CeQuEstLaComptabilité

De April MediaWiki

Introduction[modifier]

Cette introduction à la comptabilité fait appel à des lieux communs utilisés principalement par les informaticiens. Bien qu'accessible à tous, elle est destinée avant tout à ce public.

Pour donner une idée de ce que peut représenter la difficulté comptable, la comptabilité est simple dans son langage et sa théorie, mais difficile dans sa mise en oeuvre.

Par analogie, la notion d'annuaires interrogeables dans une langue universelle ( LDAP ), et reliés entre eux de manière transparente est une idée séduisante par sa simplicité. Mais dès que l'on envisage de permettre à tout le monde de l'utiliser selon ses prérogatives et de la manière la plus personnelle possible, cela représente certaines difficultés de mise en oeuvre et de fiabilité qui ne peuvent être surmontées qu'en prenant suffisamment de recul sur la finalité de l'outil.

La comptabilité et l'économie sur Wikipédia[modifier]

Comptabilité : http://fr.wikipedia.org/wiki/Comptabilit%C3%A9

Portail économie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Portail_%C3%A9conomie



Généralités comptables[modifier]

La comptabilité[modifier]

A l'origine, la comptabilité ajourne les opérations d'une entreprise dans des registres pour en tirer un bilan historique des opérations et un état des comptes.

Dans le modèle constaté par Adam Smith et théorisé par Karl Marx dans le livre I du Capital, il est posé comme postulat que toute entreprise a pour but de s'enrichir et que cette richesse dispose d'une valeur d'échange absolue dite numéraire dans une unité locale nommée monnaie.

Ensuite, je vous épargne le reste, on arrive à cette définition : la comptabilité ajourne toute opération au sein d'une entreprise par un jeu d'échange numéraire en une monnaie locale entre comptes ou la balance du compte représente la situation de l'entreprise dans le domaine de ce compte.

Les notions de base[modifier]

La classe de comptes et le compte[modifier]

Chaque classe agrège des sous-classes représentées par leur parent. Une classe ne possédant aucune sous-classe est nommée compte, et ses parents peuvent être aussi nommés classe de comptes.

le plan[modifier]

La classe contenant toute les classes définit la racine des classes. La description de l'ensemble des classes et comptes partant de cette racine se nomme le plan de comptabilité ou plan comptable de l'entreprise. Le plan modélise donc un arbre consolidant des comptes par classe de comptes.

Le plan comptable d'entreprise défini le modèle d'arbre de consolidation de la même manière qu'un schéma LDAP définit un modèle de classe et la manière de l'utiliser.

Pour garantir l'inter-opérabilité des plans, il existe une structure sémantique commune autour de ces derniers.

Autour du compte[modifier]

Un compte est identifiable dans l'arbre par un identifiant unique dit numéro de compte. Ce numéro est une suite de chiffres décimaux permettant de positionner le compte dans l'arbre tel un OID LDAP/SNMP :

  • le compte 41145 dépend du compte 4114
  • le compte 4114 dépend du compte 411
  • le compte 411 dépend du compte 41
  • le compte 41 dépend du compte 4

Outre son numéro, un compte possède trois propriétés :

  • un nom
  • une balance
  • un journal

La balance[modifier]

La balance peut prendre deux formes :

  • au solde, dite à une colonne ou en partie simple
  • à l'opposition débit/crédit, dite en partie double ou à deux colonnes

Il est recommandé, voire imposé dans de nombreux cas, d'avoir une balance en partie double.

Le fait de n'utiliser que des comptes en partie double permet de n'avoir qu'une opération mathématique à connaître : l'addition.

Pour bien comprendre ce que l'on appelle la comptabilité en partie double, il suffit de comprendre que débit et crédit signifient respectivement colonne de gauche et colonne de droite.

Ceci permet d'avoir les deux définitions suivantes :

__créditer un compte__
ajouter une somme positive à la colonne de droite
__débiter un compte__
ajouter une somme positive à la colonne de gauche


Le journal[modifier]

Le journal contient l'historique ajourné des différentes opérations depuis l'ouverture du compte, il permet de garantir que la balance du compte correspond à une réalité.


Un peu moins de théorie[modifier]

Le plan comptable dépend essentiellement des statuts, de la forme juridique, du régime fiscal et du régime social.

Le plan évolue selon l'activité ( la charge ) de la société.

La comptablité au bilan patrimonial[modifier]

Cette comptabilité est nommée ainsi car elle sert à fournir les bilans patrimoniaux et les comptes de résultats de la structure pour l'ouverture et la fermeture d'un exercice.

La comptabilité analytique[modifier]

La comptabilité au bilan patrimonial ne permet que de comparer les bilans entre deux instants. En aucun cas elle ne permet d'expliquer comment la situation a évolué pour en arriver là.

La comptabilité analytique est apparue pour pouvoir faire des analyses plus fines des flux comptables dans une entreprise. cette comptabilité représente des similitudes avec la notion de graphe-dual en mathématique.

Tout comme la comptabilité au bilan, il est nécessaire d'avoir un plan comptable qui puisse évoluer.

Les exercices[modifier]

Le plan est valable pour un exercice comptable, en général douze mois. Il n'y a aucune obligation pour qu'il débute un 1er janvier. Il est important de garder à l'esprit qu'une même année peut contenir plusieurs exercices, et qu'un exercice peut contenir plus de douze mois mais toujours moins de vingt-quatre.

Les écritures et leurs pratiques[modifier]

Retour à la case départ[modifier]

Mettons de côté tout ce qui a été dit précédemment, et parlons des aspects pratiques de la comptabilité.

__écriture__
elle représente au moins une opération sur au moins un compte.

Compte tenu de la définition d'une écriture, il s'avère rapidement assez difficile de pouvoir suivre l'ensemble des écritures s'il n'y a pas un minimum de gestion d'un historique de celle ci.

Il est possible de créer des tableaux où l'on note les différentes opérations. Il est aussi possible de regrouper les opération par compte et de les classer.

Principe de nullité d'une écriture[modifier]

Le principe de nullité impose qu'une écriture doit toujours avoir un solde nul. Ce principe considère que s'il y a un mouvement de fonds en numéraire, les montants dudit mouvement venant de différents comptes ( origine ) se retrouvent dans d'autres comptes ( destination ).

__écriture__
Elle représente au moins une opération sur au moins deux comptes.

Ses équivalents mathématiques sont :

  • Somme des montants à créditer = Somme des montants à débiter
  • Somme des montants à créditer - Somme des montants à débiter = 0

Il devient donc nécessaire de disposer de comptes représentant la situation financière des tiers pour connaitre leur situation à notre égard et la notre à la leur.

Généralités sur PCG[modifier]

Le plan comptable général dispose de cette structure :

  1. Comptes de capitaux
  2. Comptes d'immobilisations
  3. Comptes de stocks et en-cours
  4. Comptes de tiers
  5. Comptes financiers
  6. Comptes de charges
  7. Comptes de produits
  8. Comptes spéciaux
  9. Comptes analytiques

A partir de là, il nous est possible d'avoir des écritures respectant le principe de nullité. Toujours est-il qu'il arrive un moment où, encore une fois, il est possible de se perdre. Comment garantir que toutes les écritures respectent le principe de nullité sans devoir tout vérifier en cas de doute ?

La comptabilité en partie double[modifier]

La comptabilité en partie double met en application le principe de nullité sur la comptabilité elle même en plus des écritures.

Pour ce faire, elle part du principe suivant : comme les écritures ont déjà deux parties, les comptes pourraient aussi en avoir deux, une partie représentant le solde au débit et une partie représentant le solde au crédit.

Sur l'ensemble de notre plan comptable, un résultat intéressant apparaît :

  • Somme des soldes au crédit = Somme des soldes au débit
  • Somme des soldes au crédit - Somme des soldes au débit = 0

Le temps et la comptabilité[modifier]

Si l'on s'aperçoit que 5 ans auparavant une erreur a eu lieu dans la comptabilité et qu'il faut tout revérifier, cela pose un problème majeur. Que faire ?

Le meilleur moyen est de définir des cycles réguliers de contrôle de cette comptabilité, et donc de clore et d'archiver celle ci quand elle est valide.

La notion d'ouverture et de clôture de la comptabilité Entre une ouverture et une clôture, se trouve la période nommée exercice.

__clôture__
Ensemble des écritures respectant le principe de nullité obtenant une balance nulle pour tous les comptes
__ouverture__
Ensemble des écritures respectant le principe de nullité partant d'une comptabilité vierge et permettant de retrouver la situation avant la cloture précédente.


Etude d'un cas pratique[modifier]

Il était une fois ...[modifier]

un fournisseur qui émet une facture pour un client d'un montant de 1000¤ HT avec un taux de TVA de 19,6%. Le règlement se fait par chèque à réception de la facture.

Les étapes comptables[modifier]

  1. ère étape - Un fournisseur F facture un client C de 1000¤ HT

L'écriture pour le fournisseur est :

Compte débité Montant Compte crédité Montant
411 1196 707 1000
4457 196

et pour le client :

Compte débité Montant Compte crédité Montant
607 1000 401 1196
4456 196
  1. ième étape - Le chèque est remis par le client au fournisseur

Pour le client :

Compte débité Montant Compte crédité Montant
401 1196 512 1196

Pour le fournisseur :

Compte débité Montant Compte crédité Montant
5112 1196 411 1196
  1. ieme étape - Le chèque est compensé par la banque du fournisseur

Uniquement pour le fournisseur :

Compte débité Montant Compte crédité Montant
512 1196 5112 1196

Analyse du processus comptable[modifier]

Observations premières[modifier]

Commençons par ce que l'on voit ( sans prendre en considération les numéros de comptes qui sont pour le moment non expliqué ), est :

  • une écriture concerne au moins deux comptes
  • une écriture est neutre : la somme des montants débités est égale à la somme des montants crédités
  • une écriture correspond à une action dans la réalité : c'est cette action qui est ajourné de manière numéraire/numérique dans les registres comptables.


Explication des comptes[modifier]

  • le 401 est un compte exposant la situation de l'entreprise par rapport à un tiers fournisseur.
  • le 411 est un compte exposant la situation de l'entreprise par rapport à un tiers client.
  • le 707 est le compte exposant la situation des marchandise à vendre.
  • le 607 est le compte exposant la situation des biens achetés.
  • le 4457 est un compte exposant la situation de l'entreprise par rapport au tiers "Etat Francais" au sujet de la TVA collectée ( ou perçue des tiers ).
  • le 4456 est un compte exposant la situation de l'entreprise par rapport au tiers "Etat Francais" au sujet de la TVA déduite ( ou avancée aux tiers ).
  • le 5112 est un compte exposant la situation financière de l'entreprise par rapport aux chèques en attente d'encaissement.
  • le 512 est le compte exposant la situation financière de l'entreprise par rapport à son compte de dépôt en banque.


Relecture des opérations comptables :[modifier]

  • pour le client :
  1. ère étape - On verse au fournisseur le montant TTC au compte du fournisseur. Ce montant est composé de la déduction d'une avance de TVA, et de la perte du montant du bien ( ou de son acquisition si l'on préfère ).
  1. ieme étape - On considère que le fournisseur rembourse la banque du montant TTC.
  • pour le fournisseur :
  1. ère étape - le client est débité du montant TTC. Ce montant est ventilé entre la perception du montant de la TVA au nom de l'état et le chiffre d'affaire généré par la vente d'une marchandise.
  1. ième étape - On considère que le client est remboursé par la mise en compensation du chèque.
  1. ième étape - La compensation est faite : le compenseur est remboursé par la banque détentrice du compte de dépôt.


Aspects bancaires[modifier]

  • Un compte en banque est soit un compte de dépôt soit un compte

courant. Chaque compte à sa propre comptabilité. Par exemple un compte de dépôt ne peut pas être au bénéfice de la banque.

  • L'autre point est qu'une banque ou l'on dépose de l'argent nous doit

cet argent, par conséquent plus notre dépôt est élevé à la banque, plus la balance du compte 512 est négative.



Obligations légales selon les formes juridiques d'une entreprise[modifier]

Certaines obligations et/ou contraintes sont plus ou moins rattachées à un ou plusieurs types d'entreprises, notamment un régime fiscal.

En Europe[modifier]

En France[modifier]

L'entreprise sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Entreprise

  • Entreprises Commerciales
    • EI : Entreprise Individuelle
    • SNP : Société en Nom Propre
    • SNC : Société en Nom Commun
  • Sociétés de Capitaux en France
    • SARL : Société A Responsabilité Limitée
      • EURL : Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée
    • SA : Société Anonyme
      • S(A)D : Société (Anonyme) à Directoire
    • SAS : Société par Actions Simplifiée
    • SC : Société en Commandite
      • SCS : Société en Commandite Simplifié
      • SCA : Société en Commandite par Actions
    • SCOP : Société coopérative de production http://www.scop.coop/
      • SCOP-SA :
      • SCOP-SARL :
  • Sociétés en Exercice Liberal
    • SELU :
    • SELARL : Société en exercice libéral à responsabilité limitée
    • SELA :
    • SELAS :
  • Groupement de Sociétés en France
    • GIE : Groupement d'Interêt Economique
    • GEIE :
  • Associations et Sociétés Civiles
    • Associations Loi 1901
    • SC : Société Civile
      • SCI : Société Civile Immobilière

( la liste n'est pas exhaustive )

Les différents états ou documents légaux...[modifier]

Il est nécessaire de publier dans les 6 mois après la fin d'un exercice, un bilan patrimonial de l'entreprise et son compte de résultat suivi d'annexes explicatives si cela est nécessaire.

Pour ce faire, une entreprise a l'obligation de tenue de registres et journaux comptables. Ses registres sont au nombre de trois :

  • le livre journal : liste des écritures comptables chronologiques. Ce livre peut être découpé en journaux auxiliaires.
  • le livre inventaire
  • le grand-livre : récapitulation des écritures classées par compte et par ordre chronologique.


...qu'il est obligatoire ou vivement recommandé de pouvoir produire rapidement.[modifier]

  • Les états : extraits de comptes, balances...
  • Les états de trésorerie, actuelle et prévisionnelle
  • Les documents de fin d'exercice : bilan et compte de résultats
  • Bilan mensuels, annuels, par périodes glissantes, prévisionnels
  • Déclarations URSSAF
  • Etats concernant la TVA
  • Livre-journal
  • Grand-Livre en format imprimable (une fois par an en principe)


Considération et abstractions diverses[modifier]

  • Une écriture peut être mise en équivalence avec un compte-dual la représentant, ayant toujours une balance nulle.
  • Toute partie de l'arbre a la balance inverse à la partie restante de l'arbre.
  • Le journal global est un arbre en bijection avec la forêt des journaux des comptes.
  • Le journal, le plan et l'arbre forment un super-graphe qui représente la comptabilité de la structure.