Logiciel libre comme outil de défense des droits des utilisateurs : Différence entre versions

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<b>Yann Bonnet : </b>Bonjour et merci pour l’organisation de cette journée. Je suis Yann Bonnet, je travaille au Conseil national du numérique. En fait je voulais, dans ce que je vais dire, il y a une partie où je vais dire ce que moi je pense d’un point de vue personnel du Libre. Et ensuite je vais revenir dans une seconde partie sur ce que le Conseil national du numérique a discuté et a poussé comme idées.
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J’ai une conviction, en fait, c’est que le numérique ce n’est pas du tout qu’une histoire de geeks. Le numérique c’est un enjeu qui est avant tout politique. Aujourd’hui parler de logiciel libre, c’est parler de liberté, c’est parler de responsabilité, c’est parler d’éthique quand on parle du numérique. Et ça c’est que le Conseil national du numérique essaye de faire depuis cinq ans. Le Conseil national du numérique c’est une commission consultative indépendante ; ce sont trente membres qui sont bénévoles, je répète bien qui sont bénévoles. Il y a autant d’hommes que de femmes, et ça c’est suffisamment rare malheureusement dans le paysage institutionnel français ; ce sont tous des experts du numérique. On y retrouve des entrepreneurs, des chercheurs, des investisseurs. Il y avait même un philosophe ; il y a des activistes. L’idée, notre mission, c’est de faire interface entre le gouvernement et l’écosystème numérique au sens large, les associations, les lobbies, les citoyens. On a rendu un certain nombre d’avis sur plein de questions. Ça va de l’économie, l’éducation à la santé, la lutte contre le terrorisme.
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Je disais le numérique c’est un sujet éminemment politique car, en fait, le numérique, derrière, il y a plusieurs modèles. Il n’y a pas de déterminisme technologique. Il y a des choix à faire. La preuve, déjà à l’origine d’Internet, les pères fondateurs d’Internet ont fait un choix de construire un réseau décentralisé, neutre, avec la neutralité du Net, avec des protocoles ouverts, et ça ce ne sont pas des choix anodins. On a pu voir dans d’autres pays et en France aussi, on a fait d’autres choix, je pense notamment au Minitel qui était un petit peu moins ouvert, et on voit le résultat aujourd’hui.
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Le second point sur lequel je voulais insister en introduction c’était de dire, à mon sens, le logiciel libre est né d’un constat simple. C’est que l’utilisation d’une technologie, en fait, n’est pas du tout anodine. Les pères fondateurs du logiciel libre, je pense notamment à Richard Stallman quand il parle de liberté, le <em>free</em> de <em>free software</em>, c’est bien le <em>free</em> de <em>free speech</em>, ce n’est pas le <em>free beer</em> et donc malheureusement ou heureusement, je ne sais rien, mais derrière il y a cette notion de liberté. L’idée derrière c’est l’idée d’empêcher que les logiciels deviennent des instruments, en fait, d’une force, d’un pouvoir injuste et c’est pour ça qu’on a ces quatre grandes libertés qui sont poussées dans le logiciel libre, que vous connaissez beaucoup mieux que moi sur la liberté d’exécuter son logiciel, de l’éditer, de le modifier, de distribuer des copies, de distribuer une copie modifiée pour enrichir la communauté.
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Le logiciel libre pour moi aussi c’est devenu complètement incontournable aujourd’hui. En fait, chaque jour on utilise des logiciels libres. Ça commence avec Firefox et Mozilla ; à chaque fois qu’on va sur des sites internet derrière il y a des serveurs Apache et compagnie ou des technos qui sont liées à l’<em>open source</em>. On a des outils excellents dans le domaine du <em>big data</em>, dans le domaine du <em>cloud</em>, et donc on l’utilise en permanence.
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Un des succès, à mon avis, qui explique l’importance du Libre, c’est son mode de production. Plutôt que de faire le choix de se concentrer, de payer une équipe réduite pour élaborer un logiciel, on va essayer de s’appuyer un peu sur l’intelligence collective d’une communauté.
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Un dernier point que je voulais aborder, c’est pour moi un des points probablement essentiels dans le cadre de cette table ronde, c’est que le logiciel libre, probablement, ça permet de garantir une certaine éthique du numérique et de gagner en confiance, en fait. Et là, dans l’économie dans laquelle on est aujourd’hui, économie où la réputation est essentielle, le fait que les utilisateurs puissent faire confiance en telle ou telle technologie c’est quelque chose d’essentiel. Et on va reparler, je pense par la suite, sur tous les enjeux éthiques de liberté, de droit des utilisateurs, et même en termes de concurrence économique.
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Si je reviens, maintenant la deuxième partie, sur le CNNum, le Conseil national du numérique, il y a un peu plus d’un an, le Conseil s’est exprimé sur le sujet du logiciel libre. On a essayé de pousser l’idée de dire, l’idée toute simple d’essayer de favoriser l’utilisation du logiciel libre au sein de l’administration, pour plein de raisons, mais je les rappelle. C’est notamment pour une histoire de mutualisation des coûts, pour une histoire de sécurité aussi. C’est quand même essentiel que l’État, l’administration soit souveraine, puisse analyser le code, vérifier qu’il n’y a pas de <em>backdoors</em> et différentes choses. Et c’est extrêmement important quand on sait que chaque année il y a plus de 45 milliards de pertes des acteurs français à cause de problèmes liés à la sécurité de veille économique.
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Ça permet aussi, le logiciel libre, de mieux innover, de faire en sorte que les services publics, les agences qui travaillent dans les services publics, puissent mieux modifier leur SI [système d’information] en fonction des usages des citoyens. Et ça c’est totalement essentiel.
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Ça permet aussi la garantie d’une certaine liberté d’égalité de traitement vis-à-vis des services publics et je pense notamment à l’application Admission Post-Bac, qui est en débat actuellement, qui ressemble quand même à une certaine boîte noire. On aurait besoin de mieux comprendre quels sont les algorithmes qu’il y a derrière cette application. C’était la même chose sur le calculateur des impôts où, enfin, le code a été libéré, ce qui est un minimum.
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Voilà. Donc on a essayé de pousser au sein du Conseil national du numérique l’idée de faire en sorte que les avantages des solutions libres soient dans les cahiers des charges de façon beaucoup plus présentes et poussés par les acheteurs publics. Je pense énormément on n’a pas réussi encore à faire passer tous les messages au niveau du gouvernement, de l’administration, des parlementaires. Heureusement il y a plein d’associations et notamment l’AFUL qui est extrêmement active. On a encore besoin de vulgariser, de faire prendre conscience à tous nos décideurs publics qu’il y a des enjeux de souveraineté qui sont énormes, de liberté, et voilà. En gros un premier aperçu des sujets sur le Libre.
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<b>Sébastien Dubois : </b>Merci. Ce que tu disais au niveau de « Ambition numérique », ce qui a été écrit c’est mettre en avant les caractéristiques offertes au logiciel libre ; ce n’est pas directement dire prioriser le logiciel libre.
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<b>Yann Bonnet : </b>C’est ça. C’est sur les caractéristiques parce que l’idée c’est de dire, pour rester neutre, c’est un choix à faire derrière, mais toutes les caractéristiques, je pense à l’interopérabilité, à l’auditabilité du code, sont essentielles pour faire en sorte que les services publics soient beaucoup plus agiles. Ça, on a tenté de le faire passer par la loi, on n’a pas totalement réussi. On n’a pas dit notre dernier mot, on continuera et puis il y a d’autres choses que la loi.
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Je pense souvent, en fait, à une super initiative, pourtant je suis très critique sur plein d’autres aspects du côté des États-Unis, mais aux États-Unis il y a une agence qui s’appelle l’agence <em>eightyF</em>, je ne sais pas si vous en avez entendu parler, 18F. C’est juste génial. En fait, eux ils le disent clairement. C’est simple. C’est un gouvernement efficace aujourd’hui au 21e siècle, c’est un gouvernement ouvert qui s’appuie sur l’<em>open source</em>. C’est leur credo. C’est une agence gouvernementale où, en fait, ils ont recruté plein de compétences qu’on n’a pas classiquement dans l’administration, des gens qui connaissent des méthodes agiles, des <em>designers</em>, des ergonomes, et qui vont aller aider chaque administration pour essayer de moderniser, en faisant des petits prototypes pendant deux jours, en faisant des projets de trois mois. Ils ont réussi à faire des trucs excellents, des super projets qui étaient hyper compliqués, notamment je pense à la réforme de santé d’Obama, qui était portée par Obama, où il y avait de vrais problèmes de SI. Ils ont réussi à régler un certain nombre de sujets en s’appuyant sur des communautés <em>open source</em>, des experts et ça fonctionne très bien. Et donc c’est complètement assumé ; ils n’ont pas eu besoin de loi pour faire ça. Là aussi c’est une décision politique.
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Donc nous on espère au Conseil national du numérique, on n’est pas les seuls, que dans le cadre des présidentielles, puisque c’est un peu la période, on ait un certain nombre de candidats qui se prononcent, qui comprennent que un des grands enjeux, des grands défis qui nous attendent dans les prochains mois et les prochaines années, c’est le sujet des enjeux du numérique. Voilà.
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<b>Sébastien Dubois : </b>Est-ce que tu sens ??? sur la transition ?
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<b>Laurent Séguin : </b>Ce n’est pas facile. Ce n’est pas facile de faire la transition.

Version du 10 novembre 2017 à 14:01


Titre : Le logiciel libre comme outil de défense des droits des utilisateurs ?

Intervenants : Yann Bonnet,CNNum - Laurent Séguin, AFUL - Sébastien Dubois, animateur

Lieu : Libday 2016 - Marseille

Date : octobre 2016

Durée : 34 min 49

Visionner la vidéo

Licence de la transcription : Verbatim

Statut : Transcrit MO

Transcription

Yann Bonnet : Bonjour et merci pour l’organisation de cette journée. Je suis Yann Bonnet, je travaille au Conseil national du numérique. En fait je voulais, dans ce que je vais dire, il y a une partie où je vais dire ce que moi je pense d’un point de vue personnel du Libre. Et ensuite je vais revenir dans une seconde partie sur ce que le Conseil national du numérique a discuté et a poussé comme idées.

J’ai une conviction, en fait, c’est que le numérique ce n’est pas du tout qu’une histoire de geeks. Le numérique c’est un enjeu qui est avant tout politique. Aujourd’hui parler de logiciel libre, c’est parler de liberté, c’est parler de responsabilité, c’est parler d’éthique quand on parle du numérique. Et ça c’est que le Conseil national du numérique essaye de faire depuis cinq ans. Le Conseil national du numérique c’est une commission consultative indépendante ; ce sont trente membres qui sont bénévoles, je répète bien qui sont bénévoles. Il y a autant d’hommes que de femmes, et ça c’est suffisamment rare malheureusement dans le paysage institutionnel français ; ce sont tous des experts du numérique. On y retrouve des entrepreneurs, des chercheurs, des investisseurs. Il y avait même un philosophe ; il y a des activistes. L’idée, notre mission, c’est de faire interface entre le gouvernement et l’écosystème numérique au sens large, les associations, les lobbies, les citoyens. On a rendu un certain nombre d’avis sur plein de questions. Ça va de l’économie, l’éducation à la santé, la lutte contre le terrorisme.

Je disais le numérique c’est un sujet éminemment politique car, en fait, le numérique, derrière, il y a plusieurs modèles. Il n’y a pas de déterminisme technologique. Il y a des choix à faire. La preuve, déjà à l’origine d’Internet, les pères fondateurs d’Internet ont fait un choix de construire un réseau décentralisé, neutre, avec la neutralité du Net, avec des protocoles ouverts, et ça ce ne sont pas des choix anodins. On a pu voir dans d’autres pays et en France aussi, on a fait d’autres choix, je pense notamment au Minitel qui était un petit peu moins ouvert, et on voit le résultat aujourd’hui.

Le second point sur lequel je voulais insister en introduction c’était de dire, à mon sens, le logiciel libre est né d’un constat simple. C’est que l’utilisation d’une technologie, en fait, n’est pas du tout anodine. Les pères fondateurs du logiciel libre, je pense notamment à Richard Stallman quand il parle de liberté, le free de free software, c’est bien le free de free speech, ce n’est pas le free beer et donc malheureusement ou heureusement, je ne sais rien, mais derrière il y a cette notion de liberté. L’idée derrière c’est l’idée d’empêcher que les logiciels deviennent des instruments, en fait, d’une force, d’un pouvoir injuste et c’est pour ça qu’on a ces quatre grandes libertés qui sont poussées dans le logiciel libre, que vous connaissez beaucoup mieux que moi sur la liberté d’exécuter son logiciel, de l’éditer, de le modifier, de distribuer des copies, de distribuer une copie modifiée pour enrichir la communauté.

Le logiciel libre pour moi aussi c’est devenu complètement incontournable aujourd’hui. En fait, chaque jour on utilise des logiciels libres. Ça commence avec Firefox et Mozilla ; à chaque fois qu’on va sur des sites internet derrière il y a des serveurs Apache et compagnie ou des technos qui sont liées à l’open source. On a des outils excellents dans le domaine du big data, dans le domaine du cloud, et donc on l’utilise en permanence.

Un des succès, à mon avis, qui explique l’importance du Libre, c’est son mode de production. Plutôt que de faire le choix de se concentrer, de payer une équipe réduite pour élaborer un logiciel, on va essayer de s’appuyer un peu sur l’intelligence collective d’une communauté.

Un dernier point que je voulais aborder, c’est pour moi un des points probablement essentiels dans le cadre de cette table ronde, c’est que le logiciel libre, probablement, ça permet de garantir une certaine éthique du numérique et de gagner en confiance, en fait. Et là, dans l’économie dans laquelle on est aujourd’hui, économie où la réputation est essentielle, le fait que les utilisateurs puissent faire confiance en telle ou telle technologie c’est quelque chose d’essentiel. Et on va reparler, je pense par la suite, sur tous les enjeux éthiques de liberté, de droit des utilisateurs, et même en termes de concurrence économique.

Si je reviens, maintenant la deuxième partie, sur le CNNum, le Conseil national du numérique, il y a un peu plus d’un an, le Conseil s’est exprimé sur le sujet du logiciel libre. On a essayé de pousser l’idée de dire, l’idée toute simple d’essayer de favoriser l’utilisation du logiciel libre au sein de l’administration, pour plein de raisons, mais je les rappelle. C’est notamment pour une histoire de mutualisation des coûts, pour une histoire de sécurité aussi. C’est quand même essentiel que l’État, l’administration soit souveraine, puisse analyser le code, vérifier qu’il n’y a pas de backdoors et différentes choses. Et c’est extrêmement important quand on sait que chaque année il y a plus de 45 milliards de pertes des acteurs français à cause de problèmes liés à la sécurité de veille économique.

Ça permet aussi, le logiciel libre, de mieux innover, de faire en sorte que les services publics, les agences qui travaillent dans les services publics, puissent mieux modifier leur SI [système d’information] en fonction des usages des citoyens. Et ça c’est totalement essentiel.

Ça permet aussi la garantie d’une certaine liberté d’égalité de traitement vis-à-vis des services publics et je pense notamment à l’application Admission Post-Bac, qui est en débat actuellement, qui ressemble quand même à une certaine boîte noire. On aurait besoin de mieux comprendre quels sont les algorithmes qu’il y a derrière cette application. C’était la même chose sur le calculateur des impôts où, enfin, le code a été libéré, ce qui est un minimum.

Voilà. Donc on a essayé de pousser au sein du Conseil national du numérique l’idée de faire en sorte que les avantages des solutions libres soient dans les cahiers des charges de façon beaucoup plus présentes et poussés par les acheteurs publics. Je pense énormément on n’a pas réussi encore à faire passer tous les messages au niveau du gouvernement, de l’administration, des parlementaires. Heureusement il y a plein d’associations et notamment l’AFUL qui est extrêmement active. On a encore besoin de vulgariser, de faire prendre conscience à tous nos décideurs publics qu’il y a des enjeux de souveraineté qui sont énormes, de liberté, et voilà. En gros un premier aperçu des sujets sur le Libre.

Sébastien Dubois : Merci. Ce que tu disais au niveau de « Ambition numérique », ce qui a été écrit c’est mettre en avant les caractéristiques offertes au logiciel libre ; ce n’est pas directement dire prioriser le logiciel libre.

Yann Bonnet : C’est ça. C’est sur les caractéristiques parce que l’idée c’est de dire, pour rester neutre, c’est un choix à faire derrière, mais toutes les caractéristiques, je pense à l’interopérabilité, à l’auditabilité du code, sont essentielles pour faire en sorte que les services publics soient beaucoup plus agiles. Ça, on a tenté de le faire passer par la loi, on n’a pas totalement réussi. On n’a pas dit notre dernier mot, on continuera et puis il y a d’autres choses que la loi.

Je pense souvent, en fait, à une super initiative, pourtant je suis très critique sur plein d’autres aspects du côté des États-Unis, mais aux États-Unis il y a une agence qui s’appelle l’agence eightyF, je ne sais pas si vous en avez entendu parler, 18F. C’est juste génial. En fait, eux ils le disent clairement. C’est simple. C’est un gouvernement efficace aujourd’hui au 21e siècle, c’est un gouvernement ouvert qui s’appuie sur l’open source. C’est leur credo. C’est une agence gouvernementale où, en fait, ils ont recruté plein de compétences qu’on n’a pas classiquement dans l’administration, des gens qui connaissent des méthodes agiles, des designers, des ergonomes, et qui vont aller aider chaque administration pour essayer de moderniser, en faisant des petits prototypes pendant deux jours, en faisant des projets de trois mois. Ils ont réussi à faire des trucs excellents, des super projets qui étaient hyper compliqués, notamment je pense à la réforme de santé d’Obama, qui était portée par Obama, où il y avait de vrais problèmes de SI. Ils ont réussi à régler un certain nombre de sujets en s’appuyant sur des communautés open source, des experts et ça fonctionne très bien. Et donc c’est complètement assumé ; ils n’ont pas eu besoin de loi pour faire ça. Là aussi c’est une décision politique.

Donc nous on espère au Conseil national du numérique, on n’est pas les seuls, que dans le cadre des présidentielles, puisque c’est un peu la période, on ait un certain nombre de candidats qui se prononcent, qui comprennent que un des grands enjeux, des grands défis qui nous attendent dans les prochains mois et les prochaines années, c’est le sujet des enjeux du numérique. Voilà.

Sébastien Dubois : Est-ce que tu sens ??? sur la transition ?

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Laurent Séguin : Ce n’est pas facile. Ce n’est pas facile de faire la transition.