Macro économie et copyleft

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Compte Rendu d'atelier lors de la réunion des membres du 14/02/2010

Manifeste[modifier]

Les échanges non marchands sont aussi économiques[modifier]

L'économie est la discipline qui s'intéresse aux échanges. Les échanges marchands ne constituent qu'une partie de ceux-ci. L'économie existe donc au-delà de l'activité commerciale. Les représentations économiques sous forme de marché où se confrontent l'offre et la demande sont dominantes. Elles relèvent d'une vision micro-économique qui ne permet pas d'envisager l'économie comme un système complexe à l'échelle d'une société. L'échange marchand y occupe une place essentielle.

Productivité et efficacité sociale[modifier]

Or la productivité dans une économie vient des gains de productivité, c'est-à-dire comment on parvient à faire autant voire plus avec moins de ressources (moyens matériels, temps de travail). Les outils informatiques et les réseaux sont à ce titre des outils qui permettent des gains de productivité fabuleux. Que l'on songe à la quantité de travail nécessaire pour écrire et diffuser un texte avant l'informatique et internet. Un gain de productivité permet de dégager des ressources qui peuvent alors être employée à autre chose, créant potentiellement lui aussi un gain de productivité etc. L'informatique libre est une source de productivité tout particulièrement efficace, parce que seule la première copie est payée (alors que MS continue à vendre MS office 500€ la licence), également parce qu'il casse les stratégies visant à verrouiller les marchés pour en tirer tout le bénéfice et parce qu'en dernier lieu il favorise un système contributif ou coopétitif, où le travail de chacun s'accumule au lieu de tenter d'annihiler tout ce qui peut ressembler à de la concurrence.

Le modèle de l'économie du savoir scientifique[modifier]

Le logiciel libre reprend une économie particulière qui est celle du savoir scientifique : données et sources publiques permettant de vérifier, étudier et améliorer. Il est symptomatique à ce titre que les libristes soient maîtres de leurs outils de communication. Ils en ont monté un en grande partie : Internet. Plus localement, la communauté s'informe, débat et s'organise autours de publications communautaires. Linuxfr est la plaque tournante du logiciel libre francophone, pas un magazine quelconque appartenant à des capitaux privés. Cette indépendance de communication est l'une des conditions de son succès, en dépit des monopoles extrêmement pesant dans l'informatique.

Le copyleft idéologiquement impensable[modifier]

Pourtant, il est très difficile de faire valoir les apports économiques du logiciel libre, notamment parce que les outils intellectuels du marché sont inadaptés et proposent un modèle simpliste qui fait l'impasse sur de nombreuses à côtés (comme la santé publique, l'environnement par exemple). Par ailleurs, la prédominance des représentations économique de marché (le traité constitutionnel européen contenait notamment une référence explicite à la concurrence libre et non faussée), est très ancrée dans les esprits au point qu'il est parfois impossible de faire comprendre la révolution économique que représente le logiciel libre. Il n'est pour certain tout simplement pas concevable.

Tenaille théorique/pratique[modifier]

La conclusion est qu'il serait productif pour favoriser le logiciel libre et au-delà les principes copyleft de :

  • Donner des ressources aux plus motivés pour mieux comprendre les mécanismes économiques et les tenants et aboutissants des théories.
  • Nouer des liens avec des économistes et penseurs qui s'intéressent au copyleft et faire la promotion de leur travail auprès du public et des institutionnels.

Cela permettrait ainsi de prendre la question en tenaille avec d'un côté la théorie et de l'autre côté sa réalisation pratique. C'est en effet une particularité exceptionnelle du libre, c'est que l'on peut (doit) appliquer les principes que l'on défend. L'idéologie est ici une façon d'éclairer la réalité des pratiques et en découle directement alors que bien souvent les idéaux renvoient à une forme de fantasme dans lequel on voudrait faire rentrer la réalité.

Ars Industrialis a ainsi pas mal de ressources à proposer (elle est composée notamment de philosophes et d'économistes), travaille sur des thématiques proches (de façon générale sur l'élaboration d'une politique industrielle des technologies de l'esprit, et en ce moment sur une économie de la contribution) et des contacts ont déjà été noués.

Voir aussi[modifier]

Biens_publics_et_biens_communs

Actions[modifier]

  • Dresser un annuaire des ressources pédagogiques pour mieux comprendre le fonctionnement et les enjeux.
  • Se rendre au débat du 6 mars d'Ars Industrialis Logiciel libre et économie de la contribution : le temps de la déprolétarisation et discuter de la démarche avec Bernard Stiegler.
    • Bilan assez négatif sur l'évènement. J'ai obtenu le nom de Franck Cormerais un économiste membre d'Ars Industrialis. En dépit de sa sollicitation au travers de Bernard Stiegler, il n'a pas répondu aux sollicitations.

Annuaire de ressources[modifier]

Liens divers[modifier]

  • Article des échos : [2] qui met en balance gain immédiat dans un contexte limité et système complexe avec des externalité positives et négatives.