Tentative de plaidoyer pour l'introduction des logiciels libres en associations (notamment les ONG)

De April MediaWiki

Plaidoyer pour l'introduction des logiciels libres et des standards ouverts au sein des ONG[modifier]

Plaidoyer - Méthode[modifier]

Analyse de l'organisation : L'April (Association pour la promotion et la recherche de/sur l'Informatique Libre).

Association française, créée en 1996, l'April s'est donné comme mandat de démocratiser et diffuser les logiciels libres et les standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions de l'espace francophone. Plus de 5000 adhérents (particuliers, entreprises et associations) sont aujourd'hui membres de l'association et lui permettent de mener de nombreuses actions à l'aide de ses 3 salariés et de ses nombreux bénévoles.

Dans ce cadre, des groupes de travail ont été créés, très souvent gérés par des bénévoles, l'un deux se propose de « jeter des ponts entre logiciels libres et monde associatif ». Celui-ci, nommé Libre Association, est constitué de bénévoles et a pour but de proposer des outils et des méthodes adaptés au monde associatif. Pour cela, une enquête a été menée, révélant des besoins informatiques important dans le monde associatif. Dans ce cadre, les associations ayant des actions humanitaires nous sont apparues comme des cibles prioritaires, dans la mesure où celle-ci ont des besoins précis en terme de partage de l'information, de méthode rationnelle, et de plus en plus avec la difficulté à trouver des financement, de réduction des coûts, même si le logiciel libre n'est pas gratuit, dans le sens où la migration vers celui-ci et les adaptations nécessaires aux spécificités de ce monde ne pourront être faites sans un coût qui se veut alors comme un investissement pour l'avenir de ces organisations.

Une recherche sur la question nous montre que le thème des logiciels libres et des standards ouverts n'est pas du tout prioritaire dans ce type d'organisation. Très souvent, cette thématique n'est même pas connue, et est considéré comme plus que secondaire dans la mesure où les actions sur le terrain sont plus importantes que le reste, les outils informatiques utilisés le sont par défaut. Les acteurs de ces organisations ne connaissent pas cette thématique et ne comprennent pas en quoi elle les concernent. Hors cette thématique d'ouverture et de liberté de choix les concernent directement, puisqu'en tant qu'acteur de la société civile, ceux-ci sont également des modèles pour de nombreuses personnes, et ces acteurs importants se retrouvent prisonniers de grands éditeurs en continuant à utiliser leurs logiciels et leurs formats, alors même que ceux-ci se battent généralement pour la promotion d'un modèle de société alternatif.

Pour ce faire, nous avons besoin de tous ceux qui peuvent influencer ces politiques de décisions sur les outils et méthodes informatiques utilisées au sein des ONG : que ce soit les conseils d'administration pour le pouvoir de décision qu'ils possèdent, les donateurs car c'est à eux d'exiger une totale transparence y compris en matière d'outils utilisés, mais aussi aux salariés qui se doivent de mettre en place l'éthique prôner par ses organisations à l'intérieur de celles-ci.

Le but de ce plaidoyer est de faire intégrer les logiciels libres dans les organisations non gouvernementales françaises ayant des actions humanitaires et/ou de solidarité sur un délai de 10 ans. Pour cela, notre objectif sur deux ans, est de sensibiliser les décideurs des ces organisations à la problématiques des logiciels libres et des standards ouverts afin d'intégrer cette question à la réflexion globale de ces organisation sur l'éthique qu'elle peuvent avoir.

Les opposants à cette action peuvent être principalement les éditeurs de logiciels, et leurs puissante entreprises, de part le poids économiques de ces associations. En effet, même si de nombreux efforts sont faits par ces éditeurs afin de faire bénéficier aux associations concernées de tarifs avantageux, le but poursuivi est avant tout celui de faire du profit et pousser les utilisateurs de leur logiciel à la consommation de nouvelles versions, afin de gagner toujours plus d'argent ainsi que de d'obtenir ou pérenniser un statut monopolistique. Un autre facteur de difficulté est l'accoutumance développée par les utilisateurs à certains logiciels et formats qui risque de créer une certaine résistance à ce type d'action. De plus l'échange d'informations et de données étant fréquent d'une organisation à l'autre, la migration devra être holistique afin que chacun puisse lire et travailler avec les documents produits.

Un exemple d'utilisation de solutions logicielles libre et de standards ouvert est celui de la Fondation Charles Léopold Mayer, pour le Progrès de l'Homme qui a totalement migré vers des solutions libres. Hors, celle-ci en tant que bailleur de fond pour le compte d'autres organisations est amené à échanger régulièrement des documents avec différentes organisations n'utilisant pas les standards ouverts, et cela ne semble pas poser de problèmes majeurs, puisqu'aucun retour en arrière sur cette décision n'est envisagé.

Pour cela nous proposons différentes actions :

  • des séances de sensibilisation à la question doivent être mise en place aux seins même des ONG, pour les salariés et notamment les membres des services informatiques ou assimilés
  • De la diffusion d'information auprès des décideurs (notamment les membres des conseils d'administration)
  • Des guides spécifiques pour faciliter la migration et aider aux choix des outils
  • Des facilitateurs pour le développement d'outils spécifiques doivent être proposés, afin de pouvoir coordonner ces développements et arriver à faire travailler ces organisations main dans la main.
  • La production de documentation spécifique à ce public peut également être envisager afin de permettre une meilleur intégration des outils libres au sein des ONG.
Afin de mener au mieux cette action, nous pourrons compter sur le soutien des nombreux Groupes d'Utilisateurs du Logiciels Libres locaux, permettant ainsi de relayer nos actions au niveau local. De plus certaines associations nationales sensibilisée aux sujets pourront également être acteurs de cette action en nous permettant à la fois d'argumenter notre proposition mais aussi en amenant un éclairage différent sur la question (La quadrature du net, La Free Software Fondation Europe, etc.)
ça semble difficile pour différentes raisons. Il existe cependant des initiatives intéressantes dans d'autres assos nationales ; notamment en Espagne.
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Afin de mener aux mieux cette action, nous aurons besoin de ressources humaines dans le temps, pour cela et comme le fait depuis sa création le groupe de travail, nous pourrons compter sur les bénévoles du groupe de travail, mais également sur les salariés de l'April. En terme financier, des coûts sont à prévoir pour imprimer et diffuser le guide, la documentation produite à cette occasion. De plus les coûts financiers de développement spécifique pour des logiciels adaptés pourront être absorbées par les organisations elle-mêmes si toutefois il est possible de les faire travailler ensemble. Sur ce dernier point des projets tel que le logiciel SIGMAH (http://sigmah.org/ ), nous donne de l'espoir et nous permettent de croire en un financement multi-partites de tels projets d'envergures.

Un des indicateurs d'efficacité sera la vérification sur le site internet des organisations ciblées que les documents produits et mis à dispositions le sont sous des formats standards ouverts. De plus un autre indicateur pourrait être la mise en commun d'informations concernant les actions menées sur le terrain via la construction d'une base de donnée commune et accessible à tous.

Plaidoyer pour un directeur d'ONG.[modifier]

Les ONG ont une responsabilité correspondant à leurs objectifs propres, mais aussi une éthique de solidarité qui doit se manifester dans tous leurs choix, y compris d'organisation ou de management. Dans ce cadre, l'intérêt porté aux logiciels libres est logique. Logiciels libres et standards ouverts ça vous parle ?
c'est violent ; trop, même.
Non, alors rapidement un logiciel libre, est un logiciel informatique que l'on peut librement utiliser, étudier, modifier et distribuer. Les standards ouverts sont des formats de fichiers normalisés et permettent notamment de ne pas être dépendant du logiciel qui a produit les document.

En quoi cela vous concerne ? En tant qu'acteur d'une société civile, vous avez le pouvoir de changer les choses, et de vous détacher des éditeurs de logiciels et de leurs politiques commerciales. En tant que décideur des ONG vous pouvez faire bouger les choses et introduire ces notions de logiciels libres et de standards ouverts. Du côté pratique cela vous permettrait : l'homogénéisation de vos systèmes informatiques, l'interopérabilité, la gratuité, la possibilité d'adapter les outils à vos propres besoins, ceux spécifiques au monde de l'humanitaire.

L'April, association nationale de défense et de promotion du logiciel libre et des standards ouverts, créée en 1996, et forte de plus de 5000 adhérents, travaille sur la question de la diffusion et de l'intégration des logiciels libres et des standards ouverts vers différents types de public. A l'intérieur de l'April, le groupe de travail, Libre Association se propose de « jeter des ponts entre monde associatif et logiciels libres ». Dans ce cadre, celle-ci cherche à convaincre les associations de l'intérêt pour elle des logiciels libres et des standards ouverts.

Votre organisation peut devenir actrice de solution durable dans l'intégration des logiciels libres et des standards ouverts. Pour cela, tous les acteurs doivent être sensibilisés : décideurs, salariés, bénévoles et donateurs.

Si peu d'ONG utilisent aujourd'hui les logiciels libres, des bénéfices importants pour vous pourrait être retirés de cette nouvelle pratique comme le montre l'exemple de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l'Homme. Ainsi l'association comme tant d'autres peut vous aider à mettre cela en pratique sous diverses formes bénévoles.

À l'heure actuelle, peu d'ONG internationales connaissent l'existence d'alternatives libres au logiciels qu'ils utilisent actuellement. Or, régulièrement des problèmes de formats de documents échangés en interne ou entre les organisations sont régulièrement constatés. En effet, le fait d'avoir à dispositions différentes versions de logiciels, ou des logiciels différents sur des systèmes d'exploitation différents, rend difficile voir impossible l'échange de données entre les différentes parties prenantes. Nous savons que les problèmes de budget rencontrés par ces organisations ne permettent pas de faire des migrations massives de tous les postes vers des nouvelles versions de systèmes d'exploitation ou de logiciels, mais la gratuité de la majeure partie des logiciels libres est un avantage majeur, puisqu'une fois le coût de migration amorti les nouvelles versions sont disponibles gratuitement, et ne nécessitent que des formations pour les utilisateurs de la même manière que celles-ci sont faites actuellement pour les acteurs de ces organisations.

Notre action vous semble-t-elle complétement improbable ? L'exemple emblématique de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l'Homme prouve le contraire. Cette fondation a décidé de migrer au logiciel libre en 2003, depuis cette date différents tests de logiciels ont été effectués, et la migration vers des logiciels libres et des standards ouverts s'est faite progressivement. Depuis, les acteurs de cette fondation utilisent des logiciels libres et des standards ouverts, ils ont ainsi pu, étape par étape effectuer cette migration sans problème majeur. Avec le temps et un accompagnement adapté les réticences des utilisateurs finaux peuvent être surmontées.

Les éditeurs logiciels, eux n'ont que peu de pouvoir puisqu'au final, seuls vous en tant qu'organisation êtes capables de décider si vous allez acheter ou non les logiciels qu'ils vous proposent. Hors ceux-ci n'étant pas spécifiquement adapté à vos besoins, vous n'avez pas de raisons particulières de continuer à financer ces géants de l'industrie logicielle.

Plusieurs actions peuvent être mises en place avec l'aide des GULL (Groupe d'Utilisateurs des Logiciels Libres) locaux (voir la liste des GULL francophones sur ce site : http://aful.org/gul/liste ) ou par l'utilisation d'outils mis à votre dispositions par l'April et d'autres associations : (ne pas mettre sous forme de liste, éventuellement une succession d'actions par différents acteurs est possibles) :

  • Présentation du logiciels libre et ses avantages pour votre organisation lors de conférence, ou café-débat à vos membres par les GULL locaux
  • Animation de débat lors des conseils d'administration pour avoir l'avis des autres décideurs de l'association
  • Participation à la mise en place un guide des logiciels libres destiné aux associations
  • La création d'outils spécifiques aux ONG (comme SIGMAH), en partenariat avec des organisations telle que la votre afin de rendre l'outil le plus proche possible de vos besoins
  • Nous aider à mettre en place une documentation à votre attention
  • Plus simplement : commencer à utiliser des logiciels libres dans vos applications utilisations quotidiennes :
    • Standardiser les formats de documents échangés

Vous qui défendez des valeurs de démocratie, d'humanité, de solidarité, les logiciels libres sont une mise en application de ces principes, alors faites comme-nous, libérez votre informatique.

Libre Association, l'April et toutes les associations francophones d'utilisateurs de logiciels libres


Sources[modifier]

Annexes : 1 : Présentation détaillée de l'April :[modifier]

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du logiciel libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, dans l'ère numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de personnes, d'entreprises, d'associations et d'organisations d'horizons très divers qui se retrouvent autour des valeurs du libre.

La mobilisation de ses bénévoles et de ses permanents lui permet de participer activement à la reconnaissance du logiciel libre au travers d'actions nombreuses et variées.

L'April est le partenaire privilégié pour la promotion et la défense du logiciel libre.


Objectifs[modifier]

L'April a pour objectifs de :

  • Promouvoir le logiciel libre auprès du grand public, des professionnels, des associations et des pouvoirs publics ;
  • Sensibiliser le plus grand nombre aux enjeux des standards ouverts et de l'interopérabilité ;
  • Obtenir des décisions politiques, juridiques et réglementaires favorables au développement du logiciel libre et aux biens communs informationnels ;
  • Défendre les droits des utilisateurs et des auteurs de logiciels libres;
  • Favoriser le partage du savoir et des connaissances.
Actions[modifier]
  • Sensibilise de nouveaux publics au logiciel libre
  • Informe les élus et les décideurs politiques et promeut une législation progressiste en matière de NTIC, brevets et de droit d'auteur
  • Participe à des comités de programme ou des jurys (« Solutions Linux », Paris Capitale du Libre, Trophées du Libre)
  • S'implique dans l'organisation des Ren­con­tres Mondiales du Logiciel Libre
  • Noue des partenariats avec des institutions (Région Île de France, Caisse des Dépôts), des ONG (Fondation pour le Progrès de l'Homme), des établissements publics (Cité des Sciences, Université du Littoral)
  • Donne une quarantaine de conférences par an
  • Relaye l'information et les actions dans les médias
  • Prend part à une vingtaine d'évènements par an
  • Est présente dans les structures qui influent sur la politique gouvernementale (Forum des Droits sur l'Internet, CSPLA...)
  • Sensibilise les décideurs et institutions aux enjeux du passage au logiciel libre et les accompagne dans leur démarche

Vous pouvez consulter la liste des actions, campagnes, dossiers suivis et groupes de travail de l'April. Plus d'informations et sources : http://www.april.org/association