UE Il va lui falloir faire preuve de beaucoup de persuasion, car les députés européens ont déjà signalé leur opposition au concept de riposte graduée à la française. En avril, ils ont adopté un rapport invitant « la Commission européenne et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l'homme, et avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion, telles que l'interruption de l'accès à internet ». Selon ce texte, « la coupure d'un accès internet est une mesure disproportionnée au regard des objectifs ». À l'inverse, Viviane Reding, commissaire européenne en charge de la Société de l'information, également présente à Cannes, développe une position proche du projet défendu par Christine Albanel, résumée en une phrase : « La France est le seul pays à soutenir la Commission européenne dans sa volonté d'obliger les fournisseurs d'accès à internet à avertir les abonnés en cas d'infraction du droit d'auteur. » (1) Projet de loi relatif à la « Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet » (Hadopi) (2) Ensemble de directives sur les communications électroniques et les télécoms, en cours de révision par la Commission européenne. Par Estelle Dumout, ZDNet France


Bruxelles reçoit une plainte britannique sur le format OoXML[modifier]

David Meyer, publié le 20 mai 2008 Tags: microsoft, logiciels, norme technique, windows vista, open source

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39381152,00.htm

Technologie - L'agence qui prescrit les choix des technologies pour le ministère de l'Éducation britannique dénonce, dans une plainte auprès de Bruxelles, son manque d’interopérabilité native de Office Open XML, le format de fichiers d’Office 2007. Les logiciels de Microsoft n'ont plus la cote dans les écoles britanniques. Après avoir déconseillé une migration vers Windows Vista et Office 2007, la British Educational Communications and Technology Agency (Becta) a déposé une plainte à Bruxelles au sujet d'Office Open XML (OoXML), le format de fichiers d'Office 2007. Principaux grifes énoncés : l'existence d'obstacles à l'interopérabilité liés aux produits Office 2007 et les politiques de licences anticoncurrentielles adoptées par Microsoft sur le marché de l'éducation. Le Becta, organisme prescripteur en nouvelles technologies pour le système scolaire britannique, estime que le format de Microsoft, normalisé par l'ISO en mars, représente une entrave aux initiatives éducatives. Il n'est en effet pas compatible avec les standards ouverts concurrents tels que ODF (Open Document format), pourtant largement plébiscité par les administrations de nombreux pays. À défaut, Microsoft propose un plug-in permettant aux utilisateurs de Word d'ouvrir des documents enregistrés au format ODF. L'éditeur apporte, par ailleurs, un soutien financier à la création de convertisseurs open source. Une interopérabilité qui devrait être native Mais pour le Becta comme pour OpenForum Europe, groupe à but non lucratif de promotion des solutions open source, cela ne suffit pas. « Ce manque d'interopérabilité prive les étudiants et les familles d'un accès à des solutions logicielles alternatives moins coûteuses ou gratuites, notamment open source », a déclaré le britannique Graham Taylor, directeur d'OpenForum Europe. Microsoft s'en défend, rappelant son engagement tant dans le domaine éducatif qu'en matière d'interopérabilité. Un nombre croissant d'écoles passe à Windows Vista et Office 2007 dans le cadre de programmes éducatifs, assure un représentant, sans fournir de chiffres. « Nous avons financé le développement d'outils pour promouvoir l'interopérabilité entre Office 2007 et les produits basés sur le format ODF. Nous continuerons de collaborer avec la Becta et la Commission européenne afin de résoudre ces problèmes », indique l'éditeur dans un communiqué. Office Open XML, critiqué pour son manque d'ouverture avant même la sortie d'Office 2007, a été normalisé par l'ISO après des mois d'interrogation sur sa pertinence. Depuis, des voix se sont élevées pour mettre en cause la régularité du vote, au point de motiver une enquête de la Commission européenne. L'ISO, pour sa part, appelle au respect de la procédure qui a finalement fait de l'OoXML un standard. Par David Meyer, ZDNet UK


Verizon se joint à la fondation LiMo[modifier]

Le fournisseur de services sans fil Verizon Wireless se joint à un consortium qui oeuvre à développer un système d'exploitation Linux qui fera concurrence à Android de Google.

http://technaute.cyberpresse.ca/200805/15/nouvelles/telecoms-et-mobilite/18366-verizon-se-joint-a-la-fondation-limo.php/?utm_source=Fils&utm_medium=RSS&utm_campaign=TCN_MANCHETTES_:_ACCUEIL

La Fondation LiMo est un consortium de l'industrie qui veut créer un système d'exploitation pour appareils mobiles «ouvert, indépendant et basé sur Linux».

En s'associant à cette fondation, le deuxième fournisseur américain de services sans fil tourne le dos à Android, un système d'exploitation également basé sur Linux mais développé par Google et une trentaine de ses partenaires.

Verizon veut occuper un siège sur le conseil d'administration de la fondation LiMo et espère vendre ses premiers téléphones équipés du système d'exploitation dès l'an prochain.

«Nous allons commencer avec des appareils simples, pour ensuite aller vers d'autres appareils», dit le vice-président de Verizon, Kyle Malady.

Verizon affirme qu'il va continuer à appuyer d'autres systèmes d'exploitation comme celui utilisé dans le BlackBerry, mais précise que le système LiMo sera son système d'exploitation «de choix».

Kyle Malady affirme que Verizon appuie LiMo plutôt qu'Android, en raison notamment du système de gouvernance interne de LiMo. Mais il n'exclut pas que Verizon puisse un jour vendre des cellulaires équipés d'Android.

«Si des appareils qui sont intéressants pour nous et nos consommateurs arrivent, nous allons les regarder», dit-il.

Verizon va mettre des ressources financières et humaines pour contribuer à la Fondation LiMo.

La Fondation LiMo compte une quarantaine de membres, dont Samsung, LG et SK Telecom de Corée.

D'après Reuters


Acheter un PC sans Windows? C'est possible[modifier]

Economique et Social lundi 19 mai 2008

http://www.ouest-france.fr/Acheter-un-PC-sans-B-I-Windows-B-I-C-est-possible/re/economieDet/actu_3634-632483------_actu.html

Robinson Hordoir a choisi le logiciel libre Linux comme système d'exploitation de son ordinateur portable. : DR Est-on obligé d'acheter Windows XP ou Vista en même temps que son nouveau PC ? À Caen, un juge de proximité vient de répondre non. Le constructeur d'ordinateurs Asus devra rembourser à un client le prix de la licence du système d'exploitation de Microsoft : c'est la décision rendue par un juge de proximité de Caen, le 30 avril.

Au départ, c'est un peu l'histoire du pot de terre contre le pot de fer. En octobre 2006, Robinson Hordoir, 34 ans aujourd'hui, alors étudiant en thèse à Caen, entre chez un revendeur informatique en sachant parfaitement ce qu'il veut. « J'utilise le logiciel libre Linux depuis trois ou quatre ans. Je n'avais pas envie de payer pour un logiciel dont je n'aurai pas l'usage. »

De la vente liée

Problème : la grande majorité des ordinateurs sont vendus avec Windows XP ou Vista par défaut. Le prix du système d'exploitation est inclus dans celui de la machine. « Un peu comme si j'achetais une voiture et que l'on m'imposait un assureur pour dix ans. » Le jeune homme ne s'y résout pas. « J'ai questionné le vendeur : il était impossible de ne pas payer. Il m'a conseillé de demander au fabricant de me rembourser. »

Deux manipulations confirment la bonne foi du client : « J'ai refusé le contrat de licence dès ma première connexion à Internet, j'ai renvoyé, par enveloppe, l'autocollant mentionnant le numéro d'enregistrement et les CD de mise à jour. » En guise de réponse, la SARL Asus ne propose de rembourser que 25 €, tout en exigeant le retour de l'ordinateur pour une durée indéterminée. Frais d'envoi à la charge du client.

Un juge de proximité de Caen a assimilé cette pratique à de la vente liée. « Il y a là, dans cette procédure, de quoi décourager effectivement le client, et donc restreindre son choix. » La SARL Asus France devra verser 130 € au client, pour Windows XP et les autres logiciels.

Indirectement visé par cette décision, la quatrième en ce sens en France, Microsoft France, éditeur des logiciels Windows XP et Vista, limite ses commentaires. « Il n'existe aucun accord d'exclusivité entre Microsoft et les fabricants d'ordinateurs », assure Marc Mossé, directeur des affaires publiques et juridiques, qui ne voit qu'un « problème de marché, d'offre et de demande ». Contacté par téléphone, Asus France n'a pas donné suite.

Sans aller au tribunal

L'association d'utilisateurs du système Linux dans le Calvados, Calvix, qui assure qu'une trentaine de dossiers sont actuellement à l'étude, salue cette décision « importante pour la liberté de choisir ». Elle renvoie vers la pétition et le « guide du remboursement » du site racketiciels (www.racketiciels.info).

L'association de consommateurs UFC Que choisir Caen pense également s'engouffrer dans la brèche. « Pas seulement pour les « Linuxiens », précise son président Gérard Becher. Les gens devraient pouvoir acheter une machine nue sans aller devant un tribunal. »

Josué JEAN-BART.


«Nous ne faisons pratiquement pas appel à des sous-traitants externes»[modifier]

BORDIER & CIE. Julia Aymonier, la directrice informatique de l'établissement genevois, explique comment une petite banque fait face aux exigences technologiques de la gestion de fortune. Jean-Pascal Baechler Lundi 19 mai 2008

http://www.letemps.ch/template/finance.asp?page=23&article=232143

«Je pense avoir été choisie pour mon approche anglo-saxonne du management.» En poste depuis l'été 2005, la responsable informatique de la banque Bordier & Cie, Julia Aymonier, a un profil particulier. Elle est une femme, l'une des rares dans cette fonction. D'ailleurs, à l'issue d'une première sélection pour ce poste, elle était la seule sur 128 candidats. La carrière de cette Britannique, diplômée en informatique, lui a permis de connaître de nombreux postes liant technologie et finance: chez Hewlett-Packard aux Etats-Unis ou JPMorgan (JPM) et la Compagnie de Trésorerie Benjamin de Rothschild (RLD.S) à Genève. «C'est le réflexe anglo-saxon: si vous voulez progresser, vous devez changer de poste et d'employeur.»

Ce dynamisme était bienvenu chez Bordier. A l'époque, l'équipe informatique avait connu de nombreux départs. Et que la structure, propriété de trois associés, Pierre Poncet, Grégoire Bordier et Gaétan Bordier, soit une des «petites» des banques de gestion de fortune genevoise ne change rien à l'importance de l'informatique. L'établissement, qui gère 10 milliards de francs et emploie 160 personnes, dont 40 dans une filiale britannique indépendante, possède sa propre infrastructure: ordinateur central, progiciel bancaire (Olympic de la société genevoise Eri Bancaire), réseau et postes de travail. Tout est géré à l'interne par une équipe de huit personnes. «Nous ne faisons pratiquement pas appel à des sous-traitants», explique Julia Aymonier.

Accent sur la sécurité

Chez Bordier, les solutions choisies sont simples, avec un accent particulier mis sur la sécurité. Ainsi, au sein de la banque, les postes de travail n'ont pas accès au Web et l'accès à Internet est limité au courrier électronique. Les employés ne peuvent surfer sur la Toile que sur des postes déconnectés du reste du réseau de la banque. De plus, afin d'éviter de s'exposer aux erreurs de jeunesse, l'institut ne cherchera pas à être le premier à utiliser une nouvelle version d'un logiciel, qu'il s'agisse du système d'exploitation de ses PC ou de son progiciel bancaire.

L'évolution des exigences réglementaires - qui passent souvent par des développements informatiques - est naturellement un défi. «Mais le plus difficile est de déterminer quand nous devons acheter une solution ou quand nous devons la développer en interne.» Par exemple, une grande banque peut avoir suffisamment de clients étrangers demandant une attestation fiscale pour investir plusieurs dizaines de milliers de francs dans l'achat d'un logiciel spécialisé. Une structure plus petite devant produire moins de tels documents peut trouver plus réaliste de réaliser un outil en interne. «Chez nous, il n'y a pas autant d'automatisation que dans une grande banque.»

Julia Aymonier doit faire des choix. Qu'un grand projet se profile et d'autres réalisations seront reportées. Ainsi, la migration vers la version 2 du réseau de communication interbancaire Swift a consommé beaucoup de ressources l'an dernier. Cette année, l'effort majeur sera l'installation d'un système optimisant l'utilisation des capacités de stockage de données, un «storage area network», selon la terminologie anglo-saxonne.

La directrice informatique doit évidemment faire attention aux coûts. Cependant, si elle n'a pas la même puissance d'achat que ses homologues de plus grandes structures pour négocier les prix, elle peut s'appuyer sur le bonus d'image que confère le fait d'avoir Bordier comme client, explique-t-elle. Les sollicitations de sociétés cherchant à devenir fournisseurs sont d'ailleurs nombreuses. Le fait de ne pas compter parmi les poids lourds de la branche a aussi un aspect positif: la banque n'est active que dans la gestion de fortune, et pas dans la gestion institutionnelle, ce qui limite le spectre des questions auxquelles les informaticiens doivent répondre.

Accès direct aux associés

Et si Julia Aymonier n'a pas les moyens financiers de certains de ses homologues, elle a par contre un accès direct aux associés, en particulier Gaétan Bordier qui chapeaute son département. Un avantage de taille: «L'informatique est parfois difficile à expliquer. Un message transitant par une voie hiérarchique risque d'être transformé.» De plus, les associés sont jeunes et impliqués dans le fonctionnement de l'entreprise. Dans une petite structure, les décisions sont prises de manière simple. Par exemple, Julia Aymonier a pu faire adopter Linux, un système d'exploitation issu du monde du logiciel libre et devenu un outil sérieux. Elle a aussi fait recruter la deuxième femme de l'équipe informatique.


Informatique : Un supercalculateur à base de logiciels libres[modifier]

Le supercalculateur de Bull pourra effectuer 103 000 milliards d’opérations à la seconde. © CEA

http://www.innovationlejournal.com/spip.php?article2658

Grâce au supercalculateur Bull Nova Scale, dont l’architecture comprend un grand nombre de logiciels libres, le Grand équipement national de calcul intensif (GENCI) et le CEA vont accélérer la recherche et l’innovation dans les domaines de l’énergie, de l’aérospatiale, des sciences de la vie ou de la climatologie.

Le Grand équipement national de calcul intensif (GENCI), structure de promotion de la simulation et du calcul intensif pour la recherche fondamentale, et le CEA, ont commandé à Bull un supercalculateur « Nova Scale », qui devrait être déployé à partir de 2009. Destiné à accélérer la recherche et l’innovation dans le domaine de l’énergie, de l’aérospatiale, des sciences de la vie ou de la climatologie, ce supercalculateur d’une puissance de 103 Téraflops (capable d’effectuer 103 000 milliards d’opérations à la seconde) a été conçu par Bull, le CEA et plusieurs partenaires du pôle de compétitivité System@TIC Paris Région. Sa particularité : une architecture qui accorde une large place à Linux et aux logiciels libres.


Premier aperçu de Moonlight, version pour Linux de Microsoft Silverlight[modifier]

Matthew Broersma, publié le 19 mai 2008 Tags: linux, open source, développement, microsoft

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39381124,00.htm

Technologie - Les développeurs de Novell ont présenté les premiers éléments du code source de Moonlight. Il s'agit d'une version open source du plug-in Silverlight de Microsoft, concurrent du Flash d'Adobe. Le code est disponible à des fins de test et de débugage.

Les développeurs du projet Moonlight, adaptation open source du Silverlight de Microsoft, ont donné un premier aperçu de son code source. Il s'agit d'une mouture encore non finalisée et incomplète, destinée aux développeurs participant au projet communautaire, géré par l'éditeur Novell.

Rappelons que Silverlight est un plug-in pour navigateurs, concurrent de plusieurs produits sur le marché : Flash et Flex d'Adobe, Adobe Shockwave, JavaFX et aussi Apple QuickTime. Publié en septembre 2007, il est compatible avec les médias internet dits « riches », à savoir la lecture de fichiers audio et vidéo, l'animation, ou encore les images vectorielles.

Silverlight est compatible Windows et Mac OS X, mais pas Linux. C'est ce qui a poussé l'équipe dirigée par Miguel de Icaza à s'atteler à la tâche, avec l'aide de la communauté, afin de proposer des versions ou implémentations open source de logiciels non disponibles pour Linux.

Elle a déjà à son actif l'adaptation de la plate-forme .NET de Microsoft pour Linux, dans le cadre du projet Mono. Les développeurs travaillent sereinement, avec l'aval de Microsoft, en vertu du pacte de non-agression qu'il a signé avec Novell en 2006.

Compatiblité annoncée avec Firefox 3

À ce jour, les développeurs peuvent télécharger et installer sur Linux une version de Moonlight pour Firefox, qui ne prend pas en charge les codecs multimédias. Ils peuvent aussi compiler le code source du logiciel, explique Miguel de Icaza, précisant que la version actuelle de Firefox est prise en charge. Il en sera de même pour la version 3, quasi finalisée, du navigateur après la résolution de bugs.

Un travail de débugage est en effet nécessaire pour Moonlight, avec déjà 70 bugs repérés et connus, précise Miguel de Icaza. Cette première ébauche en préparation est, par ailleurs, encore dépourvue de certaines fonctionnalités, du fait notamment d'éléments de codecs multimédias manquant à l'appel.

La version finale de Moonlight utilisera des codecs audio et vidéo fournis par Microsoft, toujours dans le cadre de leur partenariat technologique. Sa date d'arrivée est encore inconnue.

Mais le support des codecs propriétaires, tels que ceux utilisés dans Silverlight, suscite une controverse dans la communauté open source. Les créateurs de sites web ont récemment été appelés par Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, à se méfier des technologies propriétaires, telles que Silverlight et Flash d'Adobe.

Par Matthew Broersma, ZDNet UK