Émission Libre à vous ! du 21 septembre 2021

De April MediaWiki
Révision datée du 22 septembre 2021 à 15:03 par Morandim (discussion | contributions) (Chronique « Jouons collectif » de Vincent Calame, bénévole à l'April, qui rend hommage au copier-coller)


Titre : Émission Libre à vous ! diffusée mardi 21 septembre 2021 sur radio Cause Commune

Intervenant·e·s : Typhaine Bonnet - Jean-Baptiste Kempf - Vincent Calame - Frédéric Couchet - Étienne Gonnu à la régie

Lieu : Radio Cause Commune

Date : 21 septembre 2021

Durée : 1 h 30 min

Podcast de l'émission

Page des références utiles concernant l'émission

Licence de la transcription : Verbatim

Illustration : Déjà prévue

NB : transcription réalisée par nos soins, fidèle aux propos des intervenant·e·s mais rendant le discours fluide.
Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas nécessairement celles de l'April, qui ne sera en aucun cas tenue responsable de leurs propos.

Transcription

Voix off : Libre à vous !, l’émission pour comprendre et agir avec l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre.

Frédéric Couchet : Bonjour à toutes. Bonjour à tous.
Vous utilisez sans doute VLC, le lecteur multimédia au logo à la forme de cône de chantier, mais savez-vous que c’est un logiciel libre ? Connaissez-vous l’histoire de ce logiciel, son fonctionnement, son mode de développement ? Ce sera le sujet principal de l’émission du jour. Avec également au programme la première chronique de Thypaine Bonnet sur l’open data et la réutilisation des données publiques et aussi, en fin d’émission, la chronique de Vincent Calame qui rendra hommage au copier-coller.

Soyez les bienvenus pour cette nouvelle édition de Libre à vous !, l’émission qui vous raconte les libertés informatiques, émission proposée par l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre.
Je suis Frédéric Couchet, le délégué général de l’April.

Le site web de l’April est april.org, vous pouvez y trouver une page consacrée à cette émission avec les liens et références utiles et également les moyens de nous contacter. N’hésitez pas à nous faire des retours ou nous poser toute question.

Nous sommes le mardi 21 septembre 2021, nous diffusons en direct, mais vous écoutez peut-être une rediffusion ou un podcast.

À la réalisation de l’émission aujourd’hui, mon collège Étienne Gonnu. Bonjour Étienne.

Étienne Gonnu : Salut Fred.

Frédéric Couchet : Nous vous souhaitons une excellente écoute.

[Jingle]

Frédéric Couchet : Avant de commencer le premier sujet, nous allons vous proposer un petit quiz. Eh oui !, c’est le retour des quiz. Je vous donnerai la réponse en fin d’émission, mais peut-être trouverez-vous avant. Vous pouvez proposer des réponses sur le salon web de la radio, je rappelle, causecommune.fm, bouton « chat », salon #libreavous. La question est : dans sa chronique, en fin d’émission, Vincent Calame va rendre hommage au copier-coller qui permet de copier des données d’un endroit à un autre en informatique. Savez-vous quel est le lien possible de cette pratique avec le journaliste et écrivain américain Hunter S. Thompson ? Si vous trouvez la réponse, vous venez sur causecommune.fm, bouton « chat », #librevous.
On va commencer par le premier sujet.

Chronique « In code we trust » de Typhaine Bonnet, avocate au cabinet Dune sur l'open data et la réutilisation des données publiques

Frédéric Couchet : Évoquer le code à la main une règle de droit ou un procès en lien avec les œuvres, les données, les logiciels ou les technologies, c’est la chronique « In code we trust », « Dans le code nous croyons », chronique proposée jusqu’à présent par Noémie Bergez, avocate au cabinet Dune. Pour cette nouvelle saison de Libre à vous !, la chronique sera également assurée par Typhaine Bonnet, avocate elle aussi au cabinet Dune, que nous avons le plaisir d’accueillir pour la première fois au studio. Bonjour Typhaine.

Typhaine Bonnet : Bonjour.

Frédéric Couchet : Elle est prête. Elle va nous parler aujourd’hui d’open data et de données publiques. Je lui passe la parole.

Typhaine Bonnet : Bonjour à toutes et à tous. Merci Fred pour cette présentation.
Aujourd’hui je vais vous parler de l’open data et de la réutilisation des données publiques.
L’open data qu’est-ce que c’est ? L’open data est un mouvement d’ouverture et de mise à disposition des données produites et collectées par les services publics tels que les administrations ou les collectivités locales.

En France, le mouvement de l’open data a connu ses premières origines grâce à une directive européenne de 2003 qui concernait la réutilisation des informations du secteur public. Elle s’est traduite par une ordonnance en 2005 qui reconnaissait la liberté aux citoyens d’accéder aux documents administratifs et le droit de réutiliser ces documents.
À l’origine, cette ordonnance n’imposait pas de publier de manière proactive des informations mais reconnaissait simplement le droit d’en obtenir communication sous quelque forme que ce soit ou quel que soit leur support.

Le mouvement de l’open data s’est ensuite accéléré en France par l’adoption en 2016 de la loi pour une République numérique qui a consacré l’ouverture des données publiques par défaut.

Je vous expliquerai brièvement le cadre juridique de la mise en ligne des données publiques puis les règles liées à la réutilisation de ces données publiques.

Le cadre juridique de la mise en ligne des données publiques est posé par le Code des relations entre le public et l’administration, le CRPA.
Depuis 2016, les administrations qui emploient plus de 50 personnes et les collectivités territoriales qui ont plus de 3500 habitants ont l’obligation de publier par défaut certaines données et certains codes sources. Il va s’agir notamment des bases de données produites ou reçues par les administrations, mais aussi des données dont la publication va présenter un certain intérêt économique, social, sanitaire ou encore environnemental. On y retrouve par exemple les données de qualité de l’air, les données géographiques ou encore les données qui ont été liées, par exemple, à l’épidémie de Covid-19.
Le site data.gouv.fr recense et donne accès aux différents jeux de données publiques qui sont publiés par les administrations. On va y retrouver, par exemple, toutes les notifications de violation de données personnelles qui ont été réalisées auprès de la CNIL, la Commission nationale de l’informatique et des libertés. On peut aussi y retrouver toutes les marques qui ont été déposées en 2020 auprès de l’INPI, l’Institut national de la propriété industrielle.

La mise en ligne des données publiques peut également résulter d’une personne privée puisque, en fait, toute personne, vous comme moi, peut demander à accéder à des documents administratifs et, à ce titre, on peut demander à l’administration qu’elle procède à la publication en ligne de ces documents.

Le droit d’accès aux données publiques va s’accompagner du droit de réutiliser les données publiques. Il s’agit du droit pour toute personne – donc toute personne physique, toute personne morale c’est-à-dire les sociétés, ou encore toute personne publique – d’utiliser les données à des fins commerciales ou non, et pour un objectif autre que celui pour lequel les documents administratifs ont été produits.

Le CRPA prévoit donc une réutilisation des informations publiques, qui figure dans ses documents. Pour faciliter cette réutilisation, il est prévu que l’administration met à disposition gratuitement ces données. Donc le principe c’est la gratuité, mais évidemment il y a une exception. Parfois les administrations peuvent mettre à disposition à titre onéreux les données qu’elles vont produire, seulement dans le cas où elles sont tenues de couvrir une part des coûts liés à leur mission de service public.

Lorsque les administrations diffusent les données à titre gratuit, elles ne sont pas obligées de les mettre sous licence. Dans ce cas c’est très simple, l’utilisateur peut les utiliser à condition de ne pas altérer l’information publique, de ne pas dénaturer cette information et enfin de mentionner les sources et les dates de dernières mises à jour.

L’administration peut également choisir de diffuser les données publiques sous une licence. C’est conseillé lorsqu’elle met à disposition les données à titre gratuit, en revanche c’est obligatoire lorsqu’elle met à disposition les données à titre onéreux. Dans ce cas, l’administration peut choisir une licence ouverte. C’est strictement encadré. Un décret liste les différentes licences libres que l’administration peut utiliser.
La première c’est la licence ouverte de réutilisation des informations publiques de l’État. C’est une licence qui est très permissive puisqu’elle permet à l’utilisateur d’utiliser les données soumises à la licence à des fins commerciales ou non, dans le monde entier, à condition seulement de mentionner la paternité de l’information. C’est-à-dire qu’il va falloir indiquer la source de l’information et sa date de dernière mise à jour. Ça peut être fait très facilement par exemple en utilisant un lien hypertexte qui renvoie à la source de l’information.

Ensuite, l’administration peut choisir d’utiliser l’Open Database License, l’ODbL, qui elle est une licence un petit peu plus compliquée puisque c’est une licence de partage à l’identique. C’est-à-dire que tout le monde peut réutiliser les données sous licence ODbL à condition d’inclure une copie de la licence dans la base de données, d’indiquer l’auteur de la base de données sous licence ODbL et ensuite de partager les données dérivées sous la même licence. Cela signifie que toute personne qui a enrichi une base de données initiale sous licence ODbL avec d’autres données doit redistribuer cette base de données dérivée sous la même licence si elle en a fait une réutilisation publique.

Si les administrations ne souhaitent pas utiliser une de ces deux licences, elles peuvent choisir de faire homologuer leur propre licence.
C’est pour ça que vous devez être très vigilant quand vous choisissez d’utiliser un jeu de données publié sous licence libre, il faut regarder la licence. Par exemple l’INPI a fait homologuer ses propres licences pour les différents jeux de données qu’il a et ces licences-là prévoient de respecter le droit de propriété intellectuelle des tiers. Ça veut dire que si vous souhaitez utiliser les bases de données de l’INPI, il faut obtenir les autorisations auprès des tiers, dont vous pourrez avoir besoin pour utiliser ces données.

Enfin, la réutilisation des données publiques suppose aussi de s’assurer du respect du Règlement général sur la protection des données et de la loi informatique et libertés puisqu’il existe de nombreux jeux de données qui peuvent comporter des données à caractère personnel, notamment des données permettant d’identifier indirectement une personne. C’est par exemple le cas du fichier de demande de valeurs foncières de la Direction générale des finances publiques. C’est un fichier dans lequel on retrouve un peu l’historique des transactions sur les biens immobiliers. Dans ce cas, le ré-utilisateur des données publiques devient responsable du traitement, donc il faut être vigilant avec l’utilisation de ces fichiers puisqu’il convient de faire attention à ce que l’utilisation des données soit licite : le traitement de données doit être fondé sur une base légale, ça peut être le consentement d’une personne, l’exécution d’une mission d’intérêt public ou encore l’intérêt légitime qui est poursuivi par le responsable de traitement. Attention parce que dans ce cas, il convient de vérifier que les droits et libertés des personnes concernées ne prévalent pas sur les intérêts du responsable du traitement. C’est un petit difficile à évaluer.
Ensuite, il faut s’assurer que la finalité de réutilisation des données est légitime. Là, la CNIL précise qu’il faut être vigilant puisque le traitement qui va être mis en œuvre ne doit pas aboutir à un degré d’identification des personnes concernées plus important que celui des données qui sont contenues dans le fichier. C’est-à-dire que si vous utilisez un fichier d’une administration mis sous licence libre, il ne faut pas essayer d’identifier les personnes dont les données sont contenues dans ce fichier.
Ensuite, seules les données pertinentes et à jour doivent être utilisées.
Et enfin, il faut s’assurer que la réutilisation des données est réalisée en toute transparence, c’est-à-dire que si vous mettez à disposition une base de données dérivée d’une base de données d’une administration, il faudra l’accompagner d’une information générale sur le traitement des données à caractère personnel qui peut être effectué via cette base de données. Il y a un exemple sur le site data.gouv.fr sur le fichier de demande de valeurs foncières des finances publiques qui est accompagné d’une note d’information générale pour tout personne, pour savoir quelles sont les données qui sont à l’intérieur de ce fichier et comment il convient de les traiter.

En conclusion, je dirais que le mouvement de l’open data est en constante évolution et qu’il faut être vigilant puisqu’en 2019 on a eu une nouvelle directive européenne sur l’open data qui n’a pas encore été transcrite en France, donc on l’attend avec impatience puisqu’elle prévoit une obligation un peu plus large pour les administrations de mettre à disposition certaines informations publiques puisque certaines entreprises publiques ou les entreprises privées qui sont investies d’une mission de service public devront elles aussi rendre librement réutilisables leurs données publiques fournies dans le cadre d’un service public. Par exemple, il va s’agir des données des musées ou alors des données des bibliothèques. Pour en savoir plus, on va attendre la transposition en France.

Frédéric Couchet : Merci Typhaine. On attendra aussi vu que la transposition qui rajoute généralement des restrictions, on l’a vu dans d’autres projets de loi, notamment sur ces sujets-là.
Je vais juste préciser quelques petits points sur l’ODbL, l’Open Database License. Tu as expliqué, effectivement, qu’il s’agit de partage dans les mêmes conditions. Elle se rapproche, en fait, des licences libres logicielles de type copyleft, ce qu’on appelle la gauche d’auteur. Si vous voulez en savoir plus, on a abordé ce sujet spécifiquement sur les logiciels libres dans l’émission numéro 24 du 7 mai 2019. Vous retrouverez le podcast sur libreavous.org/24 avec Olivier Hugot, avocat au cabinet Dune et Mélanie Clément-Fontaine qui était, qui est toujours je pense, directrice du laboratoire de recherche Droit des Affaires et Nouvelles TEchnologies à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
Je vais rappeler que sur le site de l’April, april.org, et sur causecommune.fm, on trouve une page avec toutes les références que Typhaine a citées, il y en a beaucoup.
En tout cas je te remercie pour cette première chronique. Ça s’est bien passé ?

Typhaine Bonnet : Oui, ça a été. Merci.

Frédéric Couchet : Effectivement avec les conditions sanitaires, les conditions ne sont pas forcément idéales pour une intervention. En tout cas c’est un grand plaisir que cette chronique « In code we trust », « Dans le code nous croyons », sera assurée, je ne sis pas si alternativement, par Noémie Bergez et Typhaine Bonnet du cabinet Dune.
Typhaine, je te souhaite une bonne fin de journée.

Typhaine Bonnet : Merci. Bonne journée à vous.

Frédéric Couchet : Merci. On va faire une pause musicale.

[Virgule musicale]

Frédéric Couchet : Après la pause musicale nous aborderons notre sujet principal consacré au lecteur multimédia libre VLC.
La première pause musicale concerne Aaron Schwartz qui était militant des libertés informatiques et de la culture libre, convaincu que l’accès à la connaissance est un moyen d’émancipation et de justice. D’un point de vue technique il est notamment contributeur du développement de RSS qui est très utilisé, les radios l’utilisent beaucoup pour les flux podcasts. Il a également participé au développement des licences Creative Commons avec notamment Larry Lessig. Aaron Schwartz s’est suicidé le 11 janvier 1013 à l’age de 26 ans.
Dans l’émission 49 de Libre à vous !, nous avions consacré une note de lecture du livre de Flore Vasseur Ce qu'il reste de nos rêves,, consacré à Aaron Schwartz, que vous pouvez retrouver sur libreavous.org/49. Nous allons écouter une chanson hommage à Aaron Schwartz qui date de 2016. Elle s’appelle Aaron par Gee, Simon Girodot. On se retrouve dans 4 minutes 30. Belle journée à l’écoute de Cause Commune, la voix des possibles.

Pause musicale : Aaron par Gee.

Frédéric Couchet : Nous venons d’écouter Aaron par Simon Girodot dit Gee, disponible sous licence libre Creative Commons Partage dans les mêmes conditions, CC By SA.
Le site de Gee est Grise Bouille, grisebouille.net, c’est un blog, BD, humoristique, hétéroclite où se côtoient fictions absurdes, vulgarisation scientifique, satyre politique et il est publié entièrement sous licence Creative Commons Partage dans les mêmes conditions. Simon Girodot fait également partie de Framasoft. Je remercie grandement Christian Momon, administrateur de l’April, de nous avoir fait découvrir ce titre qui est vraiment très beau.
Je signale également que Flore Vasseur, qui a donc consacré un livre à Aaron Schwartz est la réalisatrice de Bigger Than Us qui sort demain mercredi 22 septembre. C’est un long métrage documentaire tourné aux quatre coins de la planète sur une jeunesse merveilleuse qui lutte pour les droits humains, le climat, la liberté d’expression, la justice sociale, l’accès à l’éducation et à l’alimentation.
Je vais en profiter, juste avant de passer au jingle, de rappeler la question quiz, n’hésitez pas à essayer d’y répondre sur le site causecommune.fm, bouton « chat », salon #libreavous. Dans sa chronique, en fin d’émission, Vincent Calame va rendre hommage au copier-coller en informatique. Savez-vous quel est le lien possible de cette pratique avec le journaliste et écrivain américain Hunter S. Thompson qui a notamment écrit Las Vegas parano.
En attendant on va passer au sujet suivant.

[Virgule musicale]

Frédéric Couchet : On va passer au sujet principal.

Le lecteur multimédia libre VLC avec Jean-Baptiste Kempf. Rediffusion d'un sujet diffusé le 29 octobre 2019

Frédéric Couchet : Vous utilisez sans doute VLC, ce lecteur multimédia dont le logo ressemble à un cône de chantier. Savez-vous que c’est un logiciel libre ? Connaissez-vous l’histoire de ce logiciel ? Son fonctionnement ? Son mode de développement ? C’est le sujet principal de notre émission du jour qui est, en fait, une rediffusion d’une émission du 29 octobre 2019 mais qui reste toujours d’actualité. On va donc écouter cette rediffusion et on se retrouve dans une cinquantaine de minutes.

[Virgule sonore]

Transcription de l'émission du 19 octobre 2019

[Virgule sonore]

Frédéric Couchet : Nous sommes de retour en direct mardi 21 septembre 2021. Vous venez d’écouter une rediffusion d’un sujet consacré à VLC en date du 29 octobre 2019.
Nous allons faire une pause musicale.

[Virgule musicale]

Frédéric Couchet : Après la pause musicale nous aborderons notre dernier sujet avec Vincent Calame qui rendra hommage au copier-coller. Je vais en profiter pour rappeler la question quiz, je la pose aussi à Vincent qui vient d’arriver, comme ça il va avoir le temps de réfléchir. Dans sa chronique Vincent va donc rendre hommage au copier-coller qui permet de copier des données d’un endroit à un autre en informatique. Savez-vous quel est le lien possible de cette pratique avec le journaliste et écrivain américain Hunter S. Thompson ? Vous allez avoir à peu près deux minutes pour y réfléchir. Nous allons en effet écouter J'ai acheté·r un Agno Gastrik chez Wish & Lidl – Part II – #CparPourMoiCPourUnPote par le groupe Plagiat. On se retrouve dans deux minutes. Belle journée à l’écoute de Cause Commune, la voix des possibles.

Pause musicale : J'ai acheté·r un Agno Gastrik chez Wish & Lidl - Part II - #CparPourMoiCPourUnPote par le groupe Plagiat.

Frédéric Couchet : Nous venons d’écouter J'ai acheté·r un Agno Gastrik chez Wish & Lidl - Part II - #CparPourMoiCPourUnPote par le groupe Plagiat, disponible sous licence libre Creative Commons Partage dans les mêmes conditions. Le site du groupe Plagiat est plagiat.org et vous pouvez y retrouver sa musique ainsi que des clips.

[Jingle]

Frédéric Couchet : Nous allons passer au sujet suivant.

[Virgule musicale]

Chronique « Jouons collectif » de Vincent Calame, bénévole à l'April, qui rend hommage au copier-coller

Frédéric Couchet : Vincent Calame, informaticien libriste et bénévole à l’April, nous fait partager son témoignage d’un informaticien embarqué au sein de groupes néophytes. Choses vues, entendues et vécues autour de l’usage de logiciels libres au sein de collectifs, associations, mouvements, équipes en tous genres, c’est la chronique « Jouons collectif ».
Bonjour Vincent.

Vincent Calame : Bonjour Frédéric.

Frédéric Couchet : Le thème du jour : l’hommage au copier-coller.

Vincent Calame : Oui, tout à fait. J’avais depuis longtemps cette idée de rendre hommage au copier-coller dans ma liste de sujets potentiels pour la chronique et il se trouve que le travail fait pour le nouveau site de Libre à vous ! l’a remise sur le devant de la scène. En effet, dans ce travail je me suis occupé de la récupération des données et du contenu des pages des émissions existantes pour les mettre sur le nouveau site. Dans ces cas-là, on essaie d’automatiser un maximum pour récupérer le plus d’informations possible et éviter un laborieux travail de correction post-migration. Mais il arrive toujours un moment où l’automatisation atteint ses limites. Face la multiplication des cas particuliers, l’intervention humaine est indispensable et le copier-coller est sa meilleure, si ce n’est l’unique, arme à sa disposition. Ultime recours des cas désespérés, le copier-coller n’a cependant pas bonne presse dans le domaine informatique.

Frédéric Couchet : Comment ça ?

Vincent Calame : Parce que c’est aussi une solution de facilité. Je ne parle pas ici des plagiats, lorsqu’un livre ou un mémoire est constitué de morceaux pompés sur Internet. Cela dit, dans le Libre, copier n’est pas un gros mot, c’est même un acte encouragé quand la licence est respectée.
Je pense plutôt au copier-coller au moment de l’écriture de son code informatique. On va copier-coller du code venu dailleurs ou du code interne pour reproduire tel ou tel comportement. Or, en procédant ainsi, non seulement on copie également les bogues et les erreurs sans discernement, mais on se complique aussi la mise à jour future : si une erreur est rencontrée dans le bout de code, il faut la corriger partout. On connaît ces bouts de code où les copier-coller se sont accumulés au cours du temps et qui en deviennent illisibles et impossibles à maintenir, d’ailleurs on les rencontre souvent dans les fichiers de configuration. Ça commence par une petite ligne puis une petite ligne et encore une petite ligne pour finir à une masse de code informe. Mais bon !, je crois que l’être humain est ainsi fait : entre un gain immédiat, le copier-coller, et un risque futur hypothétique, il choisit toujours le premier. D’ailleurs, nos problèmes environnementaux en savent quelque chose et je crois que le monde de l’informatique n’échappe à cette règle.

Frédéric Couchet : Il faut donc bannir le copier-coller ?

Vincent Calame : Non, non ! Si c’était ma position, je ne lui rendrais pas hommage. Outre le fait qu’il est souvent la dernière option disponible, il faut aussi éviter une automatisation extrême sous prétexte de l’éviter à tout prix. J’ai un exemple concret dans mon travail pour une fondation : pour les réunions d’équipe, chaque lundi matin, est présentée une compilation des différentes productions des membres de l’équipe. Cette compilation provient de plusieurs sources : les comptes-rendus de réunions, mais aussi des informations budgétaires, des point sur les missions en cours, les activités de la semaine écoulée, etc. Cette tâche est en grande partie automatisée, mais en partie seulement. L’automatisation sélectionne les éléments, les met en forme, les prépare justement pour un copier-coller dans le document final. Après quelques tâtonnements, nous nous sommes rendu compte qu’une automatisation complète du processus ne serait pas souhaitable pour trois raisons : premièrement, elle serait complexe à mettre en place pour un gain, somme toute, modique ; deuxièmement, elle serait assez fragile et très sensible aux changements de configuration – dans notre exemple, la source des données budgétaires change tous les trois ans, donc si l’automatisme se base là-dessus il faut le reprendre ; troisièmement, le passage par un copier-coller est une action humaine qui permet justement de garder de l’humain dans le processus, autrement dit de garder la souplesse nécessaire pour s’adapter à tous les cas particuliers. Je crois qu’il faut se garder des boutons qui font tout en un coup. J’ai même connu des comptables qui se méfiaient des procédures automatiques de transfert de données, par exemple le système de facturation vers la compatibilité générale, et qui préféraient faire une double saisie des lignes budgétaires.

En conclusion, je pense qu’on peut voir le copier-coller comme un outil de fainéant – cela dispense d’une réflexion plus approfondie sur l’organisation de son code –, mais inversement, une automatisation trop poussée est aussi une démarche de fainéant qui peut se révéler dangereuse. Je pense que notamment quand on gère des données, on devrait toujours se poser la question de comment les récupérer par copier-coller qui est la ressource ultime.
Comme disait les latins, res ad triarios rediit, c’est-à-dire « faire appel aux triarii », qui étaient la dernière ligne de défense de la légion romaine, qui n’intervenaient que dans les situations désespérées. Voilà comment je vois l’usage du copier-coller, la dernière possibilité avant la fin.

Frédéric Couchet : Merci Vincent.
Est-ce que tu as trouvé la réponse au quiz qui était un peu un piège puisque je t’ai pris par surprise ? Est-ce que tu as une idée ?

Vincent Calame : Je n’ai pas profité des deux minutes de musique pour consulter un moteur de recherche. Peut-être que ce journaliste n’existe pas et qu’il est constitué de copier-coller d’autres artistes ?

Frédéric Couchet : Le lien n’est pas forcément direct. En fait, quand tu m’as parlé de cette chronique sur le copier-coller, j’ai immédiatement pensé à un article que j’ai lu récemment et qui portait sur la méthode de travail de Hunter S. Thompson. Je rappelle la question quiz : savez-vous quel est le lien possible entre la pratique du copier-coller et le journaliste et écrivain américain Hunter S. Thompson ?
« Vincent prend de la drogue » est une mauvaise réponse parce que, à priori, Vincent ne prend pas de drogue. Et pourtant la page Wikipédia de Hunter S. Thompson indique « Hunter Stockton Thompson popularise le principe de « journalisme gonzo », inventé par Bill Cardoso, enquête journalistique axée sur l'ultra-subjectivité, faite de récits à la première personne, de rencontres, de prise de drogues, tout cela combiné à une plume féroce et à un fort engagement politique », Hunter S. Thompson débutera comme journaliste dans les années 60 et il publiera des livres considérés aujourd’hui comme des chefs-d’œuvre tels que Hell's Angels ou encore Las Vegas Parano. Il se suicidera en 2005.
Le lien avec la pratique du copier-coller est le suivant. Il y a quelques jours, même quelques semaines, j’ai lu un article qui parlait des pratiques de cet écrivain. En fait pour apprendre, pour se créer un style, il a recopié à la machine à écrire des livres, notamment Gatsby le Magnifique de Francis Scott Fitzgerald, L’Adieu aux armes d'Ernest Hemingway, dans le but de se familiariser avec le style de ces ouvrages, se faire la plume et aussi pour savoir ce que l’on ressent en écrivant un chef-d’œuvre. Il disait même « je veux ressentir l’effet que ça fait d’écrire aussi bien. Fondamentalement c’est de la musique, je voulais apprendre des meilleurs. »
Bien sûr, comme l’a précisé mon collègue Gonnu quand on a préparé l’émission et que je lui ai soumis le quiz, l’effet n’aurait pas été le même s’il avait simplement copié-collé des livres avec un outil informatique.

Vincent Calame : C’est sûr qu’en nombre de touches le copier-coller c’est CTRL C/CTRL V, ce qui n’est pas la même chose que taper sue une machine.

Frédéric Couchet : J’ai fait le lien quand tu m’as parlé de cette chronique. J’avoue que le quiz était peut-être un petit peu compliqué. Dans la page Wikipédia de Hunter S. Thompson il est fait référence à cette pratique d’avoir recopié des livres et pas uniquement des livres de Scott Fitzgerald ou d’Ernest Hemingway, il en a utilisé d’autres.
Dans l’apprentissage du développement, il est vrai que réécrire, copier manuellement du code écrit par d’autres est peut-être une pratique de certaines personnes qui ont appris le développement. Je ne sais pas si ça a été ton cas.

Vincent Calame : Oui. Dans les années 80, au début de l’informatique, il y avait beaucoup de journaux sur papier, ils avaient fait ça notamment dans Jeux et Stratégie. Ils proposaient des programmes. On les réécrivait intégralement à la main à partir du listing qui était proposé par le journal. Il y avait Jeux et Stratégie et il y avait un autre journal, dont j’ai oublié le nom, qui était spécialisé là-dedans, qui proposait ces codes. C’est vrai que c’était une bonne source d’apprentissage.

Frédéric Couchet : Ce code n’était pas disponible par exemple via une disquette ou autre ? C’était vraiment écrit dans le journal et il fallait tout recopier pour ensuite le faire fonctionner ?

Vincent Calame : Complètement. Il n’y avait pas de disquette fournie, il y avait le code. Dans Jeux et Stratégie j’ai commencé par des programmes pour calculatrice et ensuite c’était du BASIC, le langage de l’époque.

Frédéric Couchet : D’accord. C’est cool en fait.
Tout à l’heure tu as parlé du copier-coller avec la référence avec le nouveau site Libre à vous !. Comme on a encore quelques petites minutes, on va peut-être en profiter pour rappeler aux auditeurs et auditrices que l’émission a désormais un site web dédié qui s’appelle libreavous.org, qui est dans une phase de préouverture, c’est-à-dire qu’on vous l’a annoncé, chers amis, la semaine dernière avant de faire une annonce plus large. Cette phase de préouverture permet de tester le site, de voir s’il y a des problèmes, de nous faire remonter des bugs. Ce site a été mis en place notamment pas trois bénévoles de l’April dont Vincent qui a donc fait le travail important d’écriture de script pour récupérer les pages des émissions consacrées à Libre à vous ! qui étaient sur le site de l’April, pour les transférer quasiment automatiquement sur le site de Libre à vous !, donc passer d’un site qui est géré avec un outil qui s’appelle Drupal vers un site qui est géré aujourd’hui avec un outil qui s’appelle SPIP dont nous parlerons bientôt en détail dans Libre à vous !. Tu as fat ce travail, Antoine Bardelli a fait le design du site et Jean Galland a fait, on va dire, l’intégration au niveau de SPIP, donc trois bénévoles qui ont travaillé très dur.
Je vais juste en profiter avant de te laisser donner une petite réaction par rapport à ce travail-là, préciser quelques fonctionnalités nouvelles de ce site donc sur libreavous.org. Notamment le lecteur audio des podcasts qui permet le chapitrage. Vous pouvez aller directement à un des sujets. Si, par exemple, vous êtes passionné par la prochaine de Vincent, vous pourrez directement la réécouter dans le prochain podcast.
Il y a également le paramétrage de la vitesse de lecture pour ralentir ou accélérer la vitesse de lecture du podcast. Ralentir pour essayer, par exemple, de mieux vous imprégner des propos, les comprendre, etc. Accélérer, tout simplement parce que, si vous avez peu de temps et que vous voulez passer moins de temps à écouter ou si vous êtes atteint, comme certaines personnes, d’un déficit de l’attention, donc il vous est nécessaire d’accélérer le débit.
Vous avez aussi la possibilité d’accéder à une émission uniquement par son numéro avec une adresse courte. Par exemple l’émission que j’ai animée la semaine dernière « Au cœur de l’April », qui était la 114. Si vous voulez la réécouter, il suffit d’aller sur libreavous.org/114.
Et enfin vous pouvez commenter et mettre des étoiles. Commenter pour pouvoir apporter vos commentaires ou vos remarques sur un épisode et mettre une étoile pour nous envoyer un petit peu d’amour et d’encouragements. C’est important parce que, effectivement, quand on fait de la radio ou des podcasts, on n’a pas forcément des retours, on n’a pas les gens autour de soi pour voir comment ça se passe. N’hésitez à nous envoyer des témoignages d’amour avec une petite notation, quelques étoiles sur le site.
Le site sera officiellement annoncé bientôt, le temps de finaliser un certain nombre de petites choses même si l’essentiel a été fait.
Vincent, sur ce travail de mise en œuvre, en gros tu as scripté, c’est-à-dire que tu as écrit un programme permettant de nous éviter de saisir à nouveau les 115 émissions Libre à vous ! sur le site SPIP. Peux-tu expliquer juste en quelques mots comment ça fonctionne ?

Vincent Calame : En fait, ce qu’on programme c’est un site qui va lire les pages web directement, c’est-à-dire qui va lire les pages web sur le site actuel de l’April et qui va regarder le code des pages web. Ce code des pages web c’est ce que transforme le navigateur pour rendre une page web lisible sur votre écran, en fait c’est un langage qui s’appelle le HTML, vous en avez peut-être entendu parler, c’est un des langages justement de description de page web qui est utilisé. Donc on le lit et on essaye de programmer un petit robot, un peu comme le robot de Google, ce que fait Google quand il indexe un site web, il a des robots qui lisent – un robot c’est un programme informatique automatique qui va lire la page et qui va essayer d’en sortir le titre, d’en sortir le contenu. On écrit le script et cette opération peut soit très bien marcher soit pas du tout marcher. Elle peut très bien marcher – c’était le cas, heureusement, dans le cas de l’April – s’il y a eu un effort de bonne écriture de structure de la page web, qui nous permet de repérer l’endroit où il y a les références. Dans les pages web il y avait les références de l’émission, la liste des personnes participantes et il fallait les repérer dans la page web et les séparer. Là, heureusement, c’était bien structuré, donc le script était possible.
J’ai fait ce travail sur d’autres sites où ça l’était beaucoup moins. Il y a des moments où on ne peut rien faire du tout parce qu’une page web ça peut-être une soupe de balises, ça peut être n’importe quoi. Ce qui est important c’est aussi le travail des rédacteurs initiaux qui font un bon effort de structuration dans l’information et c’est là qu’on se rend compte que c’était vachement utile pour la suite.

Frédéric Couchet : En tout cas par ce travail initial et par ton travail, maintenant la 115e émission peut être intégrée automatiquement et ensuite, effectivement, ce sera le site principal. Il y aura des fonctionnalités qui seront rajoutées un moment. Par exemple, j’ai suggéré l’idée d’avoir la possibilité de commenter à la seconde près pour la version podcast, ce qui peut-être utile. Il paraît que SoundCloud le fait et j’ai vu qu’il y avait une nouvelle application de podcast qui se lançait sur ce thème-là, pouvoir commenter directement à la seconde précise ce qui peut apporter un peu plus d’interactivité et de réactions.

Vincent Calame : Je pense qu’on pourra ouvrir un site de demandes et de propositions. Il y a déjà une belle liste, tu nous as déjà préparé une belle liste de choses à faire pour améliorer le site !

Frédéric Couchet : Tout à fait. Les personnes qui nous écoutent peuvent évidemment faire leurs suggestions. Elles sont les bienvenues. N’hésitez pas à aller sur le site libreavous.org. Si vous voulez nous envoyer un message, il y a un formulaire de contact.

Vincent Calame : Une très bonne suggestion c’est parfois de montrer des sites web que vous connaissez, que vous trouvez efficaces, qui peuvent être une source d’inspiration. La meilleure chose c’est souvent de nous donner des sources d’inspiration et des exemples qui peuvent nous permettre d’améliorer l’interface.

Frédéric Couchet : OK. Merci Vincent.
C’était la chronique « Jouons collectif » de Vincent Calame. On se retrouve le mois prochain ?

Vincent Calame : Oui.

Frédéric Couchet : Et on va continuer à travailler sur le site Libre à vous !

Vincent Calame : Bien sûr.

Frédéric Couchet : Merci à toi.
Nous approchons de la fin de l'émission. Nous allons terminer par quelques annonces.

[Virgule musicale]

Quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l'April et le monde du Libre

Frédéric Couchet : Dans les annonces d’évènements, il y a les Rencontres Afrique France du Logiciel Libre du 22 au 26 septembre à Montpellier. Plus d’informations sur le site montpellibre.fr.
Au Québec, il y a un évènement pour célébrer les 18 ans des Linux-Meetup, donc des rencontres autour du noyau Linux au Québec. Ça aura lieu le 25 septembre 2021 et ça se fera en visioconférence. Vous trouverez l’annonce et toutes les informations de sur la page linuxfr.org, avec tous les détails.
À Nantes, est-ce que vous avez « Envie de numérique sans GAFAM » ?, c’est-à-dire sans ces géants du Web qui font miam-miam avec vos données personnelles ? C’est du jeudi 16 septembre 2021 à partir du 8 heures jusqu’au dimanche 26 septembre 2021. C’est à l’Université de Nantes. Les détails sont sur le site de l’Agenda du Libre.
Côté April, jeudi 23 septembre, il y a une réunion du groupe de travail Sensibilisation, réunion à distance à partir de 17 heures 30, accueil à partir de 17 heures 15. Toutes les informations sont sur le site de l’April, april.org. Côté radio Cause Commune, je fais un peu de pub à quelques émissions, notamment celles qui arrivent demain. Mercredi 22 septembre à 14 heures, puis en réécoute, il y aura l’émission Le monde en questions qui fera un retour sur 40 ans de R&B.
Toujours mercredi à 21 heures puis en podcast, la première de Science et conscience de Stéphane Manet qui abordera les liens entre éducation et sciences. Vous retrouverez les infos sur causecommune.fm.
Tous les détails concernant ces évènements sont aussi, évidemment, sur le site de l’Agenda du Libre, agendadulibre.org.

Notre émission se termine.

Je remercie les personnes qui ont participé à l’émission : Typhaine Bonnet, Vincent Calame, Jean-Baptiste Kempf.
Cette émission est rendue possible grâce à une équipe en or, notamment pour cette édition, merci à Étienne Gonnu qui aux manettes de la régie aujourd’hui.
Merci également à l’équipe qui s’occupe de la post-production des podcasts : Samuel Aubert, Élodie Déniel-Girodon, Lang1, Olivier Grieco, le directeur d’antenne de la radio.
Merci également à Adrien Bourmault et Quentin Gibaux, bénévoles à l’April, qui découpent le podcast complet en podcasts individuels par sujet.

Vous retrouverez sur notre site web, april.org, toutes les références utiles ainsi que sur le site de la radio, causecommune.fm.
N’hésitez pas à nous faire des retours pour indiquer ce qui vous a plu mais aussi des points d’amélioration. Vous pouvez également nous poser toute question, nous y répondrons directement ou lors d’une prochaine émission.

Nous vous remercions d’avoir écouté l’émission.
Si vous avez aimé cette émission, n’hésitez pas à en parler le plus possible autour de vous. Faites également connaître la radio Cause Commune, la voix des possibles.

La prochaine émission <em<Libre àò vous ! aura lieu en direct mardi 28 septembre 2021 à 15 heures 30. L’émission sera animée par ma collègue Isabella Vanni. Le sujet principal n’est pas encore fixé, donc ce sera la surprise.

Nous vous souhaitons de passer une belle fin de journée. On se retrouve à la rentrée et d’ici là, portez-vous bien.

Générique de fin d'émission : Wesh tone par Realaze.