Rétrospective 2008

De April MediaWiki
Révision datée du 9 janvier 2009 à 03:10 par 82.225.240.116 (discussion) (Entreprises : Premier jet)

Principe

La rétrospective revient sur l'année du logiciel libre et des sujets afférents. Une introduction générale et ensuite quelques thèmes mis en avant avec un petit texte écrit par une ou plusieurs personnes (Politique publique, DRM, GPL, brevets logiciels, entreprises,...).

Au niveau des délais la rétrospective doit être publiée début ou courant janvier 2009.

Thèmes possibles :

  • formats ouverts et d'interopérabilité
  • Communautés
  • Logiciel libre et politique publique
  • Collectivités publiques, administrations
  • Entreprises
  • DRM et informatique déloyale
  • DADVSI/Hadopi...
  • Ventes liées
  • Brevets sur les logiciels
  • OOXML, normalisation, la suite du feuilleton
  • Éducation
  • Matériel
  • Licences
  • Monde associatif

Rétrospective 2008

Ventes liées

2008 a été une année riche pour le combat contre la vente liée.

Le 28 février l'AFUL, l'April, l'UFC-QueChoisir et la CLCV, appelaient à la multiplication des procédures de remboursement des logiciels imposés à l'achat d'un ordinateur neuf. Un guide du remboursement est proposé. L'AFUL créait pour l'occasion le groupe d'accompagnement Racketiciel pour soutenir les particuliers désireux de se faire rembourser les logiciels dont ils ne veulent pas.

Le jugement du premier procès de l'UFC-QueChoisir, contre Darty, a été rendu le 24 juin 2008. L'April a fait une analyse détaillée de ce jugement.

Le 3 juillet était organisée une réunion plénière à la DGCCRF. L'April a mis en ligne un petit compte-rendu et une revue de presse.

Durant l'été, plusieurs annonces politiques en faveur de la fin de la vente liée en informatique ont réjoui les communautés : - Luc Chatel dans une interview donnée au journal Le Parisien le 3 juillet 2008 indiquait « je souhaite que, sur le montant des ordinateurs, on précise le prix des logiciels préinstallés, afin que les consommateurs aient le choix et puissent se faire rembourser ». - Bruno Parent lors de la réunion plénière du 3 juillet rappelait « que de nombreux procès sont en cours et vont coûter de l'argent aux industriels. S'il a accordé un délai de réflexion aux représentants de la distribution, il a également précisé qu'il n'est pas question d'attendre deux ans avant que l'Etat ne prenne ses responsabilités. ». - Eric Besson dans son plan numérique 2012 (actions 64 et 65) souhaitait « un affichage séparé des prix des logiciels et systèmes d’exploitation pré-installés. » et « permettre la vente découplée de l’ordinateur et de son logiciel d’exploitation. Réunir un groupe de travail rassemblant les acteurs de la distribution, les associations de consommateurs, les fabricants et fournisseurs de logiciels pour mettre en place un test dès le premier trimestre 2009. »

Pendant l'été aussi, début de l'affichage de quelques détails dans les magasins. Darty par exemple a ajouté une case rose sur ses étiquettes qui informe de la possibilités de se faire rembourser. Un lien sur son site Internet précise certaines informations relatives au remboursement. La FNAC également propose une page contenant quelques informations. Ces avancées ne sont toutefois qu'un début. Évidemment, le remboursement n'est pas une solution acceptable à long terme; il n'est pas normal de demander aux consommateurs d'avancer une somme conséquente - jusqu'à plusieurs centaines d'euros.

Le 3 septembre Dell proposait 180 euros de remoboursement à l'amiable, sans que le consommateur ait du recourir à un procès.

Cependant, malgré toutes ces iniatives, déclarations, avancées, la situation n'a pas beaucoup évolué. Le 18 décembre l'AFUL, l'April, l'UFC-QueChoisir et la CLCV, ont co-signé un communiqué de presse pour demander que le Père Noël soit généreux pour ce Noël. Malheureusement, il semble que le Père Noël ait été très occupé cet hiver.

La solution proposée, pourtant simple, est l'optionnalité, qui pourrait techniquement parlant prendre la forme de la solution de Nexedi. Cette solution au moins prouve la faisabilité technique (et l'intérêt pour l'économie francaise) de l'optionnalité.

Formats ouverts et d'interopérabilité

Microsoft présente ses excuses à ses utilisateurs ulcérés par le blocage par le Service Pack 3 d'Office 2003 de certains formats de fichiers considérés comme obsolètes. Fin janvier, le W3C publie le premier document de travail sur HTML 5, un format ouvert. Le Colonel Géraud interrogé par Tristan Nitot cite L'utilisation de standards ouverts comme la première raison de la migration vers Linux et les logiciels Libres à la Gendarmerie Nationale : On est dans un monde hétérogène. Comment fait-on pour dialoguer dans un tel monde ? On utilise les standards ouverts !. Le rapport Attali préconise d'Exiger, à un niveau européen dans le cadre de la politique de la concurrence entre solutions logicielles, la fixation de normes internationales garantissant l’interopérabilité entre logiciels libres et les logiciels propriétaires, en priorité.

En février, le W3C célèbre les 10 ans du XML, support de nombreux formats ouverts comme Opendocument, SVG ou Jabber/XMPP. Le 21, Microsoft annonce sa nouvelle stratégie qui met en avant l'interopérabilité mais continue d'exclure le monde du Logiciel Libre de l'accès aux formats et aux protocoles utilisés dans les logiciels de Microsoft.

En mars, la pétition Parlement ouvert appelle le Parlement Européen à adopter des standards ouverts et à promouvoir l'interopérabilité en matière de Technologies de l'Information et de la Communication. Le groupe sensibilisation de l'April adopte le format ouvert SVG, pour la nouvelle version d'Expolibre publiée à l'occasion du Libre en fête. Thierry Stoehr, un peu l'ELF FOO commence le printemps à Digne avec des formats ouverts pour ne citer qu'une de ses nombreuses conférences. Le 26 mars a lieu le premier Document Freedom Day, journée consacrée à la promostion des standards ouverts.

CinemaDNG et OMS Video, 2 formats ouverts pour la vidéo sont lancés respectivement par Adobe puis Sun mais le format Ogg Theora aurait quelques atouts pour l'emporter. L'OGC (Open Geospatial Consortium) approuve KML, un format ouvert pour l'information géographique. Le 19 mai a lieu Open Discussion Day qui vise à promouvoir les protocoles ouverts pour la messagerie instantanée, on pense naturellement à Jabber. En juillet, Le format PDF devient une norme ISO. Au mois d'août se tient la sixième édition de la conférence SVG Open à Nuremberg, 3 jours de conférences et d'ateliers sur ce format ouvert pour l'image vectorielle.

Thomson-Reuters, éditeur du logiciel de références bibliographiques EndNote attaque en justice l'université George Mason (GMU), pour avoir fait de la rétro-ingénierie sur son format de données à des fins d'interopérabilités avec son propre logiciel publié sous licence libre, Zotero. Tristan Nitot s'interroge : Est-ce que dans l'expression « logiciel propriétaire », on doit comprendre que l'éditeur est propriétaire de vos données ? Dans son article VOS données sont dans NOS formats..., Thierry Stoehr attire notre attention sur les services en ligne gratuits comme des sites de Webmail, de galerie photos, de blog, de réseaux sociaux, de flux RSS, d'alertes, de calendrier et agenda, de bureautique, etc. [...] Et si demain le site fermait ? [...] est-il possible d'exporter vos données ? ou sont-elles prisonnières...

Lors de l'Open World Forum, Éric Besson annonce que le RGI sera publiée avant la fin de l'année. Mais il voulait sans doute parler de 2009, rendez-vous dans un an donc pour la prochaine édition de Quatre saisons de formats ouverts et d'interopérabilité.

Web ouvert, interopérabilité et navigateurs

2008 aura été une année très positive pour le Web ouvert. Après les années de plomb du monopole de Microsoft, le logiciel Libre a continué de progresser, en poussant le principal acteur du monde propriétaire à se remettre au travail après une sortie d'Internet Explorer 7 fin 2007 qui fut décevante en terme de fonctionnalités et de support des standards. C'est aussi un support croissant d'HTML 5, de CSS 3 et SVG par les navigateurs modernes, qu'ils soient libres (Firefox et dérivés), propriétaires (Opera) ou hybrides (Safari et dans une moindre mesure Google Chrome).

Internet Explorer 8 (Beta 1 publique en mars 2008, Beta 2 en août) progresse coté standards et devrait respecter CSS 2.1. Par contre, rien n'est prévu en ce qui concerne CSS 3, SVG ni HTML 5, Microsoft semblant se reposer sur sa technologie propriétaire Silverlight pour permettre ce qu'offre les standards ouverts émergents. Pour ce qui est du progrès du Web, IE8 est quand même presque une bonne nouvelle, du moins s'il aide à la disparition d'Internet Explorer 6 et 7, qui du fait de leur faible respect des standards, brident le progrès du Web.

Le mois de juin a vu la sortie de Firefox 3.0, avec à la clé l'établissement d'un record du monde. Firefox touche désormais 200 millions d'utilisateurs actifs et dans certains pays a dépassé 50% de parts de marché. C'est en septembre qu'un coup de tonnerre a agité le petit monde des navigateurs, avec l'annonce par Google d'un nouveau navigateur en version Beta, Google Chrome. Disponible uniquement pour Windows pour l'instant, il est sorti en version finale en décembre. Chrome est en grande partie Libre et réutilise le moteur WebKit d'Apple. Des versions pour GNU/Linux et Mac sont prévues pour 2009.

Du coté des standards, on notera les progrès d'HTML 5, qui va offrir des fonctionnalités dans les navigateurs qui étaient jusque là réservée à des systèmes propriétaires (éléments Audio et Video natifs, Canvas). Ces nouvelles fonctionnalités vont de paire avec une accélération très significative de JavaScript (technologie de JIT-Tracing). La combinaisons de ces deux facteurs rendent le Web ouvert (basé sur des standards libres de droits) bien plus concurrentiels face à des technologies propriétaires comme Silverlight de Microsoft et Flash d'Adobe. On remarquera que les trois moteurs de JIT-Tracing sont libres (V8 de Google, SquirrelFish pour Safari et Tracemonkey de Mozilla). Opera et Internet Explorer, tous deux propriétaires, ne disposent pas d'équivalents. Qui osera dire en 2009 que le logiciel libre n'est pas innovant ?

Communautés

Logiciel libre et politique publique

Collectivités publiques

Entreprises

2008 a été une année charnière dans le Logiciel Libre. "Depuis 2008, les DSI ne se demandent plus si ils vont intégrer du Logiciel Libre mais quand ils vont le faire" est sans doute la phrase qui résume le mieux ce changement. Plusieurs études parues cette années relèvent cette évolution du marché du logiciel.

Entre mai et juin 2008, le cabinet Gartner a sondé près de 300 entreprises en Europe, Asie et aux Etats unis. Elle a conclue que 85% des entreprises interrogées utilisent du Logiciel Libre et que les 15% restant le ferai dans les 12 mois. Dans une étude similaire, l'institut Forrester et Bull révélaient que le Logiciel Libre est présent dans toutes les couches applicatives et ce, tant pour les applications d'entreprise que celle liées aux infrastructures. Concernant les filières industrielles, Forrester note que tous les types d'activités utilisent des solutions libres. Etonnament, le secteur manufacturier a le degré d'adoption le plus élevé et le secteur public, alors qu'il communique beaucoup autour du logiciel libre, en utilise moins.

Plusieurs migrations importantes vers des solutions libres ont été annoncées en 2008. On peut noter celle du ministère de l'intérieur, qui a remplacé sa solution messagerie propriétaire par une solution libre basées sur Thunderbird/OBM, ou celle de la société générale, qui a décidé de migrer 20% de ses postes de travail sous GNU/Linux.

Enfin l'année 2008 a été particulièrement intéressante en matière d'investissement. Le rachat par Sun de MySQL AB pour 1 milliard de $, l'investissement de Google dans des projets libres de 5,6 millions de $ ou, en France, la poursuite des politiques de rachat par des groupes comme Linagora (NetAktiv, AliaSource, ...), sont des signes du marché très favorables envers le Logiciel Libre et sa viabilité économique.

DRM et informatique déloyale

DADVSI/Hadopi...

Brevets sur les logiciels

OOXML, normalisation, la suite du feuilleton

Éducation

Le libre dans l'éducation


Le libre éducatif poursuit sa route, tranquillement mais sûrement. Il se développe, se diversifie et se banalise. Que de chemin parcouru dans la décennie qui vient de s'écouler..

Evénement d'importance, la région Ile-de-France a lancé un appel d'offres pour un ENT libre (Environnement numérique de travail). La solution AbulEdu (Scideralle) a fêté son dixième anniversaire. L'ENT Prométhée est une valeur sûre de l'enseignement agricole et le projet LLSOL, laboratoire de langues, fait ses premiers pas. Des sociétés proposent leurs solutions, par exemple pour le primaire, Iconito (CapTic) ou Class@Tice (Profusus). La chaîne éditoriale Scénari se positionne suscite un fort intérêt. Le projet OpenOffice.org éducation se développe. Le département de Seine Maritime continue ses dotations de clés USB avec logiciels libres portés pour les collégiens, en partenariat avec le CDDP du Havre et le CRDP de Paris. Un ouvrage qui était très attendu, consacré à OpenOffice.org dans les lycées professionnels, est paru en septembre. Le CRDP d'Aix-Marseille met en oeuvre Corrée, catalogue ouvert de ressources éditoriales en ligne pour les lycées de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le CRDP de Lyon déploie Oscar, son logiciel d'assistance réseau). Et puis et puis...

Framasoft se confirme d'année en année comme un (le) site de référence. Avec le pôle de compétences logiciels libres du SCEREN, le libre éducatif est présent dans les grandes manifestations dédiées ou généralistes : Solutions Linux, Educatice, RMLL, Paris capitale du libre, Forum mondial du libre, journées de l'ALDIL, Trophées du libre, Rencontres de l'Orme, InterTice...

Dans l'éducation, le libre c'est le logiciel et aussi la ressource pédagogique. Plus que jamais, l'association Sésamath est le « vaisseau-amiral » des productions coopératives enseignantes libres. A la rentrée 2008, elle a publié un manuel scolaire libre pour la classe de troisième (après ceux de cinquième et de quatrième les années précédentes). Son espace Sésaprof donne lieu à un travail collaboratif à grande échelle. Sésamath a pris des initiatives autour de la problématique de la production collaborative de ressources avec d'autres associations d'enseignants (Weblettres, Les Clionautes).

A la fin du mois d'août, l'APRIL était présente en Tunisie, à l'Université d'Hammamet consacrée à la solidarité numérique. Un atelier, qui portait sur les ressources pédagogiques des disciplines scientifiques et techniques des lycées, a fait différentes propositions dont l'une essentielle aux yeux de ses participants : les logiciels et les ressources pédagogiques utilisés et produits doivent être libres. Les standards et les formats de données doivent être ouverts. Trois raisons ont motivé cette proposition : les coûts, le caractère opérationnel de la production collaborative de contenus pédagogiques, et le fait que les modalités de réalisation et les réponses du libre en terme de propriété intellectuelle sont en phase avec la philosophie générale d’un projet de solidarité numérique, partage, coopération, échange.

Le projet Relia de solidarité avec l'Afrique francophone repose sur l'approche du libre avec l'objectif de production autonome de ressources libres par les enseignants.

Le libre dans l'éducation est toujours un espace de réflexions pédagogiques et sociétales. Il est l'occasion de débats parfois vifs mais toujours riches sur des sujets d'importance : formation, appropriation par tous de la connaissance, propriété intellectuelle, modèles économiques de l'édition et de l'immatériel, bien commun, bien public...

Enfin, la communauté du libre éducatif, dont on sait combien elle est attachée à la formation d'utilisateurs « intelligents » et de créateurs d'informatique, se félicite de la mise en place à la rentrée 2009 d'un module d'enseignement « informatique et société numérique » en classe de seconde.


Jean-Pierre Archambault CNDP-CRDP de Paris coordonnateur du pôle de compétences logiciels libres du SCEREN

Matériel

2007 rapide: AMD GPU, intel wifi, opensparc, hp printing, embarqué, nokia N8xx, debut netbook, top500

2008:

Licences

Monde associatif

Le groupe de travail s'est attaché cette année à consolider un réseau de structures (évidemment majoritairement associatives étant donné l'objet du groupe) susceptibles d'être intéressées, à un moment ou à un autre, par les logiciels libres ou de diffuser les informations dans leurs propres réseaux.

Pour cela, les membres du groupe se sont relayés pour être présents lors de plusieurs rendez-vous propres aux associations. On retiendra donc les présences et interventions suivantes : forum des Francas [1] le 1er juillet 2008 à Tours, Ardeva [2] le 25 septembre 2008 aux Murs à pêches [3], Forum des associations parisiennes les 17 et 18 octobre 2008 sur la place de l'hôtel de ville de Paris, 3ème Forum des associations et fondations le 30 octobre au Palais des congrès à Paris, journée "Démocratie en réseau" [4] le 17 novembre 2008 à la Cité des Sciences et de l'industrie.

Dans cette logique d'appréhension et de tissage de réseaux associatifs, une rencontre a eu lieu avec les membres de la Fonda [5] et un partenariat fort s'est instauré entre l'April et la CPCA [6]. A noter aussi l'implication "discrète" mais extrêmement importante pour le groupe, de la Fondation pour l'Homme (FPH) [7]. Enfin, les multiples rencontres avec l'AILL (Association Internationale du Logiciel Libre) [8] laissent entrevoir des coopérations riches dans les mois à venir, en particulier sur les domaines de l'économie sociale et solidaire.

L'action notable du groupe cette année restera, en partenariat avec la CPCA, l'enquête ayant pour objet de mieux cerner les usages et les pratiques des associations françaises vis-à-vis de l'informatique en générale et de l'informatique libre en particulier [9]. L'idée est de mieux cerner les besoins pour prioriser ensuite les outils à développer ou à soutenir dans l'écosystème des logiciels Libres. l'enquête, restée ouverte du 17 octobre au 20 décembre a permis de récolter environ 380 réponses pour un objectif initial de 500. Ce nombre sera sans aucun doute suffisant pour avoir une première "photographie" des pratiques et publier, dans le courant du 1er trimestre 2009, une analyse de ces réponses. Un observatoire permettra, dans les mois à venir, de continuer à récolter des informations.

Rétrospectives précédentes

Contributeurs de la rétrospective 2007

Ont participé à la rédaction de larétrospective 2007 :

  • Jean-Pierre Archambault
  • Jean-Christope Becquet
  • Alix Cazenave
  • Frédéric Couchet
  • Philippe Davy
  • Jean-Marie Gouarné
  • Laurent Guerby
  • Benjamin Jean
  • Jérôme Martinez
  • Jeremy Monnet
  • Philippe Pary
  • Jean Peyratout
  • Thomas Petazzoni
  • Gérald Sédrati-Dinet
  • Benoît Sibaud