RevuePresse20080406

De April MediaWiki

Revue de presse du 31 mars au 06 avril 2008[modifier]


Articles[modifier]


Les livres informatiques en PDF semblent trouver leur public[modifier]

Philippe Astor, publié le 28 mars 2008 Tags: e-commerce, droit d'auteur, pdf, exclu relais communautaires, constate o reilly, disponibilité immédiate, prix papier, immatériel

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39380052,00.htm

Business - L’éditeur O’Reilly, qui distribue à la fois ses livres par correspondance, et en version PDF sur son site web depuis un an, constate que les ventes des uns ne cannibalisent pas celles des autres. Le format numérique attire même de nouveaux clients. L'éditeur de livres informatiques O'Reilly a publié, sur un nouveau blog consacré à l'économie de l'immatériel, des statistiques intéressantes sur les ventes en ligne de ses ouvrages au format PDF. Il en ressort notamment que la vente sur son site web de titres uniquement édités en PDF et de versions PDF de ses ouvrages n'a absolument pas entraîné de baisse des ventes papier par correspondance, lancées quelques mois plus tôt. « La saison d'automne, traditionnellement bénéfique pour l'édition, a autant profité aux livres classiques qu'aux ouvrages numériques, sans que l'un paraisse mordre sur l'autre », indique O'Reilly. Pour la période d'octobre 2007 à avril 2008, pendant laquelle toute l'offre était disponible sur le site (livres papier, livres PDF et offres papier + PDF), l'ensemble des formats numériques a représenté 44 % du chiffre d'affaires, représentant 60 % des volumes de vente en ligne. « Si plus de 60 % de nos clients ont choisi le livre électronique de préférence au papier, c'est qu'il existe bel est bien un public pour les formats numériques payants », constate O' Reilly, qui explique leur attrait par un prix de vente plus faible (entre 75 % et 80 % du prix papier), une disponibilité immédiate, la possibilité d'effectuer des copier-coller et l'absence de protection contre la copie. Diversifier les canaux de distribution « La disponibilité de contenu gratuit sur l'internet n'a pas découragé nos lecteurs d'investir dans du contenu numérique payant. Mieux, il semble que ce format ait attiré de nouveaux clients, au lieu de détourner les clients habituels du papier », poursuit l'éditeur, dont les ventes en ligne, rapportées aux ventes en librairie, auront représenté 12 % du chiffre d'affaires global. Les formats numériques plafonnent à 5 % de ce CA, mais elles ne sont pas négligeables pour autant, estime O'Reilly : « Au contraire : ne perdons pas de vue que les livres électroniques ne sont pour l'instant disponibles que sur notre site. Ils ont de fait une distribution très limitée par rapport à nos autres canaux de distribution. » Et de conclure : « La bonne piste consiste sans aucun doute à multiplier ces canaux. On peut facilement imaginer des libraires en ligne (Amazon.fr ou Fnac.com) proposant les ouvrages dans les deux formats. Mais également les libraires traditionnels, qui pourraient ainsi proposer beaucoup plus d'ouvrages à la vente sans les habituels problèmes liés à la gestion de stock. Enfin, il n'est pas exclu que les relais "communautaires" comme les blogs aient intérêt à devenir revendeurs pour les titres susceptibles d'intéresser leurs lecteurs. » Par Philippe Astor, ZDNet France


Les éditions originales des œuvres de Shakespeare bientôt en ligne[modifier]

Philippe Astor, publié le 28 mars 2008 Tags: droit d'auteur, numérique, reproductions, comparaisons, haute résolution, collections, quartos, oxford

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39380042,00.htm

Ce sont plus de 75 éditions imprimées originales des travaux de William Shakespeare antérieures à 1641 (les quartos, ou folios) qui vont être numérisées par les bibliothèques Bodleian de l'Université d'Oxford au Royaume-Uni, et Folger Shakespeare à Washington, aux États-Unis. La numérisation des collections, qui a en fait déjà commencé, devrait s'étaler sur un an. Dès le mois prochain, les premiers fichiers seront mis à disposition du public sur le site internet Shakespeare Quartos Archive. Il proposera des reproductions haute résolution en texte intégral et de nombreuses fonctions interactives permettant notamment aux étudiants et aux chercheurs d'effectuer des comparaisons entre différents quartos, d'effectuer des recherches en plein texte et de les annoter. En l'absence de manuscrits originaux, les quartos sont en général considérés par les spécialistes comme les sources les plus fiables pour comprendre la genèse de l'oeuvre de Shakespeare, l'auteur de loin le plus lu dans les pays anglo-saxons. Leur numérisation va permettre de faciliter l'étude des discordances qui existent entre différents quartos d'une même oeuvre. Pas moins de 32 quartos de Hamlet, la plus célèbre des 37 pièces écrites par Shakespeare, pourront ainsi être examinées. Par Philippe Astor, ZDNet France


Wikipédia passe le cap des 10 millions d'articles[modifier]

31-03-2008

http://www.silicon.fr/fr/news/2008/03/31/wikipedia_passe_le_cap_des_10_millions_d_articles

L'encyclopédie en ligne, décriée par les enseignants, reste très utilisée et appréciée des internautes...

Alors que la fondation Wikimédia va recevoir un don de 3 millions de dollars de la Fondation Alfred P. Sloan, on apprend que le dix millionième article vient d'être publié sur Wikipédia.

Pour l'anecdote, il s'agit d'une note rédigée en Hongrois, et plus précisément d'une courte biographie d'un peintre britannique du 16éme siècle, Nicholas Hilliard.

Preuve de la diversité des sources qui fait le succès de Wikipédia, selon les informations officielles disponibles sur le site, ces dix millions d'articles ont été rédigés dans 250 langues différentes...

L'anglais, reste la langue la plus populaire de l'encyclopédie en ligne avec 2,3 millions d'articles, le cap des deux millions a été dépassé en novembre 2007.

Après la langue de Shakespeare, les langues les plus populaires sont dans l'ordre l'allemand, le français, le polonais, le japonais, l'italien, le portugais, l'espagnol et le suédois.

Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia n'hésite pas à applaudir la performance, "c'est incroyable de penser que nous sommes passés d'une version unique de Wikipédia en anglais à plus de 250 langues."

"Dix millions d'articles, c'est quelque chose que nous n'aurions jamais pu imaginer lorsque nous nous sommes lancés dans l'aventure Wikipédia en 2001. C'est un témoignage de l'incroyable dévouement de nos volontaires à travers le monde", ajoute Wales.


OOXML : le oui l'emporterait, sous un flot de critiques[modifier]

Et si c'était tout le fonctionnement de l'ISO qui était remis en cause

http://www.pcinpact.com/actu/news/42729-iso-ooxml-votes-scandales-standards.htm

Il semble que la standardisation du format Open XML soit tellement sous influence qu’elle déclenche pratiquement un scandale dans chaque pays participant au vote final de l’ISO, dont le résultat n’est d’ailleurs pas encore connu. Mais est-ce réellement important ? Pas tout à fait, car si l’on en croit des sources généralement bien informées et les différents organismes de standardisation impliqués, le format de données de Microsoft aurait d’ores et déjà gagné.

En dépit de très nombreuses protestations, la majorité des pays pencherait pour le « oui », mais peu d’entre eux ont jusqu’à présent eu une procédure sans le moindre accroc. Les exemples récents de l’Allemagne, de la Croatie et de la Norvège viennent alimenter une polémique qui fait rage depuis que Microsoft a proposé son format, et qui ne fait que gonfler, au point d’en arriver à provoquer un questionnement sur tout le processus de standardisation de l’ISO.

Le feu nordique

La Norvège a voté en faveur de l’Open XML, mais quand on regarde de près le détail, on peut se demander clairement comment cela est possible. Il faut savoir en effet que 21 membres du comité technique du Standards Norway ont voté contre le format, alors que deux seulement l’ont approuvé. Comment tout cela s’est-il transformé en « oui » ?

Selon divers témoignages émanant d’acteurs ayant pris part à la réunion de vendredi dernier, il semblerait que tous ceux qui ont voté non aient fini par quitter la salle, ne laissant que trois personnes, dont un représentant de Microsoft et un autre d’un partenaire commercial important : Statoilhydro. Un processus qui en dit long sur les luttes d’influences économiques et politiques en jeu, et qui jette un discrédit profond sur le travail du Standards Norway.

Håkon Wium Lie, de chez Opera, ne cache pas sa colère : « C’est un scandale ! Je suis choqué. Je suis sans voix. 21 membres du comité ont dit non, tandis que Microsoft s’est quand même débrouillé pour passer à travers cette position. C’est incompréhensible. Ceux qui ont pris la décision à la fin ne sont pas ceux qui connaissent le mieux le sujet. Ils ne sont pas qualifiés pour ce type de décision et n’ont pas nécessairement les intérêts nationaux en tête ».

Steve Pepper, directeur du comité technique norvégien, a fait part de son incompréhension de la situation. Il considère cette dernière comme une « victoire pour Microsoft, mais une grande perte pour le reste du monde ». Il explique également la décision avec des mots durs : « Ce sont les bureaucrates du comité qui ont dit oui, pas la Norvège ». Il ajoute qu’il a perdu foi en le travail du Standards Norway, après avoir oeuvré 13 ans sur les standards.

Situation ubuesque chez nos voisins d’outre-Rhin

La situation n’était guère plus réjouissante en Allemagne. Lorsque les membres du comité sont venus pour voter, une petite surprise les y attendait : ils ne pouvaient pas voter non. Les seuls choix qui leur étaient proposés étaient le oui et l’abstention. À la fin du vote, six membres avaient approuvé la normalisation de l’OOXML, tandis que les six autres s’étaient abstenus. Un vote qui réglait le problème ? Pas du tout.

Le DIN (Deutsches Institut für Normung) est une association privée à but non lucratif, dont le but est de conseiller et de promouvoir les normes en Allemagne. L’association n’est pas censée voter durant le processus de normalisation ISO, mais ce fut quand même le cas. Pour réussir ce tour de passe-passe, le DIN n’a pas fait valider son choix sur la base des éléments techniques de l’OOXML mais sur l’acceptation de la suggestion d’approbation, ce qui revient presque à dire que le DIN a voté sur les conseils du DIN.

Un vote incompréhensible, mais qui a fait pencher la balance en faveur de Microsoft, une fois de plus.

Croatie : un retournement de situation impossible

L’histoire de l’OOXML en Croatie est encore un exemple frappant de la manière dont se passe la standardisation du format partout dans le monde. Le pays avait voté oui, sans aucun commentaire, lors du premier essai. Comme le veut la procédure ISO, les membres du comité devaient prendre le temps de méditer leur décision à la lumière des éléments apportés après le vote par les autres pays qui avaient voté avec commentaires.

Lorsque la question du second vote est arrivée, Microsoft Croatie est rapidement montée sur ses grands chevaux, arguant que cela n’était pas nécessaire ni obligatoire, puisque le « oui » avait été clair en premier lieu. Après avoir déclaré que le comité croate était incompétent, Microsoft Croatie a refusé de faire partie du second vote.

Le résultat fut très différent puisque 14 membres ont voté contre l’OOXML, contre 3 seulement à l’avoir approuvé. Seulement voilà, là encore, le « non » n’a pas pu l’emporter. Pourquoi ? Parce que le comité compte 35 membres et que 17 seulement ont participé. Avec moins de 51 % de présence, le vote n’a donc pas été validé : il manquait la présence d’un seul membre supplémentaire.

Selon plusieurs sources, Microsoft aurait convaincu une partie du comité que ce second vote n’était pas nécessaire. Soit parce que l’information a été crédible ou parce qu’il était plus simple de la considérer comme telle, la validité de la décision n’a pu être exceptée, ce qui a laissé à la Croatie le même résultat que le premier vote, seul valable.

Et la France dans tout ça ?

Selon nos informations, il est très probable que la France vote non. Mais cela n’a a priori plus d’importance, car une majorité de pays a apparemment voté en faveur du format de Microsoft. Le Royaume-Uni et l’Irlande ont apparemment ajouté leur accord à la liste s’allongeant sans cesse des supporters de l’éditeur de Redmond.

Selon nos informations toujours, trois contributions mystérieuses sont arrivées à l’AFNOR durant le week-end pour démontrer les bienfaits de l’Open XML. Qu’elles soient prises en compte ou non, on ressent encore les effets d’une pression assez conséquente sur l’ensemble des membres de tous les comités nationaux impliqués.

La décision finale de la France est attendue pour aujourd’hui, ou demain au plus tard. Elle ne devrait pas avoir d’impact sur la situation générale si le « oui » est clairement majoritaire, mais il sera intéressant de constater l’évolution du travail français après un premier vote négatif accompagné d’une montagne de commentaires très audacieux.

Rédigée par Vincent Hermann le lundi 31 mars 2008 à 11h56


Concours de hacking : Ubuntu plus résistant que Mac OS ou Vista[modifier]

Christophe Guillemin, publié le 31 mars 2008 Tags: sécurité, linux, windows vista, mac

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39380091,00.htm?xtor=EPR-100

Sécurité - Lors d’une compétition de hacking organisée au Canada, un portable équipé de Mac OS X Leopard a été le premier a succombé aux attaques, via une faille dans Safari. Suivi d’une machine équipée de Vista. Seul un PC sous Ubuntu est resté inviolé. Le MacBook Air, dernier PC portable d'Apple, a été le premier ordinateur à succomber aux attaques d'experts en sécurité lors du concours de hacking PWN2OWN 2008 qui s'est tenu durant la série de conférences CanSecWest, organisée par la société Tipping Point (3Com) du 26 au 28 mars à Vancouver. L'objectif était de mettre à l'épreuve trois systèmes d'exploitation : Mac OS X Leopard (10.5.2), Ubuntu 7.10 et Windows Vista (Edition Intégrale SP1) sur le terrain de la sécurité. Ils étaient respectivement installés sur le MacBook Air, le portable Sony Vaio VGN-TZ37CN, et le portable Fujitsu U810 - les machines étaient dans leur configuration d'origine. La mission des hackers était d'en prendre le contrôle et de lire un fichier stocké sur leur disque dur. Le premier jour, ces trois portables ont subi des attaques à distance, via le réseau, sans aucun accès physique. Pendant 24 heures, ils ont résisté aux tentatives ; aucun hacker n'ayant réussi à en prendre totalement le contrôle. Le deuxième jour, les règles concernant l'accès aux machines ont été assouplies. Les attaquants pouvaient compter sur un minimum d'actions de la part des utilisateurs des machines, comme : ouvrir un e-mail ou entrer une adresse web dans le navigateur. C'est au cours de cette épreuve que le MacBook Air a succombé aux attaques. Charlie Miller, l'un des participants, a mis seulement deux minutes pour en prendre le contrôle, en exploitant une faille de sécurité, encore inconnue, du navigateur Safari. Conformément au règlement du concours, il n'a pas divulgué publiquement les détails de cette faille, qui sera d'abord corrigée par Apple. MacBook Air, cible privilégiée du concours ? Charlie Miller aurait simplement dirigé Safari vers une page qu'il a réalisée pour l'occasion et qui contenait du code malveillant. Lors de ce même concours il y a un an, le hacker avait déjà réussi à casser les protections de l'iPhone. Il est reparti cette année avec 10 000 dollars en poche de prime et le MacBook Air piraté. Les machines sous Vista et Ubuntu ont, quant à elles, résisté à cette deuxième épreuve. Elles sont donc passées à la suivante organisée le troisième jour, avec des règles encore plus assouplies : les hackers pouvaient exploiter des applications tierces installées sur les deux machines comme Acrobat Reader ou Skype. Le portable sous Windows Vista a alors succombé, via une faille exploitée dans le Flash Player d'Adobe, aux assauts de Shane Macauley, épaulée par d'autres experts. Elle a remporté 5 000 dollars de prix. Le Sony Vaio équipé d'Ubuntu a, en revanche, résisté aux attaques durant les trois jours du concours et sort donc grand vainqueur. Reste que cette compétition fait l'objet d'une controverse sur la blogosphère, notamment sur le cas du MacBook Air qui aurait été pris pour une cible privilégiée. Certains observateurs notent également que des failles ont été découvertes dans Ubuntu mais n'ont pas été exploitées. Enfin, la faille ayant permis la prise de contrôle du portable Fujitsu concerne le logiciel Flash Player d'Adobe et non directement Vista. Par Christophe Guillemin, ZDNet France


Adobe rejoint la Linux Foundation[modifier]

la rédaction, publié le 31 mars 2008 Tags: linux, logiciels, web 2.0

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39380078,00.htm?xtor=EPR-100

L'éditeur américain devient membre de l'organisation à but non lucratif, Linux Foundation (LF), dont l'objectif est d'« accélérer la croissance de Linux ». Fondée en 2007, elle promeut, protège et standardise l'OS libre en fournissant des « ressources unifiées et des services pour les éditeurs open source afin qu'ils puissent concurrencer les solutions propriétaires ». Adobe rejoint LF afin de collaborer à l'intégration des technologies Web 2.0 à Linux, telles que les Rich Internet Application (RIA), nouvelles solutions évoluées pour le Net. L'éditeur donne notamment comme exemple sa plate-forme AIR (Adobe Integrated Runtime), dont la version alpha vient d'être rendue disponible pour l'OS libre. Il s'agit d'un « moteur d'exécution multiplate-forme », une couche logicielle qui permet aux développeurs d'utiliser des technologies web familières (HTML, Ajax, Adobe Flash) pour justement créer des applications internet riches (RIA), explique Adobe. Son arrivée au sein de la Linux Foundation devrait également renforcer l'optimisation des logiciels Adobe sur Linux. Par la rédaction, ZDNet France


« L'individualisme professionnel des informaticiens est une grave erreur » : Regis Granarolo, président de l'association Munci Christophe Guillemin, publié le 1 avril 2008 Tags: services, emploi, entreprise, interview, absorption, individualisme, informatique télécoms, actions justice

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39380126,00.htm

Business - L’association Munci, qui défend les salariés du secteur informatique, va donner un second souffle à son action en créant un syndicat. Une structure qui doit convaincre plus d’informaticiens à se lancer dans l’action collective, comme l'explique son président. Augmenter la représentation syndicale dans la filière informatique et plus généralement dans les TIC : c'est la mission que se donne l'association Munci (Mouvement pour une union nationale et collégiale des informaticiens) qui rassemble déjà plus d'un millier de membres. Pour cela, ses responsables vont créer une structure syndicale classique, parallèlement à la propre existence de l'association. Par rapport aux autres syndicats du secteur, où le patronat est surreprésenté, son action sera plus proche des salariés explique à ZDNet.fr Regis Granarolo, président de Munci, qui précise les raisons de ce choix. ZDNet.fr - Pourquoi créer un nouveau syndicat professionnel autour des services informatiques ? Regis Granarolo - Afin de poursuivre au mieux notre action qui est de réunir, fédérer et défendre les intérêts des professionnels de l'informatique et des télécoms, et plus généralement des professions exerçant dans les TIC, et ce indépendamment de tout parti pris politique. Il nous fallait tôt ou tard un statut de syndicat professionnel. Au bout de quatre ans d'existence du Munci, nous faisons face à certains blocages notamment en raison de notre statut associatif. La structure syndicale offre de nouvelles possibilités en matière d'aides financières, d'actions en justice, de communication institutionnelle et d'assistance juridique. Avec le syndicat, nous pourrons également participer aux négociations collectives et aux accords d'entreprises. De plus, nous allons pouvoir accepter les demandes d'adhésions de salariés prestataires des bureaux d'études autres qu'informaticiens (exemple : électroniciens, mécaniciens, consultants divers...), mais aussi de nouvelles personnes à la sensibilité plus syndicale. Nous avions réfléchi à différentes solutions, dont la transformation pure et simple du Munci en syndicat professionnel. Finalement le vote du samedi 28 mars a penché en faveur du maintien du Munci en tant qu'association loi 1901 pour les informaticiens, mais à la création parallèle d'une structure syndicale distincte (loi 1884) dédiée à l'ensemble des salariés et indépendants des entreprises de prestations intellectuelles (études, conseil, ingénierie, informatique...) relevant de la convention Syntec. D'ici un an ou deux, nous ferons un point sur la cohabitation des deux structures et nous étudierons une nouvelle fois toutes les possibilités : le maintien du Munci et l'abandon du syndicat ; ou bien le maintien du Munci et la fusion du syndicat avec un grand syndicat déjà existant (exemple Unsa) ; ou encore le maintien du syndicat avec absorption du Munci. Le secteur des services informatiques est-il très syndicalisé ? Il s'agit peut-être de la branche professionnelle la moins syndicalisée de tous les secteurs d'activité. Le taux de syndicalisation dans la branche Syntec plafonne à moins de 0,5 % selon nos estimations, contre 5 % sur l'ensemble du privé. Les raisons principales sont notamment : la jeunesse du secteur, la jeunesse et l'isolement des collaborateurs, la très faible culture syndicale des cadres davantage portés sur l'individualisme professionnel. Inversement du côté des syndicats et associations patronaux, il n'y a jamais eu autant de mobilisation. Par exemple, le syndicat Syntec Informatique a enregistré 345 nouvelles recrues en 2007, pour 875 entreprises désormais représentées. Par ailleurs, plusieurs nouvelles organisations et fédérations patronales ont vu le jour en France et en Europe ces douze derniers mois dans le secteur IT. Le rapport de force est ainsi de plus en plus inégal entre les salariés et nos dirigeants, et les salariés n'en ont pas suffisamment conscience. Un de nos enjeux sera de démontrer aux informaticiens et prestataires de services, d'une part que leur individualisme professionnel est une grave erreur, et d'autre part que leur carrière sur le plan individuel passe aussi par la défense collective des intérêts de nos professions, avec leur participation. Le Syntec Informatique, qui se présente comme la chambre syndicale des SSII, est en effet déjà très présent sur ce créneau. Comment vous positionnerez-vous par rapport à lui ? Nous n'avons aucune volonté de « concurrence » avec les syndicats existants, mais nous pensons qu'ils ne répondent pas toujours aux attentes des salariés. Ils ne cherchent pas forcément à défendre les intérêts moraux et professionnels d'un secteur et d'un ensemble de métiers mais plutôt leurs membres, des intérêts catégoriels et parfois... leurs propres intérêts. Quand sera effectif votre syndicat et comment s'appellera-t-il ? Cette nouvelle structure sera mise en place d'ici à un ou deux mois normalement. Le nom n'est pas encore choisi, ce sont les adhérents qui choisiront. Les statuts sont encore en cours de création. Ils seront bouclés d'ici à quelques semaines en principe. Par Christophe Guillemin, ZDNet France


L'ISO valide la normalisation d'Office Open XML Christophe Guillemin, publié le 31 mars 2008 Tags: réglementation, norme technique, microsoft, ecma, moulin, camille moulin, abstention, organisation internationale

http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39380095,00.htm

Mis à jour - Le format de document défendu par Microsoft obtient la même reconnaissance que son concurrent ODF, soutenu par IBM. En devenant une norme ISO, l'OOXML ne sera plus contrôlé par Microsoft ; un argument censé rassurer nombre de ses clients. Microsoft a finalement obtenu gain de cause : son format de document Office Open XML (OOXML) vient d'obtenir les votes nécessaires pour être reconnu en tant que norme par l'Organisation internationale de normalisation (ISO). L'OOXML avait été présenté en 2006 à l'ISO par l'Ecma, association d'industriels du secteur, mandatée par Microsoft. En septembre dernier, sa proposition initiale avait été recalée, au motif que son texte était entaché de trop grandes zones d'ombres. Depuis, l'association a répondu aux commentaires des détracteurs et présenté de nouvelles orientations, sans pour autant fournir une nouvelle version définitive du texte. Cela aura suffi à convaincre bon nombre de pays membre de l'ISO qui ont changé leur vote initial du « non » vers le « oui ». Car il ne s'agit pas d'un nouveau vote, mais simplement d'une réévaluation du suffrage de septembre dernier. Figurent notamment parmi les pays à être passés au oui : la République Tchèque, la Corée du Sud, le Danemark, la Norvège, le Royaume-Uni et l'Irlande. La Finlande, qui s'était initialement abstenue, a également voté oui. À l'inverse, le Vénézuela est le seul pays à être passé du oui au non. La Chine et l'Equateur sont restés sur leur position négative. Quant à la France, représentée par l'Afnor (1), elle a changé son non en abstention. Au final, le projet de normalisation a obtenu près de 75% de votes, indique l'ISO - près de 67 % suffisaient selon les règles de l'organisme. L'Aful dénonce un texte non finalisé L'OOXML obtient donc la même reconnaissance que le format concurrent : l'ODF (OpenDocument Format) qui en bénéficie depuis 2006. Soutenu par IBM, ODF est utilisé par la suite bureautique libre OpenOffice.org, alors que l'OOXML est intégré à Office 2007. À l'avenir, le format OOXML ne sera plus contrôlé par Microsoft car les spécifications et les évolutions de la technologie se feront sous l'autorité de l'ISO. « La normalisation d'Open XML est une reconnaissance pour Microsoft et un gage de pérennité pour les clients », nous confiait au lancement de la procédure Bernard Ourghanlian, directeur technique de Microsoft France. « Nos clients peuvent être rassurés quant à la durée de vie de leurs documents exploitant ce format, qui ne dépend plus uniquement de nous. » Parmi les clients à rassurer : les pouvoirs publics, qui dans leurs appels d'offres, réclament de plus en plus de formats normalisés. Du côté des défenseurs des logiciels libres, on est plus dubitatif. « Nous déplorons que l'ISO ait accepté un texte encore très loin d'être finalisé », commente pour ZDNet.fr Camille Moulin, administrateur de l'Aful (2). En effet, le texte de Microsoft doit encore être complété dans les semaines à venir. Ce n'est qu'alors, que l'OOXML deviendra une norme ISO de manière effective. « Nous déplorons également que les proposons françaises de l'Afnor n'aient pas été retenues », poursuit-on à l'Aful. L'Afnor proposait un rapprochement du format OOXML et d'ODF, et que le format de Microsoft n'obtienne que le statut de spécification technique, qui est une reconnaissance moins importante de l'ISO. Article mis à jour le 02/04/2008 (1) Association française de normalisation (2) Association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres Par Christophe Guillemin, ZDNet France