Motion déposée par la Conférence des présidents d'université (CPU) et l’Association des directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU) sur l'exception pédagogique : Différence entre versions

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"La Conférence des présidents d’université (CPU) et l’Association des directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU) regrettent que les débats concernant le projet de loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information se soient essentiellement focalisés sur les questions de téléchargement.
 
"La Conférence des présidents d’université (CPU) et l’Association des directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU) regrettent que les débats concernant le projet de loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information se soient essentiellement focalisés sur les questions de téléchargement.
  
La CPU et l’ABDU rappellent que la directive européenne de 2001 sur les droits d’auteur, que cette loi transpose, prévoit "l’exception pédagogique" permettant d’exonérer de droits d’auteur les oeuvres numériques utilisées dans le cadre des activités d’enseignement et de recherche, et des bibliothèques.
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<b>La CPU et l’ABDU rappellent que la directive européenne de 2001 sur les droits d’auteur, que cette loi transpose, prévoit "l’exception pédagogique" permettant d’exonérer de droits d’auteur les oeuvres numériques utilisées dans le cadre des activités d’enseignement et de recherche, et des bibliothèques.</b>
  
 
La CPU et l’ABDU s’étonnent donc :
 
La CPU et l’ABDU s’étonnent donc :
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*que le législateur et le Ministère de l’éducation nationale aient accepté de faire contribuer les établissements d’enseignement, au premier rang desquels les universités et les bibliothèques, au paiement du droit d’auteur pour l’ensemble des utilisations qu’ils peuvent faire d’oeuvres de l’esprit alors que les universités contribuent déjà à la défense du droit d’auteur en versant, près de 3 millions d’euros pour la photocopie d’oeuvres protégées (la fameuse lutte contre le "photocopillage") ; les bibliothèques quant à elles doivent déjà faire face au paiement de droits de prêt diminuant fortement leur pouvoir d’achat.
 
*que le législateur et le Ministère de l’éducation nationale aient accepté de faire contribuer les établissements d’enseignement, au premier rang desquels les universités et les bibliothèques, au paiement du droit d’auteur pour l’ensemble des utilisations qu’ils peuvent faire d’oeuvres de l’esprit alors que les universités contribuent déjà à la défense du droit d’auteur en versant, près de 3 millions d’euros pour la photocopie d’oeuvres protégées (la fameuse lutte contre le "photocopillage") ; les bibliothèques quant à elles doivent déjà faire face au paiement de droits de prêt diminuant fortement leur pouvoir d’achat.
 
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<b>En conséquence, la CPU et l’ABDU demandent au Ministère de la culture de proposer au Parlement d’accepter l’exonération prévue par la directive, comme l’ont déjà fait nos pays voisins et en appellent au Parlement qui, doit à l’instar des parlements des pays européens, permettre aux universités et aux bibliothèques d’assurer leur mission et de garantir l’accès à la culture française.</b>"
 
*http://agirici.free.fr/spip.php?article489
 
 
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La Conférence des présidents d'université (CPU) et l'Association des
 
directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires
 
et de la documentation (ADBU) regrettent que les débats concernant le
 
projet de loi sur le droit d'auteur et les droits voisins dans la société
 
de l'information se soient essentiellement focalisés sur les questions de
 
téléchargement.
 
 
La CPU et l'ABDU rappellent que la directive européenne de 2001 sur les
 
droits d'auteur, que cette loi transpose, prévoit "l'exception pédagogique"
 
permettant d'exonérer de droits d'auteur les oeuvres numériques utilisées
 
dans le cadre des activités d'enseignement et de recherche, et des
 
bibliothèques.
 
 
La CPU et l'ABDU s'étonnent donc :
 
 
- que la France soit l'un des rares pays européens à ne pas avoir retenu
 
dans son projet de loi une telle exception ;
 
 
- que le législateur et le Ministère de l'éducation nationale aient accepté
 
de faire contribuer les établissements d'enseignement, au premier rang
 
desquels les universités et les bibliothèques, au paiement du droit
 
d'auteur pour l'ensemble des utilisations qu'ils peuvent faire d'oeuvres de
 
l'esprit alors que les universités contribuent déjà à la défense du droit
 
d'auteur en versant, près de 3 millions d'euros pour la photocopie
 
d'oeuvres protégées (la fameuse lutte contre le "photocopillage") ; les
 
bibliothèques quant à elles doivent déjà faire face au paiement de droits
 
de prêt diminuant fortement leur pouvoir d'achat.
 
  
 
La CPU et l'ADBU dénoncent une législation qui risque d'aboutir à une
 
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En conséquence, la CPU et l'ABDU demandent au Ministère de la culture de
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<b>En conséquence, la CPU et l’ABDU demandent au Ministère de la culture de proposer au Parlement d’accepter l’exonération prévue par la directive, comme l’ont déjà fait nos pays voisins et en appellent au Parlement qui, doit à l’instar des parlements des pays européens, permettre aux universités et aux bibliothèques d’assurer leur mission et de garantir l’accès à la culture française.</b>"
proposer au Parlement d'accepter l'exonération prévue par la directive,
 
comme l'ont déjà fait nos pays voisins et en appellent au Parlement qui,
 
doit à l'instar des parlements des pays européens, permettre aux
 
universités et aux bibliothèques d'assurer leur mission et de garantir
 
l'accès à la culture française.
 
24/02/2006
 

Version actuelle datée du 15 octobre 2013 à 14:09

| Exception pédagogique et ressources libres dans l'éducation | Propositions de l'April éducation | | Education |

Encore disponible sur le net ici :


NON au paiement de droits d'auteurs sur les documents numériques ; OUI à "l'exception pédagogique" garantissant l'exonération des droits d'auteurs en faveur des activités d'enseignement et de recherche, et des bibliothèques.

"La Conférence des présidents d’université (CPU) et l’Association des directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU) regrettent que les débats concernant le projet de loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information se soient essentiellement focalisés sur les questions de téléchargement.

La CPU et l’ABDU rappellent que la directive européenne de 2001 sur les droits d’auteur, que cette loi transpose, prévoit "l’exception pédagogique" permettant d’exonérer de droits d’auteur les oeuvres numériques utilisées dans le cadre des activités d’enseignement et de recherche, et des bibliothèques.

La CPU et l’ABDU s’étonnent donc :

  • que la France soit l’un des rares pays européens à ne pas avoir retenu dans son projet de loi une telle exception ;
  • que le législateur et le Ministère de l’éducation nationale aient accepté de faire contribuer les établissements d’enseignement, au premier rang desquels les universités et les bibliothèques, au paiement du droit d’auteur pour l’ensemble des utilisations qu’ils peuvent faire d’oeuvres de l’esprit alors que les universités contribuent déjà à la défense du droit d’auteur en versant, près de 3 millions d’euros pour la photocopie d’oeuvres protégées (la fameuse lutte contre le "photocopillage") ; les bibliothèques quant à elles doivent déjà faire face au paiement de droits de prêt diminuant fortement leur pouvoir d’achat.

La CPU et l'ADBU dénoncent une législation qui risque d'aboutir à une domination accrue de la littérature de langue anglaise déjà majoritaire parmi les ressources d'information disponibles en ligne. Le Ministère de la culture, responsable de cette loi, souhaite-t-il que notre seule référence soit Google et que nos seules sources soient les données anglo-saxonnes ?

En conséquence, la CPU et l’ABDU demandent au Ministère de la culture de proposer au Parlement d’accepter l’exonération prévue par la directive, comme l’ont déjà fait nos pays voisins et en appellent au Parlement qui, doit à l’instar des parlements des pays européens, permettre aux universités et aux bibliothèques d’assurer leur mission et de garantir l’accès à la culture française."