Mots à éviter

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Présentation[modifier]

Liste de termes et expressions à éviter

De nombreux mots, termes ou expressions peuvent conduire à une compréhension erronée des logiciels libres et plus généralement de la culture libre. C'est pourquoi cette page vous propose des termes a éviter et par quoi les remplacer si possible. Si sur la cage d'un éléphant tu vois écrit « buffle », n'en crois pas tes yeux. Alexis Tolstoï

Cette page s'inspire de la page du projet GNU : Mots ou phrases prêtant à confusion (words to avoid).


« Biens numériques »[modifier]

L'expression « biens numériques », telle qu'elle est appliquée aux copies d'œuvres de l'esprit, les force à rentrer dans le schéma de pensée des biens physiques, qui ne peuvent être copiés, et qui par conséquent, doivent être fabriqués et vendus. Cette métaphore incite les gens à juger de questions touchant au logiciel et autres œuvres numériques en se basant sur leurs opinions et intuitions concernant les biens physiques. De plus, elle place ces questions dans le cadre de l'économie, dont les valeurs superficielles et limitées ne comportent pas les notions de liberté et de communauté.


« Open source »[modifier]

Préférez « Logiciel Libre » qui met en avant la liberté des utilisateurs (aspect éthique) plutôt que le code source ouvert (aspect technique).

Plus précisément, sur pourquoi éviter le terme « Open Source » lisez : Pourquoi l'« open source » passe à coté du problème que soulève le logiciel libre.

« Libre de droits »[modifier]

Beaucoup de personnes utilisent ces mots, qui forment ensemble un OJNI, un objet juridique non identifié. Il faut toujours préciser la licence d'une œuvre, et le cas échéant vérifier si celle-ci est dans le domaine public, soit par décision de son auteur, soit parce que l'auteur est mort depuis plus de soixante-dix ans. (plus d'information sur Wikimedia Commons)

« Logiciel fermé »[modifier]

Logiciel fermé est le pendant du terme Open source. Préférez « logiciel propriétaire », « logiciel non libre », « logiciel privateur » ou « logiciel privatif ». (Voir la page de discussion)

« Logiciel commercial »[modifier]

Un logiciel commercial peut être libre ou pas. Tout logiciel libre peut être commercialisé. Ce n'est donc pas un synonyme de « logiciel non libre » (voir plus haut).

« logiciel à code libre »[modifier]

Parler d'un logiciel à code libre entraîne une confusion. Pour qu'un logiciel soit libre, il faut pouvoir accéder à son code source pour pouvoir l'étudier et le modifier si besoin. C'est donc bien le logiciel qui est libre et pas seulement son code.

« Protéger » une œuvre avec des DRM[modifier]

Les DRM (ou menottes numériques) sont des dispositifs qui ont pour but de contrôler l'accès aux œuvres numériques et l'usage qui en est fait. Les DRM imposent à l’utilisateur un contrôle contraire à la philosophie du Logiciel Libre. Plutôt que de « protéger » une œuvre numérique les DRM ne font que réduire les libertés des utilisateurs.


« Donner un logiciel libre »[modifier]

Vous ne donnez pas un logiciel. Vous donnez éventuellement un support physique comme un CDROM. Préférez l'expression « Distribuer un logiciel libre ».


« Tomber dans le domaine public »[modifier]

La phrase Tomber dans le domaine public donne un aspect négatif au fait que la protection accordée aux auteurs touche à sa fin. Or ce passage dans le domaine public permet une libre utilisation des œuvres. On peut donc lui préférer les expressions : Passer dans le domaine public, Monter dans le domaine public ou Accéder au domaine public.


« Pirate », « pirater », « piratage »[modifier]

Les pirates sont des criminels qui arraisonnent des bateaux, pillent les cargaisons et éventuellement enlèvent ou tuent l'équipage. Utiliser le terme pirate pour désigner des échanges de fichiers sans respect de la licence revient à assimiler ce délit de contrefaçon à un crime pour lui donner plus d’importance qu'il n'en a. Utilisez plutôt le terme « contrefacteur ».

Voir aussi :

Démystification des discours sur le piratage à l’heure d’Internet :


« Propriété Intellectuelle »[modifier]

Texte publié sur le site de la FSF[modifier]

Les éditeurs et les juristes aiment assimiler le copyright (en France le droit d'auteur) à la « propriété intellectuelle » — un terme qui inclut aussi les brevets, les marques déposées et d'autres zones plus obscures de la loi. Ces lois ont si peu de choses en commun, et diffèrent tant, qu'il serait mal-avisé de faire des généralisations. Il est préférable de parler spécifiquement de « copyright » (« droit d'auteur »), de « brevets » ou de « marques déposées ».

Le terme « propriété intellectuelle » contient un postulat caché : que la façon naturelle de penser à ces divers problèmes est basée sur une analogie avec les objets physiques, et la façon dont nous les envisageons comme étant notre propriété.

Quand il s'agit de copie, cette analogie néglige la différence cruciale entre des objets matériels et l'information : l'information peut être copiée et partagée presque sans effort, alors que ce n'est pas possible avec les objets matériels.

Pour éviter la méprise et la confusion de ce terme, il est préférable de ne pas parler ni même de penser en termes de « propriété intellectuelle ».

L'hypocrisie d'appeler ces pouvoirs « droits » commence à embarrasser l'Organisation mondiale de la « propriété intellectuelle ».


Synthèse de débats sur la liste april@april;org[modifier]

L'expression Propriété Intellectuelle est délibérément très vague et n'a pas de sens précis car cela recouvre de nombreuses notions juridiques comme le droit d'auteur, les droits voisins du droit d'auteur, le droit des marques, des modèles, des brevets, les droits sui generis des bases de données, le droit à l'image, les droits des topographies des semi-conducteurs, etc. qui ne sont pas définies par les mêmes articles de loi. En mélangeant toutes ces notions, on tend à faire croire qu'il s'agit de droits identiques. Cela nuit donc aux logiciels libres qui se basent sur le droit d'auteur mais combattent les brevets sur les logiciels par exemple.

Enfin, le terme « Propriété Intellectuelle » est un oxymore : une expression où un des mots contredit l'autre. C'est, par exemple,« l'obscure clarté » que l'on trouve dans le Cid de Corneille. Pour en revenir à la « Propriété Intellectuelle », imaginez à l'époque néolithique, un humain qui proclame posséder le Feu : je détiens la « Propriété du Feu ». Le feu est immatériel, il se crée, se conserve et se partage mais ne peut être « possédé ». Vouloir faire des « objets » intellectuels, et ensuite vouloir les « posséder » est une imposture. Il en va de même de l'expression « Propriété Intellectuelle ».


Voir aussi[modifier]


Réaction d'Albert Jacquard aux propos de Richard Stallman lors d'une conférence sur ACTA organisée par Libre Accès[modifier]


« Fichier Word », « Fichier Excel », « PowerPoint »[modifier]

Utiliser ces termes crée une confusion entre un logiciel et son format de fichier, en plus de faire de la publicité pour des logiciels non libres. Préférez les termes « Texte », « Tableau » et « Présentation ».

Voir aussi :

Symboles trademark (™) et registered (®)[modifier]

Ces symboles n'ont aucune valeur en France et ne sont donc jamais nécessaires pour citer des marques. Référence : site de l'INPI.

Liens[modifier]