Poste de travail des députés français

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Poste de travail des députés de la XIVe législature

Les futurs députés vont devoir choisir leur environnement sur leur poste de travail informatique (ainsi que celui de leurs collaborateurs) avec comme possibilités : Microsoft Windows ou Ubuntu. Ce choix est important, car il n'est pas tant technique que politique. Pour en savoir plus, consultez notre appel à action Contactez votre député concernant son choix pour son poste de travail.

Voir aussi la pétition sur Avaaz.

Exemples de d'échanges

N'hésitez pas à mettre ci-dessous les échanges avec les députés ou leurs collaborateurs.


1ère Circonscription de l'Isère

Première réponse laconique mais encourageante (fin juin 2012)

Message envoyé:

Bonjour  M. Olivier Veran

Je me permet de vous demander à vous ainsi que à vos collaborateurs de penser au logiciel libre

http://www.april.org/contactez-votre-depute-concernant-son-choix-pour-son-poste-de-travail

Merci
Bien à vous

Réponse reçue:

Bonjour,

Je suis sensible à votre demande et vais essayer de me former à l'utilisation des logiciels libres.

Bien à vous,
Olivier Véran.
Second échange décevant (fin août 2014)

Message envoyé:

 Bonjour
 Aujourd'hui (rentrée 2014) vous êtes Linux ou Windows ?
 Cordialement

Réponse reçue:

 Bonjour
 toujours sous windows... par manque de temps
 bien à vous
 Olivier Véran

Association La Mouette

Le courrier de l'association de soutien aux suites bureautiques libres.

Association App3l

De  l'Association Poitevine pour le Promotion des logiciels libres et de Linux (APP3L)

À
	Monsieur le Député,
	Madame sa suppléante,

	En tant qu'association poitevine d'utilisateurs de logiciels libres,
nous avons appris par la presse que le service informatique de
l'Assemblée nationale vous propose actuellement le choix entre deux
systèmes d'exploitations :
	- Ubuntu (basé sur GNU/Linux) que vous aviez utilisé lors de la
dernière législature ;
	- Windows 7.

	Nous savons aussi que certains citoyens ont essayé de vous signaler
l'importance de ce choix
(http://www.framablog.org/index.php/post/2012/06/27/assemblee-nationale-logiciel-libre)
et nous voudrions apporter notre pierre à cette prise de décision.

	Les logiciels libres apportent l'indépendance.
	Pour diverses raisons, il n'y a pas d'industries informatiques
européennes capables de rivaliser avec leurs homologues américaines. Par
leur licence, les logiciels libres placent ces produits comme propriétés
mondiales. Ce qui permet à tous d'en bénéficier (aussi bien pour
l'utilisation que pour la création) que ce soit les pays en voie de
développement ou les pays les plus riches comme le nôtre.
	Toute amélioration d'un logiciel libre bénéficie à tous ses
utilisateurs : sitôt que le développement d'une amélioration a été fait,
il n'est plus besoin de payer encore le logiciel pour en bénéficier (par
exemple lorsque l'on change d'ordinateur). Les licences libres, comme la
GNU General Public Licence (GPL), donnent à l'utilisateur, après
acceptation du contrat, les mêmes pouvoirs que l'éditeur (couramment
appelés les quatre libertés dans le milieu de l'informatique libre).
Cela est aux antipodes des logiciels propriétaires où vous avez la
permission de louer le logiciel pour seulement l'utiliser. Une plus
grande utilisation des logiciels libres pourrait être  un moyen d'éviter
l'évasion des capitaux non soumis aux taxes qui permettent à Google,
Facebook, Microsoft, Apple, Amazon (et bien d'autres) de prospérer (leur
structure française n'ayant qu'un rôle de marketing, la vente d'un
logiciel ou de leur produit est créditée à la maison mère européenne
souvent basée au Luxembourg ou en Irlande pour les avantages fiscaux que
ces pays procurent).

	Ainsi les logicielles libres sont très intéressants dans l'éducation:
les licences libres permettant la distribution du logiciel par tout un
chacun. Un professeur peut donner, à ses élèves, des copies légales du
logiciel qui est utilisé en classe. Les élèves les plus curieux pourront
regarder le fonctionnement intérieur du logiciel. Mais la structure
juridique des licences libres ne s'applique pas qu'aux logiciels. Le
matériel pédagogique peut lui aussi être placé sous licence libres si
l'auteur (professeur ou instituteur) l'autorise. Par exemple,
l'association Sesamath diffuse du matériel pédagogique sous licence
libres. Ils éditent des manuels de cours pour les élèves qui couvre de
la sixième à la troisième (et ceux-ci sont téléchargeable depuis leur site).

	Un autre aspect intéressant est qu'ils apportent l'interopérabilité :
peu nous importent que vos documents soient faits par le logiciel X ou
Y, je peux les lire car les caractéristiques techniques sont connues de
tous et ne nécessitent pas de contre-partie financière pour les
respecter. C'est cette notion d'interopérabilité qui a permis l'essor et
la popularité d'Internet. À ne pas confondre avec un standard de fait
où, par la situation d'un monopole, la majorité utilise le même format.
Mais si celui-ci est fermé, il empêche par effet réseau la communication
avec ceux qui ne peuvent utiliser le même logiciel pour diverses raisons.

	Si un logiciel libre ne lit pas un fichier ou ne peux pas communiquer
avec d'autres logiciels du même type, c'est souvent que ce fichier ou
ces autres logiciels ont été placés sous brevets, les spécificités
techniques permettant de le faire.
Le contre-point de ceci est que les logiciels libres peuvent présenter
moins de fonctionnalités et d'ergonomie que les logiciels propriétaires,
surtout s'ils n'en sont que des challengers.

	Vous avez une chance incroyable par rapport à tous vos concitoyens,
celle d'échapper à la subordination de vente (populairement appelée
vente liée). Ainsi la majorité des ordinateurs disponible dans le
commerce, au grand public, sont vendus dans le même mouvement avec le
système d'exploitation Microsoft Windows sans que le prix de ce dernier
ne soit indiqué. L'acheteur n'a pas de moyens faciles de refuser cette
double vente.

Si toutefois, vous et vos suppléants avez choisi Windows 7, nous
espérons que vous utiliserez des logiciels libres comme Firefox pour
aller sur Internet, Thunderbird pour consulter vos courriels ou
OpenOffice pour faire de la bureautique.

	Sachez que l'APP3L est inscrite pour participer à la journée des
associations de Poitiers. Si vous veniez à passer près de notre stand,
nous serions heureux de discuter de tout ceci avec vous (ou d'autres
sujets comme la neutralité d'Internet, des DRM, la vente subordonnée
lors de l'achat d'un ordinateur, les brevets logiciels, de l'importance
du juridique dans l'informatique, etc.) Par ailleurs, nous tenons une
permanence le premier jeudi de chaque mois au CRIJ de Poitiers.


	Je vous prie d'agréer, Monsieur le député et Madame,la  suppléante, mes
salutations respectueuses et vous assure de mon respect pour votre
travail de représentants au sein de l'hémicycle.


Courrier de François Revol

http://revolf.free.fr/courriers/FR_DEP_OS_001_ChoixOSDeputes.pdf Voir les articles sur PCInpact, Framablog

Réponses
  • Maurice Leroy : un court "Je choisis Windows"
  • Laure de la Raudière (par téléphone) indique que :
    • les postes sous Linux devront passer par un bureau virtuel (en fait un webmail) pour consulter leur courrier, donc peu pratique,
    • certes il y avait des inconvénients (par exemple le publipostage moins ergonomique sous OOo), mais pas assez pour elle pour justifier un passage à Windows,
    • si elle a été informée par courrier, son assistante ne l'a pas été, et donc un choix par défaut aurait été fait si elle ne s'y était pas intéressée.
    • Elle suggère une réunion entre l'April, l'AFUL et la DSI.
  • Charles de Courson indique qu'il tiendra compte de mes remarques.
  • Barbara Romagnan dit se renseigner d'avantage prochainement.